Quelques Amsar, Villes, Medinat créées entre 650 et 950

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Villes, Medinat, Amsar de fondation musulmane

Il existait trois types de villes au début de l’expansion de l’Islam (Rashidun et Omeyyade):

  • les ʾamṣār ;
  • les villes hellénistiques, romaines, wisigoth  et sassanide transformées ou détruites et reconstruites en « Madina » ;
  • les villes nouvelles.

ʾAmṣār est le pluriel de miṣr, qui signifie « ville de conquête ». Ces centres urbains, au nombre desquels on compte Fostat, Bassorah, Koufa et Kairouan, sont créés comme quartiers d’hiver et lieux de repli pour l’armée des conquérants musulmans. Ils suivent un schéma simple : la grande mosquée et dār al-ʾimārah, le palais, occupent le centre, et sont entourés de quartiers d’habitations.

Le Sham (Palestine, Syrie, Liban et Jordanie), l’Egypte et l’Afrique (Est-algérien, Tunisie (sans le sud), et Ouest-Libyen), était sous la domination de l’Empire byzantin jusqu’à la conquête, une région comme le Sham est déjà fortement urbanisé. C’est pourquoi moins de cités sont construites dans celle-ci, les nouveaux arrivants arabo-musulmans s’installant dans les villes déjà bâties, comme Damas, Alep, Homs, Lattaquié, Apamée ou encore Jérusalem. Une grande mosquée y est édifiée, soit à la place de l’église, comme à Damas et Jérusalem, soit sur un lieu laissé vide, comme à Alep. L’église peut aussi parfois être coupée en deux, une partie étant réservée au culte chrétien, l’autre au culte musulman. Il en est de même pour les terres de l’ancien empire Sassanide, hormis l’Irak.

D’autres villes sont créées, sans être pour autant des ʾamṣār, mais juste de nouveaux centres urbains. C’est par exemple le cas à Wasit, en Irak ou à Chiraz, en Iran, où il est impossible de distinguer actuellement des éléments omeyyades. Celle de Ramla ou Anjar, (Palestine et Liban) en ruines toutes deux.

Sous les Abbassides, deux villes sont mises en avant : Baghdad et Samarra, en Irak, et aussi des plus petites villes des provinces à travers l’empire.



8) La Mosquée de Basra, en Iraq (638 JC) date du début des conquêtes islamique, et la ville fut un des premier camp Militaire arabe fondé en 638 par le général et compagnon du califat Rashidun Utbah ibn Ghazwan radi Allah anhu sur ordre du calife Rashidun Omar ibn al-Khattab (radiALLAH anhu).
8) La Mosquée de Basra, en Iraq (638 JC) date du début des conquêtes islamique, et la ville fut un des premier camp Militaire arabe fondé en 638 par le général et compagnon du califat Rashidun Utbah ibn Ghazwan radi Allah anhu sur ordre du calife Rashidun Omar ibn al-Khattab (radiALLAH anhu).

Iraq, Basra 638 (Califat rashidun)

Bassora (ou Bassorah ou Basra, en arabe : al-Baṣra, البصرة) est la seconde ville d’Irak, après Bagdad, la capitale, avec une population estimée en 2008 à environ 2 300 000 habitants. C’est la capitale de la province d’Al-Basra. Principal port du pays, la ville est située sur le Chatt-el-Arab, estuaire commun des fleuves Tigre et Euphrate, à 55 km en amont du golfe Persique et à 550 km de Bagdad.

Bassora est, avec Koufa (située plus au nord), un ancien « misr » ( au pluriel « amsar » : ville-camp ), bâtie en 638 par Omar ibn Al-Khattab radi Allah anhu, le deuxième calife bien-guidé, lors de l’expansion musulmane .

Pole majeur de migration arabe en Mésopotamie.

Récit de la fondation de la ville de Basra par l’Imam at-Tabari : 

« Du temps du calife Omar Baçra n était pas une ville.  C’était une plaine pierreuse au bord du Tigre et une contrée couverte de pierres blanches telles qu il y en avait là est appelée par les Arabes :  Baçra.

A l’endroit où s’étend aujourd’hui la ville de ce nom il y avait au bord d’une petite rivière près d’Obolla sept villages gouvernés par un dihqàn dont l’autorité était reconnue par les habitants de Baçra d’Obolla et des riverains de l’Euphrate.

Toutes ces populations étaient soumises au roi de l’Omàn contrée qui d’après les Arabes fait partie de l’Indostan.

Or après la bataille de Qàdesiyya et la destruction de l’armée perse Omar craignant que le roi de Perse ne demandât du secours au roi d’Omàn et au roi de l’Indostan et que ceux ci ne le lui accordassent jugea à propos de faire occuper la contrée des embouchures du Tigre par un corps de troupes et d y faire construire une ville peuplée d Arabes afin d empêcher les Perses d’amener par cette voie des auxiliaires.

En conséquence il fit venir Otba fils de Ghazwân le Mâzinite qui était seigneur des Beni Màzin et qui avait été compagnon du Prophète et lui parla ainsi  : « Dieu a fait triompher l’islam par ma main et il a brisé les Perses.  Maintenant je veux faire garder la route entre l’Indostan et l’Omàn afin qu’il n arrive pas aux Perses des secours de ce côté . Il faut donc que tu y conduises ton corps de troupes et que tu y construises une ville dans laquelle vous puissiez être à votre aise toi et les soldats musulmans.  »

Otba se mit en route avec cent seize hommes et en traversant le désert il en réunit encore trois cents autres autour du drapeau qu’Omar lui avait remis.

Arrivé au lieu de sa destination il fut averti qu’il y avait dans les bourgs de cette contrée une nombreuse population et plusieurs dihqàns,  Otba fit partir un messager pour inviter ces dihqàns à se présenter devant lui.

Le messager parla ainsi aux dihqàns :  » Un homme accompagné d’une nombreuse armée est arrivé de l’Arabie.  Il vous fait inviter à venir le trouver. »

En recevant ce message l’un de ces dihqàns qui était très puissant partit avec quatre mille cavaliers . Voyant le petit nombre de musulmans qui étaient avec Otba il manifesta son étonnement et son mépris pour ce petit corps de troupes et dit  :  » Quel mal peut faire cette poignée d’hommes ?  Et qui est donc celui qui les commande pour oser m’appeler devant lui. ‘  Ensuite il chargea un corps de deux cents soldats d’aborder les musulmans de les enchaîner et de les lui amener Otba les voyant approcher leva son camp et les attaqua.

Le combat s étant engagé les musulmans tuèrent la plupart des ennemis puis ils s avancèrent jusqu à l’endroit où se trouvait le dihqân tombèrent à l’improviste sur son armée et tuèrent un nombre considérable d’hommes. Le dihqân fut fait prisonnier et amené devant Otba.

Il y avait en cet endroit une population d’Arabes de l’Omàn qui avait construit au bord de la rivière des habitations faites de paille et d’herbes sèches à la manière arabe. Invités par Otba à accepter sa religion ces hommes dont le nombre était considérable embrassèrent tous l’islam Otba les interrogea ensuite pour savoir où était le meilleur climat dans cette contrée.  Ils lui indiquèrent l’endroit couvert de pierres celui là même où il avait établi son camp,  Otba ayant requis leur aide fonda alors la ville de Baçra.

Sa’d fils d Abou Waqqàç avait construit près du Tigre la ville de Koufa la ville de Madàïn se trouvait ainsi située entre Koufa et Baçra mais plus près de cette dernière Otba adressa à Omar une lettre conçue en ces termes :  » Je me suis rendu à l’endroit que tu m as désigné et j’y ai construit la ville de Baçra. Je me trouve plus rapproché des Perses que la garnison de Koufa. Je fais journellement des courses contre eux et je leur ai inspiré une grande terreur.  Si j’avais à ma disposition une armée je m’emparerais de Madàïn . »



Le dar al-Imara de Kufa fut construit à la base par utba ibn Ghazwan mais ils fut reconstruit par le wali Omeyyade ubayd Allah ibn Ziyad..
Le dar al-Imara de Kufa fut construit à la base par Utba ibn Ghazwan mais ils fut reconstruit par le wali Omeyyade ubayd Allah ibn Ziyad..Ruines du Dar al Imara de Kufa (Rashidun et Omeyyade),  Kufa ville fondé par Sa’d ibn Waqqas  par Ordre d’Omar ibn al-Khatab  radi Allah anhum en 639

Iraq, Kufa 639 (Califat Rashidun)

Kûfa (الكوفة [al-kūfa]) est une ville d’Irak, environ 170 km au sud de Bagdad, et à 10 km au Nord-est de Nadjaf. Elle est située sur les rives du fleuve Euphrate. La population en 2003 était estimée à 110 000 habitants. C’est la deuxième ville de la province de Nadjaf.

Sur une décision du calife `Omar  ibn al-Khatab radi Allah anhu, Koufa a été construite pour être un pôle d’immigration arabe dans le sud de la Mésopotamie, et de devenir la capitale. Les Arabes recherchaient un endroit où ils ne souffriraient pas de maladies. À l’emplacement de Koufa, il y avait une ville Sassanide qui faisait partie d’une province perse.

Les quartiers arabes de la ville ont été construits en 638, à peu près au même moment qu’à Bassora, quand les armées arabes combattaient les Sassanides. La ville fut construite en briques cuites. On commença par construire la mosquée au centre de la ville à 1,5 km de l’Euphrate. On creusa un réservoir d’eau prévu pour 20 000 habitants. La population de Koufa était formée d’immigrants arabes venant soit de la région de La Mecque, soit du sud de l’Arabie, Yémen et Hadramaout, certains d’entre eux étaient chrétiens ou juifs.

En 655, les habitants de Koufa soutiennent `Alî contre le calife `Uthman (Radi Allah anhum).

Lorsque `Alî est devenu calife, il a déplacé son quartier général à Koufa pendant qu’il se préparait à la bataille avec Mu`âwîya qui menait une révolte à partir de la Syrie. `Alî fit creuser un puits dans la ville (656).

`Alî a été tué à Koufa (661), et enterré dans la ville voisine de Nadjaf. Après l’accession de Mu`âwîya au califat, Koufa est devenue la base des partisans (chiites) d’`Alî et des kharijites. Plus tard ses habitants abritèrent son fils Husayn.

Vers 670, une digue fut construite pour protéger la ville des crues du fleuve.

En 685, Koufa fut le théâtre de la révolte Kharijite de al-Mukhtâr.

C’est de Koufa que partit la révolution abbasside qui allait renverser les Omeyyades (750).

récit de la Fondation de Kufa  par l’Imam at-Tabari : 

 « Omar répondit qu’elle devait conserver son campement actuel.

 Or les soldats tombèrent tous malades.  Alors Omar écrivit à Sa’d une lettre en ces termes :

»Il faut aux Arabes l’air d ‘une contrée dans laquelle se trouvent des chameaux des moutons et des pàturages voilà l’air qui leur convient.  Maintenant cherche à savoir des habitants du Sawàd où il ya des prairies et des moutons et établis ton camp à cet endroit » . Sa’d ayant parcouru toute la contrée trouva le climat de Koufa le plus convenable car l’air de Koufa est aussi sain que celui du désert et le pays n’était cultivé qu’en partie.

 En conséquence Sa’d y établit son camp. La mosquée du vendredi que l’on voit encore aujourd hui à Koufa fut construite alors Sa d jeta aussi les fondements de la ville . » 



Ruines de la Fustat fondé par amr ibn Al-As radi Allah anhu en 641 lors de la pris de l'Egypte
Ruines de la Fustat fondé par amr ibn Al-As radi Allah anhu en 641 lors de la pris de l’Egypte

Egypte, Fostat 641 (Califat Rashidun)

Fostat (arabe : الفسطاط), aussi appelée Fustat, Al Fustat, Misr al-Fustat ou Fustat-Misr, fut la première capitale arabe de l’Égypte. La ville fut fondée par le général Amru ben al-As à la suite de la conquête de l’Égypte par les Arabes en 641.

Fostat était aux temps des dynasties omeyyades (661-750) et abbassides (750-1050) un camp fortifié.

La ville connut son apogée au xiie siècle avec une population d’environ 200 000 habitants.

La ville était le centre du pouvoir administratif de l’Égypte jusqu’en 1168, lorsqu’elle fut incendiée par son propre vizir, Shawar, qui voulait empêcher les croisés de piller ses richesses.

Ce qui subsistait de la ville fut alors incorporé au Caire voisin.

Entre le xiiie et le xve siècle, les mamelouks firent de l’endroit une simple décharge, bien qu’une population de quelques milliers d’habitants continuât d’y vivre par le commerce de poteries.

Amr établit un camp quasi permanent au nord de la forteresse de Babylone d’Egypte. Puis ‘Amr y fonde à la suite de la chute d’Alexandrie en 642 la nouvelle capitale de l’Égypte : Fostat. Le nom aurait pour origine le mot grec fossaton (fossé). À proximité de l’ancienne la forteresse de Babylone, sur la rive orientale du Nil, le site de Fustât permet de contrôler le delta tout en étant situé au point de passage le plus commode pour traverser le fleuve, à la jonction entre la Haute et Basse-Égypte. La ville nouvelle, qui se construit autour de la forteresse de Babylone, occupe environ de 600 à 800 hectares en forme un conglomérat assez lâche augrès des concessions tribales (khitta) qui forment les premiers quartiers (hâra). ‘Amr construit une modeste mosquée en brique, un bain public et une forteresse au centre de la ville où un port prend forme et avec lui des quartiers commerçants. Un pont de bateaux est jeté en direction de Gîza. L’un des objectifs de la conquête égyptienne étant de fournir en céréales l’Arabie, ‘Amr commence la construction d’un canal entre le Nil et la mer Rouge qui commence à la limite nord de sa fondation. La construction de ce canal fut abandonné un siècle plus tard sous le califat d’Al-Mansûr l’Abbasside. En 644’Amr est rappelé par le nouveau calife ‘Uthmân. Il laisse derrière lui une capitale organisée qui compte déjà une dizaine de milliers de combattants arabes dans un pays soumis mais encore entièrement chrétien.

Durant son premier siècle au sein du califat, Fustât se transforme en véritable ville et profite du déclin d’Alexandrie. Tandis que la forteresse de Babylone conserve, au cœur de la ville nouvelle, son autonomie politique et ethnique (elle est peuplée par les indigènes coptes), Fustât reçoit l’apport de nombreuses populations arabes et non arabes (militaires, ruraux, serviteurs, artisans) qui s’installent au nord de la ville. Fustât devient une ville cosmopolite (mêlant des populations arabes, grecs, coptes, juives…) et devient, autour de son port et de son chantier naval, le centre politique et économique de la nouvelle province et le siège d’une cour provinciale qui rayonne sous l’autorité d’un préfet nommé par le calife. Il s’entoure de poètes et se fait construire une résidence somptueuse (La Maison dorée). La mosquée de ‘Amr est régulièrement agrandie et sa surface décuple jusqu’en 711. L’urbanisation, assez simple lors de la fondation, se densifie et s’étend principalement vers l’est et le sud. Les rues sont étroites, irrégulières, rarement pavées et forment un maillage complexe et anarchique (on a retrouvé un carrefour de sept rues près de la mosquée Abû al-Su’ûd). La population de la ville dépasse les 100 000 habitants.



Djeddah en 1938, en Arabie ville qui étais un simple petit port de pèche qui ensuite fut transformé par le calife rashidun Uthman ibn Affan radi Allah anhu en l'an 26 de l'hégire 647 JC, en grand port pour accueillir les pèlerins pour le Hajj.
Djeddah en 1938, en Arabie Saoudite ville qui étais un simple petit port de pèche qui ensuite fut transformé par le calife rashidun Uthman ibn Affan radi Allah anhu en l’an 26 de l’hégire 647 JC, en grand port pour accueillir les pèlerins pour le Hajj.

Arabie-Saoudite, Jeddah 647 (Califat Rashidun)

Ibn Battuta, le voyageur berbère du Moyen Âge, visita Djedda durant son périple à travers le monde. Il écrivit le nom de la ville dans son journal de bord « Juddah »

Les excavations de la vieille ville d’Al Balad suggèrent que la tribu Yéménite des Banu Quda’a (بني قضاعة) fonda un village de pêcheurs (522 avant JC) après avoir quitté le Yémen central pour se rendre à La Mecque après la rupture du barrage de Marib au Yémen

Le troisième Calife Rashidun,  ‘Othmân ibn ‘Affân (radiAllah anhu) changea en 647 apr. J.-C. le port petit de pécheur en port d’accueil des pèlerins pour le Hajj.

Depuis lors, Djedda s’est imposée comme la plus grande ville de la province historique du Hijaz.

Il existe au moins deux explications à l’origine du nom de “Djedda” :

  • La première viendrait du nom du chef du clan Quda’a : Jeddah Ibn Helwaan Al-Qudaa’iy.
  • La seconde thèse, la plus commune, est que ce nom est dérivé de “Jaddah” c’est-à-dire « grand-mère » en arabe, le tombeau d’Ève, est situé à Djedda  (Jayussi, Salma; Manṣūr Ibrāhīm Ḥāzimī; ʻIzzat ibn ʻAbd al-Majīd Khaṭṭāb Beyond the Dunes I B Tauris & Co Ltd, p. 295.)


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Arabie Saoudite, Hafar Al-Batin, 644-656 (Califat Rashidun)

Hafar Al-Batin (ar:حفر الباطن) est une ville du nord de la province orientale d’ach-Charqiya en Arabie saoudite, située à 90 km de la frontière du Koweït et à environ 70 de celle de l’Irak. La ville est située dans la vallée de l’oued Al-Batin, faisant partie du Wadi Al-Rummah (en), qui relie Médine au golfe Persique. Le mot batn qui se trouve en tête de plusieurs dénominations locales en Arabie signifie un creux et se dit particulièrement du ventre. Le mot batn indique un lieu moins profond que le terme wadi

Le nom de Hafar Al-Batin (arabe : حفر الباطن) est dérivé de ce qui veut dire «le trou de la vallée d'Al-Batin
Le nom de Hafar Al-Batin (arabe : حفر الباطن) est dérivé de ce qui veut dire «le trou de la vallée d’Al-Batin ».

Au premier siècle de l’hégire, en 638 Jc , Hafar Al-Batin était juste une route dans le désert, traversée par les pèlerins musulmans, sans aucun approvisionnement possible en eau. Durant le règne du calife Uthman ibn Affan (644 AD – 656 JC), les plaintes des pèlerins ont été entendues par Abou Moussa al-Asha’ari, un compagnon du prophète Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) : on a creusé de nouveaux puits le long de cette route dans la vallée d’Al-Batin.



Ruines de la cité musulmane d'Ayla (Aqaba en Jordanie), construite en 650
Ruines de la cité musulmane d’Ayla (Aqaba en Jordanie), construite en 650 JC par le calife Rashidun Uthman ibn Affan radi Allah anhu

Jordanie, Ayla 650 (Califat Rashidun)

Ayla (arabe : آيلة) est une ancienne cité musulmane qui fut établie sur le site de l’actuelle Aqaba en Jordanie. Elle fut l’une des premières ville islamique fondée en dehors de la péninsule d’Arabie. Ses ruines se trouvent au nord-ouest de l’actuel centre de la ville.

La cité fut initiée vers l’année 650 par le calife Othman Ben Afan. La ville a prospéré de 661 à 750 sous les Omeyyades puis au-delà sous les Abbassides (750-970) puis les Fatimides (970-1116). La ville a décliné vers la fin du xiie siècle suite à des tremblements de terre, et les attaques de Bédouins et de Croisés. Baudouin Ier de Jérusalem prend la ville en 1116 sans grande résistance.

Ayla profita de sa position-clef en tant qu’étape importante sur la route vers l’Inde et des épices arabes (encens, myrrhe), entre la mer Méditerranée et la péninsule Arabique. La ville est par ailleurs évoquée dans plusieurs récits des Mille et Une Nuits.



Vue aérienne de la ville et mosquée omeyyade de Kairouan fondé par le compagnon Okba ibn Nafi al-Fihri 670
Vue aérienne de la ville et mosquée omeyyade de Kairouan fondé par le compagnon Okba ibn Nafi al-Fihri en 670

Tunisie, Kairouan 670 (Les Omeyyades)

C’est vers 670 que les Arabes musulmans, sous la conduite de Oqba Ibn Nafi Al Fihri, fondent la ville dans le but d’en faire un point d’appui dans leur campagne de conquête de l’Afrique du Nord.  Elle serrai situé a 12 km de la ville d’Al-Qarn fondé par Muawiya ibn Hudayj al-Kindi en 654-5 dont l’emplacement est pas vraiment localisé.  Pour résumer :
1) Al-Qarn daterait de l’an 665 J.-C, lorsque le dirigeant Mu’awiya ibn Hudaij (665-666) campe à al-Qarn situé 10 km au nord de l’actuelle Kairouan, le site est placé dans les montagnes d’al-Bâten.
2) La seconde tentative est attribuée à ‘Uqba (666-674), qui érigea en 670 Kairouan. Il bâtit, la mosquée, le palais de l’émir et les maisons.
-3) En 675 ‘Uqba est destitué, Abû al-Muhâjir Dinâr, est nommé. Il démolit Kairouan et s’installe à quatre milles au nord de la ville, peut-être dans la région actuelle de Drâa al-Tammâr. Il baptisa sa nouvelle cité : Tikrawân.
4) En 681, ‘Uqba ( 681-683) est reconduit dans ses fonctions, il réinstalle son camp de nouveau à Kairouan.

Al-Nuwayri reviens sur la fondation de al-Qarn :  » Muawiya Ibn Khodeidj  al-Kindi (665-666) campa au pied d’une colline située à dix parasanges à l’occident de Kamounia (al-Mâlikî relate l’existence d’une forteresse byzantine nommée Qamûniya à l’intérieur même de Kairouan) .Il y essuya un tel temps de pluie qu’il disait : Notre montagne est la bien arrosée ; et ce nom est resté à la montagne jusqu’à ce jour. Il dit ensuite : Marchons à ce pic de montagne (karn) ; et ce lieu fut appelé Karn dans la suite.  (..) « Chaque matin il livrait combat aux habitants, mais, aussitôt passé midi,[29] il se retirait dans son camp à Karn. »

Al-Nuwayri reviens sur la fondation de al-Qayrawan « Quand Okba et les musulmans se furent accordés sur la nécessité de fonder la ville de Kairewan, il les mena à l’emplacement qu’elle devait occuper, et qui était alors couvert d’un fourré impénétrable. »

Selon Ibn Khallikan, Kairouan fut ainsi nommé parce qu’une caravane, kirwân, avait fait halte sur le lieu où la ville fut bâtie plus tard.— Voyez l’édition fr d’Ibn Khallikan, t. I, p. 19 du texte arabe, et t. I, p. 35 de la traduction.

Al-Nuwayri reviens sur la fondation de Tikarwan par Abu Mhajir Dinar (674-681) « Ceci eut lieu en l’an 55 (675 de J. C). Le nouveau gouverneur se rendit à sa destination ; mais, ayant de la répugnance à se fixer dans la ville fondée par Okba, il alla camper à deux milles de là, et y traça les fondations d’une autre ville, afin de perpétuer le souvenir de son nom et de rendre inutile l’ouvrage de son prédécesseur. Cette nouvelle ville fut nommée par les Berbers Bi-Geirewan. Quand la construction en fut commencée, il ordonna qu’on détruisît la ville d’Okba, et celui-ci en fut tellement indigné, qu’il se rendit auprès du khalife Moawia, et lui adressa ces paroles : C’est pour toi que j’avais attaqué et subjugué cette province ; j’y ai bâti des mosquées, établi des lieux de halte (pour les voyageurs), et donné au peuple (musulman) des domiciles fixes ; et tu viens d’y envoyer un esclave des Ansars[38] qui m’a remplacé en m’insultant ! « 

Destruction de Tikarwan et retour a Kairouan par al-Nuwayri : « son arrivée (Okba ibn nafi) il mit Abou’l-Mohadjir aux fers, ordonna la destruction de la ville que celui-ci avait commencée, et ramena le peuple à Kairewan. »

L’emplacement choisi pour la fondation de Kairouan, à l’intérieur des terres, semble particulièrement inhospitalier mais se situe suffisamment loin de la côte pour éviter les assauts de la flotte byzantine contrôlant alors la mer Méditerranée. Il fait aussi face aux montagnes qui sont le refuge des Berbères. De plus, les conquérants de la première génération ne tiennent compte que des lieux propres à la nourriture de leurs montures. Kairouan possède alors une double fonction militaire et religieuse, assurant à la fois la guerre sainte et la défense des terres nouvellement conquises.

Selon Ibn al-Athir : « En 55 (5 décembre 674), toutes les constructions (de la ville de Kairouan) étaient achevées et habitées, sans que, pendant le cours de la construction, on cessât de faire des expéditions et de recueillir du butin. »

Selon Hicham Djait « Les rues (de Kairouan) convergeaient vers des places appelées Rahba, telles celles des Qurayshites et des Ansâr. Un peu partout, disséminés à l’intérieur de la ville, se trouvaient des marchés et des mosquées de quartier. Les sources nous citent le souk des Banû Hâshim, celui d’al-Ahad, le souk des Juifs, de Dâr al- Imâra et le souk al-dharb. Les mosquées de quartier sont soit des mosquées de clan, soit des mosquées privées prolongeant la demeure (dâr) de tel ou tel personnage. Les chroniqueurs en comptent sept de ce dernier type, datant du Ier siècle : mosquée des Ansâr, mosquée de la Zitûna fondée par Ismâ’il ibn {Obayd al-Ansârî surnommé le « commerçant de Dieu » pour ses actions pieuses (93 H.), mosquée de Abu Maysara, mosquée de Abu cAbd-ar-Rahmân al-Hablî dans le quartier de Azhar (100 H.), la mosquée de Hanash as-Saneânî (à Bâb al-Rîh ou porte du Vent) , celle de ‘ АИ ibn Riyâh al-Lakhmî, mosquée du Samedi. »

source: Djait Hichem. L’Afrique arabe au VIIIe siècle (86-184 H./705-800). In: Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 28e année, N. 3, 1973. pp. 601-621



La mosquée du vendredi de Shiraz en Iran, appelé aussi al-masjid i Atiq, fut construite en 875 par l'émir de la dynastie iranienne des Saffarides Yaqub ibn al-Layth (861-879) et fini lors du règne de Amr ibn al-Layth (879-901)
La mosquée du vendredi de Shiraz en Iran, appelé aussi al-masjid i Atiq, fut construite en 875 par l’émir de la dynastie iranienne des Saffarides Yaqub ibn al-Layth (861-879) et fini lors du règne de Amr ibn al-Layth (879-901)

Iran, Shiraz, 684 (Les Omeyyades)

Shiraz ou Chiraz (en persan : شیراز) est une ville du sud-ouest de l’Iran. C’est la capitale de la province du Fars.

 La ville musulmane de Shiraz (Fars, Iran) fut fondée en 684 sous les Omeyyades sur le site d’une antique cité « Pishdadhide » ( dans région de Persepolis) conquise par les armées du califat Rashidun en 641, elle servie au arabes lors du siège d’Istakhr capitale sassanide de la province du Fars., elle est devenu capitale Omeyyade du Fars en  693 (Ian Richard Netton – 2013 Encyclopedia of Islamic Civilization and Religion p.597-9)

Description de Shiraz en Iran et sa fondation Omeyyade  par Abu al-Feda  :

« Shîràz dit Ibn Hauqal est une ville moderne qu’ont fondée les Musulmans. Elle a été construite ou plutôt rebâtie par Mohammad ibn al Qâsim ibn Abi Aqîl cousin de Haddjâdj ibn Yoûsof ath Thaqafï. Schîrâz continue t il a été ainsi nommée par comparaison avec le ventre du lion qui engloutit tout. En effet toutes les denrées des environs sont apportées à Schiràz et rien n’est exporté de cette ville en aucun autre endroit. C’est à Shîrâz que se trouve le tombeau du fameux grammairien Sîbawaïhi. Shîrâz dit l’auteur de l’Azizi est une grande et spacieuse ville où les maisons sont larges luxueuses et abondamment pourvues d’eau. Ses habitants boivent l’eau de sources dont les ruisseaux parcourent la ville et pénètrent dans les maisons. Il n’est guère de maison à Shîrâz qui n’ait un beau verger et des eaux courantes. Les marchés de Shirâz sont en bon état et importants » (p.97, Géographie d’Abulfeda)

Shiraz aurait été un simple campement musulman jusqu’à ce qu’un cousin, du célèbre Hajjaj ibn. Yusuf At-Taqafi l’aurai développé en une ville en 693 (Eṣṭaḵri, pp 124-25;. Ebn Hawqal, p 279;. Ḥodudal-Alam, éd Sotuda, p 130, tr Minorsky, p 126;…. Schwartz,l’Iran II, pp . 43-44;. Le Strange, Lands, pp 249-50)

File:Sibuye1.jpg
Le tombeau de Sibawayhi (760-796) , plus vieux monument de Shiraz

Pendant 2 siècles, la ville fut la résidence des gouverneurs arabes du Fars. Le seul monument de cette période arabe est le tombeau du grammairien de langue arabe,  d’origine persane Abū Bishr ibn Amr ibn’Uthmān Qanbar Al-Basri  ( dit al-Sibawayhi; 760- 796) dans le quartier Bāheliya (IranicaEncyclopedia) .



Vue sur la médina de Tunis, ville fondé par le général Ghassanide Omeyyade Hassan ibn Numan al-Ghassani (puisse Allah lui faire miséricorde) lors de la chute de Carthage en 698
Vue sur la médina de Tunis, ville fondé par le général Ghassanide Omeyyade Hassan ibn Numan al-Ghassani (puisse Allah lui faire miséricorde) lors de la chute de Carthage en 698

Tunisie, Tunis 698 (Les Omeyyades)

Fondée en 698 par les Omeyyades autour du noyau initial de la mosquée Zitouna, elle développe son tissu urbain tout au long du Moyen Âge, vers le nord et vers le sud, se divisant ainsi en une médina principale et en deux faubourgs au nord (Bab Souika) et au sud (Bab El Jazira).

Devenue capitale d’un puissant royaume à l’époque hafside, foyer religieux et intellectuel et grand centre économique ouvert sur le Proche-Orient, le Maghreb, l’Afrique et l’Europe, elle se dote de nombreux monuments où se mêlent les styles de l’Ifriqiya aux influences andalouses et orientales mais qui empruntent également certaines de leurs colonnes ou leurs chapiteaux aux monuments romains ou byzantins.



Ruines de Rustam-Gavadh (ville sassanide) détruite par les Arabes sur le site de Askar Makram

Iran, Askar Mukram, 690-700 (Les Omeyyades) 

Askar Mukram.(«le Camp de Mukram»), anciennement, ville bâtie sur le site d’un camp dressé par un chef arabe, nommé Mukram, qu’al-Ḥaj̲j̲āj̲ ibn Yusuf émir Omeyyade d’Irak (661-714) avait envoyé au Ḵh̲ūzistān pour y réprimer une révolte qui avait éclaté près d’al-Ahwāz.

Ce camp ou ce cantonnement se trouvait à côté des ruines de Rustam Ḳawād̲h̲ (déformé par les Arabes en Rustaḳubād̲h̲), ville sāsānide que les Arabes musulmans avaient détruite. ʿAskar Mukram était située sur les deux rives du canal Masruḳān (moderne Āb i-Gargar) Par contre  sa fondation est attribuée selon al-Baladhuri à Mohammad ibn Moṭarref (al-Bāhelī?)  ordonner par le général Moussab ibn Zobayr lors de la répression de la révolte d’Ibn Zubayr, vers 690, et selon Yakut elle le fut par Mohammad Haret al-ibn Muza, général d’Al-Hajjaj ibn Yussuf gouverneur d’Irak.

Enfin selon Ibn Khalikan, elle fut fondé par Mokram al-Bahili.

source : al-Baladhuri  al-Futuh Buldan,  p. 383. Streck, M.; Lockhart, L. »ʿAskar Mukram. » Encyclopédie de l’Islam. Brill Online, et Ibn Khallikan dictionnaire biographique p383


Ruines de la ville Omeyyade d'al-Wasit fondé par le général al-hajjaj ibn Yusuf al-Taqafy en 702
Ruines de la ville Omeyyade d’al-Wasit en Irak fondé par le général al-hajjaj ibn Yusuf al-Taqafy en 702

Iraq, al-Wasit, 702 (Les Omeyyades) 

La ville de Wâsit a été fondée  par le général Omeyyade Al-Hajjaj ibn Yusuf at-Taqafi en 702 pour être sa résidence lui permettant de contrôler la frontière avec la Perse.

Elle a été nommée Wasit par son fondateur Al-Hajjaj ibn Yusuf at-Taqafi car elle est à mi-chemin de Bassora et Bagdad sur la rive gauche du Tigre.

Elle était destinée à être un centre administratif pour l’Irak. La circonférence de la ville ancienne est de 16 km. Elle a été abandonnée au xviie siècle3 après un changement dans le tracé du lit du Tigre.

La plus grande partie des bâtiments de Wâsit sont en briques. Des fouilles ont été effectuées entre 1936 et 1942 et reprises seulement en 1985. La grande mosquée laisse entrevoir quatre couches successives de constructions du xive au viiie siècle4. On a retrouvé une partie du palais de l’émir contre la mosquée du côté de la qibla. Un bâtiment nommé le « minaret » a été dégagé avec un mausolée et une école datant d’avant le xive siècle.



La ville de Anjar fondé par le calife Omeyyade al-Walid Ibn Abd Al-Malik (705-715), Liban

Liban, al-Anjar 705-715  (Les Omeyyades)

`Anjar est l’unique site du Liban datant de l’époque omeyyade. `Anjar n’a été découverte par les archéologues qu’à la fin des années 1940.`Anjar diffère des autres sites archéologiques du Liban qui peuvent parfois se prévaloir d’une histoire ininterrompue depuis leur fondation à nos jours. `Anjar paraît n’avoir vécu que quelques décennies au début du VIIe siècle de notre ère. `Anjar conserve toutefois son mystère : est-elle construite sur l’emplacement de la ville antique Chalcis ?

De plan rectangulaire, sur le modèle de la ville ou du camp romain sur un rectangle de 370 m sur 310 m. La ville est entourée d’un mur de sept mètres de hauteur et de deux mètres d’épaisseur, cantonné de trente-six tours et de quatre tours d’angle circulaires. Cette enceinte est construite de pierres calcaires formant les parements intérieur et extérieur, comblés d’un remplissage de pierres brutes, de cailloux et de mortier.

Les deux voies principales, ornées de colonnades, se coupent sous un tétrapyle comme à Palmyre ou à Apamée. La ville a toutes les apparences d’une ville romaine et cela bien qu’elle soit l’œuvre du calife Omeyyade Al-Walid Ier. Le mystère de cette cité est qu’elle n’a vécu que quelques décennies. Les archéologues ont réussi à redonner vie à cette belle résidence dans les années 1950.

En 744, le calife Omeyyade Ibrahim, fils de Walid, fut défait et dès lors la ville partiellement détruite fut abandonnée.



Reconstitution d’al-Jazira al-Khadra au 14eme siècle Espagne.

Espagne, Al-Jazira al-Khadra 711 (Les Omeyyades) 

Al-Jazira al-Khadra a été fondée par les Omeyyades en 711 sur les ruines de l’ancienne ville romaine de Iulia Traducta . Les Omeyyades après avoir atterri à Gibraltar et fini sur une petite île à l’ouest de la baie d’Algésiras, ils ont établi une base provisoire.

Ils ont du la quitté pour faire face aux troupes wisigothiques de roi Roderik, sur l’île il ne restais donc qu’ un petit détachement avec la femme de Tarik ibn Ziyad, Umm Hakim, Tarik nomma l’endroit Jazirat Umm Hakim, ou l’île de Umm Hakim. Après la bataille de Guadalete les troupes arabes ont poursuivi la conquête de la péninsule et la petite base temporaire sur l’île a déménagé ver la côte, là une vraie ville appelée Al-Jazira Al-Khadra (الجزيرة الخضراء) fut créé.

La médina est construite rapidement une mosquée et un palais; et un port qui a servi de tête de pont dans l’arrivée des nouvelles troupes omeyyades stationné en Ifriqiya et à Ceuta, il y avais un mur avec des tours qui encerclais le vieux bourg, qui a du être reconstruit entre 852 et 886 JC pour éviter les attaques des Vikings comme celle de 859 ou 62 navires au large de la ville, ont attaqué et détruit la mosquée fondé en 711 (donc aucun vestige).

Comme on le sait dans le Vieux Village, il y avait au moins deux mosquées, la Grande Mosquée et la Mosquée à au  bannières, une citadelle fortifiée et un chantier naval ou arsenal.

Selon les sources médiévales la mosquée Al-Jama d’Algésiras à été construit par Abd ar-Rahman I l’Omeyyade lors de son arrivée en Andalousie après la révolution Abbasside (756) et l’architecte étais Abd-Allah ibn Khalid.



Ramla, Palestine occupée par Israel

Palestine, Ramla 716 (Les Omeyyades) 

Selon le géographe arabe 9ème siècle Ya’qubi, ar-Ramleh (Ramla) a été fondée en 716 par le gouverneur du district Filastin (Jund Filastin), Sulayman ibn Abd al-Malik, le frère et successeur de calife Walid Ier. Son nom est dérivé du mot arabe Raml (رمل), ce qui signifie sable. Les premiers habitants sont venus de proximité Ludd (Lydda, Lod). Ramla a prospéré comme la capitale de Jund Filastin, qui était l’un des cinq districts de la province ash-Sham (Syrie) duomeyyade et abbasside empire.

Selon le géographe arabe du 9ème siècle al-Ya’qubi , ar-Ramleh (Ramla) a été fondée en 716 par le calife Omeyyade Sulayman ibn Abd al-Malik , et son nom est dérivé du mot arabe Raml (رمل) – ce qui signifie sable. Les premiers habitants sont venus proximité de Ludd (Lydda, Lod ). Ramla a prospéré comme capitale du Jund Filastin , qui était l’un des cinq districts de la province de bilad al-Sham (Syrie) des Empires Omeyyade et Abbasside . Au 8ème siècle, les Omeyyades ont construit la Mosquée blanche . Ramla étais la principale ville et capitale du district jusqu’à l’arrivée des Croisés au 11ème siècle. La Mosquée Blanche de Ramla a été salué comme la plus belle du pays, en dehors de Jérusalem. Les vestiges de cette mosquée, flanqué d’un minaret ajoutée à une date ultérieure, sont encore visibles aujourd’hui. Dans la cour sont des citernes d’eau souterraines de cette période.



Al-Qalat Ayyoub de nos jours Calatayud s'étend au pied d'un dispositif défensif arabe Omeyyade datant du 9e siècle. Il s'y concentre les vestiges de cinq châteaux : celui de Ayub à l'image , de la Torre Mocha, de la Reloj, de la Peña et celui de la Doña Martina. Les deux premiers sont les plus hauts. Le dernier est le plus ancien. La muraille de quatre kilomètres qui unit l'ensemble est en partie conservée. Calatayud (en arabe,قلعة أيوب, qala`at 'ayyûb : forteresse d'Ayyoub) est une commune espagnole de la province de Saragosse
Al-Qalat Ayyoub de nos jours Calatayud  une commune espagnole de la province de Saragosse

Espagne, al-Qalat-Ayyoub, Calatayud , 716 (Les Omeyyades)

Le fondateur de Calatayud est Ayyŭb ibn Habib al-Lakhmi en 716 voici le récit de sa fondation :

« An 96 de l’hégire 715 de J C. Afin d’empêcher que la mort d’Abdel Aziz al-Lakhmi, n’entraînât l’Espagne dans l’anarchie les généraux et les autres principaux Musulmans élurent pour wali ou gouverneur Ayoub cousin germain de cet émir et fils d’une sœur de Mousa ibn Nusayr. Ayoub par ses talents supérieurs non moins que par sa naissance avait la plus grande influence dans les affaires. Il transféra le siège du gouvernement de Séville à Cordoue afin d’être plus au centre pour surveiller les provinces du Nord qu’il voulait visiter. Il vint en effet à Tolède puis à Saragosse écoutant les plaintes et redressant les torts. Il fit relever plusieurs villes et places fortes ruinées entre autres celle qui porte encore son nom Calatayud par corruption de Calât Ayoub forteresse d’Ayoub . Il visita les places frontières vers les Pyrénées Orientales et pourvut à leur sûreté. Il gouvernait l’Espagne depuis près de deux ans 3 avec autant de prudence que d’intégrité lors que Yezid ben Abon Moslema wali d’Afrique chargé en cas de vacance de pourvoir au gouvernement de l’Espagne à cause de la distance qui la séparait de Damas connaissant la haine du khalife contre les parents de Mousa ibn Nusayr et ayant découvert qu’Ayoub appartenait à cette famille annula son élection et le remplaça par Al Hurr Ibn Abd al-Rahman al-Taqhafy ( 716 et 719) » (source : « L’art de vérifier les dates.. ».éd. in-8°, t. n, p. 311 )

Al-Qalat Ayyoub s’étend au pied d’un dispositif défensif arabe Omeyyade datant du 8 et 9e siècle. Il s’y concentre les vestiges de cinq châteaux : celui de Ayyub à l’image (716 jc) , de la Torre Mocha, de la Reloj, de la Peña et celui de la Doña Martina. Les deux premiers sont les plus hauts.

Le dernier est le plus ancien. La muraille de quatre kilomètres qui unit l’ensemble est en partie conservée. Calatayud (en arabe,قلعة أيوب, qala`at ‘ayyûb : forteresse d’Ayyoub)



Site archéologique de Madinat Ilbira

Espagne, Madinat Ilbira (718-60 jc) (Les Omeyyades) 

Madinat Ilbira (718 jc) en Espagne (al-andalus) aurait été construite en 718 par le tabi3i Hanas ibn Abd Allah al-San’ani mais ce fut Abd al-Rahman (756-788) qui lui donnera sa forme finale.

Selon « Studia Islamica », 109 (2014/1), pp. 62-116, et « Toponimia, Historia y Arqueología del Reino de Granada » de l’Université de Grenade, et les sources comme le géographe arabe al-Himyari ce fut «‘Abd al-Raḥmān ibn . Mu’āwiyya ad-Dakhil (756-788) qui  fonda Madīnat Ilbīra,  al-Ḥimyarī, signalât la construction de sa grande mosquée par Ad-Dakhil, elle périclita suite aux crises internes lors de la 1er fitna Omeyyade de  Cordoue  (vers la fin du 9e siècle) et son abandon en 1013 au profit de la construction de la ville de Gharnata (Grenade). De même, selon toujours l’université de Grenade : « certains aspects urbanistiques et concernant la composition ethnique et sociale de la ville sont retracés. A travers les statistiques élaborées à partir des données des savants, nous avons de même essayé rendre compte de la relation entre le nombre de savants et l’évolution de la ville. Compte tenu de ces données, Ilbīra aurait vécu ses années d’or entre 850 et 950. » 



Fichier: CairoFustatLandscape.jpg
Il ne reste que des ruines, d’al-Askari

Egypte, Al-Askar, 750-1  (Les Abbassides)

La ville d’al-Askar  est une ville (résidence, camp militaire etc) qui a été fondée par Saleh ibn Ali émir des Abbassides en Egypte dans l’année (133 AH – 750 m) au nord de Fostat et elle fut fini en 135 h (752)

Salih ibn Ali ibn Abdallah ibn al-Abbas (711-769 CE) a été nommé comme le premier gouverneur abbasside de l’Egypte le 9 Août 750. Il a gardé le poste pendant moins d’un an, avant d’être nommé gouverneur du Jund Filastin (Palestine) en Mars 751. À ce titre, il a envoyé Sa’id ibn Abdallah dans la première expédition de pillage de l’ère abbasside contre l’anatolie byzantine.

En 136 de l’hégire, le calife Abbasside  Abu al-Abbàs as-Safah nommait son oncle Sàlih ibn ‘Alï gouverneur d’Egypte, de Palestine et d’Ifrîqiya et une armée était rassemblée à Fustàt pour envahir le Maghreb et y imposer l’étendard abbasside sur les Khawarij.

Le 8 Octobre 753 il a été nommé à nouveau en tant que gouverneur de l’Egypte, un poste qu’il a occupé jusqu’au 21 Février 755.  À la mort du calife al-Saffah – le neveu de Saleh – en 754, le frère de Salih du nom d’Abdallah a lancé une révolte en Syrie contre le nouveau calife al-Mansour, affirmant avoir été nommé par al-Saffah avant de mourir comme son successeur.  Il refusera de suivre son frère.

Malgré la rébellion d’Abdallah,  Salih et sa famille été établis comme des potentats abbassides avec en Syrie, une position de force qu’ils détenaient pour le prochain demi-siècle, comme les fils de Saleh  :al-Fadl, Ibrahim et Abd al-Malik chacun reçu les gouvernorats de Syrie et d’Egypte . 

. Son nom complet était مدينة العسكري Madinatu l-Askari « Ville de (Cantonnements) militaire» ou «Ville de (Sections) militaire »

Al-‘Askar devient le centre administratif et militaire de la province jusqu’à l’arrivée des Toulounides avec le préfet Ahmad ibn Tûlûn.

Celui-ci, nommé préfet en 868 profita des difficultés du califat abbasside pour créer un État autonome sous suzeraineté abbasside.



Salamyeh1 est une ville de Syrie située à 33 km au sud-est de Hama dans la province (muhafazah) du même nom, et à 45 km au nord-est de Homs. Elle est surnommée
Salamyeh est une ville de Syrie située à 33 km au sud-est de Hama dans la province (muhafazah) du même nom, et à 45 km au nord-est de Homs.

Syrie, Al-Salamiyya, 754 ( Les Abbassides)

La ville de Salamiyya est reconstruite par Abdullah bin Saleh bin Ali al-Abbassi en 754 de l’ère chrétienne (an 136 de l’Hégire). Elle retrouve alors ses activités et relations commerciales et évolue considérablement au cours du iie siècle et iiie siècle de l’Hégire (viiie et ixe siècles ap. J.-C.). C’est à cette époque que Salamyeh est occupée par un groupe d’Ismaéliens, dirigé par Abdallah bin Mohammad bin Ismail bin Jafar al-Sadeq (l’un des auteurs de l’ouvrage «Les Frères de la Pureté et les amis fidèles»).

Elle est surnommée « La mère du Caire » car, en 894, y est né le second calife fatimide Abû al-Qâsim al-Qâ’im bi-Amr Allah, fils de `Ubayd Allah al-Mahdi.

La ville est également connue pour être un des principaux berceaux de l’Ismaélisme



Ruines de Sijilmassa, Maroc.
Ruines de Sijilmassa, Maroc.

Maroc, Sijilmassa, 757 (Les Midrarides)

Sijilmassa ou Sidjilmassa  était une ancienne ville importante du point vue commercial au Moyen Âge, la ville se trouvait à l’emplacement actuel de la ville de Rissani au sud d’Errachidia, à 40 km au nord des célèbres dunes de Merzouga, dans la région de Tafilalet au Maroc. Actuellement, des ruines attestent de son existence.

Ibn Khaldoun nous raconte la fondation Midraride kharijite  de Sijilmassa :

« Dans les premiers temps de la domination islamique, les Miknasa qui habitaient le territoire de Sijilmasa professaient la religion des Kharijites-sofrites, doctrine qu’ils avaient apprise de certains Arabes qui, s’étant réfugiés dans le Maghreb, devinrent leurs directeurs spirituels et temporels. Les néophytes berbères se précipitèrent alors sur les contrées voisines et secondèrent Maysira dans la révolte qui bouleversa le Maghreb. Une quarantaine de leurs chefs qui venaient d’embrasser le sofrisme, s’accordèrent à répudier l’autorité du khalife légitime, se placèrent aux ordres de ‘Aysa b. Yazîd al-Aswad, personnage très considéré parmi les Kharijites, et fondèrent la ville de Sijilmasa, vers l’an 140/757. Le père de ‘Aysa avait été converti à l’Islam par les Arabes. Tous les Miknasa de cette contrée s’empressèrent d’adopter les croyances de leurs chefs. » 



La cité portuaire d'Al-Mazama , a été fondée par la dynastie des Banu Salih, servait de port à l'émirat de Nekor (9 -11e siècle) dont la capitale se situait à 12 km au sud d'Al-Hoceima. Devenu plus grand sur le site en face de l'île, donc plus important pour l'émirat, il est qualifié de port de Nekor
La cité portuaire d’Al-Mazama , a été fondée par la dynastie des Banu Salih, servait de port à l’émirat de Nekor

Maroc, Nekkor, 760 (Les Salihides)

Récit de la fondation arabe de Nekor au Maroc par la dynastie arabe des Salihides :

Ibn Khaldoun nous dit que la ville de Mezemma (al-Mazama) est en fait celle de Nokour : « Saleh (710-749) ayant reçu ce territoire comme ictâ, y fixa son séjour et eut une nombreuse postérité. Il commença  par rassembler au tour de lui les tribus ghomarites et sanhadjiennes ; et, après les avoir converties à l’islamisme, il maintint son autorité avec leur appui.

Ayant alors pris possession de Temçaman, il propagea rapidement la vraie religion parmi ces populations.

Les devoirs et obligations de la loi leur étant ensuite devenus à charge, elles retombèrent dans l’infidélité, forcèrent Saleh à quitter le pays et prirent pour chef un homme de la tribu de Nefza, surnommé Er-Rondi. Peu de temps après, elles revinrent à la foi et rappe lèrent Saleh au commandement.

Depuis lors, cechef régna sur elles jusqu’à sa mort, événement qui eut lieu à Temçaman, en l’an 132 (749-50).

Son fils et successeur, El-Motacem (749-?), prince rempli d’intelligence et de générosité, se distingua aussi par sa piété . pendant son règne, malheureusement bien court, il présida en personne à la prière publique et fit le prône (khotba) lui-même.

Son frère Idrîs (? -760), qui lui succéda, posa les fondements de la ville de Nokour sur le bord de la rivière [ainsi nommée] ; mais il laissa son ouvrage inachevé et mourut en 143 (760-1). Son fils Saîd (760-803) hérita de l’autorité souveraine et atteignit à une grande puissance.

Il habita d’abord à Temçaman ; mais, bientôt après son avènement (en 760), il termina la construction de Nokour et alla s’y établir. Nokour est la même ville qui porte, de nos jours, le nom d’El- Mezemma. Elle est située entre deux rivières dont l’une, le Nokour, descend du pays des Gueznaïa où il prend sa source dans la même montagne qui donne naissance à l’Ouergha. »



Ruines d'al-Mansurah au Sindh( Pakistan) fondé par les Abbassides 17 ans après la fondation de Baghdad , Mansura ( arabe : منصورہ) était la capitale historique de l' arabe empire Sindh .
Ruines d’al-Mansurah au Sindh (Pakistan) fondé par les Omeyyades au début vers 730-732 comme simple campement ur l’antque ville hindou de Brahmunabad pour finir sous les Abbassides en véritable métropole au règne du calife Abu Jafar al-Mansur 760-768 , al-Mansura ( arabe : منصورہ) était la capitale historique du sindh sous la domination arabe .

Pakistan, al-Mansurah, 760 (Les Abbassides)

Selon le geographe abbasside al-Massudi 893-956 le nom de Mansourah lui vient de « Mansour, fils de Djemhour, que les Omeyyades y avaient placé comme gouverneur ».

Fondation de Mansurah par Omar ibn Hafs al-Muhalabi 760-768, récit d’Abul al-Fida (1273 – 1331) :

« On lit dans le Qânoûn Mansoûrah est dans le Sind son ancien nom est Yamanhou (Brahmunabad).

Le nom de Mansoûrah Victorieuse lui a été donné parce que celui des Musulmans qui la conquit dit alors Dieu nous adonné la victoire.

Mansoûrah dit Ibn Hauqal est une grande ville qu entouré un canal dérivé de l’Indus en sorte qu elle forme comme une île. Ses habitants sont musulmans.

Le climat y est chaud et on n y voit guère que des palmiers.

La canne à sucre y croît ainsi qu un fruit gros comme une pomme et très acide auquel on donne le nom de limounah.. Mohallahî dit dans son Azîzi « Mansoûrah est une grande ville qu entouré un bras de l’Indus. Or l’Indus vient du Moltàn.’ Il ajoute que les palmiers et la canne à sucre abondent à Mansoûrah et que celte ville a été ainsi appelée par Omar ben Hafs surnommé Hèzàrmard al Mohallabî par allusion au surnom d’al-Mansoûr d’Aboû Djafar al Mansoûr le second khalife Abbâside sous le règne duquel ce général la construisit (760-768)  » 

Géographie d’Aboulféda (1273 – 1331) , Volume 2 Par Abū al-Fidāʼp15

Selon le « Le grand dictionnaire historique ou Le melange curieux de l’Histoire sacrée » p180 …de Louis Moreri la ville de Mansurah du Sindh fut construite par Abu Jafar al-Mansur le deuxième calife Abbasside. L’emplacement de Mansura a été redécouverte au début du 20e siècle par Henry Cousens sur le site de l’antique Brahmanabad.

La plus vieille source qui fait office de seule autorité sur la fondation de al-Mansura est l’historien al-Biladhuri, (Histoire des conquêtes des arabes p. 242) se basant sur al-Madaini, qui a vécu entre 752 -839.



Le vieux Baghdad, Iraq
Le vieux Baghdad, Iraq, source ; « archnet« 

Irak, Baghdad / Madinat al-Salam 762 (Les Abbassides) 

Madīnat as-Salām fut fondée ex nihilo au viiie siècle, en 762, par le calife abbasside Abou-Djaafar Al-Mansur et construite en quatre ans par 100 000 ouvriers8. Selon les historiens arabes, il existait à son emplacement plusieurs villages pré-islamiques, dont l’un s’appelait Bagdad. Ce nom est cité dans le Talmud, de deux siècles antérieur10. Mais selon l’historien Thierry Murcia, l’édition du Talmud de Babylone serait plus tardive que ce que l’on envisage actuellement. Elle remonterait seulement à la deuxième moitié du viiie siècle voire au début du ixe siècle de notre ère. Murcia estime d’ailleurs que « ce travail éditorial aurait même pu avoir été achevé dans la ville même de Bagdad »11, ce qui pourrait expliquer les mentions répétées de cette métropole dans le corpus de textes rabbiniques. Après la prise du pouvoir par les Abbassides au détriment des Omeyyades de Damas en 750, l’emplacement est choisi comme capitale du califat. Même si, à partir du xe siècle, elle a pour rivales dans cette fonction, d’abord Le Caire (avec la dynastie des Fatimides), puis Cordoue avec le nouveau califat des Omeyyades, elle joue le rôle d’une des capitales de l’islam et le restera jusqu’au milieu du xiiie siècle.

Le Bagdad des Abbassides est une ville ronde dont les dimensions ont fait l’objet de la part des auteurs arabes de nombreuses estimations différentes. Son diamètre était probablement de 2 534 m12. Elle possédait quatre portes : la porte de Syrie au N.-O., la porte de Bassora au S.-O., la porte de Koufa au S.-E. et la porte du Khorasan au N.-E.13. Elle est protégée par un fossé de vingt mètres de large et une double enceinte circulaire qui, en plus des quatre portes, comportait 112 tours. Le palais, la mosquée et les casernes se trouvent au centre, tandis que la ville constitue un anneau entre les deux remparts. La ville est dominée par le dôme vert du palais, de48,36 mètres de haut. Ce dôme qui fit la gloire de Bagdad se serait effondré en 941 à cause de la foudre. La ville ne tarda pas à s’agrandir et donc à perdre sa forme ronde originelle. Dès 773, Al-Mansur construisit au N.-E. De cette dernière, un nouveau palais, Al-Khuld, dont le nom rappelait le paradis.

Comme la ville devenait une énorme agglomération, dont la populace remuante inspirait la méfiance du calife, en 774, Al-Mansur transféra les marchés vers un nouveau quartier au sud de la Ville Ronde, qui fut appelé Al-Khark, entre les canaux Sarat et Isa. Sous son règne également, on construisit sur la rive orientale du Tigre un camp militaire pour son fils, auquel il emprunta son, Askr Al-Mahdi ou « le camp d’Al-Mahdi », que l’on appela plus tard Al-Rusafa14.

Sous Harun al-Rashid, les membres de la famille des Barmakides occupaient le poste de vizir. Jafar fit bâtir sur la rive orientale du Tigre au sud-est de Bagdad un palais qui devait jouer un rôle important dans le développement ultérieur de la ville.

En 813, le califat était déchiré par une guerre civile entre les deux fils d’Hâroun ar-Rachîd, Al-Amin et Al-Ma’mūn. Elle se termina par le siège de Bagdad par les forces d’Al-Ma’mūn. Il dura quatorze mois. Face à la défense acharnée de la population, les assiégeants détruisirent une grande partie de la ville ronde, qui ne s’en releva jamais.

À partir de Al-Mutasim (833-842), les califes abbassides achetèrent des esclaves turcs, appelés ghulams, pour se constituer une armée dont il attendaient plus de loyauté que de leurs partisans khorassaniens. Entre ces troupes turbulentes et la population de Bagdad les heurts étaient fréquents. Ce calife décida donc de déplacer sa capitale vers Samarra. En 865, le calife d’Al-Musta`in, qui se trouvait de plus en plus sous la tutelle des Turcs, quitta Samarra et retourna à Bagdad. Les Turcs ne l’entendirent pas de cette oreille et choisirent al-Mutazz comme nouveau calife. Bagdad fut à nouveau assiégée. Le gouverneur de la ville, Mohammed ibn Abadalla ibn Tahir, fit fortifier la ville et enrôla tous les habitants dans sa défense. Affamée et excédée par la durée du siège, la population manifesta son mécontentement et des émeutes éclatèrent. Le gouverneur Tahir, tout en protestant de sa fidélité à Al-Musta`in, entama des négociations avec les Turcs. En 866, ‘Al-Musta`in fut destitué puis exécuté.

Le départ du calife n’avait pas entamé la vitalité commerciale et l’éclat intellectuel de Bagdad, où, le calife Al-Mutamid revint définitivement en 892. Il s’installa dans l’ancien palais de Jafar le Barmakide. Après sa construction, il avait été cédé à Al-Manum, qui le donna à son tour à un de ses principaux serviteurs, al-Hasan b. Sahl. Il prit alors le nom de palais Hasani. Il fut ensuite occupé par sa fille Buran, veuve de al-Mamun, jusqu’au retour à Bagdad d’al-Mutamid. À ce palais vinrent s’en ajouter d’autres : al-Firdus (le paradis), al-Taj (la couronne) ainsi que al-Thuraya (les Pléiades), relié au palais al-Hasani par un couloir souterrain. Cet ensemble devint au fil du temps le Dar al-Khalifa (la demeure du Califat).

C’est à Bagdad qu’est fondée en 832 la plus ancienne Maison de la sagesse (Bayt al-hikma), sous le règne d’Al-Mamun. C’est un établissement particulièrement actif, spécialisé dans la traduction d’ouvrages en grec, pehlevi et syriaque. Des savants y viennent de tout l’empire abbasside, facilitant l’introduction de la science perse, grecque et indienne dans le monde arabo-musulman de cette époque. Astronomes, mathématiciens, penseurs, lettrés, traducteurs, la fréquentent, et parmi eux, al-Khwarizmi, Al Jahiz, al Kindi, Al-Hajjaj ibn Yusuf ibn Matar et Thābit ibn Qurra15.

La ville fut officiellement nommée Madīnat as-Salām (la cité de la paix) par son fondateur, le calife Al Mansur. Elle était également connue sous les noms de Madīnat al-Anwār (la cité des Lumières), ʿĀsimat ad-Dunyā (la capitale ou centre du monde) la ville ronde et la ville d’Al Mansour



Une mosquée fut construite par les Arabes Omeyyades ici à Tobna en Algerie (zab de l'ifriqiya), vers 706 JC sous Hassan ibn Numan ou Musa ibn Nusayr ( selon al-Bakri), et reconstruite par les Abbassides avec la ville de Tobna (palais du gouverneur, mosquées, remparts et hamam) par ordre du deuxième calife Abbasside Abu Jafar al-Mansur en 768 par le gouverneur abbasside Omar ibn Hafs al-Muhallabi al-Azdi
Une mosquée fut construite par les Arabes Omeyyades ici à Tobna en Algerie (zab de l’ifriqiya), vers 706 JC sous Hassan ibn Numan ou Musa ibn Nusayr ( selon al-Bakri) dans ce qui n’était qu’un camps dans la forteresse byzantine, et reconstruite par les Abbassides avec la ville de Tobna (palais du gouverneur, mosquées, remparts et hamam etc) par ordre du deuxième calife Abbasside Abu Jafar al-Mansur en 768 par le gouverneur abbasside Omar ibn Hafs al-Muhallabi al-Azdi (768-771)

Algerie, at-Tubnah (768) (Les Abbassides) 

Tobna avait une importance tel au temps de la domination Arabe en Ifriqiya, que son gouverneur, Ibrahim al-Aghlab s’imposera à Kairouan capitale de province, et fondera ainsi la première dynastie arabe indépendante d’Afrique du Nord.

Le géographe et Historien andalous al-Bakri (1014- 1094) reviens sur  la ville de Tobna  et sa fondation Abbasside :

« Tobna, grande ville dont le mur actuel a été construit par l’ordre d’Abu Jafar al-Mansur (le deuxième calife Abbasside). Moussa ibn Nucayr al-Lakhmi ( général Omeyyade) qui s’empara de cette place et de tant d’autres, y fit vingt mille captifs; mais leur roi, Koceila, lui échappa. Tobna est entourée d’une muraille en briques, et possède quelques faubourg et un château. Dans l’intérieur du château ce vois un djama et un grand réservoir qui reçoit les eaux des jardins apparentent à la ville. Quelques personne disent que Tobna fut Bâtie par Abou Djafar Omar ibn Hafs al-Muhalabi, surnomé Hezarmerd.La Population, dont une partie seulement est arabe, est partagée en deux fractions qui sont toujours à ce quereller et à ce battre l’une avec l’autre.Une tribu, appelé, les Beni Zekrah, habite dans le voisinage de la ville.

Voici ce que dit Muhammad ibn Yussuf :  « Le château de Tobna, énorme construction ancienne, est bâti en pierre et couronné par un grand nombre de chambres voûtées, il sert de logement aux officier qui administres la province, et touche au coté méridional du mur de la ville, il ce ferme par une porte de pierre (..) Muhammad ibn Yussuf poursuivant :  “(..) Au-dehors de Bab El Feth se trouve un vaste champ, grand comme les deux tiers de la ville et entouré d’un mur construit grâce à Omar Ibn Hafs al-Muhallabi (de la dynastie arabe des Muhalabides). »

Ibn Al-Athir  nous parle de la fondation Abbasside de Tobna dans son Kamil tarikh , histoire du Maghreb et de l’Espagne:

« En 151 (25 janvier 768), El-Mançoûr (le deuxième  calife Abbasside) nomma au gouvernement de l’Ifrîkiyya Abou Dja’far ‘Omar ben Hafç, descendant du frère d’El-Mohalleb, c’est-à-dire de K’abîça ben Abou Çofra ; nous rapportons cette généalogie à cause de la notoriété d’El-Mohalleb.

La nomination d’Omar eut pour cause les craintes conçues par El-Mançoûr au sujet de cette province, à la suite de la mort violente d’El-Aghlab ben Sâlim. Il gagna Kayrawân en çafar 151 (24 février 768), à la tête de cinq cents cavaliers, et les principaux de la ville, s’étant réunis autour de lui, furent traités par lui avec honneur et générosité. Il s’installa dans cet endroit, et pendant trois ans tout marcha bien.Il se rendit alors dans le Zâb, d’après l’ordre d’El-Mançoûr , pour y reconstruire la ville de Tobna, et laissa à Kayrawân H’abîb ben H’abîb al-Mohallebi.L’Ifrîkiyya se trouvant ainsi dépourvue de djond, les Berbères en profitèrent pour se révolter, et H’abîb, en voulant les combattre, fut tué.Les Berbères se concentrèrent à Tripoli et choisirent pour chef Abou H’âtim l’Ibâd’ite, qui était un client de Kinda et s’appelait Ya’koûb ben H’abîb.El-Djoneyd ben Bechchâr al-Asadi,[162] lieutenant d’’Omar ben H’afç à Tripoli, demanda à son chef des secours avec lesquels il pût combattre Abou H’âtim ; il en obtint, mais il fut battu et se réfugia à Gabès, où son vainqueur l’assiégea, tandis qu’’Omar, toujours au Zâb, s’occupait de reconstruire T’obna.



Site de la Tahert rustumide, près de l'actuel Tiaret, dans la partie ouest de l'Algérie La ville semble avoir été fondée par Ibn Rustum comme une cité kharijite par excellence, visant à rivaliser avec la Kairouan malékite. Ibn Saghîr, auteur « rustumide » de la fin du IXe siècle, parle d’une certaine vie agréable dans la Tâhirt de l’époque [2] : « Il n’était pas un étranger s’arrêtant dans la ville qui ne si fixât chez eux et ne construisit au milieu d’eux, séduit par l’abondance qui y régnait, la belle conduite de l’Imâm, sa justice envers ses administrés et la sécurité dont tous jouissaient pour leurs personnes et leurs biens. Bientôt on ne voyait plus une maison en ville sans entendre dire : celle-ci est à un tel de Koufa, celle-là à un tel de Basra, cette autre à un tel de Kairouan, voici la mosquée des gens de Kairouanet leur marché ; voici la mosquée et le marché des Basriens, celle des gens de Koufa. »
Site de la Tahert rustumide, près de l’actuel Tiaret, dans la partie ouest de l’Algérie
Algerie, Tahert al-Jadida 761-71 (Les Rustumides) 

La localité romaine est détruite en 681 lors de l’invasion musulmane de l’Afrique du Nord par Okba ben Nafi et les nouveaux arrivants arabes investissent les lieux ,  plus tard les rustumides d’origine persane et les Berbères kharijites comme les précédents habitants, auraient rebâti sur ses ruines une ville nommée Tahert (la neuve) al Jadida.

L’ancienne ville de Tahert al-Qadima existait avant les Rustumides (dynastie kharijite persane) les Rustumides ont fait la Tahert al-Jadida mais  pas la Qadima, car elle fut conquise par Okba ibn Nafi al-Fihri général Omeyyade en battant les berbères et les byzantins qui s’y trouvait. (Ibn Khaldoun, Ibn ab al-Hakam, al-Nuwayri)

Un atelier de frappes monétaires « abbasside ce trouvais a Tahert. En effet Tahert al-Qadima existait encore au moment où Ibn Rustum al-Farisi al-Khariji s’installa dans la région car des pièces de bronze,(fulus), furent retrouvées à Volubilis (Maroc) mais frappées dans la ville de Tahert (Madinat al-Tahart), mentionnent le nom d’un gouverneur arabe de la ville, dépendant des Abbassides de  Baghdad  source: (L’urbanisation dans l’Algérie médiévale de A Khelifa – ‎2004 et Colin G. S., Monnaies, 1936, p. 118 et 123-124 Eustache D., Monnaies de Tahert, 1962, p. 75.

Puis, entre 761 et 771, le gouverneur de Kairouan, le kharidjite  persan Abd al-Rahman ibn Rustum, chassé par les Abbassides, se réfugie dans la région avec ses fidèles, et ayant obtenu le soutien des habitants y fonde « Tahert la Neuve » (Tahert al-Gadida), la première Tahert devenant alors « Tahert la Vieille » (Tahert al-Qadima).

Ibn Saghîr, auteur « rustumide » de la fin du IXe siècle décris la ville de Tahert al-Jadida :
« Il n’était pas un étranger s’arrêtant dans la ville qui ne si fixât chez eux et ne construisit au milieu d’eux, séduit par l’abondance qui y régnait, la belle conduite de l’Imâm, sa justice envers ses administrés et la sécurité dont tous jouissaient pour leurs personnes et leurs biens. Bientôt on ne voyait plus une maison en ville sans entendre dire : celle-ci est à un tel de Koufa, celle-là à un tel de Basra, cette autre à un tel de Kairouan, voici la mosquée des gens de Kairouanet leur marché ; voici la mosquée et le marché des Basriens, celle des gens de Koufa. »



Image satellite de la ville de Raqqa construite en 772 par le 2e calife abbasside Abu Jafar al-Mansur Syrie.
Image satellite de la ville de Raqqa en Syrie, avec la muraille en forme de fer à cheval construite en 772 par le 2e calife abbasside Abu Jafar al-Mansur, Syrie, c’est vraiment le dernier rescapé type de l’architecture urbain de la baghdad abbasside

Syrie, ar-Raqqah / ar-Rafiqah (771) (Les Abbassides)

L’antique site fut fondée par le grec Séleucos II, sous le nom de Callinicum sur le site de l’antique Nicephorium, et fit partie de l’Osroène.

Elle deviens musulmane en 639 ap. J.-C. au main  du conquérant arabe musulman Iyad ibn Ghanem radi Allah anhu.

Depuis, elle a figuré dans les sources arabes  sous le nom d’ar-Raqqah.  À la reddition de la ville, les habitants chrétiens ont conclu un traité avec Ibn Ghanem radi Allah anhu, cité par al-Baladhuri . Cela leur a permis la liberté de culte dans leurs églises existantes, (avec l’interdiction d’en construire des nouvelles).

Le successeur d’Ibn Ghanem comme gouverneur du califat Rashidun d’ar-Raqqah et de la Jazira , Sa’id ibn Amir ibn Hidhyam radi Allah anhu, avait  construit la première mosquée de la ville.

Ce bâtiment a ensuite été élargie à des proportions monumentales, mesurant environ 73 × 108 mètres, avec un minaret carré en brique ajouté plus tard, dans le milieu du 10ème siècle.

La mosquée a survécu jusqu’au début du 20ème siècle, est décrit par l’archéologue allemand Ernst Herzfeld en 1907, mais a depuis disparu.

En 656, au cours de la Première Fitna , le bataille de Siffin , l’affrontement décisif entre Ali et l’ omeyyade Mu’awiya radi Allah’anhum  a eu lieu. à 45 km  à l’ouest de Raqqah, et les tombes de plusieurs des partisans d’Ali (comme Ammar ibn Yasir et Uwais al-Qarni ) sont situés dans ar-Raqqah.

La ville contenait également une colonne avec l’autographe d’Ali radi Allah anhu mais cela a été enlevé dans le 12ème siècle et emmené à  Alep dans la mosquée Mosquée de Ghawth.

L’importance stratégique d’ar-Raqqah a grandi pendant les guerres à la fin de la période omeyyade et le début du régime abbasside, et gagna en splendeur : le calife Omyyade Hisham ‘y fit construire deux palais.

Ar Raqqah-était situé sur le carrefour entre la Syrie et l’Irak et de la route entre Damas , Palmyre , et le siège temporaire du califat Resafa , ar-Ruha ‘ .

Entre 771 et 772,  le calife abbasside Abu Jafar al-Mansour à construit une ville de garnison à environ 200 mètres à l’ouest d’ar-Raqqah pour un détachement de son armée Khorassanienne. Elle a été nommé ar-Rāfiqah.

La force de l’armée impériale abbasside est encore visible dans le mur de la ville impressionnante de ar-Rāfiqah.

Ar Raqqah et-ar-Rāfiqah ont  fusionnés en un seul complexe urbain, devenu que plus grande que l’ancienne capitale des Omeyyades de Damas.

En 796, le calife abbasside Harun al-Rashid  choisi ar-Raqqah / ar-Rafiqah comme sa résidence impériale.

Pour environ treize années ar-Raqqah était la capitale de l’empire abbasside étendant de l’Afrique du Nord à l’Asie centrale, tandis que l’organe administratif principal est resté dans Bagdad .

La zone du palais d’ar-Raqqah couvrait une superficie d’environ 10 kilomètres carrés (3,9 km ²) au nord des villes jumelles.

L’un des pères fondateurs de l’école Hanafite, Muḥammad ash-Shaibani , qui était chef cadi (juge) d’ar-Raqqah.

La splendeur d’ar-Raqqah est relaté dans plusieurs poèmes, recueillis par Abu al-Faraj al-Isfahani dans son « Livre des Chants » ( Livre des Chansons ). Seule la petite, restauré Palais dit de l’Est sur les franges du quartier du palais donne une impression de l’architecture abbasside .

Environ 8 km à l’ouest de ar-Raqqah il y a un monument appelé Heraqla de la période du calife Abbasside Harun al-Rashid, ont  dit qu’il commémore la conquête de la ville byzantine de Herakleia en Asie Mineure en 806.

Après le retour de la capitale abbasside à Bagdad en 809, ar-Raqqah est restée la capitale de la partie occidentale de l’empire, y compris l’Egypte .



File:Sousse Kasbah.JPG
La Medina de Sousse

Tunisie, Sousse 787 (Les Abbassides) 

Le début de la période arabo-musulmane de Souss peut être fixé à 670, lorsqu’Oqba Ibn Nafi Al Fihri assiège l’antique ville de Hadrumete qui prend le nom de Sousse.

Elle est d’abord une petite agglomération pourvue en 787 d’un ribat et habitée essentiellement par des ascètes  et soldats chargés de la défense des côtes. De la elle deviens une véritable ville musulmane.

Le nouvel essor de Sousse vient du second prince aghlabide Ziadet-Allah Ier qui dote la ville d’un chantier naval (821) d’où partent les navires à la conquête de la Sardaigne (821), de Malte, de la Sicile (827) ou de Rome (846).


Le vieux Najjaf
Le vieux Najjaf

Iraq, Najjaf, 791 (Les Abbassides)

La ville elle-même a été fondée en 791 (178 AH) par le calife abbasside Haroun al-Rashid.

source : Encyclopedia of Islamic Civilization and Religion publié par Ian Richard Netton p478-9



Monastir en 1956
al-Monastir en 1956

Tunisie, Monastir 796 (Les Abbassides)

Selon le Dr Mohamed Salah Sayadi, la ville de Monastir serrai le premier « Kairouan » du nom d’Al-Qarn (non localisé, comme le Tikarwan d’Abu al-Muhajir Dinar) fondé par Mu’awiya Ibn Hudayj al-Kindi en 45 de l’Hégire (655 après jc). « Le premier, près de Qammouniya à al-Qarn et le second celui qui existe aujourd’hui ». Le deuxième Kairouan fondé par Okba Ibn Nafaa en 58 de l’Hégire (678 après Jésus Christ) actuellement Al-Baten (Baten al Qarn) se trouve au Nord-Ouest de la ville de Kairouan.

Le calife Abbasside Hârûn al-Rashîd aurait demandé au gouverneur d’Ifrîqiya, Harthama ibn  A‘yân, d’y édifier, en 180/796, le premier ribâṭ.

Les châteaux de Monastir selon al-Idrissi vol I p 258 « sont au nombre de trois ils sont habités par des religieux auxquels les Arabes ne font aucun mal et dont ils respectent les habitations et les vergers ». C’est à Monastir dit toujours al-Idrissi que les « habitants de la ville de Mahdia située à 3o milles vont par mer ensevelir leurs morts ». On lit aussi dans al-Bakri  notice de ME Quatremère que le grand palais de Monastir fut bâti par les ordres de Harthama ibn  A‘yân (émir Abbasside) l’an 18o de l’hégire et qu il s’y tient chaque année le 1o de Moharrem une foire importante qui attire une foule immense. Not et Ert t XII p 488 6



Ruines du bassin d'al-Abbâssiya, ville crée en l'an 800 par Ibrahim al-Aghlab
Ruines du bassin d’al-Abbâssiya, ville crée en l’an 800 par Ibrahim al-Aghlab

Tunisie, Al-Abbassiya, 800 (Les Abbassides -Aghlabides)

Description d’al-Abbasiya dans ‘ »l’Histoire de la Tunisie » : « Al-Abbàsiya est une ville princière fondée en 184/800 par Ibrahim Ibn al-Aghlab, quelques mois après son accession au trône, sur un ancien site romain dénommé Qasr al-Mâ. La ville, qui montre à travers son toponyme les liens très étroits entre les Aghlabides et les Abbassides, était nommée aussi al-Qasr al-Qadîm. Elle se trouvait à 3 km.au sud de Kairouan. Les sources, qui la présentent comme un lieu de villégiature et un camp imprenable, signalent plusieurs palais, un hôtel de la monnaie et une mosquée célèbre par son minaret rond à sept étages. De ces vestiges, rien ne subsiste. Seul un réservoir de petites dimensions est, de nos jours, reconnu. Il adopte le même parti technique que les bassins de Raqqâda à savoir : un réservoir sub-aérien consolidé par des contre forts arrondis et revêtu d’un solide mortier à tuileaux »   



Fès 801-17 (régent rachid idrisside) Vue panoramique de la Médina Idrisside de Fès
Vue panoramique de la Médina Idrisside de Fès

Maroc, Fès 801-17 (Les Idrissides) 

La ville « Médina Fès » a été fondée par le chérif alide Idris Ier en 789 à l’emplacement de l’actuel quartier des Andalous, mais la trace la plus lointaine de Fès est au niveau de la numismatique avec une pièce frappée en 801 et Idris Ier étant déjà mort, ce fut sous la régence de Rashid . En 808, le régent Rashid ibn Morshid fonde « al-Aliya » sur l’autre rive de l’oued de Fès. Al Aliya se développe très vite et devient une véritable ville avec mosquée, palais et kissariya (halle, marché).

Les sources d’eau vitales aux alentours de Fès, qui avant même sa fondation étaient connues et louées en chanson, ont sans aucun doute été un critère important lors du choix de l’emplacement pour la future métropole.

Les évolutions suivantes sont dues à deux vagues successives d’émigration : à partir de 817–818 s’installent dans la ville fondée par Idrîs Ier près de 800 familles andalouses expulsées par les Omeyyades des faubourgs de Cordoue. Peu de temps après environ 200 familles bannies de Kairouan en Ifriqiya (fuyant les persécutions des Aghlabides) s’installent sur la rive d’al-Aliya. La mosquée universitaire Quaraouiyine fondée par l’aristocrate d’origine kairouanaise Fatima el Fihriya au ixe siècle devient l’un des centres spirituels et culturels les plus importants de l’époque et participe à l’âge d’or intellectuel de la civilisation islamique. Son influence se fait ressentir jusque dans les écoles d’Al-Andalus, et au-delà vers l’Europe d’où elle attire un grand nombre de savants et de mystiques y compris chrétiens comme Gerbert d’Aurillac futur pape Sylvestre II.

Les nouveaux arrivants apportent avec eux aussi bien un savoir-faire technique et artisanal qu’une longue expérience de la vie citadine. Sous leur impulsion, Fès devient un centre culturel important et après la fondation de la mosquée universitaire Quaraouiyine le cœur religieux du Maghreb.

Fès se trouve à un emplacement particulièrement avantageux, au croisement de routes commerciales importantes, au cœur d’une région naturellement généreuse avec des matières premières précieuses pour l’artisanat (pierre, bois, argile). Ceci lui permet de développer une riche culture esthétique issue de la grande tradition de l’art arabo-andalou. Fès se trouve sur la route des caravanes allant de la Méditerranée à l’Afrique subsaharienne en passant par la grande cité commerciale de Sijilmassa (disparue au xviie siècle) dans la région de Tafilalet, ce qui augmente également son attrait économique.

Selon al-Qantara : « Le fait historique majeur du règne d’Idrîs II est sans doute l’achèvement de la fondation de Fès. Une tradition historiographique, véhiculée depuis le Moyen Âge, lui attribue à lui seul la fondation de la ville, mais les recherches historiques et numismatiques, ont prouvé que Fès a été fondée en deux étapes. D’abord, sous Idrîs Ier, un premier noyau est établi dès 789 sur la rive est de l’oued Fès ; il est appelé Madinat Fas, nom qui apparaît sur des monnaies frappées en 801 et 805. En 808, Idrîs II fonde sur la rive opposée un second centre, qui porta jusqu’au milieu du IXe siècle, le nom d’al-‘Aliyya. Le peuplement des deux noyaux est renforcé par l’arrivée en 814 de réfugiés andalous fuyant la répression qui suit la révolte du Faubourg (Rabad) de Cordoue, ainsi que par des populations originaires de Kairouan. Cet apport démographique donnera aux deux rives leurs toponymes : al-Andalus (rive des Andalous) et al-Qarawiyyîn (rive des Kairouanais). Fès restera une ville double, avec deux noyaux séparés dotés chacun d’une enceinte, jusqu’à son unification par les Almoravides au XIe siècle.

À la mort d’Idrîs II en 828, ses fils se partagent le territoire de la dynastie, et l’aîné Muhammad hérite de Fès. Le pouvoir idrisside désormais morcelé ne sera plus jamais réunifié. Les territoires gouvernés par les descendants d’Idrîs II sont essentiellement concentrés dans le nord du Maroc, avec quelques possessions dans le Tadla ou dans l’extrême sud du pays. Les Idrissides continuent à cohabiter avec d’autres dynasties locales : les Salihides de Nakkur, les Barghwatas des plaines atlantiques et les Midrarides de Sijilmasa. D’autres pouvoirs éphémères, mu`tazilites ou kharijites, sont également connus grâce à leur frappe monétaire »



basra maroc 796-803 Ruines de Basra ou Basra al-Hamra (« Basra la rouge ») est un site archéologique du Maroc, devenue capitale des Idrissides, dynastie ayant régné de 789 à 985, lorsque ces derniers sont chassés de Fès par les Fatimides.
Basra al-Hamra  ville des Idrissides

Maroc, Basra 796-803 (Les idrissides) 

Basra ou Basra al-Hamra (« Basra la rouge ») est un site archéologique du Maroc, devenue capitale des Idrissides, dynastie ayant régné de 789 à 985, lorsque ces derniers sont chassés de Fès par les Fatimides

La ville de Basra est fondée par les Idrissides et nommée d’après la ville de Bassora, en Irak. Elle apparaît en tant qu’atelier de frappe monétaire dès le début du ixe siècle.

Au xe siècle, le Maroc est la scène des confrontations, directes ou par alliés interposés, entre Omeyyades de Cordoue et Fatimides. En 926, les Idrissides sont chassés de Fèsmais conservent leur pouvoir sur certaines régions, principalement au nord-ouest du Maroc, dont la ville de Basra.

Le géographe arabe Ibn Hawqal, dont les voyages se déroulent de 943 à 969, décrit la ville desservie par deux ports fluviaux comme un centre de commerce florissant et une importante zone de production de coton et de céréales.

En 988, la ville est détruite par l’armée fatimide commandée par Bologhine ibn Ziri. Lorsque Léon l’Africain (1488-1548), découvre la ville, elle est intégralement en ruines. (D. Eustache, Al-Basra, capitale idrisside et son port. Hespéris, 1956, 133-195.=



Vue sur des ancienne maisons de Zabid
Vue sur des ancienne maisons de Zabid

Yemen, Zabid, 819 (Les Abbassides – Ziyyadides)

Zabid a  été fondée par Mohammed Ibn Ziyad en 819. C’est aussi la date de fondation de l’université, et le début de remarquables réalisations académiques en algèbre dans le monde arabe.

Zabid est l’une des villes côtières de la région de Tihama, dans l’ouest du Yémen, fondé par Muhamad Ibn Ziyad al-Umawi en 819 membre de la famille Omeyyade épargné par le calife abbasside al-Mamun, fondateur de la dynastie Ziyyadites.

La dynastie Ziyadide était une dynastie arabe Sunnite de souche Qurayshite par les Banu Umayyah (Omeyyades) qui régna sur l’ouest du Yémen de 819 jusqu’à 1018 à partir de la capitale de Zabid .

C’était le premier régime dynastique à exercer le pouvoir sur la plaine yéménite après l’introduction de l’islam depuis l’an 630 Jc.Zabid a rapidement acquis une réputation de ville de chercheurs.

À son apogée, sous les Rassoulides, elle offrait 5 000 places d’étudiants

Al-Khandaq, dit Candia, Chandax, actuellement Héraklion. en Crète

Crête, Al-Khandaq , 824-827 (Ribadi de Cordoue)

L’émirat de Crète est un État musulman qui exista sur cette île de la Méditerranée orientale de la décennie 820 à 961. Il fut fondé par un groupe d’Andalous exilés de Cordoue, qui conquirent la Crète.

Al Khandaq (en arabe, خندق). Ce terme qui signifie « fossé », tire son origine du fossé défensif creusé pour défendre la cité.

Jusqu’en 961, la ville se développa grâce à la piraterie contre l’empire byzantin, car les Arabes qui l’occupaient ne dépendaient d’aucune autre faction du monde musulman (Tantôt fatimide de Mahdia, tantôt Abbasside de Baghdad, avec des renforts venant d’Afrique du nord (Alexandrie, Barqa)  ou du Moyen orient (Syrie-Palestine) étant eux-mêmes andalous) et par conséquent ne se souciaient pas de diplomatie.

Cette activité leur coûta néanmoins l’indépendance et bien plus, puisqu’après onze mois de siège, en 961, le général byzantin Nicéphore Phocas, futur empereur, reconquit la ville, la pilla, massacra l’ensemble des Arabes, et la réduisit en cendres.



Samarra 833 (calife abbasside mutasim) Vue aérienne sur le palais du calife abbasside al-Mutawakkil à Samarra , Iraq.
Vue aérienne sur le palais du calife abbasside al-Mutawakkil à Samarra , Iraq.

Iraq, Samarra 833 (Les Abbassides) 

Samarra , fondée en 833 par le calife abbasside Al-Mutasim, afin d’y installer ses mercenaires turcs recrutés la même année lors de son accession au califat. Écartée de Bagdad où elle molestait la population locale, la nouvelle garde du calife y vécut en véritable micro-société et Samarra devint alors la nouvelle capitale du monde musulman.

Lors de l’époque appelée « l’Anarchie de Samarra », les troupes abbassides maghrebine, turques et du Ferghana ce sont affronté pour imposés chacune  un calife.

Durant le règne de son successeur Al-Wathiq et davantage sous celui du calife Al-Mutawakkil, Sāmarrā se transforme en une ville commerciale. Ce dernier a été le garant de la construction de la Grande Mosquée de Sāmarrā en 847 avec son célèbre minaret en spirale.

Il conçoit également des parcs et un palais pour son fils Al-Mu`tazz.

Sous le règne d’Al-Mutamid, le califat retourne à Bagdad afin de fuir les exactions de la garde turque ayant assassiné Al-Mutawakkil en 861. Sāmarrā connaît alors un déclin prolongé, qui s’accélère après le xiiie siècle quand le cours du Tigre change.



Madrid Muhammad 860 et 880 C'est durant le règne de Muhammad Ier qu'est fondé Madrid, ici les vestiges de la muraille musulmane
C’est durant le règne de Muhammad Ier qu’est fondé Madrid, ici les vestiges de la muraille musulmane

Espagne, Madrid 860-880 (Les Omeyyades de Cordoue) 

La première trace historique de ce qu’est aujourd’hui la cité de Madrid, date de l’époque de la domination musulmane, concrètement à la fin du ixe siècle, quand l’émir cordouan Muhammad Ier (852-886) dresse une forteresse sur un promontoire près de la rivière du Manzanares, dans un lieu occupé actuellement par le palais royal. La fonction de cette forteresse est de surveiller les cols de la sierra de Guadarrama pour protéger Tolède, l’antique capitale wisigothe. Également celle de Ribat, c’est-à-dire, le point de rassemblement et de départ des campagnes contre les royaumes chrétiens du nord. Par exemple, en 977, Almanzor commence sa campagne à Madrid. Quand le califat de Cordoue se désintègre, Madrid fait partie du royaume taifa de Tolède.

À proximité de cette fortification, fut créée une petite enclave connue sous le nom de Mayrit (pour les chrétiens Magerit) laquelle fut l’objet de plusieurs attaques des rois chrétiens durant la Reconquête, par exemple, Ramiro II de León essaie de l’occuper en 932.

Lorsque Alphonse VI de León se rend à Tolède entre 1083 et 1085, la cité passe aux mains des chrétiens sans lutte, comme divers autres villages du royaume de Tolède.



La mosquée Abbasside Tulunides Ibn Tulun au Caire en Egypte
La mosquée Abbasside Tulunides Ibn Tulun au Caire en Egypte

Egypte,  al-Qata’i 868 (Les Abbassides – Tulunides)

Le turc Ibn Tulun, 868 profita des difficultés du califat abbasside pour créer un État autonome sous suzeraineté abbasside. Les Touloumides voulurent créer leur résidence et choisirent au nord est d’Al-‘Askar, sur les pentes ouest de la colline qui allait accueillir ce qui deviendra la future citadelle, un espace d’un peu moins de 300 hectares pour implanter leur nouvelle fondation, al-Qatâ’i’. Celle-ci connut un développement similaire à celui d’Al-‘Askar un siècle plus tôt autour du palais d’Ahmad ibn Tûlûn et de la mosquée Ibn Tûlûn dont la construction commencée en 876 fut achevée en 879. Ahmad ibn Tûlûn fit également construire un hôpital et un aqueduc. Al-Qatâ’i’ est embellie par les descendants d’Ahmad ibn Tûlûn avant d’être détruite lors du retour des abbassides en 905. Il n’en reste que la mosquée.



Raqqada 876 (aghlabide abbasside) Le musée de Raqqada
Le musée national d’art islamique de Raqqada est un musée spécialisé dans les arts de l’Islam et situé sur le site archéologique de Raqqada près de Kairouan.

Tunisie, Raqqada 876 (Les Abbassides -Aghlabides)

Raqqada ou Raqqâda (رقادة) est le site de la seconde capitale de la dynastie des Aghlabides (ixe siècle) située à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Kairouan (Tunisie). Le site abrite maintenant le musée national d’art islamique.

En 876, le neuvième émir aghlabide Ibrahim II éprouve le besoin de changer de résidence pour trouver un endroit calme à l’abri du bruit de la ville. La nouvelle cité est pourvue de plusieurs palais et d’une mosquée. Les Aghlabides y fondent une fabrique de textiles et de papiers pour alimenter la Maison de la sagesse et des sciences (bayt al-ḥikma). À certains moments, Raqqada devient même plus grande que Kairouan.

En 909, Ubayd Allah al-Mahdi, fondateur de la dynastie des Fatimides qui s’était installé à Kairouan, s’installe finalement à Raqqada. Il choisit une autre capitale et fonde la ville de Mahdia. Il se proclame lui-même calife en 909.

Le 7 juillet 969, les troupes du quatrième calife fatimide Al-Muizz li-Dîn Allah entrent à Fostat en Égypte. Le calife fonde près de cette ville une nouvelle capitale qu’il nomment Le Caire. Al-Mu‘izz aurait fait raser Raqqada après la construction du Caire.

Après 1960, on construit sur le site d’une vingtaine d’hectares un palais présidentiel au milieu des quelques vestiges encore visibles ; il abrite depuis 1986 le musée national d’art islamique de Raqqada.

Des campagnes de fouilles engagées au début des années 1960 sur le site des anciens palais ont livré d’abondants fragments de céramiques à glaçure, dont des tessons et des carreaux à reflets métalliques ornés de motifs floraux et végétaux (feuille de vigne stylisée) ainsi que des coupes soigneusement décorées (coupe à l’oiseau datée de la seconde moitié du IXe siècle)


Vue aerienne de Mdina, Malte
Vue aérienne de Mdina, Malte 

Malte, Mdina, 869, (Les Aghlabides-Abbassides)

Mdina (Mdina vient de l’arabe médina qui signifie « ville »), Malte est une ville reconstruite et fortifié par les Aghlabides sur un ancien site antique du nom de Città Notabil. Selon al-Qantara « Les Aghlabides prennent à leur tour possession de la ville  de Mdina en 879 et vont marquer l’héritage architectonique de la citadelle. »  

Fondée par les Phéniciens comme centre de commerce, au centre de l’île le plus loin de la mer, Mdina a été occupée par les Arabes qui ont divisé l’ancienne cité, qu’ils trouvaient trop grande pour être fortifiée, en deux villes distinctes : fondant ainsi  Mdina « la ville » et Rabat, de Rabat qui signifie « faubourg ».

Les différents noms de Mdina ont été Malet, Melita, Rabbat, Mdina et L-Imdina.

Sur le principal fort de Mdina:

« Les Arabes dont la domination dans les îles eut 220 ans de durée élevèrent en 973 le château Saint Ange qui 592 ans plus tard sauva Malte du joug des Ottomans et dont les fortifications renouvelées font encore aujourd hui l’une des principales défenses « 

Miege, Histoire de Malte, p88


Derb, Medina Djdida, Oran, Algérie
Derb, Medina Djdida, Oran,

Algérie, Oran 902 (Les Omeyyades de Cordoue)

Oran en Algerie fut fondé par l’émir Omeyyade Abd Allah en 902

Les émirs Omeyyades de Cordoue souhaitaient s’installer sur les côtes africaines.

Aux premiers signes de dislocation de l’empire abbasside, les Arabes d’Andalousie, au faîte de leur puissance, choisirent de développer des comptoirs commerciaux sur la côte nord-africaine.

Ainsi Oran fut fondée en 902  par les marins Omeyyade: Muhammad Ibn Abu Aoun et Muhammad Ibn Abdoun et un groupe de marins, envoyés par l’ émir Omeyyades de Cordoue Abd Allah ibn Muhammad al-Umawi  qui est le fils de Muhammad Ier, il est né le 11 janvier 844. Il succède à son frère Al-Mundhir comme émir omeyyade de Cordoue en 888 jusqu’en 912. Il laisse le pouvoir à son petit-fils `Abd ar-Rahmân III an-Nâsir. Il meurt le 15 octobre 912.

Emir à 44 ans, sa piété est appréciée de ses sujets. Il a cependant une réputation très dure, car les troubles durant son règne l’obligent à répandre souvent le sang : un de ses fils, soupçonné de trahison, et de nombreux rebelles. En effet, son accession au trône est le signal de plusieurs révoltes en Al-Andalus. Il bat définitivement l’ennemie  Omar Ben Hafsun (un goth de la shuhbiya anti-arabe), qui s’était rendu indépendant à Malaga et que son père et son frère avaient combattu en vain. De nombreuses autres révoltes éclatent, à cause de l’antagonisme entre les différentes composantes de la population : Arabes, Berbères, Muladi ou Mozarabes et Chrétiens.

Ce fut sous sont règne que la ville d’Oran dans l’actuel Algérie fut construite et qui servira a ses successeurs de base de lute contre les Ismaéliens Fatimides.

Ibrahim des Banu Hadjabj, gouverneur de Séville, prend même le titre de roi et son indépendance, qu’Abd-Allah est contraint de reconnaître. Il meurt en 912, laissant à son petit-fils `Abd ar-Rahmān III an-Nāsir un royaume agité, que ce dernier parviendra à pacifier et à soumettre.

Il épouse entre autres Oneca Fortúnez, fille du roi de Navarre Fortún Garcés et grand-mère d’Abd al-Rahman III.

Ils fondèrent la ville d’Oran pour commercer avec Tlemcen en développant l’occupation de la baie abritée de Mers el-Kébir.

Peu après sa fondation, Oran devient un objet de conflit entre Omeyyades sunnites et Fatimides chiites.

Le conflit entre des fractions des berbère des Ifrenides et les Fatimides et berbère kutamas s’amplifie.

En 954 la ville d’Oran est prise par les berbères Ifrenides commandés par Yala Ibn Mohamed. Sous ses ordres Oran fut détruite et sa population déplacée dans la nouvelle ville qu’il avait bâtie, Fekkan.

Les Fatimides prennent Oran grâce aux vassaux berbères Zirides, ces derniers reconstruisirent la ville d’Oran sur le site actuel.

Alors Ziri b. Ataya des Maghraouas et gouverneur du Maghreb reprend Oran et plusieurs villes des Sanhadjas.

Son fils Al Moez ibn Ziri b Ataya lui succède en 1005 et est gouverneur Omeyades au Maghreb. Son père lui lègue Oran, Tlemcen, Achir, M’Sila, etc

Al-Bakri le célèbre géographe arabe reviens sur la fondation Omeyyade  d’Oran :

« Oran, située à quarante milles d’Arzao , est une place très-forte ; elle possède des eaux courantes, des moulins à eau , des jardins et une mosquée djamê. Elle eut pour fondateurs Mohammed ibn Abi Aoun, Mohammed ibn Abdoun et une bande de marins andalous qui fréquentaient le port de cet endroit. Ils accomplirent leur entreprise après avoir obtenu le consentement des Nefza et des Mosguen [tribus qui occupaient cette localité]. Les Mosguen faisaient partie [de la grande tribu berbère] Azdadja.

[Ces Andalous] qui avaient été les compagnons d’El-Corachi, ( El-Corachi, c’est-à-dire membre de la tribu de Coreich. Il s’agit probablement du général Omeyyades Andalous Abd el-Mclek ibn Omaîa, qui fut mis à mort l’an 282 (8g5-6 de J. C). Voyez l’extrait du grand ouvrage bistorique d’Ibn Haiyan, que M. de Gayangosa inséré dans sa traduction d’ Ël-Maccari , vol. II, p. 454.) fondèrent Oran en l’an 290 (902-903 de J. C). Ils y séjournèrent jusqu’à l’an 297, quand une foule de tribus se présentèrent devant la ville et demandèrent l’extradition des Beni Mosguen , afin d’exercer contre eux une vengeance de sang. Les Andalous ayant refusé de les livrer, ces tribus commencèrent des hostilités contre la ville, la blo quèrent étroitement et empêchèrent la garnison [de sortir pour puiser] de l’eau. Les Beni Mesguen pro fitèrent enfin d’une nuit obscure pour s’enfuir de la place et se mettre sous la protection des Azdadja. Les habitants, se voyant sur le point de succomber, consentirent à livrer leur ville, leurs trésors et leurs approvisionnements, à la condition de pouvoir se retirer la vie sauve. Oran fut saccagée et brûlée par les vainqueurs ; ce qui eut lieu dans le mois de dou-‘l-càda 297 (juillet-août 910 de J. C). Une an née plus tard, les habitants y revinrent avec l’au torisation d’Abou Homeid Doouas, ou Dawoud ibn Soulat, gouverneur de Tîhert. Au mois de châban de l’année suivante (avril-mai 911), la ville com mença à se relever et elle devint plus belle qu’au paravant. Dawoud ibn Soulat el-Lahîci leur donna pour gouverneur Mohammed ibn Abi Aoun. La  ville ne cessa de s’agrandir et de prospérer jusqu’à l’an 3 43 .quand Yâlaibn Mohammed ibn Saleh l’ilrc- nide s’en empara , après avoir attaqué et mis en dé route les Azdadja du mont Guèdera1. Cette bataille eut lieu le samedi 1 5 djomada de l’année susdite (septembre-octobre o5/i de J. C).

Dans le mois de dou-‘l-câda de la même année (mars 955), Yàla transporta les habitants d’Oran à la ville qu’il venait de fonder et qui est connue [par le nom d’IJtjan ou Fekkan]. Oran fut alors dévastée et brûlée pour la seconde fois, et elle resta dans un état d’abandon pendant quelques années. Les habitants ayant alors commencé à y rentrer, la ville se releva de nouveau.  » al-Bakri op cit. p.165 166 167



Msila muhamadiya 925 (bani hamdoun et fatimide) Vue aérienne de la cité Fatimide de Mahdia en Tunisie
Vue aérienne de la cité Fatimide de Mahdia en Tunisie

Tunisie, Mahdia 916  (Les Fatimides)

L’année 916 voit l’arrivée du premier calife fatimide Ubayd Allah al-Mahdi qui ordonne la fondation de Mahdia, dont la construction s’étale sur cinq ans, et qui lui donne son nom actuel. La ville devient ainsi la capitale des Fatimides en 9216 et le reste jusqu’en 973, date à laquelle Mahdia est remplacée par Le Caire. Assiégée durant huit mois (944-945) par les kharidjites sous la conduite de leur chef Abu Yazid, la ville résiste victorieusement. En 1057, les Zirides s’y réfugient face à la menace des Hilaliens.

Ibn al-Athir relate la fondation d’al-Mahdia par le calife Ubayd Allah al-Mahdi :

 « En 303 (16 juillet 915), le Mahdi se rendit en personne à Tunis, à Carthage et ailleurs pour rechercher sur le littoral un emplacement convenable pour y fonder une ville, car il avait trouvé dans les livres l’annonce du soulèvement que fomenterait Abou Yézid contre lui. C’est ainsi qu’il bâtit Mehdiyya, pour laquelle il ne trouva aucun emplacement ni plus convenable, ni plus sûr, car c’est une presqu’île jointe à la terre (par un isthme), ce qui la fait ressembler à la paume de la main se rattachant au poignet. Il l’édifia pour en faire sa capitale et l’entoura de murailles solides garnies de portes imposantes, dont chaque battant pesait cent quintaux. Les travaux de construction commencèrent le samedi 5 dhoû’ l-k’a’da 303 (10 mai 916). Quand les murailles furent montées, il fit lancer par un archer une flèche dans la direction-du Maghreb, et le projectile arriva jusqu’au Moçalla : « C’est jusque-là, » dit-il, « qu’arrivera le maître de l’âne, » désignant ainsi l’hérétique Abou Yézid, à cause de l’animal qui lui servait de monture. Il donnait lui-même aux ouvriers les ordres nécessaires pour les travaux. Il fit ensuite creuser dans la montagne un arsenal (dâr çinâ’a) pouvant renfermer cent galères[291] et qui était fermé par une porte ; le sol fut creusé pour y installer des magasins à vivres et des citernes. On éleva aussi des habitations et des palais. Quand tout fut fini : « Je suis maintenant », dit-il, « tranquille quant au sort des filles fatimides, » désignant ainsi ses propres filles.[292] Ensuite il s’éloigna. Il disait, en contemplant les merveilleux travaux accomplis tant pour la ville même que pour ses fortifications, que tout cela n’était que pour une heure. Son dire se réalisa, car Abou Yézid arriva jusqu’à l’endroit où était tombée la flèche de l’archer, y séjourna une heure, puis se retira sans avoir obtenu aucun succès. »



Vue aérienne de M'Sila en Algérie, capitale des Bani Hamdoun
Vue aérienne de M’Sila-Muhammadiya en Algérie, capitale des Bani Hamdoun

Algerie, Msila Muhamadiya 925 (Les Fatimides) 

Fondation de la ville de Msila Muhammadiya, , par Ibn al-Athir revient sur la fondation  d’origine arabe de la ville de Msilla i :

« En 315, au mois de çafar (avril 927), le Mahdi fatimide envoya de Mehdiyya au Maghreb une armée considérable sous les ordres de son fils Abou’ l-K’âsim, ce qui était motivé par la victoire remportée par Mohammed ben Khazer Zenâti sur uns armée de Ketâma et le grand massacre qu’il avait fait de ceux-ci.  L’importance attribuée par le Mahdi à cette affaire lui fit décider l’envoi de ces troupes, dont la mise en marche provoqua là dispersion des rebelles. Après avoir poussé jusqu’au delà de Tahert, Abou l-Kasim revint sur ses pas et traça avec sa lance, sur le sol même, le plan d’une ville qu’il fonda, et à laquelle il donna le nom de Mohammediyya, laquelle n’est autre que Mesîla. »

— Traduction française de ibn al-Athir du kitab (livre) Al-Kamil fi al-Tarikh, p. 116.

Le géographe et historien arabo-andalou al-Bakri (1014-1094), dans sa Description de l’Afrique septentrionale revient sur la fondation par les Banu Hamdun al-Judhami sous suzeraineté fatimide:

« De cala-t-Abi Tawil on ce rend à El-Msila (ou El-Mecila) grande ville située sur une rivière appelé le Seher. Elle eut pour fondateur Abu al-Qasam Ismail, fils d’Ubayd’Allah (le calife fatimide), qui en posa les fondements en l’an 313 (925-926 de notre ère). Ali ibn Hamdoun al-Judhami, mieux connu sous le nom d’Ibn al-Andalusi, fut la personne chargée de faire construire cette ville. Simak ibn Messaud ibn Mansour, l’aïeul d’Ali ibn Hamdoun appartenait à la famille arabe de Djudham (ancêtre de la grande tribus yéménite qahtanite dite « arabe pure »). Nommé par Ismail (fatimide) au gouvernement d’El-Mecila (M’Sila), Ali ibn Hamdoun y passa le reste de sa vie, il fut tué pendent les troubles suscitées par Abou Yezid (le kharijite). Son fils Djafar, qui n’avait pas quitté la ville obtient le commadement du Zab entier (…) »

— Traduction française de Mac Guckin de Slane, de la Description de l’Afrique septentrionale par al-Bakri, pp. 141 et 142.



Madinat az-Zahra la ville arabe construite par les Omeyyades d'Occident
Madinat zahra 936 (omeyyade andalous)

Espagne, Madinat zahra 936 (Les Omeyyades de Cordoue)

Madinat al-Zahra ou medina Azahara (Arabe: مدينة الزهراء) était une cité califale Omeyyade  construite à partir de 936 par les Omeyyades d’Espagne sous le règne de Abd al-Rahman III en l’honneur de sa favorite prénommée al-Zahra (الزهراء, resplendissante).

Des trois terrasses s’étendant au pied de la sierra Morena, des fontaines de mercure et des marbres sertis de rubis et de perles, il ne reste aujourd’hui qu’un vaste espace de ruines. Entièrement détruite et pillée lors d’une invasion de Berbères en 1010 due à une fitna, cette ancienne ville-palais est aujourd’hui un site archéologique en cours de restauration.

La ville nouvelle d’une surface d’environ de 112 ha, avec sa mosquée, ses bains, et ses souks, avait pour fonction la protection des représentants du pouvoir, compte tenu de l’agitation perpétuelle de la cité deCordoue, toute proche (8 km).

Les trois terrasses marquent l’organisation du palais : la terrasse la plus élevée est réservée au palais califal et les deux autres accueillent les bâtiments administratifs, la mosquée, le souk, les habitations des commerçants et fonctionnaires…

La Madinat al-Zahra était embellie par un immense jardin et vergers, fruit des connaissances en botanique et systèmes d’irrigation des arabes à cette époque.

Elle présente une grande enceinte rectangulaire 1 500 × 750 m) enserrant un ensemble d’éléments juxtaposés conçus comme des structures indépendantes. Chaque élément regroupe une série de pièces situées autour d’un patio central, dont une généralement se démarque par sa taille et l’exubérance de la décoration.



Achir 935 (fatimide et ziride)
Achir 935 (fatimide) Selon Lucien Golvin, qui a entrepris des fouilles sur le site en 1954, Achir est composée de deux cités distinctes. Achir, la capitale de Ziri et Benia, construite postérieurement par son fils Bologhine, 2 km plus au sud.

Algerie, Achir 935 (Les Fatimides)

Achir est une ancienne ville Fatimide d’Algérie, lieu d’établissement » des gouverneur Zirides ( la dynastie ziride débute en seulement en 972 elle est donc ville fatimide.) , sous suzerainté Fatimide située à une altitude de 1 280 m  dans les monts du Titteri, dans l’actuelle commune algérienne de Kef Lakhdar (Wilaya de Médéa). La ville est mentionnée par Ibn Khaldoun qui indique que le mont Tetri est le royaume des Zirides, dans lequel se trouvent les ruines d’Achir. Des fouilles archéologiques ont permis de déterminer l’existence de deux sites zirides dans ce secteur.

L’éponyme de la dynastie berbère Sanhadja, Ziri ibn Menad, qui héritait de la domination sur l’Ifriqiya, avait été le lieutenant fidèle et actif des Arabes Fatimides. Dans leurs luttes contre les soldats d’Abou Yazid et contre les Zénètes, qui dominaient à l’ouest de Tiaret, ses interventions avaient joué un rôle décisif.

Aussi, le Calife Fatimide al-Qaim l’avait-il autorisé à affirmer sa jeune puissance par la construction, en 935-936, d’une capitale qui lui servit de place forte .

Georges Marçais, qui a recherché sur place les vestiges des constructions zirides, a montré qu’ils révèlent les progrès du fondateur de la dynastie.

Au début du xie siècle, Al Bakri rapporte que « l’on assure que, dans toute la région, il n’y a pas de place qui soit plus forte, plus difficile à prendre et plus propre à décourager l’ennemi », car dix hommes suffisent à défendre.

Quand, en 972, le calife fatimide Al-Mu’izz quitte le Maghreb pour l’Égypte, il confie l’administration de l’Ifriqya à Bologhine, le fils de Ziri. Celui-ci quitte Achir pour s’installer à Kairouan, mais il va garder des liens étroits avec Achir où sa famille va demeurer.

En 1048, Yusuf Ibn Hammad la prend et la pille ; en 1076, les Zenata l’occupent. Reprise par les Hammadites, elle est dévastée, en 1101, par Tachfine ben Tinamer, le maître de Tlemcen.



File:Palais ElMansour 5.JPG
Ruines du palais fatimide d’Al-Mansur

Tunisie, Sabra al-Mansuriyya 946 (Les Fatimides) 

Al-Mansuriya ou Mansuriyya (arabe : المنصوريه) est une ancienne cité située près de Kairouan en Tunisie. Elle est pendant un siècle la capitale du califat des Fatimides durant le règne des califes Al-Mansur(946-953) et Al-Muizz li-Dîn Allah (953-975).

Bâtie entre 946 et 972, al-Mansuriya est une cité fortifiée abritant des palais entourés de jardins, de bassins artificiels et de canaux. Pour une courte période, elle est le centre d’un État puissant s’étendant sur la plus grande partie de l’Afrique du Nord et la Sicile. Elle continue de servir de capitale provinciale aux Zirides jusqu’en 1057, date à laquelle elle est détruite par l’invasion des tribus hilaliennes.

Tout objet utile ou relique y est pillé durant les siècles qui suivent. De nos jours ne subsistent que de faibles traces.


File:Calascibettadepuisenna.JPG
Calascibetta

Sicile, Calascibetta 951, (Les Kalbides -Fatimides) 

Calascibetta sicile 2km de l’Enna en Sicile, fut construite par les Kalbides en 951 , et elle fut prise par Roger en 1087,  Calascibetta tient son nom de l’arabe Qalat-Scibet fondée lors du siège d’Enna par les Kalbides en 951. Selon Joseph-Antoine de Gourbillon  dans son livre  « Voyage critique à l’Etna » (p208) en 1819, disait sur Calascibetta « petite ville dépendante encore du val Nôto. Cette ville comme son nom l’indique  fut fondée par les Sarrasins qui en firent d’abord une place forte » 

« Presque tous les lieux dont le nom commençait par Rahal et Menzil n’existent plus ceux qui sont encore debout tels que Misilmeri Realbutô et quelques autres sont de simples villages les lieux au contraire dont le nom commence par Calaat et Cassar quoique bien moins nombreux que les précédents si à l aide des anciens documents on en dresse une liste comparative se trouvent en bien plus grand nombre encore existant sur le sol Ils indiquent en général des villes de troisième ordre bâties sur des hauteurs telles sont Galtanissetta Caltagirone Calascibetta Caltabelotta et bien d’autres » introduction  « Histoire de l’Afrique sous la dynastie des Aghlabites et de la Sicile »



(fatimide), photo du Caire fatimide

Egype, Le Caire 969 (Les Fatimides) 

Conquérant de l’Égypte à la tête des troupes fatimides, Jawhar al-Siqilli ou al-Siqilli installe en 969 sa fondation sur 136 hectares, Qâhira, au nord des anciennes fondations. Le site offre l’avantage d’être à l’abri des crues du Nil et à l’écart de Fustât et de ses populations chrétiennes et sunnites. Jawhar fait construire un palais (le palais de l’Est) pour accueillir le calife et la Mosquée al-Azhar, centre de la propagande chiite sur l’Égypte. Les contingents de l’armée, d’origine tribale, furent installés par cantonnements, qui devinrent rapidement des quartiers. Le 10 juin 973, tout était prêt pour accueillir le calife Al-Muizz li-Dîn Allah qui y transféra sa capitale. Qâhira s’affirma alors comme la capitale administrative, culturelle et religieuse de la dynastie fatimide, tandis que Fustât demeurait le cœur économique et concentrait l’essentiel de la population.

Le calife Abu Mansur Nizar al-Aziz Billah, qui succède à al-Mu’izz fait construire à Qâhira pour sa fille aînée un second palais, en face du palais de l’est ou Grand Palais qui s’étend sur 9 hectares, le petit palais de l’Ouest qui s’étend sur 4,5 hectares. Les deux palais s’étendent de part et d’autre de la rue principale de Qâhira. Tracée par al-Mu’izz elle traverse la ville du nord au sud, de la porte, en son milieu elle forme une grande place appeléeentre-les -deux-palais. Le palais du vizirat (Dâr al-Vizâra), résidence des vizirs est construit à partir de 1094. Les palais de Qâhira, et particulièrement le Grand Palais, font l’admiration des voyageurs. Les palais ne forment pas une structure compacte, mais sont constitués de multiples pavillons, de places, de jardins. Le quartier des palais de Qâhira est le cadre des cérémonies et processions de cour. Son accès est strictement réglementé. Autour de celui-ci les zones d’implantations des contingents militaires évoluent rapidement. De nouvelles populations occupent les espaces laissés libres entre les implantations. Qâhira se transforme en véritable ville. Réservée au départ au calife, à sa cour et à son armée, Qâhira attire cependant une population nombreuse pour servir aux palais ou les construire. Du fait de l’éloignement avec Fustât les activités commerciales et artisanales se développent à Qâhira qui commence à s’entendre hors des limites fixées par Gawhar. Au Nord, ‘Azîz puis Al-Hakim bi-Amr Allah font construire la grande mosquée al-Hâkim, à l’ouest, des jardins et des pavillons forment une zone de promenade appréciée, au sud, des quartiers apparaissent sur la route menant à Fustât. Ces extensions, encore modestes, amènent le grand vizir Badr al-Gamâlî, à construire entre 1087 et 1092 une nouvelle enceinte qui porte la superficie de Qâhira à 160 hectares. (images portes Bâh al-Futûh 1087 et Bâh al-Nasr)



Bust, Afganistan, était la capitale militaire d'hiver de la dynastie des Ghaznevides, fondé en 976 comme campement
Bust, Afghanistan,source 

Afghanistan, Bust, 976 (Les Ghaznévides)

Bust, Afghanistan, était la capitale militaire d’hiver de la dynastie des Ghaznevides, fondé en 976 comme campement au tout début de la dynastie. (Stéles arabes de Bust (Afghanistan) Janine Sourdel-Thomine -« Arabica », III, 1956, 285-306.)

La ville antique de Bust sur la rive est de la rivière Helmand, dans le sud de l’Afghanistan a été peuplé dès le septième siècle avant JC mais n’ a vécu son âge d’or que sous les Ghaznévides, qui y ont établi leur capitale d’hiver en 976. Un camping militaire, situé à six kilomètres au nord de la capitale, sur la rive orientale de la rivière Helmand, est devenu leur site de prédilection pour y  installer les palais et a grandi jusqu’au XIe siècle, dans une banlieue royale fortifiée. Son nom arabe, Lashkari Bazar, rejoint le mot militaire « Al-‘Askar » avec « Bazaar », en référence à la rue du marché sur le long menant à la porte sud de la banlieue. (L’équivalent persan est « Lashkargah, ou la place du soldat.) Lashkari Bazar a été brûlé en 1150-1151 lors de la conquête du ghouride ‘Ala al-Din Jahansuz (ou Husayn II, reg. 1149-1161) et a été restauré dans le cadre de la dynastie ghoride

Bazar et de la Mosquée

Le Palais du Sud a été précédée au sud par une vaste court fortifiée, dont la grille se trouvait à l’extrémité sud d’une rue d’un  bazar – avec quatre cent cinquante mètres de long avec plus d’une centaine de stands – qui a donné son nom à la royale banlieue. Les fondements d’une mosquée publique ont été excavées le long du bord ouest de l’esplanade du palais. Archnet source

Subuktugîn — transcrit aussi par Sabuktagin ou Sebük Tigin — (né vers 942 et mort en août 997) est le fondateur de l’empire et de la dynastie des Ghaznévides dans ce qui est l’Afghanistan aujourd’hui.

Subuktugîn naquît à Barskhan. Esclave, il épousa la fille de son maître Alptegîn, le gouverneur des Samanides de Ghaznî, lui succéda comme gouverneur en 977 et se libéra bientôt de la suzeraineté des Samanides en décadence. En 986, il défît le râja Jayapâlaqui régna sur Kaboul, Lâhore et Bathinda.

Le reste de sa vie fut occupé à la conquête d’un territoire correspondant à la majeure partie de l’Afghanistan moderne. Subuktugîn mourut à Balkh pendant une campagne, après avoir désigné son deuxième fils Ismail comme successeur. Ce dernier fut rapidement renversé par son frère ainé Mahmoud qui s’empara du pouvoir.

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