Le sultanat et califat Ottoman

Vrais Drapeau Pirate capturé en Afrique du Nord lors d’une bataille il ya 230 ans par les Anglais :

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En Anglais un drapeau pirate ce dit "Joly Roger" sa viendrai du français "Joli Rouge" , ce drapeau fut capturé en Afrique par les Anglais en 1780
En Anglais un drapeau pirate ce dit « Joly Roger » sa viendrai du français « Joli Rouge » , ce drapeau fut capturé en Afrique du Nord par les Anglais en 1780

Il a été utilisé pour effrayer les navires de passage pour une reddition sans combat – le fond rouge signifiat que les pirates donnerait pas de quartier si une bataille  commencé.

Ce drapeau fut capturé en 1780 par un marin britannique au Nord de l’Afrique il est maintenant au « Musée national de la Marine royale Britannique »

Un drapeau comme celui là, avec un rouge plutôt qu’un fond noir été le plus craint car cela signifiait que les pirates ne tenait pas en compte les règles habituelles d’engagement dans les batailles navales au aucunes  ne seraient épargnées si un navire  été capturé au combat.

Le crâne et les os représentait la mort.

On pense les premiers modèles de drapeau pirate  étaient rouge jusqu’à ce que les pirates ont commencé à développer leurs propres styles, y compris la version plus familière avec un fond noir.

Les musulmans barbaresques (arabes, turcs, berbères ou balkaniques) suivaient les règles des pavillons en vigueur dans les pays musulmans : dominantes de vert et de rouge avec des croissants évoquant les enseignes de la Sublime Porte Ottomane.

Le vert, visible de loin, poussait souvent l’équipage à abandonner le navire, de peur d’être réduits en esclavage.
Source: http://www.dailymail.co.uk/news/article-2074868/Rare-red-Jolly-Roger-pirate-flag-captured-battle-north-Africa-230-years-ago-goes-display-time.html#ixzz3Q1I4oCJM

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Quelques casques Turcs Ottoman :

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Casque Ottoman du 16eme siècle
Casque Ottoman du 16eme siècle 
Yeniçeri Börkü (coiffe janissaire), de la seconde moitié du 17eme siècle au Museum de Karlsruhe (Karlsruhe Müzesi), Baden Allemagne.
Yeniçeri Börkü (coiffe janissaire), de la seconde moitié du 17eme siècle au Museum de Karlsruhe (Karlsruhe Müzesi), Baden Allemagne. 
Casque Ottoman du 15eme siècle
Casque Ottoman du 15eme siècle 
Turban de Janissaire du 17eme siècle
Turban de Janissaire du 17eme siècle 
Casque ottoman du 16eme siècle
Casque ottoman du 16eme siècle 
Balaclava et moitié d'armure - de 1560
Balaclava et moitié d’armure – de 1560
Armure Ottomane avec  casque exposé au Musée de Topkapi à Istanbul en  Turquie
Armure Ottomane avec casque exposé au Musée de Topkapi à Istanbul en Turquie
Ancien casque au
Ancien casque au « Askeri Müze d’Istanbul Turquie 
Armure Ottomane ou Mamelouk Egyptienne , au Musée de Topkapi à Istanbul , Turquie.
Armure Ottomane ou Mamelouk Egyptienne , au Musée de Topkapi à Istanbul , Turquie.

L’émirat de souche Idrisside d’Arabie et Yémén 1910-1934 :

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Bannière de la dynastie arabe des Idrisside d'Asir (Péninsule arabique)
Bannière de la dynastie arabe des Idrisside d’Asir (Péninsule arabique)

L’émirat idrisside d’Asir est un état qui couvre, de 1910 à 1934, la région historique de l’Asir.

La capitale de l’émirat était Sabya

L’émirat couvrait une aire correspondant aux provinces saoudiennes actuelles d’Asir et Jizan et au sud de la province de La Mecque, ainsi que de la région yéménite de Hudaydah.

File:Sa mapa5.png

Histoire

L’émirat idrisside d’Asir a été fondé par Muhammad ibn Ali al-Idrissi  appartenant à la lignée arabe maghrébine des Idrissides et descendant d’Ahmad ibn Idris, suite à sa rébellion contre les Ottomans.

Durant ses années de règne, l’émir Muhammad maintient l’indépendance de son émirat en s’alliant aux Al Saoud du Nejd, et ce face aux revendications du Chérif Hussein du Hedjaz et du roi Yahya du Yémen, chacun considérant l’Asir comme faisant intégralement partie de son territoire.

 

File:Sa mapa6.png

À la suite du décès de Muhammad ibn Ali en 1920, l’émirat entre dans une phase d’instabilité, ce qui pousse son successeur, Hassan ibn Ali, à signer un traité avec le Nejd en 1926, mettant l’émirat sousprotectorat de ce dernier. À cette période, l’Émirat perd ses territoires méridionaux au profit du Yémen alors que les britanniques occupent les îles Farasan.

Le nouvel émir, Hassan ibn Ali, désirant par la suite recouvrir l’ensemble de ses pouvoirs, restreints par le traité de protectorat, se tourne vers le roi du Yémen ; le roi Abdelaziz Al Saoud réagit en annexant intégralement l’émirat en 1934 et en proclamant l’unification de l’Arabie saoudite.

Ruine idrisside de sabia qui fut une capitale des émirs alides idrissides Sayyid Muhammad ibn Ali al-Idrisi (1876-1920) arabie
Ruine idrisside de sabia qui fut une capitale des émirs alides idrissides Sayyid Muhammad ibn Ali al-Idrisi (1876-1920) en Arabie, ils sont originaire du Maghreb. 

Sayyid Muhammad ibn Ali al-Idrisi (1876-1920) [ arabe : محمد بن علي الإدريسي] a fondé et dirigé l’ émirat idrisside d’Asir .

Il est né à Sabia (maintenant un comté de l’Arabie saoudite ).  Il était un petit-fils de Sayyid Ahmad ibn Idris , originaire du Maghreb (de l’état Idrisside de Fès, comme les sharif libyens  venu de Mostaganem) , qui était le chef d’une confrérie religieuse (tariqa) ​​à La Mecque et qui a acquis terres a Sabia, et il s’y installa et mourut en 1837. Les descendants de Sayyid Ahmed semblent  que leurs richesse et influence ont augmenter et progressivement supplanté le pouvoir de la famille de shurafa (charif) de Abu Arish.

Sayyid Muhammad a été instruit en partie, à l’Université Al-Azhar et en partie par les Senussi à Kufra , puis a résidé pendant un certain temps dans le Soudan , à l’île Argo . A son retour à Asir, sa seule ambition était de rendre ce district indépendant de l’ Empire ottoman . Il a élargi progressivement son pouvoir politique pour inclure Mikhlaf el Yémen et une grande partie de la Tihama , avec un contrôle sur plusieurs tribus en dehors de ces limites. Il prena partie  pour les mécréants Alliés dans la Première Guerre mondiale , et a été l’ennemi inexorable de l’ imam du Yémen anssi que des Ottomans. 

 

Évolution de l’émirat idrisside d’Asir entre 1916 et 1934

Liens externes

  • (de) J. Reissner, Die Idrīsīden in ʿAsīr. Ein historischer Überblick, Die Welt des Islams, New Series, Bd. 21, Nr. 1/4 (1981), p. 164-192 [1]
  • (en) I. Ghanem, The Legal History of ‘A Sir (Al-Mikhlaf Al-Sulaymani), Arab Law Quarterly, Vol. 5, No. 3 (Aug., 1990), p. 211-214 [2]

Titre officiel des califes sultans Ottomans :

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Muhammad al-Fatih le grand conquérant
Muhammad al-Fatih le grand conquérant

Titre officiel des califes sultans Ottomans :
– Sa Majesté Impériale et sacré,
– Sultan Suleyman Khan,
– Empereur,
– Souverain de la maison des Osman ,
-, Sultan des Sultans,
– Khan des Khans,
– Amir ul-Mouminine we-Rasul de Rab al-A’alamin
– Khalifé ,
– Commandeur des Croyants et Successeur du prophète du Seigneur de l’Univers ,
– Dépositaire des saints sanctuaires (les villes saintes de la Mecque , Médine et Jérusalem ),
– Kaysar-i-rhum, Empereur de Rome ,

L’Empereur des trois villes de Constantinople , Andrinople et Bursa , et des villes de Damas et du Caire , de tout l’Azerbaïdjan, du Maghreb , de Barka , de Kairouan , d’Alep , d’ Arabie et de Perse, d’ Irak, de Bassora , d’Al-Hasa , d’Ar Raqqah , de Mossoul , de Diyarbakır , de Cilicie , des provinces de Erzurum , de Sivas , d’Adana , de Karaman , de Van , de Barbarie (cote Érythrée) , de l’Abyssinie , de Tunis, d’Alger , de Tripoli , de Damas , de Chypre , de Rhodes , de Crète , de la province de Morée , de la mer Méditerranée , la mer Noire et aussi de leurs côtes, de l’Anatolie , la Roumélie , Bagdad , Kurdistan , la Grèce , le Turkestan , la Tartarie , la Circassie , de la deux régions du kabarde , de Géorgie , de la steppe de Kypchaks , de l’ensemble du pays des Tatars , des Kefe et de toutes les régions voisines , de Bosnie , de la Ville et Fort de Belgrade , de la province de la Serbie , avec tous les châteaux et les villes, de toute l’Albanie , de tous Eflak et Bogdanie , ainsi que toutes les dépendances et ses frontières , et de nombreux autres pays et villes 

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Le Chemin de Fer Ottoman du Hijaz

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Chemin de fer du Hedjaz, qui a dit qu'il a passé les Ottomans spécialement à côté de la Mosquée du Prophète pour le transfert des effets de la noble Prophète au cours de la Première Guerre mondiale et a regardé le train a été décoré avec des drapeaux et des feuilles de palmier et gravé avec la
Le Chemin de fer du Hedjaz,  les Ottomans  ont spécialement fait passé  le chemin de fer à côté de la Mosquée du Prophète (paix et bénédiction d’ALLAH sur lui)  pour le transfert des effets du noble Prophète au cours de la Première Guerre mondiale et,ont peut vire  le train décoré avec des drapeaux et des feuilles de palmier et gravé avec « Paix soit sur toi, ô Messager d’Allah. »

Le chemin de fer du Hedjaz reliait Damas en Syrie à Médine, en traversant le Hedjaz. Il fut construit sur l’ordre du sultan-calife  Abdul Hamid II (1).

Il fut un chemin de fer religieux, destiné à faciliter le pèlerinage à la Mecque, et aussi pour de renforcer l’autorité Ottomane sur l’ensemble de la région et de favoriser  les échanges commerciaux entre le Bilad-al-Sham et le Hijaz(2) .

Gare Hedjaz dans Damas , le point du chemin de fer de départ.
La Gare « Hedjaz  » à  Dimashq (Damas) , en Syrie 
le point de départ  du chemin de fer Ottoman .

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La longueur totale de l’ouvrage atteint 3 205 km, ce qui en fait un des plus grands ouvrages d’infrastructure de l’époque, la ligne se raccorde au chemin de fer anatolien à Konya, en direction d’AdanaAlepMossoul et Bagdad. Elle sera plus tard prolongée vers Bassorah et le golfe Persique. Avec la ligne de Damas à Hama et le chemin de fer du pèlerinage de Damas à Médine, le système ferroviaire ottoman s’étendait loin vers le sud de l’Empire.

Pour le mettre hors de portée de l’artillerie navale, le tracé de la ligne passe par l’intérieur des terres. Une voie secondaire atteint la mer à İskenderun, mais la voie principale vers Alep coupe le mont Nurdağ par un tunnel de 8km de long.

Carte du tracé du chemin de fer ottoman du relient Istanboul à la sainte Mecque
Carte du tracé du chemin de fer ottoman du relient Damas  à la Médine
Le Kayser Allemand dépeint en Haroun al-Rashid le calife Abbasside pour son soutiens au califat Ottoman dans une image de propagande britannique
Le Kayser Allemand dépeint en Haroun al-Rashid le calife Abbasside pour son soutiens au califat Ottoman dans une image de propagande britannique
L'Empire Ottoman et les territoires vassaux en 1914 au début de la 1ere Guerre mondial,
L’Empire Ottoman et les territoires vassaux en 1914 au début de la 1ere Guerre mondial,
 locomotive à vapeur 2-8-0, construit par Schweizerische Locomotiv- und Maschinenfabrik Winterthur pour le chemin de fer du Hedjaz en 1912, transféré à la Palestine par les chemins de fer 1927 et la photo en 1946
Locomotive à vapeur 2-8-0, construit par Schweizerische Locomotiv- und Maschinenfabrik Winterthur pour le chemin de fer Ottoman du Hijaz en 1912, transféré en Palestine par les chemins de fer  en 1927 et la photo date de 1946
Construction de la gare d’al-Muatham ottoman. Cl. Halajian, The Imperial War Museum (1908)
Construction de la gare d’al-Muatham ottoman.
Cl. Halajian, The Imperial War Museum (1908)
Station terminale rénové du chemin de fer du Hedjaz au centre-ville de Médine.
La Station terminale rénové du chemin de fer Ottoman du Hedjaz au centre-ville de Médine, arabie saoudite . 

notes :

  1. Abdulhamid II: Le sultan calife Par François Georgeon
  2. Kayali, H., 1997, Ottomanism, Arabism and Islamism in the Ottoman Empire, 1908-1918, Berkeley, Los Angeles, London, University of California Press.

Liens :

Le chemin de fer du Hedjaz Charles-Eudes Bonin

LA PRISE DE CONSTANTINOPLE PAR LES OTTOMANS (1453)

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Les murs de Constantinople source : Desperta ferro
Les murs de Constantinople source : Desperta ferro

« Le 29 mai 1453, après cinquante-quatre jours de siège, le sultan ottoman Mehmet II al-Fātih (« le Conquérant ») s’empare de la « Grande Ville », Constantinople, réalisant ainsi le rêve de tous les princes musulmans depuis les origines de l’Islam. Avec Constantin XI Paléologue, le dernier basileus, disparaît l’Empire byzantin. L’Empire ottoman se développe sur ses décombres. Cette conquête a un retentissement considérable dans tout l’Occident chrétien, mais elle ne suscite aucune réaction militaire ou politique. Contrairement à ce qu’on a longtemps affirmé, cette conquête ne fut pas une catastrophe. Par leur tolérance et par l’intégration des élites administratives, politiques et religieuses dans leur propre organisation impériale, les Ottomans permettent la restructuration de l’Église orthodoxe, en particulier face aux Latins dont l’influence diminue alors considérablement, après quatre siècles d’un interventionnisme parfois violent. C’est pourquoi l’Église grecque encourage la soumission au nouveau pouvoir. Avec la prise de Constantinople, l’Empire ottoman, quant à lui, est devenu la plus grande puissance d’Europe et du Proche-Orient réunis. »

 

Pascal BURESI, « CONSTANTINOPLE PRISE DE (1453)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 septembre 2014. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/prise-de-constantinople-1453/

 

Le Hajj au temps des Ottomans et de l’impérialisme Européen :

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Sürre Alayı  (Le Régiment de Sürre 1822 32 1901 de Stefano Ussi  un bataillon  Ottoman  chargé de protéger les pèlerins la caravane qui porte les cadeaux du Caire à Kaaba
Sürre Alayı (Le Régiment de Sürre ) de Stefano Ussi  (1822 -1901) un bataillon  spécial de l’armée des Ottomans chargé de protéger les pèlerins de la caravane qui porte les cadeaux à  la sainte Kaaba à la Mecque

Le régiment Surra-i Humayun , est un Régiment de l’Etat ottoman  connue sous le nom de Surra  » qui relié en traversant l’empire en protègent les pèlerins  et leurs biens, en direction de la Mecque et  Médine  .

Dans l’étude publié sur IFpo intitulé  « Le pèlerinage à La Mecque à l’époque coloniale : matrice d’une opinion publique musulmane ? » Chiffoleau nous parle du Hajj au temps des colonies : 

 » Or c’est précisément cette situation de carrefour, de lieu de rencontre privilégié qui, dans le contexte impérialiste, provoque l’inquiétude des autorités coloniales. Hors de portée de leur contrôle, leurs « sujets musulmans » ne risquent-ils pas d’y être exposés à des idées subversives, à une disqualification de leur pouvoir, sinon à une propagande anti-impérialiste ? La chronologie différentielle de la colonisation encourage d’ailleurs ces craintes. Pour les populations les plus anciennement colonisées, n’est-il pas dangereux de se frotter à des musulmans demeurés « encore libres », c’est-à-dire relevant du pouvoir ottoman, susceptibles de leur transmettre le goût de cette liberté ? C’est notamment la crainte qu’entretiennent les Français, redoutant les contacts entre leurs ressortissants nord-africains et les Égyptiens, engagés précocement dans un mouvement national contre la domination britannique, et surtout les Syriens, peuple ottoman considéré comme politiquement avancé et traditionnellement hostile aux pouvoirs coloniaux. » 

Plus loin elle poursuit sur les passeports délivrées pour le Hajj:

 » Si la plupart des pèlerins est en principe munie de passeports, nombreux sont ceux qui semblent faire peu de cas de ces papiers officiels, lesquels alimentent un vaste trafic. Celui-ci bénéficie notamment aux mutawwif-squi convoitent les passeports étrangers leur permettant d’entrer dans les pays d’origine des pèlerins afin d’y recruter de nouveaux candidats au voyage sacré, ce que les puissances coloniales cherchent à empêcher à tout prix. Par ailleurs, certains pèlerins sont réticents à voyager avec des documents officiels émis par les autorités coloniales, alors que l’Empire ottoman leur apparaît comme la seule autorité légitime en ce qui concerne le pèlerinage. C’est le cas notamment de certains Algériens qui font le voyage à La Mecque munis de tezkerés (sauf-conduit) ottomans, au grand scandale des autorités françaises. De leur côté, les autorités de la Porte ne manquent pas de manifester leur réprobation des conquêtes coloniales en refusant de reconnaître certains documents de voyage ; elles affectent par exemple de toujours considérer les Tunisiens, après 1881, comme des sujets ottomans et refusent de prendre en considération les passeports délivrés par la Résidence de Tunis. Dans le cadre du pèlerinage, le système des passeports participe ainsi pleinement au jeu du conflit colonial.  »  . fin de citation  

source cliquez sur lien :  » Le pèlerinage à La Mecque à l’époque coloniale : matrice d’une opinion publique musulmane ? » Sylvia Chiffoleau 

Le pèlerinage (al-Hajj) de  La Mecque et Médine concernait les puissances chrétienne européennes qui colonisais les terres islamique  comme la Grande Bretagne (aux  Indes et en Égypte), la France (en Algérie et en Tunisie, puis au Maroc à partir de 1912), les Hollandais (en Indonésie), l’empire Austro-Hongrois  (en Bosnie-Herzégovine à partir de 1908), et l’Italie (en Libye à partir de 1911) .

La caravane du hajj. Cl. Philby (1931).
La caravane du hajj. Cl. Philby (1931).

En Algérie, , ont vois  l’attitude des autorités française face au algériens candidats au Hajj avec cette circulaire du gouverneur général Français Grévy aux préfets datée du 6 juillet 1880 :

« Vous n’ignorez pas en effet que c’est souvent dans le pèlerinage à La Mecque que le fanatisme des indigènes se surexcite et que quelques uns d’entre eux trouvent l’occasion soit de s’affilier à des ordres religieux dont les doctrines sont notoirement hostiles à notre domination, soit même d’entretenir des relations avec certains agitateurs réfugiés dans les États musulmans situés à l’Est de l’Algérie. »

Ainsi peut-ont voir sans étonnement une dépêche du consul de France de Djeddah, le 10 août 1896, assez révélatrice de la mentalité coloniale face au fait Islamique :

« La surveillance des personnages politico-religieux, qui se donnent rendez-vous au Hedjaz et dont les agissements peuvent intéresser nos possessions du nord de l’Afrique, semble avoir été l’un des motifs de la fondation de ce poste  » , extrait de la « Dépêche du consul de France de Djeddah », le 10 août 1896, Arch. Dipl. Nantes, Unions Internationales, premier versement, 527.

Il est claire et vrais de dire que les puissances européennes craignait alors le l’islam et le Hajj cette réunion des croyants ne vienne relancé le Jihad et  le pan-islamisme et idées anti-coloniale qui viendrait  bouté hors de l’espace de la Oumma les vils croisés revenue sous le trait du colon.

 Les chérifs de la Mecque, étais nommés par le sultan-calife Ottoman, et consistait  à faire réciter une prière (khotba) au nom du sultan-calife Ottoman, et ensuite à administrer les lieux saints de la sainte Mecque et Médine et protéger le passage des pèlerins. Leur autorité s’étendait sur les bédouins, tandis que les walis ottomans se réservaient en principe le contrôle des villes du Hijaz et d’Arabie.

Kaïs Ezzerelli reviens sur les caravanes mahmal de Syrie, du Maghreb et d’Egypte  en direction du Hijaz avant les chemins de fer dans « Le pèlerinage à La Mecque au temps du chemin de fer du Hedjaz (1908-1914). »

« Les plus réputés étaient le mahmal châmî, qui partait de Damas, et le mahmal masrî, au départ du Caire, rejoint par la caravane en provenance d’Afrique du Nord. Ils empruntaient jusqu’à Médine et La Mecque un itinéraire qui durait de trente à quarante jours à travers les déserts du Sinaï (pour la caravane du mahmal égyptien), du Midian, du Néfoud et du Hedjaz. Leur départ et leur retour du pèlerinage constituaient des événements importants, célébrés officiellement et salués par la population. Les routes à travers les déserts d’Arabie étaient également des voies de passage obligées pour les pèlerins de provenance plus lointaine, comme les Turcs, les Persans, les Irakiens, les Maghrébins, les musulmans des Balkans (Bosniaques, Albanais), du Caucase (Géorgiens, Azéris, Tchétchènes) ou d’Asie centrale (Turkmènes, Boukhariotes). D’autres pèlerins, Indiens, Afghans, Malais ou Javanais, Soudanais, entre autres, arrivaient au Hedjaz par bateau et débarquaient au port de Djeddah. » (..)

Dans cet extrait Kaïs Ezzerelli explique les changement dans la manière de ce rende au Hajj :

Ainsi, le voyage des pèlerins d’Afrique du Nord, depuis les ports d’Oran, d’Alger ou de Bône (Annaba) jusqu’à Djeddah, ne durait plus qu’une douzaine de jours. Le mahmal égyptien adopta également ce moyen de transport après 1883 (date à laquelle il ne rassemblait plus que 1 170 personnes pour faire le voyage par l’itinéraire terrestre traditionnel). Les pèlerins syriens, irakiens, persans, continuèrent cependant, pour la plupart, à faire la route en caravanes (à pied ou à dromadaire), à l’image du mahmal syrien, conduit depuis Damas par l’amîr al-hajj, recruté par les autorités ottomanes parmi les notables de la ville (…)

La facilité avec laquelle les pèlerins étaient conduits au Hedjaz déconcerta en effet les populations de Damas ou Médine, comme en atteste une dépêche du consul de France à Damas relatant les cérémonies de départ du mahmal syrien, le 7 novembre 1910 :

« Depuis que la caravane sacrée est transportée à Médine par chemin de fer, la cérémonie du mahmal n’a plus aucun éclat. Le temps est passé où des centaines de bédouins, accourus des quatre coins du désert sur de rapides dromadaires, composaient l’escorte d’honneur du sandjak [l’étendard sacré], caracolant autour du mahmal au bruit d’une musique discordante qu’à tout moment les détonations d’armes à feu de tous genres rendaient encore plus assourdissante. »

bibliographies, liens , sources et références :

Le pèlerinage à La Mecque à l’époque coloniale : matrice d’une opinion publique musulmane ?

Le pèlerinage à La Mecque comme culture coloniale : le cas du protectorat tunisien (1881-1956)

Se rendre à La Mecque sous la Troisième République Contrôle et organisation des déplacements des pèlerins du Maghreb et du Levant entre 1880 et 1939

Al-Sanûsî, M., Al-rihla al-hijâziyya, texte établi et annoté par A. Chenoufi, Tunis, S.T.D.

Lafi, Nora (2002) Une ville du Maghreb: Tripoli entre Ancien Régime et réformes ottomanes (1795-1911), Paris, L’Harmattan.

Lafi, Nora, ed. (2005) Municipalités méditerranéennes. Les réformes urbaines ottomanes au miroir d’une histoire comparée (Moyen-Orient, Maghreb, Europe méridionale), Berlin, Klaus Schwarz Verlag.