Le sultanat et califat Ottoman

Le Comte Dracula Ennemie des musulmans sous les Ottomans :

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Dracula, par Angus Mcbride
Dracula, par Angus Mcbride

Le Comte Dracula Ennemie des musulmans sous les Ottomans : 

 

Radu le frère de Dracula qui devient plus tard son ennemi est  né dans la principauté Ottomane de Valachie (Roumanie), en 1435, il est connu de ses compatriotes sous le nom de Radu al III-lea cel Frumos, Yakışıklı, Radu Bey chez les Turcs,Radu al-Wasim chez les Arabes et Radu the Handsome (Radu le Généreux) chez les anglais, cet allié et ami d’enfance du Sultan Mehmet II fut un élément de la conquête de Constantinople par les Musulmans. La participation de Radu à cette conquête permit à Mehmet II de rester à jamais dans l’histoire comme étant le “Faatih”, le  “Conquérent”. Radu était l’arme secrète des Ottomans contre les Safavides à l’Est et contre les Serbes, les Romains et les Hongrois à l’Ouest. Les Musulmans doivent beaucoup à cet héros de l’Islam mais ne l’évoquent peu, sans doute par peur de faire de l’ombre au Faatih Sultan Mehmet.

Les Byzantins, par haine liée à sa conversion à l’Islam ainsi que pour son rôle dans la chute de l’Empire Byzantin, décrivent Radu comme ayant été un vil despote.

Pourtant, ce général Ottoman mena une grande guerre, une guerre contre les ténèbres.. Il traqua l’ancêtre même de la légende du vampire qui empalait ses ennemis et buvait leur sang- Vlad al III-lea Ţepeş- aussi connu sous le nom de Vlad Drăculea, l’infâme Dracula.

Le personnage du Professeur Abraham Van Helsing n’était rien d’autre qu’une créature de l’imagination terrifiante de Bram Stoker mais le Sultan Mehmet II et Radu cel Frumos furent sans doute les premiers et seuls véritables chasseurs de vampires de l’histoire.

 

Le voïvode Vlad III Basarab, surnommé « l'Empaleur » (en roumain Țepeș), mort en décembre 1476 à Bucarest, est prince de Valachie en 1448, puis de 1456 à 1462 et en 1476. Il inspira Bram Stoker pour la création du personnage du Comte Dracula.
Le voïvode Vlad III Basarab, surnommé « l’Empaleur » (en roumain Țepeș), mort en décembre 1476 à Bucarest, est prince de Valachie en 1448, puis de 1456 à 1462 et en 1476. Il inspira Bram Stoker pour la création du personnage du Comte Dracula. portrait du xve siècle (château d’Ambras).

Yakışıklı Radu le frère de dracula


Les Frères de sang

 

Le dévouement de Radu à l’Islam et au Sultan Mehmet II est sans doute née de l’alliance politique de leurs pères respectifs, avant eux. Vlad II, de la Maison des Drăculeşti (“Maison du Dragon”) était un allié et un vassal du père du Sultan Mehmet, le Sultan Murad II.

Vlad II eut quatre fils : Mircea II, Vlad IV Călugărul (“Le Moine”), Vlad III qui sera plus tard connu sous le nom de Dracula et Radu III cel Frumos (“Le Généreux”). En signe d’unité avec le Sultan, Vlad II offrit ses fils Dracula et Radu et les mit au service du Sultan Ottoman. Avec les Janissaires, ils étudièrent le Qur’an, l’Arabe, le Turc, le Perse, la Théologie Islamique et la Jurisprudence et ce qui était le plus convoité, la stratégie militaire et les tactiques de guerre des Turcs.

Les forces spéciales Ottomanes qui jouissaient d’un statut – militaire comme social – élevé étaient les Janissaires et les Sipahis. Les Janissaires constituaient l’infanterie d’élite des forces Ottomanes et formaient la garde personnelle du Sultan et de sa famille. Les Siahis, quant à eux, composaient la cavalerie d’élite qui entourait le Sultan durant les batailles et qui étaient envoyés pour affronter les ennemis les plus tenaces. Ils étaient les commandos et les forces spéciales de leur époque. Alors que les Sipahis étaient presque exclusivement d’origine Turque, selon le désir du Sultan Mehmet II en personne, comme indiqué dans son traité de loi intitulé “Kanun Nameh-e-Sipahi” (“Le Livre de Loi des Sipahis”), les Janissaires, qui comptaient dans leurs rangs Dracula et Radu, étaient au contraire composés de convertis à l’Islam.

Le jeune Dracula insultait constamment ses hôtes et se rebellait contre eux, ce qui le conduit à la prison. A cause de la réponse autoritaire des Turcs à son insolence, il nourrit de la rancune envers eux. Ils détestait son père pour s’être allié aux Turcs, chose qu’il voyait comme une trahison de l’Ordre du Dragon auquel son père avait prêté allégeance. L’ordre du Dragon était une fraternité chrétienne dont le seul but était d’effacer à jamais l’Islam des Balkans. Dracula détestait Radu pour sa réussite et pour les faveurs que lui accordaient les Turcs. Il était aussi pris de jalousie pour le jeune Mehmet II qui, comme lui, était un prince mais qui, contrairement à lui, vivait dans la splendeur. De même, il était jaloux de ses frères Mircea et Vlad le Moine à cause de ce qu’il considérait comme de la préférence pour son père envers eux. Cependant, ses sentiments pour Mircea oscillaient entre jalousie et crainte. C’est de lui que Dracula apprit ses tactiques de terreur consistant à empaler les morts par milliers pour en faire des forêts de cadavres.

Radu resta dévoué à l’Islam et au Sultan et passa sa vie entière à combattre sur les frontières de l’Empire Ottoman, vainquant les adversaires les plus coriaces. Son génie naturel pour le combat était sans égal, même parmi les Janissaires et les Sipahis, élite de l’organisation militaire Ottomane et on faisait fréquemment appel à lui pour mater tout ennemi qui paraissait insurmontable. On dit qu’il a sans doute changé le cours de l’histoire du Proche Orient lorsqu’il empêcha les puissants Aq Qoyunlu [2] d’envahir les Ottomans. S’ils n’avaient été stoppés, les Aq Qoyunlu auraient définitivement changé la face du Moyen Orient et de l’Europe.

C’est pour cela qu’il fut appelé pour faire face à la menace provenant de sa terre natale, la Valachie, tâche que n’auraient pu accomplir ni les Janissaires, ni les Sipahis.

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Le sultan ottoman Muhammad al-Fatih le conquérant
Le sultan ottoman Muhammad al-Fatih le conquérant

 

La Conquête de Constantinople

“Le troisième jour après la chute de notre ville, le Sultan célébra sa victoire par un grand et joyeux triomphe. Il fit proclamer que les citoyens de tout age qui avaient tenté d’échapper au contrôle devaient sortir de leur cachette et se manifester car ils seraient libres et aucune question ne leur serait posée. Il déclara que les maisons et les propriétés de ceux qui avaient abandonné la ville avant le siège devaient être restaurées. S’ils retournaient chez eux, ils seraient traités selon leur rang et leur religion, comme si rien n’avait changé.” (Georges Sphrantzes, 1401-1478, chroniquer Chrétien Byzantin et témoin de la chute de Constantinople.)

C’était un moment de soulagement et de réjouissances. Un moment de soulagement pour les habitants de Constantinople que s’attendaient à subir des massacres, sitôt la ville tombée. Un moment de célébration pour les Musulmans du monde entier fêtant la conquête historique de cette ville qui demeurera, jusqu’à aujourd’hui, la capitale des Ottomans. Alors que le Sultan Mehmet II chevauchait à travers la cité conquise, un coup d’œil à son ami d’enfance et chef des Janissaires, Radu cel Frumos, fils de Vlad II Duc de Valachie, aurait pu lui rappeler qu’au nord, leurs plus grands ennemis guettaient. Et parmi ces ennemis se trouvait le plus redouté de tous, Dracula, le propre frère de Radu.

 

L'empire Ottoman Empire - Wallachie - Transylvanie
L’empire Ottoman Empire – Valachie – Transylvanie


La montée de Dracula 

la Trahison était donc le seul but des dirigeants de la Valachie , Vlad II( le père) par son silence permis à ses fils aînés, Mircea et Vlad IV, de lancer une insurrection et après quoi Mircea à empalé tous ses prisonniers sur des pieux.

Le jeune Dracula à aimé la vue de ce qu’ a fait  Mircea et la rejoint plus tard dans d’autres insurrections contre les Ottomans, ainsi que le clan rival Danesti ou il fut  pris en charge par le seigneur de guerre hongrois, Jean Hunyadi. , les dirigeants de la Valachie le Hunyadi  ont envahi et trahi le père de Dracula, ils le tua dans les marais de Bălteni et Mircea l’aveugla et il fut enterré vivant à Târgovişte.

Hunyadi avais installé un prince du clan Danesti, Vladislav II, de Valachie. Dans son ambition et sa soif de pouvoir, Dracula mis de côté les sentiments revanchards de son père et de son frère abattu, il est devenu allié avec Hunyadi et lui servait de conseiller. Comme Jean Hunyadi est allé faire face aux Turcs Ottomans à Belgrade en Serbie, Dracula l’ attaque et tue Vladislav et monta sur le trône, une peste éclata dans le camp des Hunyadi, l’infection a conduit à sa mort et le Sultan Mehmet a été grièvement blessé dans la bataille. Ces évènements ont laissé Dracula régné sur la Valachie sans interruption pendant des années . C’était la seule fois où il a régné chez lui depuis si longtemps. 

 

Dracula Vlad l'empaleur et des envoyées Turcs Ottomans par Théodor Aman
Dracula Vlad l’empaleur et des envoyées Turcs Ottomans par Théodor Aman

Dracula  » l’empaleur » en guerre contre les musulmans

« J’ai tué des hommes et des femmes, jeunes et vieux … Nous avons tué les Turcs et les Bulgares 23,884 sans compter ceux que nous avons brûlé dans leurs maisons ou dont les têtes n’ont pas été coupés par nos soldats. » (Dracula, qui se vante de sa tyrannie dans une lettre envoyer à Matthias Corvin )

L’Éducation musulmane que Dracula a abandonné par la suite, et l’aisance qu’il a en langue turque lui a permis de se déplacer librement parmi les camps Ottomans les plus sécurisés comme un Turc sans se faire remarquer. Cela a eu des conséquences mortelles pour les musulmans. Dracula était entré dans la Serbie avec ses hommes tous habillés en sipahis turcs et ont massacré tous les villageois musulmans, et les musulmans qui collaborent pas avec eux. L’intention était de laisser un souvenir horrible pour le sultan Mehmet et qu’ils allaient bientôt reprendre leur capitale. Ils ont érigé ce monument profane dans le but d’alarmer le Sultan et terroriser ses troupes dans l’espoir qu’ils pourraient faire demi-tour et de se retirer du territoire.

Début 1462, Vlad dracula se sent plus fort, et la participation que lui promet Mathias en personne dans une expédition contre les Turcs l’enhardit jusqu’à briser son allégeance envers les Ottomans. Il lance alors une campagne contre les Turcs sur le Danube, tuant plus de 30 000 hommes…femmes..enfants…. Vlad provoque la colère du sultan Mehmed II, fils de Murad, lorqu’il refuse d’accéder à la demande des émissaires turcs pour le paiement du tribut au sultan. Lorsque les émissaires du sultan refusent d’ôter leur turban en face de lui, il s’assure qu’ils les garderont ainsi en les clouant directement sur leur tête. Quand le sultan apprend l’exécution de ses émissaires, il décide de punir Vlad en envahissant massivement la Valachie. Un autre objectif du sultan est de transformer cette terre en province turque. Il entre en Valachie avec une armée trois fois plus importante que celle de Vlad. Sans alliés, celui-ci doit se résoudre à se retirer à Târgoviste, à brûler ses propres villages, et à empoisonner les sources sur sa route, de façon à ne plus rien laisser à boire et à manger à l’armée turque.

Certains récits racontent que son goût du sang était un tel besoin qu’il allait, en captivité, jusqu’à empaler des rats ou d’autres petits animaux qu’il arrivait à attraper.

 

 

Une bataille de perdu mais pas la guerre

L'armée Ottomane face a celle de Dracula
L’armée Ottomane face a celle de Dracula


Lorsque le sultan ottoman arrive à Târgoviste, il est confronté à une vision d’épouvante : sur des milliers de pals, les corps de plus de 20.000 prisonniers turcs sont dressés, une scène terrifiante qui fut surnommée « la Forêt des Pals ». Mehmed, fatigué et affamé, reconnait sa défaite, et s’en retourne à Istanbul (la scène, décrite par Victor Hugo, dans sa Légende des siècles, témoigne de cet incident étonnant). Mehmed II préfère laisser sa place au combat à Radu III l’Élégant (Radu cel Frumos), le plus jeune frère de Vlad dracula, candidat des Turcs pour le trône de Valachie.Après tout, il faudrait quelqu’un qui connaissait l’esprit de Dracula pour le vaincre, et aucun ne peut s’adapter à ce projet mieux que son propre frère.

À la tête de l’armée turque et d’hommes qu’il convainc de rejoindre son camp plutôt que d’obéir à Vlad, il poursuit son frère jusqu’au Château Poenari, sur l’Arges. D’après la légende, la femme de Vlad, qui veut s’échapper d’un cachot turc, se donne la mort en se jetant du haut de la falaise – une scène exploitée par Francis Ford Coppola dans le film de Bram Stoker’s  » Dracula ». Vlad, qui n’est pas le genre d’homme à se suicider, réussit à s’échapper du siège de sa forteresse, en empruntant un passage secret à travers la montagne. Radu le Beau monte sur le trône de Valachie le 15 août 1462.

Cet événement a obtenu Dracula le nom de Vlad Tepes, le mot roumain « Tepes » qui signifie « Empaleur ». La légende veut que si vous regardez de près le mot que vous pouvez voir crocs de Dracula qui pendent en dessous comme un avertissement caché à de terribles du vampire soif de sang.

Radu vs Dracula le combat fratricide

Comme Târgovişte a été prise, Dracula a fui vers la Transylvanie, dans l’espoir de trouver refuge auprès de Jean Hunyadi Corvin fils de Matthias. Ce qui était typique de l’opportunisme de Dracula et le manque de respect pour la religion, il a offert de devenir catholique afin de gagner la faveur Corvinus. Il brûlait la terre et tous les êtres vivants abattus sur son passage un sillage de désolation et se tordait les corps empalés. Il ne voulait pas abandonner sa patrie pour les musulmans aussi facilement. Il a commencé une campagne de guérilla que les sipahis l’armée d’élite ottomane ne pouvait supporter. Il est dit qu’il abattus 15,000 des soldats ottomans en une seule nuit. Pourtant, comme le plus puissant des Ottomans ont fui, Radu était découragée apparemment par ce qui ne peut être interprétée que comme une mauvaise  piété, en punition, sont impuissance face a la tyrannie de son frère.  Aucun n’est resté pour combattre Dracula, a part  Radu et ses collègues roumains et les janissaires musulmans.

Les frères ont mené des batailles persistantes pour le trône de Valachie, entre dracula et Radu pour le contrôle de la région,  avec Dracula qui reçois  de moins en moins de soutien de Matthias Corvin en Hongrie. Par un étrange coup du sort, Corvinus, celui chez  qui Dracula se retira, l’avait emprisonné pendant des années (12ans) sur des accusations de haute trahison. Les habitants de la Valachie et la noblesses chrétienne ont eu assez de terreur de la part de Dracula pour mettre leur appui et leurs soutien à Radu qui a été proclamé à Voivod, Prince et de la Valachie en 1462. Radu régnait sur un pays prospère depuis plus de 11 années,  jusqu’à sa mort tandis que Dracula se consumaient dans une prison de Budapest attendant patiemment à remonter des ténèbres. 

Communiqué de Dracula et le combat final

Après la mort de Radu dans l’année 1473, Dracula a été libéré de sa prison. Il a immédiatement rassemblé une armée et envahit la Bosnie, qui a suivie de l’abattage sa population musulmane et l’empalemnt de  8,000  personnes qui donnais l’impression d’etre dans une forêt faite de corps humains. Une fois de plus, Dracula avait surgi de l’obscurité avec l’objectif d’éliminer l’islam dans les Balkans pour toujours. Il a finalement acquis le trône de Valachie après son frère défunt, mais seulement pendant un mois. Le Sultan Mehmet envahi la Valachie pour supprimer cette profanation du trône de son cher ami Radu qui l’ avait quitté pour la mort. En 1476 les forces Ottomane du sultan Mehmet font face aux forces de Dracula à Bucarest, en Roumanie. L’Armée de Dracula a été envahie dans un éclaire et tous ont été tués, dont Dracula lui-même. Le vampire avait été tué. Les Nouvelles de cela ne suffit pas. Sa tête fut coupée et conservée dans un pot de miel et envoyé à Constantinople. Là, sur un embout, la tête de Dracula a été empalé sur un pieu dans le centre de Constantinople aux yeux de tous. Il devait y avoir aucun doute ni mystère. 

Les musulmans avaient enfin, enfin, tué Dracula.

 

articles original : http://www.suhaibwebb.com/islam-studies/history/how-the-muslims-killed-dracula/

Références 

  • Dracula: Essays on the Life and Times of Vlad Ţepeş, Kurt W. Treptow
  • Vlad III Dracula: The Life and Times of the Historical Dracula, Kurt W. Treptow
  • The Complete Dracula, Radu Florescu, Raymond T. McNally
  • Vlad Ţepeş, Prince of Walachia, Nicolae Stoicescu
  • Tarikh al-Dawlah al-`Uthmaniyyah  fi-l `Usur al-Wusta (Arabic), Dr. Mahmud al-Huwayri
  • Al-`Uthmaniyin fi-l Tarikh wal-Hadharah (Arabic), Dr. Muhammad Harb
  • Tarikh al-Dawlah al-`Uthmaniyyah (Arabic), Dr. Ali Hassoun
  • Al-Sultan Muhammad al-Fatih (Arabic), Dr. Sayyid Ridwan `Ali

Le sultan ottoman Muhammad al-Fatih ou Mehmed II Fatih (« le Conquérant », 1451-1481)

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Muhammad al-Fatih
Muhammad al-Fatih

« Il conquit Constantinople le 29 mai 1453, à l’aide d’une artillerie d’une puissance exceptionnelle.

Il occupa ensuite la Serbie (1454-1459), laMorée septentrionale (1460), mais dut conclure un accord avec Skanderbeg en Albanie.

Il mit fin à l’empire de Trébizonde, prit Lesbos (1462) et s’empara de la Bosnie (1463).

Armure et casque ottomans
Armure et casque ottomans Instrument de conquête redoutable, les troupes ottomanes réutilisaient les armes prises à l’ennemi. Ph. Coll. Archives Larbor

En 1463 commença une guerre de dix-sept ans contre Venise, en Morée et dans la mer Égée (conquête de Nègrepont, en 1470).

En 1467, il s’était emparé de la principauté des Karamanides.

Il remporta en 1473 une victoire décisive sur l’Akkoyunlu Uzun Hasan.

Il mena de 1474 à 1480 de nombreuses incursions en Europe (Hongrie et Autriche), tandis que la Crimée se soumit (1475) et que la guerre contre Venise, en Albanie et dans le sud de la Morée, aboutit à la prise de Scutari (Albanie) et à la paix de 1479.

Les îles Ioniennes furent conquises, mais les Turcs échouèrent devant Rhodes. Mehmed II accomplit aussi une œuvre législative et culturelle remarquable »

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sources:Encyclopédie Larousse, Histoire de l’islam et de Muhammad al-Fatih

Le sultan Ottoman et calife de l’islam Abd al-Aziz (8 février 1830 – 4 juin 1876)

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Le sultan Ottoman et calife de l'islam Abd al-Aziz  (8 février 1830 - 4 juin 1876)
Le sultan Ottoman et calife de l’islam Abd al-Aziz (8 février 1830 – 4 juin 1876)

Abdülaziz ou Abd ül-Aziz (8 février 18304 juin 1876) fut le 32e sultan de l’Empire ottoman du 25 juin 1861 au 30 mai 1876, date à laquelle il abdiqua après avoir tenté des réformes qui mécontentèrent ses propres ministres. Il mourut assassiné quatre jours plus tard.

Abdülaziz succéda en juin 1861 à son frère Abdülmecit Ier et parut continuer la politique libérale du « Tanzimat » (réformes populaires). Pour réduire la dette publique, il fit supprimer sa liste civile et vendre les joyaux de la couronne, alors que grandissaient les menaces extérieures. Après l’insurrection de la Crète (18661869), , la Bosnie et l’Herzégovine se soulevèrent (1875), puis la Bulgarie en avril 1876, cette dernière insurrection étant réprimée dans le sang.

 

Doc : De l’Orient à l’Occident : l’Empire Ottoman et le monde Occidental 52 mn

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Doc : De l’Orient à l’Occident : l’Empire Ottoman et le monde Occidental 52 mn

Ce dernier épisode explore certaines des créations les plus grandioses du règne de Soliman le Magnifique, comme les trésors de Topkapi et les mosquées conçues par le grand architecte Mimar Sinan. Il revient sur la fascination croissante, au XIXe siècle, pour l’Orient, celui-ci incarnant à la fois une culture forte, un partenaire commercial puissant et un marché florissant pour les marchandises occidentales. La série se termine sur le déclin de l’Empire ottoman à la toute fin du XIXe siècle.

 

Doc: Islam l’Empire de la Foi

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Chapitre 1 : LE MESSAGER (alayhi salat wa salam)

Ce documentaire évoque la révélation et les premiers écrits du noble Coran, la création de la première mosquée, les persécutions endurées par les premiers musulmans et les grandes batailles menées par Muhammad (‘alayhi salat wa salam) et Les califes Rashidun pour établir la suprématie de l’Islam. L’histoire de l’islam débute en Arabie terre du prophète Muhammad (alayhi salat wa salam), détenteur d’un message simple mais révolutionnaire La fulgurante expansion religieuse, culturelle et politique de l’islam submerge et efface la Perse et Byzance, créant un nouvel empire arabe et islamique comme jamais l’histoire en a vue par son étendu et son impacte a travers les siècles.

Chapitre 2 : L’ÉVEIL

La foi a fait naître un empire. A présent la culture l’éclaire. Mais en définitive, ce qui l’unit, c’est le commerce. En s’épanouissant, l’islam devient une des grandes civilisations de l’histoire, où la culture et les biens circulent librement au sein d’un immense empire. Les principes et l’influence de l’islam se répandent plus loin, affectant le développement intellectuel de l’Occident. L’arabe devient la langue de l’érudition et les réussites dans l’art, l’architecture, la science et la médecine se multiplient. Cet épisode revient également sur les croisades, notamment la prise de Jérusalem par Saladin.

 

Chapitre 3 : LES OTTOMANS

A la suite de l’invasion mongole, l’islam se transforme radicalement. Les Turcs ottomans, nomades venus d’Asie enrôlés comme mercenaires par les sultans musulmans pour repousser les hordes mongoles, se sédentarisent, puis revendiquent leurs propres territoires. De leurs rangs émerge un seigneur de la guerre, Osman Bey, qui donnera son nom à une dynastie. Les Ottomans créent un nouvel empire qui s’étend à l’ouest, vers les territoires chrétiens. Leur plus grand souverain, Soliman le Magnifique, façonne une armée dynamique et un empire d’une richesse et une sophistication extrêmes qui menace les grands centres de pouvoir européens et l’Empire perse, avant de tomber, victime des ennemis de l’intérieur.

 

Objets de l’ère Ottomane :

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Très rare : Épée Bosniaque (Balkans) ver 1800 ère Ottomane
Hizb  de An-Nawawi, période ottomane (ca. 1299-1923), datée A H. 1152 AD 1739
Hizb de An-Nawawi, période ottomane (ca. 1299-1923), datée A H. 1152 AD 1739

Armure, bouclier, toug, selle et sabre Ottoman capturé par les autrichiens à la bataille de Vienne Armure, bouclier, toug, selle et sabre Ottoman capturé par les autrichiens à la bataille de Vienne

Montre de poche Ottomane du sultan et calife Abdel Hamid II 1876 1909
Montre de poche Ottomane du sultan et calife Abdel Hamid II 1876 1909
Arc Ottoman et flèches du 17 ou 18eme siècle
Arc Ottoman et flèches du 17 ou 18eme siècle
Yataghan (Sabre) Ottoman des Balkans du 19eme siècle
Yataghan (Sabre) Ottoman des Balkans du 19eme siècle
La  première couverture ottomane pour le site le plus sacré sur la terre, la tombe bénie de la fierté de la Création (sws) à Médine tul-Munawwara, envoyé par le sultan Ottoman Ahmed Ier en 1603
La première couverture ottomane pour le site le plus sacré sur la terre, la tombe bénie de la fierté de la Création (sws) à Médine tul-Munawwara, envoyé par le sultan Ottoman Ahmed Ier en 1603

flèches et étuis pour arc Ottoman du 17eme siècle flèches et étuis pour arc Ottoman du 17eme siècle

Les Bosniaques convertis à l’islam après la conquête du sultan Ottoman Muhammad II al-Fatih

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carte du royaume de Bosnie avant la conquête Ottomane
carte du royaume de Bosnie avant la conquête Ottomane

Les Bosniaques convertis à l’islam après la conquête du sultan Ottoman Muhammad II al-Fatih

La Bosnie-Herzégovine, au sud-est de l’Europe, qui est aujourd’hui un pays réunissant de nombreuses cultures, est dirigée depuis le premier siècle avant J-C tour à tour par les Romains, les Byzantins, les Hongrois, les Serbes, les Ottomans et les Autrichiens. Toutefois, ce sont les Ottomans qui ont laissé une marque significative, en particulier en termes de religion et de culture. Après avoir été témoin pendant des siècles de guerres et de conflits, la paix et le calme sont revenus dans le pays après la conquête du sultan Mehmed II Fatih en 1463. La Bosnie a ensuite obtenu le statut de sandjak ou division administrative liée à la province de Rumeli et 30.000 Bosniaques se sont convertis à l’islam. Les Bosniaques ont toujours eu un statut spécial au sein de la société ottomane. Ils se sont toujours montrés fidèles à l’Etat ottoman et nombre d’entre eux sont devenus hommes d’Etat ou érudits. Après la conversion des Bosniaques, les Turcs et les Bosniaques ont commencé à avoir la même histoire. Au début du XIXe siècle, les Serbes se sont révoltés contre l’Etat ottoman et ont commencé à assassiner les Bosniaques. En 1878, l’Empire ottoman a été vaincu par l’Empire russe et a dû céder l’administration de la Bosnie-Herzégovine à l’Empire austro-hongrois.

Le souhait de Gazi Husrev-beg : transformer Sarajevo en ville ottomane

Après la conquête de Sarajevo par Mehmed II Fatih, Gazi Husrev-beg, qui occupait la fonction de Bey et de gouverneur de la ville, a commencé à entreprendre de nombreuses constructions dans le but de faire de Sarajevo une ville ottomane. Le Pont Latin, où s’est fait assassiner l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche par Gravilo Princip en 1914, l’Institut oriental mondialement connu, la Mosquée Fatih ou Mosquée de l’empereur, le Bascarsija (bazar) du centre ville, le caravansérail Morica Han et un ensemble de bâtiments construits au nom du gouverneur de la ville sont quelques endroits que l’on peut encore voir à Sarajevo. La tombe d’Alija Izetbegovic, le site des massacres de Markale tristement célèbres, la rivière Vrelo Bosne et le tunnel de Sarajevo connu pour son rôle historique dans la guerre de Bosnie, sont d’autres lieux historiques essentiels à ne pas manquer. La destruction du pont Stari Most datant de l’ère ottomane en 1993 est resté gravé dans les esprits des Bosniaques. L’ouvrage a été reconstruit en 2004. Koski Mehmed-pasha et Karadoz-begova sont les deux seules mosquées de Mostar construites par les Ottomans qui ont subsisté. La tekija ou demeure derviche, située à Blagaj près de Mostar, est un bâtiment historique unique en termes de position géographique et de beauté. Pocitelj, près de Mostar, est un village typiquement ottoman. Conquise par le sultan Mehmed II Fatih six jours après la conquête de Sarajevo, Travnik est devenue un centre qui fournissait des hommes d’Etat pour l’Empire ottoman. Travnik était connue pour être la ville des vizirs de l’ère ottomane. De fait, 70 vizirs originaires de Travnik ont servi l’Etat ottoman de nombreuses fois.

 

source :  Zaman France 
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