L’ère Abbasside

L’Émirat de Crête 824-961

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Le port d’al-khandaq , qui est de nos jours Héraklion, fondée en 824 par les ribadi de Cordoue

L’émirat de Crète est un État musulman qui exista sur cette île de la Méditerranée orientale de  820 à 961. Il fut fondé par un groupe d’Andalous exilés de Cordoue, les ribadi qui conquirent la Crète vers 824 ou en 827/828 et y édifièrent une nouvelle capitale, la ville de al Khandak (en arabe, خندق). Ce terme qui signifie « fossé », tire son origine du fossé défensif creusé pour défendre la cité. (Chandax, actuelle Héraklion.)

La Crète subit un premier raid en 654, lors du règne de l’empereur Constant II (641-668). En 674-675, sous Constantin IV (668-685), alors que les armées omeyyades, installées à Cyzique, menaçaient Constantinople, une flotte arabe attaqua la Crète et y hiverna, elle fut diriger par Junadah ibn Abi Umayah al-Azdi sous le califat de Muawiya (radi Allah anhu) , Junadah en conquit une partie avant de revenir en Syrie, suite au siège infructueux de Constantinople par les Musulmans, en l’an 679.

Jumadah mourra en 699.et certaines régions de l’île connurent une occupation temporaire sous le règne du calife omeyyade Al-Walīd Ier, qui régna de 705 à 715 (Canard 1986, p. 1082). À cette époque, la Crète ne fut cependant jamais conquise et resta fermement aux mains de Byzance, en dépit de quelques razzias menées au 8e siècle, car elle se trouvait trop éloignée des bases navales arabes du Proche-Orient pour qu’une expédition efficace pût être lancée contre elle.  L’île fut de nouveau attaqué par Humayd Ibn Ma’yun, qui fut chargé de la sécurité des côtes méditerranéennes de la Syrie par le calife abbasside Harun al-Rashid, avant de la conquérir en l’an 190 de l’Hégire (805). Mais , les Musulmans ne restèrent pas dans l’île et la quittèrent. (al-Futuhat)

Durant les 135 années d’existence de l’émirat de Crète (appelé al-Iqritich ou al-Iqritiya), qui fut l’un des adversaires les plus redoutables des Romains de Byzance, barrant l’accès de Constantinople à la Méditerranée et servant de relais et de base arrière aux flottes musulmanes  qui ravageaient les côtes égéennes.

Retour en arrière :

Illustration de Qurtuba (Cordoue) capital Omeyyade d'al-andalus en l'an 1000 , source : Arthur Redondo.
Illustration de Qurtuba (Cordoue) capital Omeyyade d’al-andalus en l’an 1000 , source : Arthur Redondo.

Les Ribadi ou les révoltés du Faubourg de Cordoue 

 L’Affaire du faubourg de Cordoue, récit d’Ibn al-Athir [Al-Kamil fi al-Tarikh, P. 209] : 

« En 198 (31 août 813) eut lieu à Cordoue l’affaire dite du faubourg, voici à la suite de quels événements. Le prince régnant en cette ville, Al-H’akam ibn Hichâm l’Omeyyade, ne s’occupait guère qu’à jouer, à chasser, à boire et à d’autres plaisirs de ce genre, et d’autre part la mise à mort de plusieurs des principaux habitants l’avait fait détester de la population, qui maltraitait et injuriait les hommes du djond. Les choses en vinrent à ce point de désordre que, quand on faisait l’appel à la prière, la populace criait : « Viens prier, ivrogne, viens donc prier ! » et pendant que quelques-uns criaient cette injure, les autres applaudissaient, Alors El-H’akam commença à entourer Cordoue d’une enceinte fortifiée et garnie de fossés ; il caserna de la cavalerie à la porte de son palais, où une troupe armée avait mission de toujours se tenir, et augmenta le nombre de ses mamlouks. Toutes ces précautions ne purent qu’augmenter la haine de la population, qui était persuadée qu’il voulait tirer vengeance de toutes ces avanies. Ensuite il établit l’impôt, à prélever chaque année et sans rémission, de la dîme sur les denrées, ce qui fut mal vu du peuple ; il s’empara de dix des principaux exaltés, qu’il fit exécuter et crucifier, nouvelle cause de colère pour les gens du faubourg. Ajoutez enfin qu’un mamlouk du prince, ayant porté son épée  chez un fourbisseur pour la faire nettoyer, et celui-ci l’ayant remis à plus tard, le mamlouk saisit son épée dont il frappa l’ouvrier jusqu’à ce que mort s’ensuivît. Cela arriva en ramadan (avril-mai 814) de cette année. Les gens du faubourg méridional coururent les premiers aux armes, et tous les autres faubourgs les suivirent. Le djond, les Omeyyades et les esclaves noirs se concentrèrent dans le palais, et El-H’akam procéda à la répartition des chevaux et des armes, ainsi qu’au groupement de ses compagnons. La lutte s’engagea et fut favorable aux gens du faubourg, qui cernèrent le palais. Alors El-H’akam descendit de la terrasse où il se tenait et vint, à cheval et armé, relever le courage des siens, qui se battirent sous ses yeux avec acharnement. Par son ordre, son cousin paternel ‘Obeyd Allah fit une sortie par une brèche ouverte dans la muraille et prit avec son corps de troupes les gens des faubourgs à revers, tandis qu’ils ne s’attendaient à rien ; il mit le feu aux maisons, et alors ces gens s’enfuirent après un violent combat. On tira de toutes les demeures ceux.qui y habitaient et on les fit prisonniers, puis on en prit trois cents des plus considérables, que l’on exécuta et que l’on crucifia la tête en bas. Pendant trois jours, les faubourgs de Cordoue furent livrés au meurtre, à l’incendie, au pillage et à la destruction.

El-H’akam prit alors l’avis d’’Abd el-Kerîm ben ‘Abd el-Wâh’id ben ‘Abd el-Moghîth, son plus intime confident, qui lui conseilla la clémence. Ce fut le parti qu’embrassa le prince, malgré l’avis contraire émis par un autre, et il fit proclamer l’amân, mais avec menace de tuer et de crucifier tous ceux des habitants du faubourg qui ne seraient pas partis dans les trois jours. Les survivants sortirent en cachette, exposés à toute espèce de peines et d’humiliations, et emmenant loin de Cordoue leurs femmes, leurs enfants et leurs richesses les moins lourdes. Les soldats et les malfaiteurs étaient aux aguets pour les piller et tuaient ceux qui osaient leur résister. A la fin du délai de trois jours, El-H’akam donna ordre de respecter les femmes, qu’on réunit dans un même endroit, et fit détruire le faubourg méridional.

Bezî’, affranchi d’Omeyya, fils de l’émir ‘Abd er-Rah’mân ben Mo’âwiya ben Hichâm, était alors emprisonné à Cordoue dans le H’abs ed-dem, et chacun de ses pieds était chargé d’une lourde chaîne. En voyant que le peuple l’emportait sur le djond, il demanda à ses geôliers de le relâcher, à quoi ceux-ci consentirent après lui avoir fait promettre de rentrer en prison s’il sortait sain et sauf du combat. Il s’élança dans la mêlée et se battit plus bravement que n’importe quel soldat, puis retourna à la prison après la défaite des gens du faubourg. El-H’akam, qui fut informé de la chose, le fit mettre en liberté et le traita généreusement.

Il y en a qui mettent cette affaire du faubourg en l’année 202 (19 juillet 817). »

File:Abu el-Abbas el-Mursi Mosque in Alexandria.jpg
la mosquée Abul Al-Abbas El-Mursi d’Alexandrie, Égypte du 13ème siècle dédié à l’andalous Sufi el-Mursi Abul Abbas dont le tombeau  est situé dedans, situé dans  quartier d’Anfoushi  à proximité de la citadelle de Qaitbay.

 Campagne du général Abbasside ‘Abd Allah ben Tahir en Egypte et les Ribadi [Al-Kamil fi al-Tarikh, P. 279]  (Ibn al-Athir) :

En 210 (23 avril 825), ‘Abd Allah ben Tahir al-Khorassani marcha contre l’Egypte qu’il conquit, et ‘Obeyd Allah ben es-Seri dut lui demander grâce.

En effet, ‘Obeyd Allah [P. 280] s’était rendu maître de l’Egypte et y agissait en rebelle, tandis qu’une troupe partie d’al-Andalus s’emparait d’Alexandrie.

‘Abd Allah ben Tahir, occupé à combattre Nasr ben Chabath, dut tout d’abord négliger ces faits, mais dès qu’il le put il marcha contre l’Egypte…….

La flotte arabe fait route vers la Crète. Miniature du manuscrit de Madrid de la Chronique de Skylitzès.
La flotte des ribadi de Cordoue  fait route vers la Crète depuis Alexandrie alors Abbasside. Miniature du manuscrit de Madrid de la Chronique de Skylitzès.

Conquête d’Alexandrie par ‘Abd Allah [P. 281] (Ibn al-Athir) et départ des Ribadi pour la Crête

En 210 (23 avril 1825), ‘Abd Allah chassa d’Alexandrie les Espagnols qui s’étaient emparés de cette ville en lui accordant quartier.

Ces gens étaient arrivés en grand nombre à Alexandrie par mer pendant les troubles occasionnés par Ibn Es-Serî et par d’autres, et y avaient débarqué sous la conduite d’un chef nommé ‘Abou H’afç. Cette situation dura jusqu’à l’arrivée d’Ibn Tahir, qui leur fit déclarer que, faute par eux de faire acte d’obéissance, il allait les combattre.

Ils se soumirent et demandèrent l’aman, [P. 282] sous la condition qu’ils quitteraient cette ville et gagneraient quelque localité de Roum en dehors des pays musulmans.

Ils obtinrent l’aman sous cette condition et allèrent s’établir dans l’île de Crète, où ils firent souche.

Voici dans quels termes s’exprime Yoûnos ben ‘Abd el-A’la :

« Un jeune héros — c’est-à-dire Ibn Tahir — arriva d’Orient chez nous, alors que toutes nos affaires étaient dans la confusion, que toutes les régions de notre pays étaient tombées entre les mains de l’un ou l’autre conquérant, et que les habitants étaient livrés au malheur. Il remit tout en ordre, rendit la confiance à l’homme sain, fit trembler le malade, et tous les sujets s’unirent dans un même sentiment d’obéissance». (1)

 

Abu Hafs ordonne l'incendie de ses navires, après avoir atteint la Crète, miniature des Skylitzes Madrid
Abu Hafs al-Andalusi ordonne l’incendie de ses navires, après avoir atteint la Crète, miniature des Skylitzes Madrid

Il y  deux lettres du calife fâtimide  al-Muizz (932-975),au sujet de l’expédition romaine byzantine contre la Crète Islamique en 960.

Relaté par Marius Canard (1961), qui explique :  « Elles nous ont été conservées dans un ouvrage d’un des familiers de ce calife, le cadi, juriste et historien Abu Hanîfa an-No’mân, intitulé al-Madjâlis wa’l-Musâyarât (Réunions et Causeries), où il rapporte les entretiens qu’il a eus avec ce calife et cite des documents administratifs. Ces lettres ont été publiées dans un travail consacré au calife al-Mu’izz par deux auteurs égyptiens modernes (2).

Illustration de la Chronique de Skylitzès montrant la siege par les Byzantins de Chandax, la principale place-forte de l'émirat arabo-Islamiqe vassal des Abbasside de Crète.
Illustration de la Chronique de Skylitzès montrant la siège par les Byzantins de Chandax  (al-Khandaq)

En voici la traduction :

Lettre du calife Fatimide al-Mu’izz (Mahdia)  à Abû’I-Hasan Alî al-Ikhshîd (Il règne sur l’Egypte à partir du 12 janvier 961) pour lui demander de porter secours aux Musulmans de Crète.

« Dieu-gloire à Lui! -nous a comblés de Sa générosité et nous a donné le secours de Son aide et de Son soutien, comme nous le voyons, par Sa force et Sa puissance, par Son appui et l’octroi du triomphe sur nos ennemis. Il nous a permis d’éloigner les mains des Infidèles du but vers lequel elles s’allongeaient, c’est-à-dire porter la guerre vers nos régions et en attaquer les habitants. Nous avons appris que tu as manifesté l’intention de partir pour la guerre sainte et de porter secours à ces gens au moyen de navires venant de chez toi. Par ma vie, c’est toi qui es le plus apte à accomplir cette œuvre parce qu’ils sont proches de toi, qu’ils ont des liens avec toi, qu’ils fournissent des vivres à ton pays et qu’ils sont comme toi soumis à une même obédience. Si nous te les avions confiés et si nous les avions négligés, ni eux, ni toi n’auriez eu le moindre argument à faire valoir contre nous. Mais nous avons choisi d’aider la nation de notre ancêtre Mohammed et nous ne pensons pas que nous devons nous en abstenir alors que nous avons mis notre espoir en lui et qu’eux, dans le même espoir, s’en sont remis à nous. Nous ne mettrons pas d’obstacles entre (le devoir) de la guerre sainte dans la voie de Dieu et toi et nous ne t’empêcherons pas de réaliser les espoirs que tu as formés. Que la nouvelle qui t’est parvenue de l’envoi de nos vaisseaux ne te détourne pas de la résolution que tu as prise, qu’elle ne te fasse pas redouter quelque chose de notre part pour ceux que tu enverras et pour tes vaisseaux. Car nous sommes lié envers toi par le pacte d’Allah et Sa promesse, qui garantissent que nous nous tiendrons toujours avec les tiens sur le chemin du bien, que nous les considérerons de la même façon que nos propres hommes, que nous les ferons participer aux prises que Dieu nous accordera, que nous les traiterons en cela comme en d’autres choses de la même façon que nos hommes et que vos bateaux seront sur le même pied que les nôtres jusqu’à ce que nous ayons la victoire, s’il plaît à Dieu, et qu’ils s’en retournent auprès de toi victorieux ou bien qu’il en soit de l’ordre de Dieu et de notre destinée comme II le voudra. Sache cela et fais-nous confiance. C’est en cela que réside la victoire mutuelle des Musulmans sur leur ennemi, leur unanimité dans leur foi, l’Exaltation la religion de Dieu et l’humiliation de Ses ennemis. Nous t’avons aplani le chemin. Dieu nous est garant de notre parole. Si tu es d’avis de choisir (la voie) de la guerre sainte, agis de façon à envoyer tes navires jusqu’au port de Tobna* de la région de Barqa, car ce port est proche de l’île de Crète. Le rassemblement de tes troupes avec nos vaisseaux aura lieu dans ce port au premier jour de Rabf second (de l’année 350) avec l’assistance de Dieu, par Sa puissance, Son appui, Son secours et Son aide. Si tel n’est pas ton avis, nous t’aurons fait parvenir une mise en demeure et un bon conseil et nous serons libéré de l’obligation que nous avions à ton égard.

Pour nous, grâce à la puissance de Dieu et à Sa force, à Son appui, Son assistance et Son aide, nous pourrons nous passer de toi et d’autres. Nous sommes fermement résolu à envoyer nos vaisseaux, nos hommes et notre armement ainsi que tous les moyens que Dieu nous a donnés et qu’il a mis en notre pouvoir, grâce à quoi nous pensons que Sa puissance et Sa force nous aideront à parvenir aux buts que nous nous proposons et vers lesquels nous nous dirigeons. Nous demandons l’aide de Dieu et c’est en Lui que nous nous confions, sur Son aide que nous comptons. Il nous suffît et c’est un excellent garant. »

* Les géographes arabes ne relatent pas de Tobna en Cyrénaïque. Il ne peut s’agir de Tobna d’Ifrîqiya (actuel Algérie)

Illustration du manuscrit de Madrid de la Chronique de Skylitzès, montrant l'amiral Oryphas suppliciant les marins arabes musulmans de Crète.
Illustration du manuscrit de Madrid de la Chronique de Skylitzès, montrant l’amiral Oryphas suppliciant les marins arabes musulmans de Crète.

Menace d’al-Mu’izz (953-975) le calife fatimide à l’empereur byzantin au sujet de sa prise de possession de la Crète Islamique.

« An-No’mân a dit : L’imâm al-Mu’izz donna l’ordre d’écrire à ce sujet à l’empereur et dicta la lettre au secrétaire en présence de ceux qui étaient devant lui. Il le fit avec des phrases comme je n’en ai jamais entendu de plus énergiques et de plus éloquentes. Après lui avoir laissé le choix de l’alternative suivante : ou qu’il renonçât à la guerre contre les habitants de la Crète ou que le calife dénonçât le pacte conclu avec lui, comme le Prophète avait dénoncé le pacte conclu avec les Arabes infidèles et avait envoyé ‘Alî avec une lettre qu’il leur lut dans leur foire solennelle, en raison de la parole d’Allah, le plus véridique de ceux qui parlent : « Si tu crains une trahison de la part d’un peuple, dénonce le pacte conclu avec eux. » (Coran 8, 58 : Le Butin), après cette introduction, il dit dans sa lettre :

« Il n’apparaît pas que les habitants de la Crète, avant ce jour, aient fait appel à un autre souverain que nous. Aujourd’hui, en tout cas, ils se sont tournés vers nous et nous ont appelé à leur secours. C’est une situation qui te fait une obligation vis-à-vis de nous d’observer parfaitement le pacte de paix en t’empressant de les laisser tranquilles et en t’abstenant de te mettre en travers de leur- route. Les obstacles qu’opposent les injustes aux justes ne font pas cesser le bon droit de ceux-ci, quand bien même les injustes remporteraient la victoire sur leur juste cause; bien plus, Dieu leur fait comprendre ainsi que le bon droit est de leur côté.

La Crète et les autres pays du monde sont à nous, en vertu du don que Dieu nous en a fait et parce qu’il nous a mis à la tête du monde. Nous obéissent sur terre tous ceux qui nous obéissent, sont rebelles à nos ordres ceux qui nous sont rebelles. Leur obéissance n’entraîne pas pour nous l’obligation de régner (effectivement) sur eux, et leur rébellion ne nous crée pas un droit de les abandonner. S’il en était ainsi, le pouvoir serait à eux et non à Dieu qui nous en a gratifié, ni à nous. S’ils le veulent, ils nous obéissent, et, s’ils le préfèrent, ils nous refusent l’obéissance. Dans les deux cas, cela appartient à Dieu à qui est tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. C’est Lui qui nous a élu, nous a mis en possession de cela et nous l’a donné. Si cela appartenait aux créatures, Il ne nous aurait pas donné la faculté de combattre ceux d’entre eux qui refusent de nous obéir, ni de recouvrer ce qu’ils ont arraché de nos mains par la force, lorsque Dieu nous en accorde le pouvoir et la force de le faire.

Si tu prétends autre chose que cela et juges que ce qui est entre tes mains est à toi (sache que) Romain a usurpé tes pouvoirs et ceux de ton père avant toi, puis, un revirement de la fortune s’est produit en votre faveur à tous les deux contre lui. Si tu considères que celui qui s’est approprié quelque chose et s’en est rendu maître en a la propriété à l’exclusion du détenteur du droit légitime qui le possédait, il ne convenait ni à toi ni à ton père de se révolter contre Romain (Lécapène) et d’arracher de ses mains le pouvoir qui lui était échu. Telle est la voie des justes à notre avis. Si tu professes la même doctrine, tu agiras avec équité, mais si tu l’ignores, ton ignorance n’est pas un argument contre ceux qui la reconnaissent.

Si tu continues à faire la guerre à ceux qui ont fait appel à nous, le pacte  que nous avons conclu avec toi est dénoncé. Et fais attention à toi et à ceux de ta religion, car nous engagerons la lutte contre toi et contre eux, avec l’aide et le soutien de Dieu. Il n’y a de puissance et de force qu’en Lui. » (3)

Le 20 février 961, le général byzantin Nicéphore Phokas, à la tête d’une gigantesque flotte de 2600  navires de guerre et 1360 navires de réserves assiégea l’île par surprise.

Certains vaisseaux aurait eu 250  rames réparties le long de 4 ponts.

La flotte encercla toutes les côtes de l’île et les musulmans montrèrent une résistance héroïque avant qu’al-Khandaq ne capitule le 7 mars 961. de cette manière les Rum recapturèrent la Crète, après qu’elle fut gouvernée par les Musulmans pendant 140 ans .

Arianus fils de Constantin, l’Empereur de Constantinople, devint alors le premier gouverneur après ‘Abd al-Aziz Ibn ‘Abd al-Aziz Ibn Chou’ayb.

 » Candia (rabad al-khandaq). »
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La carte de Crète par l’amiral Ottoman Piri Reis

Liste des émirs de Crète

La succession des émirs de Crète a pu être établie grâce aux sources arabes et byzantines mais aussi et surtout au moyen de leur monnayage. Les dates de règne indiquées ci-après sont donc fort approximatives :(selon Miles 1964, p. 11–15 et Canard 1986, p. 1085)

Nom arabe Nom dans les sources grecques Règne
Abou Hafs (Omar Ier ibn Chouayb ibn Isa al-Ghaliz al-Iqritich) Apohapsis 827/828 – env. 855
Chouayb I ibn Omar Saipès ou Saet env. 855–880
Abou Abdallah Omar II ibn Chouayb Babdel env. 880–895
Mouhammad ibn Chouayb al-Zarkoun Zerkounès env. 895–910
Yousouf ibn Omar II env. 910–915
Ali ibn Yousouf env. 915–925
Ahmad ibn Omar II env. 925–940
Chouayb II ibn Ahmad env. 940–943
Ali ibn Ahmad env. 943–949
Abd al-Aziz ibn Chouayb II Kouroupas 949–961 mort à Constantinople
(Al-Nouman ibn Abd al-Aziz) Anémas N’a pas régné servi l’Empereur
File:Vue du siege de Candie en 1669.jpg
Vue d’Héraklion, alors appelée Candie, en 1669 peu avant que les Vénitiens ne rendent la ville aux Turcs Ottomans.

Après la fin de l’émirat de Crète, il faudra attendre la période ottomane (1645/48-1913) pour revoir des musulmans dans l’île.


Notes :

(1) Ibn al-Athir, tiré du kitab « Al-Kamil fi al-Tarikh ».

(2) Hassan Ibrahim Hassan et Taha Ahmed Sharaf, Al-Mu’izz li-dîn-illâh, Le Caire, 1948, p. 303-304 et 321-322. Selon Canard Marius l’ouvrage d’an-No’mân est encore en grande partie manuscrit.

(3) Canard Marius, « Les sources arabes de l’histoire byzantine aux confins des Xe et XIe siècles ». In: Revue des études byzantines, tome 19, 1961. pp. 284-314.

Quelques Amsar, Villes, Medinat créées entre 650 et 950

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Villes, Medinat, Amsar de fondation musulmane

Il existait trois types de villes au début de l’expansion de l’Islam (Rashidun et Omeyyade):

  • les ʾamṣār ;
  • les villes hellénistiques, romaines, wisigoth  et sassanide transformées ou détruites et reconstruites en « Madina » ;
  • les villes nouvelles.

ʾAmṣār est le pluriel de miṣr, qui signifie « ville de conquête ». Ces centres urbains, au nombre desquels on compte Fostat, Bassorah, Koufa et Kairouan, sont créés comme quartiers d’hiver et lieux de repli pour l’armée des conquérants musulmans. Ils suivent un schéma simple : la grande mosquée et dār al-ʾimārah, le palais, occupent le centre, et sont entourés de quartiers d’habitations.

Le Sham (Palestine, Syrie, Liban et Jordanie), l’Egypte et l’Afrique (Est-algérien, Tunisie (sans le sud), et Ouest-Libyen), était sous la domination de l’Empire byzantin jusqu’à la conquête, une région comme le Sham est déjà fortement urbanisé. C’est pourquoi moins de cités sont construites dans celle-ci, les nouveaux arrivants arabo-musulmans s’installant dans les villes déjà bâties, comme Damas, Alep, Homs, Lattaquié, Apamée ou encore Jérusalem. Une grande mosquée y est édifiée, soit à la place de l’église, comme à Damas et Jérusalem, soit sur un lieu laissé vide, comme à Alep. L’église peut aussi parfois être coupée en deux, une partie étant réservée au culte chrétien, l’autre au culte musulman. Il en est de même pour les terres de l’ancien empire Sassanide, hormis l’Irak.

D’autres villes sont créées, sans être pour autant des ʾamṣār, mais juste de nouveaux centres urbains. C’est par exemple le cas à Wasit, en Irak ou à Chiraz, en Iran, où il est impossible de distinguer actuellement des éléments omeyyades. Celle de Ramla ou Anjar, (Palestine et Liban) en ruines toutes deux.

Sous les Abbassides, deux villes sont mises en avant : Baghdad et Samarra, en Irak, et aussi des plus petites villes des provinces à travers l’empire.



8) La Mosquée de Basra, en Iraq (638 JC) date du début des conquêtes islamique, et la ville fut un des premier camp Militaire arabe fondé en 638 par le général et compagnon du califat Rashidun Utbah ibn Ghazwan radi Allah anhu sur ordre du calife Rashidun Omar ibn al-Khattab (radiALLAH anhu).
8) La Mosquée de Basra, en Iraq (638 JC) date du début des conquêtes islamique, et la ville fut un des premier camp Militaire arabe fondé en 638 par le général et compagnon du califat Rashidun Utbah ibn Ghazwan radi Allah anhu sur ordre du calife Rashidun Omar ibn al-Khattab (radiALLAH anhu).

Iraq, Basra 638 (Califat rashidun)

Bassora (ou Bassorah ou Basra, en arabe : al-Baṣra, البصرة) est la seconde ville d’Irak, après Bagdad, la capitale, avec une population estimée en 2008 à environ 2 300 000 habitants. C’est la capitale de la province d’Al-Basra. Principal port du pays, la ville est située sur le Chatt-el-Arab, estuaire commun des fleuves Tigre et Euphrate, à 55 km en amont du golfe Persique et à 550 km de Bagdad.

Bassora est, avec Koufa (située plus au nord), un ancien « misr » ( au pluriel « amsar » : ville-camp ), bâtie en 638 par Omar ibn Al-Khattab radi Allah anhu, le deuxième calife bien-guidé, lors de l’expansion musulmane .

Pole majeur de migration arabe en Mésopotamie.

Récit de la fondation de la ville de Basra par l’Imam at-Tabari : 

« Du temps du calife Omar Baçra n était pas une ville.  C’était une plaine pierreuse au bord du Tigre et une contrée couverte de pierres blanches telles qu il y en avait là est appelée par les Arabes :  Baçra.

A l’endroit où s’étend aujourd’hui la ville de ce nom il y avait au bord d’une petite rivière près d’Obolla sept villages gouvernés par un dihqàn dont l’autorité était reconnue par les habitants de Baçra d’Obolla et des riverains de l’Euphrate.

Toutes ces populations étaient soumises au roi de l’Omàn contrée qui d’après les Arabes fait partie de l’Indostan.

Or après la bataille de Qàdesiyya et la destruction de l’armée perse Omar craignant que le roi de Perse ne demandât du secours au roi d’Omàn et au roi de l’Indostan et que ceux ci ne le lui accordassent jugea à propos de faire occuper la contrée des embouchures du Tigre par un corps de troupes et d y faire construire une ville peuplée d Arabes afin d empêcher les Perses d’amener par cette voie des auxiliaires.

En conséquence il fit venir Otba fils de Ghazwân le Mâzinite qui était seigneur des Beni Màzin et qui avait été compagnon du Prophète et lui parla ainsi  : « Dieu a fait triompher l’islam par ma main et il a brisé les Perses.  Maintenant je veux faire garder la route entre l’Indostan et l’Omàn afin qu’il n arrive pas aux Perses des secours de ce côté . Il faut donc que tu y conduises ton corps de troupes et que tu y construises une ville dans laquelle vous puissiez être à votre aise toi et les soldats musulmans.  »

Otba se mit en route avec cent seize hommes et en traversant le désert il en réunit encore trois cents autres autour du drapeau qu’Omar lui avait remis.

Arrivé au lieu de sa destination il fut averti qu’il y avait dans les bourgs de cette contrée une nombreuse population et plusieurs dihqàns,  Otba fit partir un messager pour inviter ces dihqàns à se présenter devant lui.

Le messager parla ainsi aux dihqàns :  » Un homme accompagné d’une nombreuse armée est arrivé de l’Arabie.  Il vous fait inviter à venir le trouver. »

En recevant ce message l’un de ces dihqàns qui était très puissant partit avec quatre mille cavaliers . Voyant le petit nombre de musulmans qui étaient avec Otba il manifesta son étonnement et son mépris pour ce petit corps de troupes et dit  :  » Quel mal peut faire cette poignée d’hommes ?  Et qui est donc celui qui les commande pour oser m’appeler devant lui. ‘  Ensuite il chargea un corps de deux cents soldats d’aborder les musulmans de les enchaîner et de les lui amener Otba les voyant approcher leva son camp et les attaqua.

Le combat s étant engagé les musulmans tuèrent la plupart des ennemis puis ils s avancèrent jusqu à l’endroit où se trouvait le dihqân tombèrent à l’improviste sur son armée et tuèrent un nombre considérable d’hommes. Le dihqân fut fait prisonnier et amené devant Otba.

Il y avait en cet endroit une population d’Arabes de l’Omàn qui avait construit au bord de la rivière des habitations faites de paille et d’herbes sèches à la manière arabe. Invités par Otba à accepter sa religion ces hommes dont le nombre était considérable embrassèrent tous l’islam Otba les interrogea ensuite pour savoir où était le meilleur climat dans cette contrée.  Ils lui indiquèrent l’endroit couvert de pierres celui là même où il avait établi son camp,  Otba ayant requis leur aide fonda alors la ville de Baçra.

Sa’d fils d Abou Waqqàç avait construit près du Tigre la ville de Koufa la ville de Madàïn se trouvait ainsi située entre Koufa et Baçra mais plus près de cette dernière Otba adressa à Omar une lettre conçue en ces termes :  » Je me suis rendu à l’endroit que tu m as désigné et j’y ai construit la ville de Baçra. Je me trouve plus rapproché des Perses que la garnison de Koufa. Je fais journellement des courses contre eux et je leur ai inspiré une grande terreur.  Si j’avais à ma disposition une armée je m’emparerais de Madàïn . »



Le dar al-Imara de Kufa fut construit à la base par utba ibn Ghazwan mais ils fut reconstruit par le wali Omeyyade ubayd Allah ibn Ziyad..
Le dar al-Imara de Kufa fut construit à la base par Utba ibn Ghazwan mais ils fut reconstruit par le wali Omeyyade ubayd Allah ibn Ziyad..Ruines du Dar al Imara de Kufa (Rashidun et Omeyyade),  Kufa ville fondé par Sa’d ibn Waqqas  par Ordre d’Omar ibn al-Khatab  radi Allah anhum en 639

Iraq, Kufa 639 (Califat Rashidun)

Kûfa (الكوفة [al-kūfa]) est une ville d’Irak, environ 170 km au sud de Bagdad, et à 10 km au Nord-est de Nadjaf. Elle est située sur les rives du fleuve Euphrate. La population en 2003 était estimée à 110 000 habitants. C’est la deuxième ville de la province de Nadjaf.

Sur une décision du calife `Omar  ibn al-Khatab radi Allah anhu, Koufa a été construite pour être un pôle d’immigration arabe dans le sud de la Mésopotamie, et de devenir la capitale. Les Arabes recherchaient un endroit où ils ne souffriraient pas de maladies. À l’emplacement de Koufa, il y avait une ville Sassanide qui faisait partie d’une province perse.

Les quartiers arabes de la ville ont été construits en 638, à peu près au même moment qu’à Bassora, quand les armées arabes combattaient les Sassanides. La ville fut construite en briques cuites. On commença par construire la mosquée au centre de la ville à 1,5 km de l’Euphrate. On creusa un réservoir d’eau prévu pour 20 000 habitants. La population de Koufa était formée d’immigrants arabes venant soit de la région de La Mecque, soit du sud de l’Arabie, Yémen et Hadramaout, certains d’entre eux étaient chrétiens ou juifs.

En 655, les habitants de Koufa soutiennent `Alî contre le calife `Uthman (Radi Allah anhum).

Lorsque `Alî est devenu calife, il a déplacé son quartier général à Koufa pendant qu’il se préparait à la bataille avec Mu`âwîya qui menait une révolte à partir de la Syrie. `Alî fit creuser un puits dans la ville (656).

`Alî a été tué à Koufa (661), et enterré dans la ville voisine de Nadjaf. Après l’accession de Mu`âwîya au califat, Koufa est devenue la base des partisans (chiites) d’`Alî et des kharijites. Plus tard ses habitants abritèrent son fils Husayn.

Vers 670, une digue fut construite pour protéger la ville des crues du fleuve.

En 685, Koufa fut le théâtre de la révolte Kharijite de al-Mukhtâr.

C’est de Koufa que partit la révolution abbasside qui allait renverser les Omeyyades (750).

récit de la Fondation de Kufa  par l’Imam at-Tabari : 

 « Omar répondit qu’elle devait conserver son campement actuel.

 Or les soldats tombèrent tous malades.  Alors Omar écrivit à Sa’d une lettre en ces termes :

»Il faut aux Arabes l’air d ‘une contrée dans laquelle se trouvent des chameaux des moutons et des pàturages voilà l’air qui leur convient.  Maintenant cherche à savoir des habitants du Sawàd où il ya des prairies et des moutons et établis ton camp à cet endroit » . Sa’d ayant parcouru toute la contrée trouva le climat de Koufa le plus convenable car l’air de Koufa est aussi sain que celui du désert et le pays n’était cultivé qu’en partie.

 En conséquence Sa’d y établit son camp. La mosquée du vendredi que l’on voit encore aujourd hui à Koufa fut construite alors Sa d jeta aussi les fondements de la ville . » 



Ruines de la Fustat fondé par amr ibn Al-As radi Allah anhu en 641 lors de la pris de l'Egypte
Ruines de la Fustat fondé par amr ibn Al-As radi Allah anhu en 641 lors de la pris de l’Egypte

Egypte, Fostat 641 (Califat Rashidun)

Fostat (arabe : الفسطاط), aussi appelée Fustat, Al Fustat, Misr al-Fustat ou Fustat-Misr, fut la première capitale arabe de l’Égypte. La ville fut fondée par le général Amru ben al-As à la suite de la conquête de l’Égypte par les Arabes en 641.

Fostat était aux temps des dynasties omeyyades (661-750) et abbassides (750-1050) un camp fortifié.

La ville connut son apogée au xiie siècle avec une population d’environ 200 000 habitants.

La ville était le centre du pouvoir administratif de l’Égypte jusqu’en 1168, lorsqu’elle fut incendiée par son propre vizir, Shawar, qui voulait empêcher les croisés de piller ses richesses.

Ce qui subsistait de la ville fut alors incorporé au Caire voisin.

Entre le xiiie et le xve siècle, les mamelouks firent de l’endroit une simple décharge, bien qu’une population de quelques milliers d’habitants continuât d’y vivre par le commerce de poteries.

Amr établit un camp quasi permanent au nord de la forteresse de Babylone d’Egypte. Puis ‘Amr y fonde à la suite de la chute d’Alexandrie en 642 la nouvelle capitale de l’Égypte : Fostat. Le nom aurait pour origine le mot grec fossaton (fossé). À proximité de l’ancienne la forteresse de Babylone, sur la rive orientale du Nil, le site de Fustât permet de contrôler le delta tout en étant situé au point de passage le plus commode pour traverser le fleuve, à la jonction entre la Haute et Basse-Égypte. La ville nouvelle, qui se construit autour de la forteresse de Babylone, occupe environ de 600 à 800 hectares en forme un conglomérat assez lâche augrès des concessions tribales (khitta) qui forment les premiers quartiers (hâra). ‘Amr construit une modeste mosquée en brique, un bain public et une forteresse au centre de la ville où un port prend forme et avec lui des quartiers commerçants. Un pont de bateaux est jeté en direction de Gîza. L’un des objectifs de la conquête égyptienne étant de fournir en céréales l’Arabie, ‘Amr commence la construction d’un canal entre le Nil et la mer Rouge qui commence à la limite nord de sa fondation. La construction de ce canal fut abandonné un siècle plus tard sous le califat d’Al-Mansûr l’Abbasside. En 644’Amr est rappelé par le nouveau calife ‘Uthmân. Il laisse derrière lui une capitale organisée qui compte déjà une dizaine de milliers de combattants arabes dans un pays soumis mais encore entièrement chrétien.

Durant son premier siècle au sein du califat, Fustât se transforme en véritable ville et profite du déclin d’Alexandrie. Tandis que la forteresse de Babylone conserve, au cœur de la ville nouvelle, son autonomie politique et ethnique (elle est peuplée par les indigènes coptes), Fustât reçoit l’apport de nombreuses populations arabes et non arabes (militaires, ruraux, serviteurs, artisans) qui s’installent au nord de la ville. Fustât devient une ville cosmopolite (mêlant des populations arabes, grecs, coptes, juives…) et devient, autour de son port et de son chantier naval, le centre politique et économique de la nouvelle province et le siège d’une cour provinciale qui rayonne sous l’autorité d’un préfet nommé par le calife. Il s’entoure de poètes et se fait construire une résidence somptueuse (La Maison dorée). La mosquée de ‘Amr est régulièrement agrandie et sa surface décuple jusqu’en 711. L’urbanisation, assez simple lors de la fondation, se densifie et s’étend principalement vers l’est et le sud. Les rues sont étroites, irrégulières, rarement pavées et forment un maillage complexe et anarchique (on a retrouvé un carrefour de sept rues près de la mosquée Abû al-Su’ûd). La population de la ville dépasse les 100 000 habitants.



Djeddah en 1938, en Arabie ville qui étais un simple petit port de pèche qui ensuite fut transformé par le calife rashidun Uthman ibn Affan radi Allah anhu en l'an 26 de l'hégire 647 JC, en grand port pour accueillir les pèlerins pour le Hajj.
Djeddah en 1938, en Arabie Saoudite ville qui étais un simple petit port de pèche qui ensuite fut transformé par le calife rashidun Uthman ibn Affan radi Allah anhu en l’an 26 de l’hégire 647 JC, en grand port pour accueillir les pèlerins pour le Hajj.

Arabie-Saoudite, Jeddah 647 (Califat Rashidun)

Ibn Battuta, le voyageur berbère du Moyen Âge, visita Djedda durant son périple à travers le monde. Il écrivit le nom de la ville dans son journal de bord « Juddah »

Les excavations de la vieille ville d’Al Balad suggèrent que la tribu Yéménite des Banu Quda’a (بني قضاعة) fonda un village de pêcheurs (522 avant JC) après avoir quitté le Yémen central pour se rendre à La Mecque après la rupture du barrage de Marib au Yémen

Le troisième Calife Rashidun,  ‘Othmân ibn ‘Affân (radiAllah anhu) changea en 647 apr. J.-C. le port petit de pécheur en port d’accueil des pèlerins pour le Hajj.

Depuis lors, Djedda s’est imposée comme la plus grande ville de la province historique du Hijaz.

Il existe au moins deux explications à l’origine du nom de “Djedda” :

  • La première viendrait du nom du chef du clan Quda’a : Jeddah Ibn Helwaan Al-Qudaa’iy.
  • La seconde thèse, la plus commune, est que ce nom est dérivé de “Jaddah” c’est-à-dire « grand-mère » en arabe, le tombeau d’Ève, est situé à Djedda  (Jayussi, Salma; Manṣūr Ibrāhīm Ḥāzimī; ʻIzzat ibn ʻAbd al-Majīd Khaṭṭāb Beyond the Dunes I B Tauris & Co Ltd, p. 295.)


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Arabie Saoudite, Hafar Al-Batin, 644-656 (Califat Rashidun)

Hafar Al-Batin (ar:حفر الباطن) est une ville du nord de la province orientale d’ach-Charqiya en Arabie saoudite, située à 90 km de la frontière du Koweït et à environ 70 de celle de l’Irak. La ville est située dans la vallée de l’oued Al-Batin, faisant partie du Wadi Al-Rummah (en), qui relie Médine au golfe Persique. Le mot batn qui se trouve en tête de plusieurs dénominations locales en Arabie signifie un creux et se dit particulièrement du ventre. Le mot batn indique un lieu moins profond que le terme wadi

Le nom de Hafar Al-Batin (arabe : حفر الباطن) est dérivé de ce qui veut dire «le trou de la vallée d'Al-Batin
Le nom de Hafar Al-Batin (arabe : حفر الباطن) est dérivé de ce qui veut dire «le trou de la vallée d’Al-Batin ».

Au premier siècle de l’hégire, en 638 Jc , Hafar Al-Batin était juste une route dans le désert, traversée par les pèlerins musulmans, sans aucun approvisionnement possible en eau. Durant le règne du calife Uthman ibn Affan (644 AD – 656 JC), les plaintes des pèlerins ont été entendues par Abou Moussa al-Asha’ari, un compagnon du prophète Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) : on a creusé de nouveaux puits le long de cette route dans la vallée d’Al-Batin.



Ruines de la cité musulmane d'Ayla (Aqaba en Jordanie), construite en 650
Ruines de la cité musulmane d’Ayla (Aqaba en Jordanie), construite en 650 JC par le calife Rashidun Uthman ibn Affan radi Allah anhu

Jordanie, Ayla 650 (Califat Rashidun)

Ayla (arabe : آيلة) est une ancienne cité musulmane qui fut établie sur le site de l’actuelle Aqaba en Jordanie. Elle fut l’une des premières ville islamique fondée en dehors de la péninsule d’Arabie. Ses ruines se trouvent au nord-ouest de l’actuel centre de la ville.

La cité fut initiée vers l’année 650 par le calife Othman Ben Afan. La ville a prospéré de 661 à 750 sous les Omeyyades puis au-delà sous les Abbassides (750-970) puis les Fatimides (970-1116). La ville a décliné vers la fin du xiie siècle suite à des tremblements de terre, et les attaques de Bédouins et de Croisés. Baudouin Ier de Jérusalem prend la ville en 1116 sans grande résistance.

Ayla profita de sa position-clef en tant qu’étape importante sur la route vers l’Inde et des épices arabes (encens, myrrhe), entre la mer Méditerranée et la péninsule Arabique. La ville est par ailleurs évoquée dans plusieurs récits des Mille et Une Nuits.



Vue aérienne de la ville et mosquée omeyyade de Kairouan fondé par le compagnon Okba ibn Nafi al-Fihri 670
Vue aérienne de la ville et mosquée omeyyade de Kairouan fondé par le compagnon Okba ibn Nafi al-Fihri en 670

Tunisie, Kairouan 670 (Les Omeyyades)

C’est vers 670 que les Arabes musulmans, sous la conduite de Oqba Ibn Nafi Al Fihri, fondent la ville dans le but d’en faire un point d’appui dans leur campagne de conquête de l’Afrique du Nord.  Elle serrai situé a 12 km de la ville d’Al-Qarn fondé par Muawiya ibn Hudayj al-Kindi en 654-5 dont l’emplacement est pas vraiment localisé.  Pour résumer :
1) Al-Qarn daterait de l’an 665 J.-C, lorsque le dirigeant Mu’awiya ibn Hudaij (665-666) campe à al-Qarn situé 10 km au nord de l’actuelle Kairouan, le site est placé dans les montagnes d’al-Bâten.
2) La seconde tentative est attribuée à ‘Uqba (666-674), qui érigea en 670 Kairouan. Il bâtit, la mosquée, le palais de l’émir et les maisons.
-3) En 675 ‘Uqba est destitué, Abû al-Muhâjir Dinâr, est nommé. Il démolit Kairouan et s’installe à quatre milles au nord de la ville, peut-être dans la région actuelle de Drâa al-Tammâr. Il baptisa sa nouvelle cité : Tikrawân.
4) En 681, ‘Uqba ( 681-683) est reconduit dans ses fonctions, il réinstalle son camp de nouveau à Kairouan.

Al-Nuwayri reviens sur la fondation de al-Qarn :  » Muawiya Ibn Khodeidj  al-Kindi (665-666) campa au pied d’une colline située à dix parasanges à l’occident de Kamounia (al-Mâlikî relate l’existence d’une forteresse byzantine nommée Qamûniya à l’intérieur même de Kairouan) .Il y essuya un tel temps de pluie qu’il disait : Notre montagne est la bien arrosée ; et ce nom est resté à la montagne jusqu’à ce jour. Il dit ensuite : Marchons à ce pic de montagne (karn) ; et ce lieu fut appelé Karn dans la suite.  (..) « Chaque matin il livrait combat aux habitants, mais, aussitôt passé midi,[29] il se retirait dans son camp à Karn. »

Al-Nuwayri reviens sur la fondation de al-Qayrawan « Quand Okba et les musulmans se furent accordés sur la nécessité de fonder la ville de Kairewan, il les mena à l’emplacement qu’elle devait occuper, et qui était alors couvert d’un fourré impénétrable. »

Selon Ibn Khallikan, Kairouan fut ainsi nommé parce qu’une caravane, kirwân, avait fait halte sur le lieu où la ville fut bâtie plus tard.— Voyez l’édition fr d’Ibn Khallikan, t. I, p. 19 du texte arabe, et t. I, p. 35 de la traduction.

Al-Nuwayri reviens sur la fondation de Tikarwan par Abu Mhajir Dinar (674-681) « Ceci eut lieu en l’an 55 (675 de J. C). Le nouveau gouverneur se rendit à sa destination ; mais, ayant de la répugnance à se fixer dans la ville fondée par Okba, il alla camper à deux milles de là, et y traça les fondations d’une autre ville, afin de perpétuer le souvenir de son nom et de rendre inutile l’ouvrage de son prédécesseur. Cette nouvelle ville fut nommée par les Berbers Bi-Geirewan. Quand la construction en fut commencée, il ordonna qu’on détruisît la ville d’Okba, et celui-ci en fut tellement indigné, qu’il se rendit auprès du khalife Moawia, et lui adressa ces paroles : C’est pour toi que j’avais attaqué et subjugué cette province ; j’y ai bâti des mosquées, établi des lieux de halte (pour les voyageurs), et donné au peuple (musulman) des domiciles fixes ; et tu viens d’y envoyer un esclave des Ansars[38] qui m’a remplacé en m’insultant ! « 

Destruction de Tikarwan et retour a Kairouan par al-Nuwayri : « son arrivée (Okba ibn nafi) il mit Abou’l-Mohadjir aux fers, ordonna la destruction de la ville que celui-ci avait commencée, et ramena le peuple à Kairewan. »

L’emplacement choisi pour la fondation de Kairouan, à l’intérieur des terres, semble particulièrement inhospitalier mais se situe suffisamment loin de la côte pour éviter les assauts de la flotte byzantine contrôlant alors la mer Méditerranée. Il fait aussi face aux montagnes qui sont le refuge des Berbères. De plus, les conquérants de la première génération ne tiennent compte que des lieux propres à la nourriture de leurs montures. Kairouan possède alors une double fonction militaire et religieuse, assurant à la fois la guerre sainte et la défense des terres nouvellement conquises.

Selon Ibn al-Athir : « En 55 (5 décembre 674), toutes les constructions (de la ville de Kairouan) étaient achevées et habitées, sans que, pendant le cours de la construction, on cessât de faire des expéditions et de recueillir du butin. »

Selon Hicham Djait « Les rues (de Kairouan) convergeaient vers des places appelées Rahba, telles celles des Qurayshites et des Ansâr. Un peu partout, disséminés à l’intérieur de la ville, se trouvaient des marchés et des mosquées de quartier. Les sources nous citent le souk des Banû Hâshim, celui d’al-Ahad, le souk des Juifs, de Dâr al- Imâra et le souk al-dharb. Les mosquées de quartier sont soit des mosquées de clan, soit des mosquées privées prolongeant la demeure (dâr) de tel ou tel personnage. Les chroniqueurs en comptent sept de ce dernier type, datant du Ier siècle : mosquée des Ansâr, mosquée de la Zitûna fondée par Ismâ’il ibn {Obayd al-Ansârî surnommé le « commerçant de Dieu » pour ses actions pieuses (93 H.), mosquée de Abu Maysara, mosquée de Abu cAbd-ar-Rahmân al-Hablî dans le quartier de Azhar (100 H.), la mosquée de Hanash as-Saneânî (à Bâb al-Rîh ou porte du Vent) , celle de ‘ АИ ibn Riyâh al-Lakhmî, mosquée du Samedi. »

source: Djait Hichem. L’Afrique arabe au VIIIe siècle (86-184 H./705-800). In: Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 28e année, N. 3, 1973. pp. 601-621



La mosquée du vendredi de Shiraz en Iran, appelé aussi al-masjid i Atiq, fut construite en 875 par l'émir de la dynastie iranienne des Saffarides Yaqub ibn al-Layth (861-879) et fini lors du règne de Amr ibn al-Layth (879-901)
La mosquée du vendredi de Shiraz en Iran, appelé aussi al-masjid i Atiq, fut construite en 875 par l’émir de la dynastie iranienne des Saffarides Yaqub ibn al-Layth (861-879) et fini lors du règne de Amr ibn al-Layth (879-901)

Iran, Shiraz, 684 (Les Omeyyades)

Shiraz ou Chiraz (en persan : شیراز) est une ville du sud-ouest de l’Iran. C’est la capitale de la province du Fars.

 La ville musulmane de Shiraz (Fars, Iran) fut fondée en 684 sous les Omeyyades sur le site d’une antique cité « Pishdadhide » ( dans région de Persepolis) conquise par les armées du califat Rashidun en 641, elle servie au arabes lors du siège d’Istakhr capitale sassanide de la province du Fars., elle est devenu capitale Omeyyade du Fars en  693 (Ian Richard Netton – 2013 Encyclopedia of Islamic Civilization and Religion p.597-9)

Description de Shiraz en Iran et sa fondation Omeyyade  par Abu al-Feda  :

« Shîràz dit Ibn Hauqal est une ville moderne qu’ont fondée les Musulmans. Elle a été construite ou plutôt rebâtie par Mohammad ibn al Qâsim ibn Abi Aqîl cousin de Haddjâdj ibn Yoûsof ath Thaqafï. Schîrâz continue t il a été ainsi nommée par comparaison avec le ventre du lion qui engloutit tout. En effet toutes les denrées des environs sont apportées à Schiràz et rien n’est exporté de cette ville en aucun autre endroit. C’est à Shîrâz que se trouve le tombeau du fameux grammairien Sîbawaïhi. Shîrâz dit l’auteur de l’Azizi est une grande et spacieuse ville où les maisons sont larges luxueuses et abondamment pourvues d’eau. Ses habitants boivent l’eau de sources dont les ruisseaux parcourent la ville et pénètrent dans les maisons. Il n’est guère de maison à Shîrâz qui n’ait un beau verger et des eaux courantes. Les marchés de Shirâz sont en bon état et importants » (p.97, Géographie d’Abulfeda)

Shiraz aurait été un simple campement musulman jusqu’à ce qu’un cousin, du célèbre Hajjaj ibn. Yusuf At-Taqafi l’aurai développé en une ville en 693 (Eṣṭaḵri, pp 124-25;. Ebn Hawqal, p 279;. Ḥodudal-Alam, éd Sotuda, p 130, tr Minorsky, p 126;…. Schwartz,l’Iran II, pp . 43-44;. Le Strange, Lands, pp 249-50)

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Le tombeau de Sibawayhi (760-796) , plus vieux monument de Shiraz

Pendant 2 siècles, la ville fut la résidence des gouverneurs arabes du Fars. Le seul monument de cette période arabe est le tombeau du grammairien de langue arabe,  d’origine persane Abū Bishr ibn Amr ibn’Uthmān Qanbar Al-Basri  ( dit al-Sibawayhi; 760- 796) dans le quartier Bāheliya (IranicaEncyclopedia) .



Vue sur la médina de Tunis, ville fondé par le général Ghassanide Omeyyade Hassan ibn Numan al-Ghassani (puisse Allah lui faire miséricorde) lors de la chute de Carthage en 698
Vue sur la médina de Tunis, ville fondé par le général Ghassanide Omeyyade Hassan ibn Numan al-Ghassani (puisse Allah lui faire miséricorde) lors de la chute de Carthage en 698

Tunisie, Tunis 698 (Les Omeyyades)

Fondée en 698 par les Omeyyades autour du noyau initial de la mosquée Zitouna, elle développe son tissu urbain tout au long du Moyen Âge, vers le nord et vers le sud, se divisant ainsi en une médina principale et en deux faubourgs au nord (Bab Souika) et au sud (Bab El Jazira).

Devenue capitale d’un puissant royaume à l’époque hafside, foyer religieux et intellectuel et grand centre économique ouvert sur le Proche-Orient, le Maghreb, l’Afrique et l’Europe, elle se dote de nombreux monuments où se mêlent les styles de l’Ifriqiya aux influences andalouses et orientales mais qui empruntent également certaines de leurs colonnes ou leurs chapiteaux aux monuments romains ou byzantins.



Ruines de Rustam-Gavadh (ville sassanide) détruite par les Arabes sur le site de Askar Makram

Iran, Askar Mukram, 690-700 (Les Omeyyades) 

Askar Mukram.(«le Camp de Mukram»), anciennement, ville bâtie sur le site d’un camp dressé par un chef arabe, nommé Mukram, qu’al-Ḥaj̲j̲āj̲ ibn Yusuf émir Omeyyade d’Irak (661-714) avait envoyé au Ḵh̲ūzistān pour y réprimer une révolte qui avait éclaté près d’al-Ahwāz.

Ce camp ou ce cantonnement se trouvait à côté des ruines de Rustam Ḳawād̲h̲ (déformé par les Arabes en Rustaḳubād̲h̲), ville sāsānide que les Arabes musulmans avaient détruite. ʿAskar Mukram était située sur les deux rives du canal Masruḳān (moderne Āb i-Gargar) Par contre  sa fondation est attribuée selon al-Baladhuri à Mohammad ibn Moṭarref (al-Bāhelī?)  ordonner par le général Moussab ibn Zobayr lors de la répression de la révolte d’Ibn Zubayr, vers 690, et selon Yakut elle le fut par Mohammad Haret al-ibn Muza, général d’Al-Hajjaj ibn Yussuf gouverneur d’Irak.

Enfin selon Ibn Khalikan, elle fut fondé par Mokram al-Bahili.

source : al-Baladhuri  al-Futuh Buldan,  p. 383. Streck, M.; Lockhart, L. »ʿAskar Mukram. » Encyclopédie de l’Islam. Brill Online, et Ibn Khallikan dictionnaire biographique p383


Ruines de la ville Omeyyade d'al-Wasit fondé par le général al-hajjaj ibn Yusuf al-Taqafy en 702
Ruines de la ville Omeyyade d’al-Wasit en Irak fondé par le général al-hajjaj ibn Yusuf al-Taqafy en 702

Iraq, al-Wasit, 702 (Les Omeyyades) 

La ville de Wâsit a été fondée  par le général Omeyyade Al-Hajjaj ibn Yusuf at-Taqafi en 702 pour être sa résidence lui permettant de contrôler la frontière avec la Perse.

Elle a été nommée Wasit par son fondateur Al-Hajjaj ibn Yusuf at-Taqafi car elle est à mi-chemin de Bassora et Bagdad sur la rive gauche du Tigre.

Elle était destinée à être un centre administratif pour l’Irak. La circonférence de la ville ancienne est de 16 km. Elle a été abandonnée au xviie siècle3 après un changement dans le tracé du lit du Tigre.

La plus grande partie des bâtiments de Wâsit sont en briques. Des fouilles ont été effectuées entre 1936 et 1942 et reprises seulement en 1985. La grande mosquée laisse entrevoir quatre couches successives de constructions du xive au viiie siècle4. On a retrouvé une partie du palais de l’émir contre la mosquée du côté de la qibla. Un bâtiment nommé le « minaret » a été dégagé avec un mausolée et une école datant d’avant le xive siècle.



La ville de Anjar fondé par le calife Omeyyade al-Walid Ibn Abd Al-Malik (705-715), Liban

Liban, al-Anjar 705-715  (Les Omeyyades)

`Anjar est l’unique site du Liban datant de l’époque omeyyade. `Anjar n’a été découverte par les archéologues qu’à la fin des années 1940.`Anjar diffère des autres sites archéologiques du Liban qui peuvent parfois se prévaloir d’une histoire ininterrompue depuis leur fondation à nos jours. `Anjar paraît n’avoir vécu que quelques décennies au début du VIIe siècle de notre ère. `Anjar conserve toutefois son mystère : est-elle construite sur l’emplacement de la ville antique Chalcis ?

De plan rectangulaire, sur le modèle de la ville ou du camp romain sur un rectangle de 370 m sur 310 m. La ville est entourée d’un mur de sept mètres de hauteur et de deux mètres d’épaisseur, cantonné de trente-six tours et de quatre tours d’angle circulaires. Cette enceinte est construite de pierres calcaires formant les parements intérieur et extérieur, comblés d’un remplissage de pierres brutes, de cailloux et de mortier.

Les deux voies principales, ornées de colonnades, se coupent sous un tétrapyle comme à Palmyre ou à Apamée. La ville a toutes les apparences d’une ville romaine et cela bien qu’elle soit l’œuvre du calife Omeyyade Al-Walid Ier. Le mystère de cette cité est qu’elle n’a vécu que quelques décennies. Les archéologues ont réussi à redonner vie à cette belle résidence dans les années 1950.

En 744, le calife Omeyyade Ibrahim, fils de Walid, fut défait et dès lors la ville partiellement détruite fut abandonnée.



Reconstitution d’al-Jazira al-Khadra au 14eme siècle Espagne.

Espagne, Al-Jazira al-Khadra 711 (Les Omeyyades) 

Al-Jazira al-Khadra a été fondée par les Omeyyades en 711 sur les ruines de l’ancienne ville romaine de Iulia Traducta . Les Omeyyades après avoir atterri à Gibraltar et fini sur une petite île à l’ouest de la baie d’Algésiras, ils ont établi une base provisoire.

Ils ont du la quitté pour faire face aux troupes wisigothiques de roi Roderik, sur l’île il ne restais donc qu’ un petit détachement avec la femme de Tarik ibn Ziyad, Umm Hakim, Tarik nomma l’endroit Jazirat Umm Hakim, ou l’île de Umm Hakim. Après la bataille de Guadalete les troupes arabes ont poursuivi la conquête de la péninsule et la petite base temporaire sur l’île a déménagé ver la côte, là une vraie ville appelée Al-Jazira Al-Khadra (الجزيرة الخضراء) fut créé.

La médina est construite rapidement une mosquée et un palais; et un port qui a servi de tête de pont dans l’arrivée des nouvelles troupes omeyyades stationné en Ifriqiya et à Ceuta, il y avais un mur avec des tours qui encerclais le vieux bourg, qui a du être reconstruit entre 852 et 886 JC pour éviter les attaques des Vikings comme celle de 859 ou 62 navires au large de la ville, ont attaqué et détruit la mosquée fondé en 711 (donc aucun vestige).

Comme on le sait dans le Vieux Village, il y avait au moins deux mosquées, la Grande Mosquée et la Mosquée à au  bannières, une citadelle fortifiée et un chantier naval ou arsenal.

Selon les sources médiévales la mosquée Al-Jama d’Algésiras à été construit par Abd ar-Rahman I l’Omeyyade lors de son arrivée en Andalousie après la révolution Abbasside (756) et l’architecte étais Abd-Allah ibn Khalid.



Ramla, Palestine occupée par Israel

Palestine, Ramla 716 (Les Omeyyades) 

Selon le géographe arabe 9ème siècle Ya’qubi, ar-Ramleh (Ramla) a été fondée en 716 par le gouverneur du district Filastin (Jund Filastin), Sulayman ibn Abd al-Malik, le frère et successeur de calife Walid Ier. Son nom est dérivé du mot arabe Raml (رمل), ce qui signifie sable. Les premiers habitants sont venus de proximité Ludd (Lydda, Lod). Ramla a prospéré comme la capitale de Jund Filastin, qui était l’un des cinq districts de la province ash-Sham (Syrie) duomeyyade et abbasside empire.

Selon le géographe arabe du 9ème siècle al-Ya’qubi , ar-Ramleh (Ramla) a été fondée en 716 par le calife Omeyyade Sulayman ibn Abd al-Malik , et son nom est dérivé du mot arabe Raml (رمل) – ce qui signifie sable. Les premiers habitants sont venus proximité de Ludd (Lydda, Lod ). Ramla a prospéré comme capitale du Jund Filastin , qui était l’un des cinq districts de la province de bilad al-Sham (Syrie) des Empires Omeyyade et Abbasside . Au 8ème siècle, les Omeyyades ont construit la Mosquée blanche . Ramla étais la principale ville et capitale du district jusqu’à l’arrivée des Croisés au 11ème siècle. La Mosquée Blanche de Ramla a été salué comme la plus belle du pays, en dehors de Jérusalem. Les vestiges de cette mosquée, flanqué d’un minaret ajoutée à une date ultérieure, sont encore visibles aujourd’hui. Dans la cour sont des citernes d’eau souterraines de cette période.



Al-Qalat Ayyoub de nos jours Calatayud s'étend au pied d'un dispositif défensif arabe Omeyyade datant du 9e siècle. Il s'y concentre les vestiges de cinq châteaux : celui de Ayub à l'image , de la Torre Mocha, de la Reloj, de la Peña et celui de la Doña Martina. Les deux premiers sont les plus hauts. Le dernier est le plus ancien. La muraille de quatre kilomètres qui unit l'ensemble est en partie conservée. Calatayud (en arabe,قلعة أيوب, qala`at 'ayyûb : forteresse d'Ayyoub) est une commune espagnole de la province de Saragosse
Al-Qalat Ayyoub de nos jours Calatayud  une commune espagnole de la province de Saragosse

Espagne, al-Qalat-Ayyoub, Calatayud , 716 (Les Omeyyades)

Le fondateur de Calatayud est Ayyŭb ibn Habib al-Lakhmi en 716 voici le récit de sa fondation :

« An 96 de l’hégire 715 de J C. Afin d’empêcher que la mort d’Abdel Aziz al-Lakhmi, n’entraînât l’Espagne dans l’anarchie les généraux et les autres principaux Musulmans élurent pour wali ou gouverneur Ayoub cousin germain de cet émir et fils d’une sœur de Mousa ibn Nusayr. Ayoub par ses talents supérieurs non moins que par sa naissance avait la plus grande influence dans les affaires. Il transféra le siège du gouvernement de Séville à Cordoue afin d’être plus au centre pour surveiller les provinces du Nord qu’il voulait visiter. Il vint en effet à Tolède puis à Saragosse écoutant les plaintes et redressant les torts. Il fit relever plusieurs villes et places fortes ruinées entre autres celle qui porte encore son nom Calatayud par corruption de Calât Ayoub forteresse d’Ayoub . Il visita les places frontières vers les Pyrénées Orientales et pourvut à leur sûreté. Il gouvernait l’Espagne depuis près de deux ans 3 avec autant de prudence que d’intégrité lors que Yezid ben Abon Moslema wali d’Afrique chargé en cas de vacance de pourvoir au gouvernement de l’Espagne à cause de la distance qui la séparait de Damas connaissant la haine du khalife contre les parents de Mousa ibn Nusayr et ayant découvert qu’Ayoub appartenait à cette famille annula son élection et le remplaça par Al Hurr Ibn Abd al-Rahman al-Taqhafy ( 716 et 719) » (source : « L’art de vérifier les dates.. ».éd. in-8°, t. n, p. 311 )

Al-Qalat Ayyoub s’étend au pied d’un dispositif défensif arabe Omeyyade datant du 8 et 9e siècle. Il s’y concentre les vestiges de cinq châteaux : celui de Ayyub à l’image (716 jc) , de la Torre Mocha, de la Reloj, de la Peña et celui de la Doña Martina. Les deux premiers sont les plus hauts.

Le dernier est le plus ancien. La muraille de quatre kilomètres qui unit l’ensemble est en partie conservée. Calatayud (en arabe,قلعة أيوب, qala`at ‘ayyûb : forteresse d’Ayyoub)



Site archéologique de Madinat Ilbira

Espagne, Madinat Ilbira (718-60 jc) (Les Omeyyades) 

Madinat Ilbira (718 jc) en Espagne (al-andalus) aurait été construite en 718 par le tabi3i Hanas ibn Abd Allah al-San’ani mais ce fut Abd al-Rahman (756-788) qui lui donnera sa forme finale.

Selon « Studia Islamica », 109 (2014/1), pp. 62-116, et « Toponimia, Historia y Arqueología del Reino de Granada » de l’Université de Grenade, et les sources comme le géographe arabe al-Himyari ce fut «‘Abd al-Raḥmān ibn . Mu’āwiyya ad-Dakhil (756-788) qui  fonda Madīnat Ilbīra,  al-Ḥimyarī, signalât la construction de sa grande mosquée par Ad-Dakhil, elle périclita suite aux crises internes lors de la 1er fitna Omeyyade de  Cordoue  (vers la fin du 9e siècle) et son abandon en 1013 au profit de la construction de la ville de Gharnata (Grenade). De même, selon toujours l’université de Grenade : « certains aspects urbanistiques et concernant la composition ethnique et sociale de la ville sont retracés. A travers les statistiques élaborées à partir des données des savants, nous avons de même essayé rendre compte de la relation entre le nombre de savants et l’évolution de la ville. Compte tenu de ces données, Ilbīra aurait vécu ses années d’or entre 850 et 950. » 



Fichier: CairoFustatLandscape.jpg
Il ne reste que des ruines, d’al-Askari

Egypte, Al-Askar, 750-1  (Les Abbassides)

La ville d’al-Askar  est une ville (résidence, camp militaire etc) qui a été fondée par Saleh ibn Ali émir des Abbassides en Egypte dans l’année (133 AH – 750 m) au nord de Fostat et elle fut fini en 135 h (752)

Salih ibn Ali ibn Abdallah ibn al-Abbas (711-769 CE) a été nommé comme le premier gouverneur abbasside de l’Egypte le 9 Août 750. Il a gardé le poste pendant moins d’un an, avant d’être nommé gouverneur du Jund Filastin (Palestine) en Mars 751. À ce titre, il a envoyé Sa’id ibn Abdallah dans la première expédition de pillage de l’ère abbasside contre l’anatolie byzantine.

En 136 de l’hégire, le calife Abbasside  Abu al-Abbàs as-Safah nommait son oncle Sàlih ibn ‘Alï gouverneur d’Egypte, de Palestine et d’Ifrîqiya et une armée était rassemblée à Fustàt pour envahir le Maghreb et y imposer l’étendard abbasside sur les Khawarij.

Le 8 Octobre 753 il a été nommé à nouveau en tant que gouverneur de l’Egypte, un poste qu’il a occupé jusqu’au 21 Février 755.  À la mort du calife al-Saffah – le neveu de Saleh – en 754, le frère de Salih du nom d’Abdallah a lancé une révolte en Syrie contre le nouveau calife al-Mansour, affirmant avoir été nommé par al-Saffah avant de mourir comme son successeur.  Il refusera de suivre son frère.

Malgré la rébellion d’Abdallah,  Salih et sa famille été établis comme des potentats abbassides avec en Syrie, une position de force qu’ils détenaient pour le prochain demi-siècle, comme les fils de Saleh  :al-Fadl, Ibrahim et Abd al-Malik chacun reçu les gouvernorats de Syrie et d’Egypte . 

. Son nom complet était مدينة العسكري Madinatu l-Askari « Ville de (Cantonnements) militaire» ou «Ville de (Sections) militaire »

Al-‘Askar devient le centre administratif et militaire de la province jusqu’à l’arrivée des Toulounides avec le préfet Ahmad ibn Tûlûn.

Celui-ci, nommé préfet en 868 profita des difficultés du califat abbasside pour créer un État autonome sous suzeraineté abbasside.



Salamyeh1 est une ville de Syrie située à 33 km au sud-est de Hama dans la province (muhafazah) du même nom, et à 45 km au nord-est de Homs. Elle est surnommée
Salamyeh est une ville de Syrie située à 33 km au sud-est de Hama dans la province (muhafazah) du même nom, et à 45 km au nord-est de Homs.

Syrie, Al-Salamiyya, 754 ( Les Abbassides)

La ville de Salamiyya est reconstruite par Abdullah bin Saleh bin Ali al-Abbassi en 754 de l’ère chrétienne (an 136 de l’Hégire). Elle retrouve alors ses activités et relations commerciales et évolue considérablement au cours du iie siècle et iiie siècle de l’Hégire (viiie et ixe siècles ap. J.-C.). C’est à cette époque que Salamyeh est occupée par un groupe d’Ismaéliens, dirigé par Abdallah bin Mohammad bin Ismail bin Jafar al-Sadeq (l’un des auteurs de l’ouvrage «Les Frères de la Pureté et les amis fidèles»).

Elle est surnommée « La mère du Caire » car, en 894, y est né le second calife fatimide Abû al-Qâsim al-Qâ’im bi-Amr Allah, fils de `Ubayd Allah al-Mahdi.

La ville est également connue pour être un des principaux berceaux de l’Ismaélisme



Ruines de Sijilmassa, Maroc.
Ruines de Sijilmassa, Maroc.

Maroc, Sijilmassa, 757 (Les Midrarides)

Sijilmassa ou Sidjilmassa  était une ancienne ville importante du point vue commercial au Moyen Âge, la ville se trouvait à l’emplacement actuel de la ville de Rissani au sud d’Errachidia, à 40 km au nord des célèbres dunes de Merzouga, dans la région de Tafilalet au Maroc. Actuellement, des ruines attestent de son existence.

Ibn Khaldoun nous raconte la fondation Midraride kharijite  de Sijilmassa :

« Dans les premiers temps de la domination islamique, les Miknasa qui habitaient le territoire de Sijilmasa professaient la religion des Kharijites-sofrites, doctrine qu’ils avaient apprise de certains Arabes qui, s’étant réfugiés dans le Maghreb, devinrent leurs directeurs spirituels et temporels. Les néophytes berbères se précipitèrent alors sur les contrées voisines et secondèrent Maysira dans la révolte qui bouleversa le Maghreb. Une quarantaine de leurs chefs qui venaient d’embrasser le sofrisme, s’accordèrent à répudier l’autorité du khalife légitime, se placèrent aux ordres de ‘Aysa b. Yazîd al-Aswad, personnage très considéré parmi les Kharijites, et fondèrent la ville de Sijilmasa, vers l’an 140/757. Le père de ‘Aysa avait été converti à l’Islam par les Arabes. Tous les Miknasa de cette contrée s’empressèrent d’adopter les croyances de leurs chefs. » 



La cité portuaire d'Al-Mazama , a été fondée par la dynastie des Banu Salih, servait de port à l'émirat de Nekor (9 -11e siècle) dont la capitale se situait à 12 km au sud d'Al-Hoceima. Devenu plus grand sur le site en face de l'île, donc plus important pour l'émirat, il est qualifié de port de Nekor
La cité portuaire d’Al-Mazama , a été fondée par la dynastie des Banu Salih, servait de port à l’émirat de Nekor

Maroc, Nekkor, 760 (Les Salihides)

Récit de la fondation arabe de Nekor au Maroc par la dynastie arabe des Salihides :

Ibn Khaldoun nous dit que la ville de Mezemma (al-Mazama) est en fait celle de Nokour : « Saleh (710-749) ayant reçu ce territoire comme ictâ, y fixa son séjour et eut une nombreuse postérité. Il commença  par rassembler au tour de lui les tribus ghomarites et sanhadjiennes ; et, après les avoir converties à l’islamisme, il maintint son autorité avec leur appui.

Ayant alors pris possession de Temçaman, il propagea rapidement la vraie religion parmi ces populations.

Les devoirs et obligations de la loi leur étant ensuite devenus à charge, elles retombèrent dans l’infidélité, forcèrent Saleh à quitter le pays et prirent pour chef un homme de la tribu de Nefza, surnommé Er-Rondi. Peu de temps après, elles revinrent à la foi et rappe lèrent Saleh au commandement.

Depuis lors, cechef régna sur elles jusqu’à sa mort, événement qui eut lieu à Temçaman, en l’an 132 (749-50).

Son fils et successeur, El-Motacem (749-?), prince rempli d’intelligence et de générosité, se distingua aussi par sa piété . pendant son règne, malheureusement bien court, il présida en personne à la prière publique et fit le prône (khotba) lui-même.

Son frère Idrîs (? -760), qui lui succéda, posa les fondements de la ville de Nokour sur le bord de la rivière [ainsi nommée] ; mais il laissa son ouvrage inachevé et mourut en 143 (760-1). Son fils Saîd (760-803) hérita de l’autorité souveraine et atteignit à une grande puissance.

Il habita d’abord à Temçaman ; mais, bientôt après son avènement (en 760), il termina la construction de Nokour et alla s’y établir. Nokour est la même ville qui porte, de nos jours, le nom d’El- Mezemma. Elle est située entre deux rivières dont l’une, le Nokour, descend du pays des Gueznaïa où il prend sa source dans la même montagne qui donne naissance à l’Ouergha. »



Ruines d'al-Mansurah au Sindh( Pakistan) fondé par les Abbassides 17 ans après la fondation de Baghdad , Mansura ( arabe : منصورہ) était la capitale historique de l' arabe empire Sindh .
Ruines d’al-Mansurah au Sindh (Pakistan) fondé par les Omeyyades au début vers 730-732 comme simple campement ur l’antque ville hindou de Brahmunabad pour finir sous les Abbassides en véritable métropole au règne du calife Abu Jafar al-Mansur 760-768 , al-Mansura ( arabe : منصورہ) était la capitale historique du sindh sous la domination arabe .

Pakistan, al-Mansurah, 760 (Les Abbassides)

Selon le geographe abbasside al-Massudi 893-956 le nom de Mansourah lui vient de « Mansour, fils de Djemhour, que les Omeyyades y avaient placé comme gouverneur ».

Fondation de Mansurah par Omar ibn Hafs al-Muhalabi 760-768, récit d’Abul al-Fida (1273 – 1331) :

« On lit dans le Qânoûn Mansoûrah est dans le Sind son ancien nom est Yamanhou (Brahmunabad).

Le nom de Mansoûrah Victorieuse lui a été donné parce que celui des Musulmans qui la conquit dit alors Dieu nous adonné la victoire.

Mansoûrah dit Ibn Hauqal est une grande ville qu entouré un canal dérivé de l’Indus en sorte qu elle forme comme une île. Ses habitants sont musulmans.

Le climat y est chaud et on n y voit guère que des palmiers.

La canne à sucre y croît ainsi qu un fruit gros comme une pomme et très acide auquel on donne le nom de limounah.. Mohallahî dit dans son Azîzi « Mansoûrah est une grande ville qu entouré un bras de l’Indus. Or l’Indus vient du Moltàn.’ Il ajoute que les palmiers et la canne à sucre abondent à Mansoûrah et que celte ville a été ainsi appelée par Omar ben Hafs surnommé Hèzàrmard al Mohallabî par allusion au surnom d’al-Mansoûr d’Aboû Djafar al Mansoûr le second khalife Abbâside sous le règne duquel ce général la construisit (760-768)  » 

Géographie d’Aboulféda (1273 – 1331) , Volume 2 Par Abū al-Fidāʼp15

Selon le « Le grand dictionnaire historique ou Le melange curieux de l’Histoire sacrée » p180 …de Louis Moreri la ville de Mansurah du Sindh fut construite par Abu Jafar al-Mansur le deuxième calife Abbasside. L’emplacement de Mansura a été redécouverte au début du 20e siècle par Henry Cousens sur le site de l’antique Brahmanabad.

La plus vieille source qui fait office de seule autorité sur la fondation de al-Mansura est l’historien al-Biladhuri, (Histoire des conquêtes des arabes p. 242) se basant sur al-Madaini, qui a vécu entre 752 -839.



Le vieux Baghdad, Iraq
Le vieux Baghdad, Iraq, source ; « archnet« 

Irak, Baghdad / Madinat al-Salam 762 (Les Abbassides) 

Madīnat as-Salām fut fondée ex nihilo au viiie siècle, en 762, par le calife abbasside Abou-Djaafar Al-Mansur et construite en quatre ans par 100 000 ouvriers8. Selon les historiens arabes, il existait à son emplacement plusieurs villages pré-islamiques, dont l’un s’appelait Bagdad. Ce nom est cité dans le Talmud, de deux siècles antérieur10. Mais selon l’historien Thierry Murcia, l’édition du Talmud de Babylone serait plus tardive que ce que l’on envisage actuellement. Elle remonterait seulement à la deuxième moitié du viiie siècle voire au début du ixe siècle de notre ère. Murcia estime d’ailleurs que « ce travail éditorial aurait même pu avoir été achevé dans la ville même de Bagdad »11, ce qui pourrait expliquer les mentions répétées de cette métropole dans le corpus de textes rabbiniques. Après la prise du pouvoir par les Abbassides au détriment des Omeyyades de Damas en 750, l’emplacement est choisi comme capitale du califat. Même si, à partir du xe siècle, elle a pour rivales dans cette fonction, d’abord Le Caire (avec la dynastie des Fatimides), puis Cordoue avec le nouveau califat des Omeyyades, elle joue le rôle d’une des capitales de l’islam et le restera jusqu’au milieu du xiiie siècle.

Le Bagdad des Abbassides est une ville ronde dont les dimensions ont fait l’objet de la part des auteurs arabes de nombreuses estimations différentes. Son diamètre était probablement de 2 534 m12. Elle possédait quatre portes : la porte de Syrie au N.-O., la porte de Bassora au S.-O., la porte de Koufa au S.-E. et la porte du Khorasan au N.-E.13. Elle est protégée par un fossé de vingt mètres de large et une double enceinte circulaire qui, en plus des quatre portes, comportait 112 tours. Le palais, la mosquée et les casernes se trouvent au centre, tandis que la ville constitue un anneau entre les deux remparts. La ville est dominée par le dôme vert du palais, de48,36 mètres de haut. Ce dôme qui fit la gloire de Bagdad se serait effondré en 941 à cause de la foudre. La ville ne tarda pas à s’agrandir et donc à perdre sa forme ronde originelle. Dès 773, Al-Mansur construisit au N.-E. De cette dernière, un nouveau palais, Al-Khuld, dont le nom rappelait le paradis.

Comme la ville devenait une énorme agglomération, dont la populace remuante inspirait la méfiance du calife, en 774, Al-Mansur transféra les marchés vers un nouveau quartier au sud de la Ville Ronde, qui fut appelé Al-Khark, entre les canaux Sarat et Isa. Sous son règne également, on construisit sur la rive orientale du Tigre un camp militaire pour son fils, auquel il emprunta son, Askr Al-Mahdi ou « le camp d’Al-Mahdi », que l’on appela plus tard Al-Rusafa14.

Sous Harun al-Rashid, les membres de la famille des Barmakides occupaient le poste de vizir. Jafar fit bâtir sur la rive orientale du Tigre au sud-est de Bagdad un palais qui devait jouer un rôle important dans le développement ultérieur de la ville.

En 813, le califat était déchiré par une guerre civile entre les deux fils d’Hâroun ar-Rachîd, Al-Amin et Al-Ma’mūn. Elle se termina par le siège de Bagdad par les forces d’Al-Ma’mūn. Il dura quatorze mois. Face à la défense acharnée de la population, les assiégeants détruisirent une grande partie de la ville ronde, qui ne s’en releva jamais.

À partir de Al-Mutasim (833-842), les califes abbassides achetèrent des esclaves turcs, appelés ghulams, pour se constituer une armée dont il attendaient plus de loyauté que de leurs partisans khorassaniens. Entre ces troupes turbulentes et la population de Bagdad les heurts étaient fréquents. Ce calife décida donc de déplacer sa capitale vers Samarra. En 865, le calife d’Al-Musta`in, qui se trouvait de plus en plus sous la tutelle des Turcs, quitta Samarra et retourna à Bagdad. Les Turcs ne l’entendirent pas de cette oreille et choisirent al-Mutazz comme nouveau calife. Bagdad fut à nouveau assiégée. Le gouverneur de la ville, Mohammed ibn Abadalla ibn Tahir, fit fortifier la ville et enrôla tous les habitants dans sa défense. Affamée et excédée par la durée du siège, la population manifesta son mécontentement et des émeutes éclatèrent. Le gouverneur Tahir, tout en protestant de sa fidélité à Al-Musta`in, entama des négociations avec les Turcs. En 866, ‘Al-Musta`in fut destitué puis exécuté.

Le départ du calife n’avait pas entamé la vitalité commerciale et l’éclat intellectuel de Bagdad, où, le calife Al-Mutamid revint définitivement en 892. Il s’installa dans l’ancien palais de Jafar le Barmakide. Après sa construction, il avait été cédé à Al-Manum, qui le donna à son tour à un de ses principaux serviteurs, al-Hasan b. Sahl. Il prit alors le nom de palais Hasani. Il fut ensuite occupé par sa fille Buran, veuve de al-Mamun, jusqu’au retour à Bagdad d’al-Mutamid. À ce palais vinrent s’en ajouter d’autres : al-Firdus (le paradis), al-Taj (la couronne) ainsi que al-Thuraya (les Pléiades), relié au palais al-Hasani par un couloir souterrain. Cet ensemble devint au fil du temps le Dar al-Khalifa (la demeure du Califat).

C’est à Bagdad qu’est fondée en 832 la plus ancienne Maison de la sagesse (Bayt al-hikma), sous le règne d’Al-Mamun. C’est un établissement particulièrement actif, spécialisé dans la traduction d’ouvrages en grec, pehlevi et syriaque. Des savants y viennent de tout l’empire abbasside, facilitant l’introduction de la science perse, grecque et indienne dans le monde arabo-musulman de cette époque. Astronomes, mathématiciens, penseurs, lettrés, traducteurs, la fréquentent, et parmi eux, al-Khwarizmi, Al Jahiz, al Kindi, Al-Hajjaj ibn Yusuf ibn Matar et Thābit ibn Qurra15.

La ville fut officiellement nommée Madīnat as-Salām (la cité de la paix) par son fondateur, le calife Al Mansur. Elle était également connue sous les noms de Madīnat al-Anwār (la cité des Lumières), ʿĀsimat ad-Dunyā (la capitale ou centre du monde) la ville ronde et la ville d’Al Mansour



Une mosquée fut construite par les Arabes Omeyyades ici à Tobna en Algerie (zab de l'ifriqiya), vers 706 JC sous Hassan ibn Numan ou Musa ibn Nusayr ( selon al-Bakri), et reconstruite par les Abbassides avec la ville de Tobna (palais du gouverneur, mosquées, remparts et hamam) par ordre du deuxième calife Abbasside Abu Jafar al-Mansur en 768 par le gouverneur abbasside Omar ibn Hafs al-Muhallabi al-Azdi
Une mosquée fut construite par les Arabes Omeyyades ici à Tobna en Algerie (zab de l’ifriqiya), vers 706 JC sous Hassan ibn Numan ou Musa ibn Nusayr ( selon al-Bakri) dans ce qui n’était qu’un camps dans la forteresse byzantine, et reconstruite par les Abbassides avec la ville de Tobna (palais du gouverneur, mosquées, remparts et hamam etc) par ordre du deuxième calife Abbasside Abu Jafar al-Mansur en 768 par le gouverneur abbasside Omar ibn Hafs al-Muhallabi al-Azdi (768-771)

Algerie, at-Tubnah (768) (Les Abbassides) 

Tobna avait une importance tel au temps de la domination Arabe en Ifriqiya, que son gouverneur, Ibrahim al-Aghlab s’imposera à Kairouan capitale de province, et fondera ainsi la première dynastie arabe indépendante d’Afrique du Nord.

Le géographe et Historien andalous al-Bakri (1014- 1094) reviens sur  la ville de Tobna  et sa fondation Abbasside :

« Tobna, grande ville dont le mur actuel a été construit par l’ordre d’Abu Jafar al-Mansur (le deuxième calife Abbasside). Moussa ibn Nucayr al-Lakhmi ( général Omeyyade) qui s’empara de cette place et de tant d’autres, y fit vingt mille captifs; mais leur roi, Koceila, lui échappa. Tobna est entourée d’une muraille en briques, et possède quelques faubourg et un château. Dans l’intérieur du château ce vois un djama et un grand réservoir qui reçoit les eaux des jardins apparentent à la ville. Quelques personne disent que Tobna fut Bâtie par Abou Djafar Omar ibn Hafs al-Muhalabi, surnomé Hezarmerd.La Population, dont une partie seulement est arabe, est partagée en deux fractions qui sont toujours à ce quereller et à ce battre l’une avec l’autre.Une tribu, appelé, les Beni Zekrah, habite dans le voisinage de la ville.

Voici ce que dit Muhammad ibn Yussuf :  « Le château de Tobna, énorme construction ancienne, est bâti en pierre et couronné par un grand nombre de chambres voûtées, il sert de logement aux officier qui administres la province, et touche au coté méridional du mur de la ville, il ce ferme par une porte de pierre (..) Muhammad ibn Yussuf poursuivant :  “(..) Au-dehors de Bab El Feth se trouve un vaste champ, grand comme les deux tiers de la ville et entouré d’un mur construit grâce à Omar Ibn Hafs al-Muhallabi (de la dynastie arabe des Muhalabides). »

Ibn Al-Athir  nous parle de la fondation Abbasside de Tobna dans son Kamil tarikh , histoire du Maghreb et de l’Espagne:

« En 151 (25 janvier 768), El-Mançoûr (le deuxième  calife Abbasside) nomma au gouvernement de l’Ifrîkiyya Abou Dja’far ‘Omar ben Hafç, descendant du frère d’El-Mohalleb, c’est-à-dire de K’abîça ben Abou Çofra ; nous rapportons cette généalogie à cause de la notoriété d’El-Mohalleb.

La nomination d’Omar eut pour cause les craintes conçues par El-Mançoûr au sujet de cette province, à la suite de la mort violente d’El-Aghlab ben Sâlim. Il gagna Kayrawân en çafar 151 (24 février 768), à la tête de cinq cents cavaliers, et les principaux de la ville, s’étant réunis autour de lui, furent traités par lui avec honneur et générosité. Il s’installa dans cet endroit, et pendant trois ans tout marcha bien.Il se rendit alors dans le Zâb, d’après l’ordre d’El-Mançoûr , pour y reconstruire la ville de Tobna, et laissa à Kayrawân H’abîb ben H’abîb al-Mohallebi.L’Ifrîkiyya se trouvant ainsi dépourvue de djond, les Berbères en profitèrent pour se révolter, et H’abîb, en voulant les combattre, fut tué.Les Berbères se concentrèrent à Tripoli et choisirent pour chef Abou H’âtim l’Ibâd’ite, qui était un client de Kinda et s’appelait Ya’koûb ben H’abîb.El-Djoneyd ben Bechchâr al-Asadi,[162] lieutenant d’’Omar ben H’afç à Tripoli, demanda à son chef des secours avec lesquels il pût combattre Abou H’âtim ; il en obtint, mais il fut battu et se réfugia à Gabès, où son vainqueur l’assiégea, tandis qu’’Omar, toujours au Zâb, s’occupait de reconstruire T’obna.



Site de la Tahert rustumide, près de l'actuel Tiaret, dans la partie ouest de l'Algérie La ville semble avoir été fondée par Ibn Rustum comme une cité kharijite par excellence, visant à rivaliser avec la Kairouan malékite. Ibn Saghîr, auteur « rustumide » de la fin du IXe siècle, parle d’une certaine vie agréable dans la Tâhirt de l’époque [2] : « Il n’était pas un étranger s’arrêtant dans la ville qui ne si fixât chez eux et ne construisit au milieu d’eux, séduit par l’abondance qui y régnait, la belle conduite de l’Imâm, sa justice envers ses administrés et la sécurité dont tous jouissaient pour leurs personnes et leurs biens. Bientôt on ne voyait plus une maison en ville sans entendre dire : celle-ci est à un tel de Koufa, celle-là à un tel de Basra, cette autre à un tel de Kairouan, voici la mosquée des gens de Kairouanet leur marché ; voici la mosquée et le marché des Basriens, celle des gens de Koufa. »
Site de la Tahert rustumide, près de l’actuel Tiaret, dans la partie ouest de l’Algérie
Algerie, Tahert al-Jadida 761-71 (Les Rustumides) 

La localité romaine est détruite en 681 lors de l’invasion musulmane de l’Afrique du Nord par Okba ben Nafi et les nouveaux arrivants arabes investissent les lieux ,  plus tard les rustumides d’origine persane et les Berbères kharijites comme les précédents habitants, auraient rebâti sur ses ruines une ville nommée Tahert (la neuve) al Jadida.

L’ancienne ville de Tahert al-Qadima existait avant les Rustumides (dynastie kharijite persane) les Rustumides ont fait la Tahert al-Jadida mais  pas la Qadima, car elle fut conquise par Okba ibn Nafi al-Fihri général Omeyyade en battant les berbères et les byzantins qui s’y trouvait. (Ibn Khaldoun, Ibn ab al-Hakam, al-Nuwayri)

Un atelier de frappes monétaires « abbasside ce trouvais a Tahert. En effet Tahert al-Qadima existait encore au moment où Ibn Rustum al-Farisi al-Khariji s’installa dans la région car des pièces de bronze,(fulus), furent retrouvées à Volubilis (Maroc) mais frappées dans la ville de Tahert (Madinat al-Tahart), mentionnent le nom d’un gouverneur arabe de la ville, dépendant des Abbassides de  Baghdad  source: (L’urbanisation dans l’Algérie médiévale de A Khelifa – ‎2004 et Colin G. S., Monnaies, 1936, p. 118 et 123-124 Eustache D., Monnaies de Tahert, 1962, p. 75.

Puis, entre 761 et 771, le gouverneur de Kairouan, le kharidjite  persan Abd al-Rahman ibn Rustum, chassé par les Abbassides, se réfugie dans la région avec ses fidèles, et ayant obtenu le soutien des habitants y fonde « Tahert la Neuve » (Tahert al-Gadida), la première Tahert devenant alors « Tahert la Vieille » (Tahert al-Qadima).

Ibn Saghîr, auteur « rustumide » de la fin du IXe siècle décris la ville de Tahert al-Jadida :
« Il n’était pas un étranger s’arrêtant dans la ville qui ne si fixât chez eux et ne construisit au milieu d’eux, séduit par l’abondance qui y régnait, la belle conduite de l’Imâm, sa justice envers ses administrés et la sécurité dont tous jouissaient pour leurs personnes et leurs biens. Bientôt on ne voyait plus une maison en ville sans entendre dire : celle-ci est à un tel de Koufa, celle-là à un tel de Basra, cette autre à un tel de Kairouan, voici la mosquée des gens de Kairouanet leur marché ; voici la mosquée et le marché des Basriens, celle des gens de Koufa. »



Image satellite de la ville de Raqqa construite en 772 par le 2e calife abbasside Abu Jafar al-Mansur Syrie.
Image satellite de la ville de Raqqa en Syrie, avec la muraille en forme de fer à cheval construite en 772 par le 2e calife abbasside Abu Jafar al-Mansur, Syrie, c’est vraiment le dernier rescapé type de l’architecture urbain de la baghdad abbasside

Syrie, ar-Raqqah / ar-Rafiqah (771) (Les Abbassides)

L’antique site fut fondée par le grec Séleucos II, sous le nom de Callinicum sur le site de l’antique Nicephorium, et fit partie de l’Osroène.

Elle deviens musulmane en 639 ap. J.-C. au main  du conquérant arabe musulman Iyad ibn Ghanem radi Allah anhu.

Depuis, elle a figuré dans les sources arabes  sous le nom d’ar-Raqqah.  À la reddition de la ville, les habitants chrétiens ont conclu un traité avec Ibn Ghanem radi Allah anhu, cité par al-Baladhuri . Cela leur a permis la liberté de culte dans leurs églises existantes, (avec l’interdiction d’en construire des nouvelles).

Le successeur d’Ibn Ghanem comme gouverneur du califat Rashidun d’ar-Raqqah et de la Jazira , Sa’id ibn Amir ibn Hidhyam radi Allah anhu, avait  construit la première mosquée de la ville.

Ce bâtiment a ensuite été élargie à des proportions monumentales, mesurant environ 73 × 108 mètres, avec un minaret carré en brique ajouté plus tard, dans le milieu du 10ème siècle.

La mosquée a survécu jusqu’au début du 20ème siècle, est décrit par l’archéologue allemand Ernst Herzfeld en 1907, mais a depuis disparu.

En 656, au cours de la Première Fitna , le bataille de Siffin , l’affrontement décisif entre Ali et l’ omeyyade Mu’awiya radi Allah’anhum  a eu lieu. à 45 km  à l’ouest de Raqqah, et les tombes de plusieurs des partisans d’Ali (comme Ammar ibn Yasir et Uwais al-Qarni ) sont situés dans ar-Raqqah.

La ville contenait également une colonne avec l’autographe d’Ali radi Allah anhu mais cela a été enlevé dans le 12ème siècle et emmené à  Alep dans la mosquée Mosquée de Ghawth.

L’importance stratégique d’ar-Raqqah a grandi pendant les guerres à la fin de la période omeyyade et le début du régime abbasside, et gagna en splendeur : le calife Omyyade Hisham ‘y fit construire deux palais.

Ar Raqqah-était situé sur le carrefour entre la Syrie et l’Irak et de la route entre Damas , Palmyre , et le siège temporaire du califat Resafa , ar-Ruha ‘ .

Entre 771 et 772,  le calife abbasside Abu Jafar al-Mansour à construit une ville de garnison à environ 200 mètres à l’ouest d’ar-Raqqah pour un détachement de son armée Khorassanienne. Elle a été nommé ar-Rāfiqah.

La force de l’armée impériale abbasside est encore visible dans le mur de la ville impressionnante de ar-Rāfiqah.

Ar Raqqah et-ar-Rāfiqah ont  fusionnés en un seul complexe urbain, devenu que plus grande que l’ancienne capitale des Omeyyades de Damas.

En 796, le calife abbasside Harun al-Rashid  choisi ar-Raqqah / ar-Rafiqah comme sa résidence impériale.

Pour environ treize années ar-Raqqah était la capitale de l’empire abbasside étendant de l’Afrique du Nord à l’Asie centrale, tandis que l’organe administratif principal est resté dans Bagdad .

La zone du palais d’ar-Raqqah couvrait une superficie d’environ 10 kilomètres carrés (3,9 km ²) au nord des villes jumelles.

L’un des pères fondateurs de l’école Hanafite, Muḥammad ash-Shaibani , qui était chef cadi (juge) d’ar-Raqqah.

La splendeur d’ar-Raqqah est relaté dans plusieurs poèmes, recueillis par Abu al-Faraj al-Isfahani dans son « Livre des Chants » ( Livre des Chansons ). Seule la petite, restauré Palais dit de l’Est sur les franges du quartier du palais donne une impression de l’architecture abbasside .

Environ 8 km à l’ouest de ar-Raqqah il y a un monument appelé Heraqla de la période du calife Abbasside Harun al-Rashid, ont  dit qu’il commémore la conquête de la ville byzantine de Herakleia en Asie Mineure en 806.

Après le retour de la capitale abbasside à Bagdad en 809, ar-Raqqah est restée la capitale de la partie occidentale de l’empire, y compris l’Egypte .



File:Sousse Kasbah.JPG
La Medina de Sousse

Tunisie, Sousse 787 (Les Abbassides) 

Le début de la période arabo-musulmane de Souss peut être fixé à 670, lorsqu’Oqba Ibn Nafi Al Fihri assiège l’antique ville de Hadrumete qui prend le nom de Sousse.

Elle est d’abord une petite agglomération pourvue en 787 d’un ribat et habitée essentiellement par des ascètes  et soldats chargés de la défense des côtes. De la elle deviens une véritable ville musulmane.

Le nouvel essor de Sousse vient du second prince aghlabide Ziadet-Allah Ier qui dote la ville d’un chantier naval (821) d’où partent les navires à la conquête de la Sardaigne (821), de Malte, de la Sicile (827) ou de Rome (846).


Le vieux Najjaf
Le vieux Najjaf

Iraq, Najjaf, 791 (Les Abbassides)

La ville elle-même a été fondée en 791 (178 AH) par le calife abbasside Haroun al-Rashid.

source : Encyclopedia of Islamic Civilization and Religion publié par Ian Richard Netton p478-9



Monastir en 1956
al-Monastir en 1956

Tunisie, Monastir 796 (Les Abbassides)

Selon le Dr Mohamed Salah Sayadi, la ville de Monastir serrai le premier « Kairouan » du nom d’Al-Qarn (non localisé, comme le Tikarwan d’Abu al-Muhajir Dinar) fondé par Mu’awiya Ibn Hudayj al-Kindi en 45 de l’Hégire (655 après jc). « Le premier, près de Qammouniya à al-Qarn et le second celui qui existe aujourd’hui ». Le deuxième Kairouan fondé par Okba Ibn Nafaa en 58 de l’Hégire (678 après Jésus Christ) actuellement Al-Baten (Baten al Qarn) se trouve au Nord-Ouest de la ville de Kairouan.

Le calife Abbasside Hârûn al-Rashîd aurait demandé au gouverneur d’Ifrîqiya, Harthama ibn  A‘yân, d’y édifier, en 180/796, le premier ribâṭ.

Les châteaux de Monastir selon al-Idrissi vol I p 258 « sont au nombre de trois ils sont habités par des religieux auxquels les Arabes ne font aucun mal et dont ils respectent les habitations et les vergers ». C’est à Monastir dit toujours al-Idrissi que les « habitants de la ville de Mahdia située à 3o milles vont par mer ensevelir leurs morts ». On lit aussi dans al-Bakri  notice de ME Quatremère que le grand palais de Monastir fut bâti par les ordres de Harthama ibn  A‘yân (émir Abbasside) l’an 18o de l’hégire et qu il s’y tient chaque année le 1o de Moharrem une foire importante qui attire une foule immense. Not et Ert t XII p 488 6



Ruines du bassin d'al-Abbâssiya, ville crée en l'an 800 par Ibrahim al-Aghlab
Ruines du bassin d’al-Abbâssiya, ville crée en l’an 800 par Ibrahim al-Aghlab

Tunisie, Al-Abbassiya, 800 (Les Abbassides -Aghlabides)

Description d’al-Abbasiya dans ‘ »l’Histoire de la Tunisie » : « Al-Abbàsiya est une ville princière fondée en 184/800 par Ibrahim Ibn al-Aghlab, quelques mois après son accession au trône, sur un ancien site romain dénommé Qasr al-Mâ. La ville, qui montre à travers son toponyme les liens très étroits entre les Aghlabides et les Abbassides, était nommée aussi al-Qasr al-Qadîm. Elle se trouvait à 3 km.au sud de Kairouan. Les sources, qui la présentent comme un lieu de villégiature et un camp imprenable, signalent plusieurs palais, un hôtel de la monnaie et une mosquée célèbre par son minaret rond à sept étages. De ces vestiges, rien ne subsiste. Seul un réservoir de petites dimensions est, de nos jours, reconnu. Il adopte le même parti technique que les bassins de Raqqâda à savoir : un réservoir sub-aérien consolidé par des contre forts arrondis et revêtu d’un solide mortier à tuileaux »   



Fès 801-17 (régent rachid idrisside) Vue panoramique de la Médina Idrisside de Fès
Vue panoramique de la Médina Idrisside de Fès

Maroc, Fès 801-17 (Les Idrissides) 

La ville « Médina Fès » a été fondée par le chérif alide Idris Ier en 789 à l’emplacement de l’actuel quartier des Andalous, mais la trace la plus lointaine de Fès est au niveau de la numismatique avec une pièce frappée en 801 et Idris Ier étant déjà mort, ce fut sous la régence de Rashid . En 808, le régent Rashid ibn Morshid fonde « al-Aliya » sur l’autre rive de l’oued de Fès. Al Aliya se développe très vite et devient une véritable ville avec mosquée, palais et kissariya (halle, marché).

Les sources d’eau vitales aux alentours de Fès, qui avant même sa fondation étaient connues et louées en chanson, ont sans aucun doute été un critère important lors du choix de l’emplacement pour la future métropole.

Les évolutions suivantes sont dues à deux vagues successives d’émigration : à partir de 817–818 s’installent dans la ville fondée par Idrîs Ier près de 800 familles andalouses expulsées par les Omeyyades des faubourgs de Cordoue. Peu de temps après environ 200 familles bannies de Kairouan en Ifriqiya (fuyant les persécutions des Aghlabides) s’installent sur la rive d’al-Aliya. La mosquée universitaire Quaraouiyine fondée par l’aristocrate d’origine kairouanaise Fatima el Fihriya au ixe siècle devient l’un des centres spirituels et culturels les plus importants de l’époque et participe à l’âge d’or intellectuel de la civilisation islamique. Son influence se fait ressentir jusque dans les écoles d’Al-Andalus, et au-delà vers l’Europe d’où elle attire un grand nombre de savants et de mystiques y compris chrétiens comme Gerbert d’Aurillac futur pape Sylvestre II.

Les nouveaux arrivants apportent avec eux aussi bien un savoir-faire technique et artisanal qu’une longue expérience de la vie citadine. Sous leur impulsion, Fès devient un centre culturel important et après la fondation de la mosquée universitaire Quaraouiyine le cœur religieux du Maghreb.

Fès se trouve à un emplacement particulièrement avantageux, au croisement de routes commerciales importantes, au cœur d’une région naturellement généreuse avec des matières premières précieuses pour l’artisanat (pierre, bois, argile). Ceci lui permet de développer une riche culture esthétique issue de la grande tradition de l’art arabo-andalou. Fès se trouve sur la route des caravanes allant de la Méditerranée à l’Afrique subsaharienne en passant par la grande cité commerciale de Sijilmassa (disparue au xviie siècle) dans la région de Tafilalet, ce qui augmente également son attrait économique.

Selon al-Qantara : « Le fait historique majeur du règne d’Idrîs II est sans doute l’achèvement de la fondation de Fès. Une tradition historiographique, véhiculée depuis le Moyen Âge, lui attribue à lui seul la fondation de la ville, mais les recherches historiques et numismatiques, ont prouvé que Fès a été fondée en deux étapes. D’abord, sous Idrîs Ier, un premier noyau est établi dès 789 sur la rive est de l’oued Fès ; il est appelé Madinat Fas, nom qui apparaît sur des monnaies frappées en 801 et 805. En 808, Idrîs II fonde sur la rive opposée un second centre, qui porta jusqu’au milieu du IXe siècle, le nom d’al-‘Aliyya. Le peuplement des deux noyaux est renforcé par l’arrivée en 814 de réfugiés andalous fuyant la répression qui suit la révolte du Faubourg (Rabad) de Cordoue, ainsi que par des populations originaires de Kairouan. Cet apport démographique donnera aux deux rives leurs toponymes : al-Andalus (rive des Andalous) et al-Qarawiyyîn (rive des Kairouanais). Fès restera une ville double, avec deux noyaux séparés dotés chacun d’une enceinte, jusqu’à son unification par les Almoravides au XIe siècle.

À la mort d’Idrîs II en 828, ses fils se partagent le territoire de la dynastie, et l’aîné Muhammad hérite de Fès. Le pouvoir idrisside désormais morcelé ne sera plus jamais réunifié. Les territoires gouvernés par les descendants d’Idrîs II sont essentiellement concentrés dans le nord du Maroc, avec quelques possessions dans le Tadla ou dans l’extrême sud du pays. Les Idrissides continuent à cohabiter avec d’autres dynasties locales : les Salihides de Nakkur, les Barghwatas des plaines atlantiques et les Midrarides de Sijilmasa. D’autres pouvoirs éphémères, mu`tazilites ou kharijites, sont également connus grâce à leur frappe monétaire »



basra maroc 796-803 Ruines de Basra ou Basra al-Hamra (« Basra la rouge ») est un site archéologique du Maroc, devenue capitale des Idrissides, dynastie ayant régné de 789 à 985, lorsque ces derniers sont chassés de Fès par les Fatimides.
Basra al-Hamra  ville des Idrissides

Maroc, Basra 796-803 (Les idrissides) 

Basra ou Basra al-Hamra (« Basra la rouge ») est un site archéologique du Maroc, devenue capitale des Idrissides, dynastie ayant régné de 789 à 985, lorsque ces derniers sont chassés de Fès par les Fatimides

La ville de Basra est fondée par les Idrissides et nommée d’après la ville de Bassora, en Irak. Elle apparaît en tant qu’atelier de frappe monétaire dès le début du ixe siècle.

Au xe siècle, le Maroc est la scène des confrontations, directes ou par alliés interposés, entre Omeyyades de Cordoue et Fatimides. En 926, les Idrissides sont chassés de Fèsmais conservent leur pouvoir sur certaines régions, principalement au nord-ouest du Maroc, dont la ville de Basra.

Le géographe arabe Ibn Hawqal, dont les voyages se déroulent de 943 à 969, décrit la ville desservie par deux ports fluviaux comme un centre de commerce florissant et une importante zone de production de coton et de céréales.

En 988, la ville est détruite par l’armée fatimide commandée par Bologhine ibn Ziri. Lorsque Léon l’Africain (1488-1548), découvre la ville, elle est intégralement en ruines. (D. Eustache, Al-Basra, capitale idrisside et son port. Hespéris, 1956, 133-195.=



Vue sur des ancienne maisons de Zabid
Vue sur des ancienne maisons de Zabid

Yemen, Zabid, 819 (Les Abbassides – Ziyyadides)

Zabid a  été fondée par Mohammed Ibn Ziyad en 819. C’est aussi la date de fondation de l’université, et le début de remarquables réalisations académiques en algèbre dans le monde arabe.

Zabid est l’une des villes côtières de la région de Tihama, dans l’ouest du Yémen, fondé par Muhamad Ibn Ziyad al-Umawi en 819 membre de la famille Omeyyade épargné par le calife abbasside al-Mamun, fondateur de la dynastie Ziyyadites.

La dynastie Ziyadide était une dynastie arabe Sunnite de souche Qurayshite par les Banu Umayyah (Omeyyades) qui régna sur l’ouest du Yémen de 819 jusqu’à 1018 à partir de la capitale de Zabid .

C’était le premier régime dynastique à exercer le pouvoir sur la plaine yéménite après l’introduction de l’islam depuis l’an 630 Jc.Zabid a rapidement acquis une réputation de ville de chercheurs.

À son apogée, sous les Rassoulides, elle offrait 5 000 places d’étudiants

Al-Khandaq, dit Candia, Chandax, actuellement Héraklion. en Crète

Crête, Al-Khandaq , 824-827 (Ribadi de Cordoue)

L’émirat de Crète est un État musulman qui exista sur cette île de la Méditerranée orientale de la décennie 820 à 961. Il fut fondé par un groupe d’Andalous exilés de Cordoue, qui conquirent la Crète.

Al Khandaq (en arabe, خندق). Ce terme qui signifie « fossé », tire son origine du fossé défensif creusé pour défendre la cité.

Jusqu’en 961, la ville se développa grâce à la piraterie contre l’empire byzantin, car les Arabes qui l’occupaient ne dépendaient d’aucune autre faction du monde musulman (Tantôt fatimide de Mahdia, tantôt Abbasside de Baghdad, avec des renforts venant d’Afrique du nord (Alexandrie, Barqa)  ou du Moyen orient (Syrie-Palestine) étant eux-mêmes andalous) et par conséquent ne se souciaient pas de diplomatie.

Cette activité leur coûta néanmoins l’indépendance et bien plus, puisqu’après onze mois de siège, en 961, le général byzantin Nicéphore Phocas, futur empereur, reconquit la ville, la pilla, massacra l’ensemble des Arabes, et la réduisit en cendres.



Samarra 833 (calife abbasside mutasim) Vue aérienne sur le palais du calife abbasside al-Mutawakkil à Samarra , Iraq.
Vue aérienne sur le palais du calife abbasside al-Mutawakkil à Samarra , Iraq.

Iraq, Samarra 833 (Les Abbassides) 

Samarra , fondée en 833 par le calife abbasside Al-Mutasim, afin d’y installer ses mercenaires turcs recrutés la même année lors de son accession au califat. Écartée de Bagdad où elle molestait la population locale, la nouvelle garde du calife y vécut en véritable micro-société et Samarra devint alors la nouvelle capitale du monde musulman.

Lors de l’époque appelée « l’Anarchie de Samarra », les troupes abbassides maghrebine, turques et du Ferghana ce sont affronté pour imposés chacune  un calife.

Durant le règne de son successeur Al-Wathiq et davantage sous celui du calife Al-Mutawakkil, Sāmarrā se transforme en une ville commerciale. Ce dernier a été le garant de la construction de la Grande Mosquée de Sāmarrā en 847 avec son célèbre minaret en spirale.

Il conçoit également des parcs et un palais pour son fils Al-Mu`tazz.

Sous le règne d’Al-Mutamid, le califat retourne à Bagdad afin de fuir les exactions de la garde turque ayant assassiné Al-Mutawakkil en 861. Sāmarrā connaît alors un déclin prolongé, qui s’accélère après le xiiie siècle quand le cours du Tigre change.



Madrid Muhammad 860 et 880 C'est durant le règne de Muhammad Ier qu'est fondé Madrid, ici les vestiges de la muraille musulmane
C’est durant le règne de Muhammad Ier qu’est fondé Madrid, ici les vestiges de la muraille musulmane

Espagne, Madrid 860-880 (Les Omeyyades de Cordoue) 

La première trace historique de ce qu’est aujourd’hui la cité de Madrid, date de l’époque de la domination musulmane, concrètement à la fin du ixe siècle, quand l’émir cordouan Muhammad Ier (852-886) dresse une forteresse sur un promontoire près de la rivière du Manzanares, dans un lieu occupé actuellement par le palais royal. La fonction de cette forteresse est de surveiller les cols de la sierra de Guadarrama pour protéger Tolède, l’antique capitale wisigothe. Également celle de Ribat, c’est-à-dire, le point de rassemblement et de départ des campagnes contre les royaumes chrétiens du nord. Par exemple, en 977, Almanzor commence sa campagne à Madrid. Quand le califat de Cordoue se désintègre, Madrid fait partie du royaume taifa de Tolède.

À proximité de cette fortification, fut créée une petite enclave connue sous le nom de Mayrit (pour les chrétiens Magerit) laquelle fut l’objet de plusieurs attaques des rois chrétiens durant la Reconquête, par exemple, Ramiro II de León essaie de l’occuper en 932.

Lorsque Alphonse VI de León se rend à Tolède entre 1083 et 1085, la cité passe aux mains des chrétiens sans lutte, comme divers autres villages du royaume de Tolède.



La mosquée Abbasside Tulunides Ibn Tulun au Caire en Egypte
La mosquée Abbasside Tulunides Ibn Tulun au Caire en Egypte

Egypte,  al-Qata’i 868 (Les Abbassides – Tulunides)

Le turc Ibn Tulun, 868 profita des difficultés du califat abbasside pour créer un État autonome sous suzeraineté abbasside. Les Touloumides voulurent créer leur résidence et choisirent au nord est d’Al-‘Askar, sur les pentes ouest de la colline qui allait accueillir ce qui deviendra la future citadelle, un espace d’un peu moins de 300 hectares pour implanter leur nouvelle fondation, al-Qatâ’i’. Celle-ci connut un développement similaire à celui d’Al-‘Askar un siècle plus tôt autour du palais d’Ahmad ibn Tûlûn et de la mosquée Ibn Tûlûn dont la construction commencée en 876 fut achevée en 879. Ahmad ibn Tûlûn fit également construire un hôpital et un aqueduc. Al-Qatâ’i’ est embellie par les descendants d’Ahmad ibn Tûlûn avant d’être détruite lors du retour des abbassides en 905. Il n’en reste que la mosquée.



Raqqada 876 (aghlabide abbasside) Le musée de Raqqada
Le musée national d’art islamique de Raqqada est un musée spécialisé dans les arts de l’Islam et situé sur le site archéologique de Raqqada près de Kairouan.

Tunisie, Raqqada 876 (Les Abbassides -Aghlabides)

Raqqada ou Raqqâda (رقادة) est le site de la seconde capitale de la dynastie des Aghlabides (ixe siècle) située à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Kairouan (Tunisie). Le site abrite maintenant le musée national d’art islamique.

En 876, le neuvième émir aghlabide Ibrahim II éprouve le besoin de changer de résidence pour trouver un endroit calme à l’abri du bruit de la ville. La nouvelle cité est pourvue de plusieurs palais et d’une mosquée. Les Aghlabides y fondent une fabrique de textiles et de papiers pour alimenter la Maison de la sagesse et des sciences (bayt al-ḥikma). À certains moments, Raqqada devient même plus grande que Kairouan.

En 909, Ubayd Allah al-Mahdi, fondateur de la dynastie des Fatimides qui s’était installé à Kairouan, s’installe finalement à Raqqada. Il choisit une autre capitale et fonde la ville de Mahdia. Il se proclame lui-même calife en 909.

Le 7 juillet 969, les troupes du quatrième calife fatimide Al-Muizz li-Dîn Allah entrent à Fostat en Égypte. Le calife fonde près de cette ville une nouvelle capitale qu’il nomment Le Caire. Al-Mu‘izz aurait fait raser Raqqada après la construction du Caire.

Après 1960, on construit sur le site d’une vingtaine d’hectares un palais présidentiel au milieu des quelques vestiges encore visibles ; il abrite depuis 1986 le musée national d’art islamique de Raqqada.

Des campagnes de fouilles engagées au début des années 1960 sur le site des anciens palais ont livré d’abondants fragments de céramiques à glaçure, dont des tessons et des carreaux à reflets métalliques ornés de motifs floraux et végétaux (feuille de vigne stylisée) ainsi que des coupes soigneusement décorées (coupe à l’oiseau datée de la seconde moitié du IXe siècle)


Vue aerienne de Mdina, Malte
Vue aérienne de Mdina, Malte 

Malte, Mdina, 869, (Les Aghlabides-Abbassides)

Mdina (Mdina vient de l’arabe médina qui signifie « ville »), Malte est une ville reconstruite et fortifié par les Aghlabides sur un ancien site antique du nom de Città Notabil. Selon al-Qantara « Les Aghlabides prennent à leur tour possession de la ville  de Mdina en 879 et vont marquer l’héritage architectonique de la citadelle. »  

Fondée par les Phéniciens comme centre de commerce, au centre de l’île le plus loin de la mer, Mdina a été occupée par les Arabes qui ont divisé l’ancienne cité, qu’ils trouvaient trop grande pour être fortifiée, en deux villes distinctes : fondant ainsi  Mdina « la ville » et Rabat, de Rabat qui signifie « faubourg ».

Les différents noms de Mdina ont été Malet, Melita, Rabbat, Mdina et L-Imdina.

Sur le principal fort de Mdina:

« Les Arabes dont la domination dans les îles eut 220 ans de durée élevèrent en 973 le château Saint Ange qui 592 ans plus tard sauva Malte du joug des Ottomans et dont les fortifications renouvelées font encore aujourd hui l’une des principales défenses « 

Miege, Histoire de Malte, p88


Derb, Medina Djdida, Oran, Algérie
Derb, Medina Djdida, Oran,

Algérie, Oran 902 (Les Omeyyades de Cordoue)

Oran en Algerie fut fondé par l’émir Omeyyade Abd Allah en 902

Les émirs Omeyyades de Cordoue souhaitaient s’installer sur les côtes africaines.

Aux premiers signes de dislocation de l’empire abbasside, les Arabes d’Andalousie, au faîte de leur puissance, choisirent de développer des comptoirs commerciaux sur la côte nord-africaine.

Ainsi Oran fut fondée en 902  par les marins Omeyyade: Muhammad Ibn Abu Aoun et Muhammad Ibn Abdoun et un groupe de marins, envoyés par l’ émir Omeyyades de Cordoue Abd Allah ibn Muhammad al-Umawi  qui est le fils de Muhammad Ier, il est né le 11 janvier 844. Il succède à son frère Al-Mundhir comme émir omeyyade de Cordoue en 888 jusqu’en 912. Il laisse le pouvoir à son petit-fils `Abd ar-Rahmân III an-Nâsir. Il meurt le 15 octobre 912.

Emir à 44 ans, sa piété est appréciée de ses sujets. Il a cependant une réputation très dure, car les troubles durant son règne l’obligent à répandre souvent le sang : un de ses fils, soupçonné de trahison, et de nombreux rebelles. En effet, son accession au trône est le signal de plusieurs révoltes en Al-Andalus. Il bat définitivement l’ennemie  Omar Ben Hafsun (un goth de la shuhbiya anti-arabe), qui s’était rendu indépendant à Malaga et que son père et son frère avaient combattu en vain. De nombreuses autres révoltes éclatent, à cause de l’antagonisme entre les différentes composantes de la population : Arabes, Berbères, Muladi ou Mozarabes et Chrétiens.

Ce fut sous sont règne que la ville d’Oran dans l’actuel Algérie fut construite et qui servira a ses successeurs de base de lute contre les Ismaéliens Fatimides.

Ibrahim des Banu Hadjabj, gouverneur de Séville, prend même le titre de roi et son indépendance, qu’Abd-Allah est contraint de reconnaître. Il meurt en 912, laissant à son petit-fils `Abd ar-Rahmān III an-Nāsir un royaume agité, que ce dernier parviendra à pacifier et à soumettre.

Il épouse entre autres Oneca Fortúnez, fille du roi de Navarre Fortún Garcés et grand-mère d’Abd al-Rahman III.

Ils fondèrent la ville d’Oran pour commercer avec Tlemcen en développant l’occupation de la baie abritée de Mers el-Kébir.

Peu après sa fondation, Oran devient un objet de conflit entre Omeyyades sunnites et Fatimides chiites.

Le conflit entre des fractions des berbère des Ifrenides et les Fatimides et berbère kutamas s’amplifie.

En 954 la ville d’Oran est prise par les berbères Ifrenides commandés par Yala Ibn Mohamed. Sous ses ordres Oran fut détruite et sa population déplacée dans la nouvelle ville qu’il avait bâtie, Fekkan.

Les Fatimides prennent Oran grâce aux vassaux berbères Zirides, ces derniers reconstruisirent la ville d’Oran sur le site actuel.

Alors Ziri b. Ataya des Maghraouas et gouverneur du Maghreb reprend Oran et plusieurs villes des Sanhadjas.

Son fils Al Moez ibn Ziri b Ataya lui succède en 1005 et est gouverneur Omeyades au Maghreb. Son père lui lègue Oran, Tlemcen, Achir, M’Sila, etc

Al-Bakri le célèbre géographe arabe reviens sur la fondation Omeyyade  d’Oran :

« Oran, située à quarante milles d’Arzao , est une place très-forte ; elle possède des eaux courantes, des moulins à eau , des jardins et une mosquée djamê. Elle eut pour fondateurs Mohammed ibn Abi Aoun, Mohammed ibn Abdoun et une bande de marins andalous qui fréquentaient le port de cet endroit. Ils accomplirent leur entreprise après avoir obtenu le consentement des Nefza et des Mosguen [tribus qui occupaient cette localité]. Les Mosguen faisaient partie [de la grande tribu berbère] Azdadja.

[Ces Andalous] qui avaient été les compagnons d’El-Corachi, ( El-Corachi, c’est-à-dire membre de la tribu de Coreich. Il s’agit probablement du général Omeyyades Andalous Abd el-Mclek ibn Omaîa, qui fut mis à mort l’an 282 (8g5-6 de J. C). Voyez l’extrait du grand ouvrage bistorique d’Ibn Haiyan, que M. de Gayangosa inséré dans sa traduction d’ Ël-Maccari , vol. II, p. 454.) fondèrent Oran en l’an 290 (902-903 de J. C). Ils y séjournèrent jusqu’à l’an 297, quand une foule de tribus se présentèrent devant la ville et demandèrent l’extradition des Beni Mosguen , afin d’exercer contre eux une vengeance de sang. Les Andalous ayant refusé de les livrer, ces tribus commencèrent des hostilités contre la ville, la blo quèrent étroitement et empêchèrent la garnison [de sortir pour puiser] de l’eau. Les Beni Mesguen pro fitèrent enfin d’une nuit obscure pour s’enfuir de la place et se mettre sous la protection des Azdadja. Les habitants, se voyant sur le point de succomber, consentirent à livrer leur ville, leurs trésors et leurs approvisionnements, à la condition de pouvoir se retirer la vie sauve. Oran fut saccagée et brûlée par les vainqueurs ; ce qui eut lieu dans le mois de dou-‘l-càda 297 (juillet-août 910 de J. C). Une an née plus tard, les habitants y revinrent avec l’au torisation d’Abou Homeid Doouas, ou Dawoud ibn Soulat, gouverneur de Tîhert. Au mois de châban de l’année suivante (avril-mai 911), la ville com mença à se relever et elle devint plus belle qu’au paravant. Dawoud ibn Soulat el-Lahîci leur donna pour gouverneur Mohammed ibn Abi Aoun. La  ville ne cessa de s’agrandir et de prospérer jusqu’à l’an 3 43 .quand Yâlaibn Mohammed ibn Saleh l’ilrc- nide s’en empara , après avoir attaqué et mis en dé route les Azdadja du mont Guèdera1. Cette bataille eut lieu le samedi 1 5 djomada de l’année susdite (septembre-octobre o5/i de J. C).

Dans le mois de dou-‘l-câda de la même année (mars 955), Yàla transporta les habitants d’Oran à la ville qu’il venait de fonder et qui est connue [par le nom d’IJtjan ou Fekkan]. Oran fut alors dévastée et brûlée pour la seconde fois, et elle resta dans un état d’abandon pendant quelques années. Les habitants ayant alors commencé à y rentrer, la ville se releva de nouveau.  » al-Bakri op cit. p.165 166 167



Msila muhamadiya 925 (bani hamdoun et fatimide) Vue aérienne de la cité Fatimide de Mahdia en Tunisie
Vue aérienne de la cité Fatimide de Mahdia en Tunisie

Tunisie, Mahdia 916  (Les Fatimides)

L’année 916 voit l’arrivée du premier calife fatimide Ubayd Allah al-Mahdi qui ordonne la fondation de Mahdia, dont la construction s’étale sur cinq ans, et qui lui donne son nom actuel. La ville devient ainsi la capitale des Fatimides en 9216 et le reste jusqu’en 973, date à laquelle Mahdia est remplacée par Le Caire. Assiégée durant huit mois (944-945) par les kharidjites sous la conduite de leur chef Abu Yazid, la ville résiste victorieusement. En 1057, les Zirides s’y réfugient face à la menace des Hilaliens.

Ibn al-Athir relate la fondation d’al-Mahdia par le calife Ubayd Allah al-Mahdi :

 « En 303 (16 juillet 915), le Mahdi se rendit en personne à Tunis, à Carthage et ailleurs pour rechercher sur le littoral un emplacement convenable pour y fonder une ville, car il avait trouvé dans les livres l’annonce du soulèvement que fomenterait Abou Yézid contre lui. C’est ainsi qu’il bâtit Mehdiyya, pour laquelle il ne trouva aucun emplacement ni plus convenable, ni plus sûr, car c’est une presqu’île jointe à la terre (par un isthme), ce qui la fait ressembler à la paume de la main se rattachant au poignet. Il l’édifia pour en faire sa capitale et l’entoura de murailles solides garnies de portes imposantes, dont chaque battant pesait cent quintaux. Les travaux de construction commencèrent le samedi 5 dhoû’ l-k’a’da 303 (10 mai 916). Quand les murailles furent montées, il fit lancer par un archer une flèche dans la direction-du Maghreb, et le projectile arriva jusqu’au Moçalla : « C’est jusque-là, » dit-il, « qu’arrivera le maître de l’âne, » désignant ainsi l’hérétique Abou Yézid, à cause de l’animal qui lui servait de monture. Il donnait lui-même aux ouvriers les ordres nécessaires pour les travaux. Il fit ensuite creuser dans la montagne un arsenal (dâr çinâ’a) pouvant renfermer cent galères[291] et qui était fermé par une porte ; le sol fut creusé pour y installer des magasins à vivres et des citernes. On éleva aussi des habitations et des palais. Quand tout fut fini : « Je suis maintenant », dit-il, « tranquille quant au sort des filles fatimides, » désignant ainsi ses propres filles.[292] Ensuite il s’éloigna. Il disait, en contemplant les merveilleux travaux accomplis tant pour la ville même que pour ses fortifications, que tout cela n’était que pour une heure. Son dire se réalisa, car Abou Yézid arriva jusqu’à l’endroit où était tombée la flèche de l’archer, y séjourna une heure, puis se retira sans avoir obtenu aucun succès. »



Vue aérienne de M'Sila en Algérie, capitale des Bani Hamdoun
Vue aérienne de M’Sila-Muhammadiya en Algérie, capitale des Bani Hamdoun

Algerie, Msila Muhamadiya 925 (Les Fatimides) 

Fondation de la ville de Msila Muhammadiya, , par Ibn al-Athir revient sur la fondation  d’origine arabe de la ville de Msilla i :

« En 315, au mois de çafar (avril 927), le Mahdi fatimide envoya de Mehdiyya au Maghreb une armée considérable sous les ordres de son fils Abou’ l-K’âsim, ce qui était motivé par la victoire remportée par Mohammed ben Khazer Zenâti sur uns armée de Ketâma et le grand massacre qu’il avait fait de ceux-ci.  L’importance attribuée par le Mahdi à cette affaire lui fit décider l’envoi de ces troupes, dont la mise en marche provoqua là dispersion des rebelles. Après avoir poussé jusqu’au delà de Tahert, Abou l-Kasim revint sur ses pas et traça avec sa lance, sur le sol même, le plan d’une ville qu’il fonda, et à laquelle il donna le nom de Mohammediyya, laquelle n’est autre que Mesîla. »

— Traduction française de ibn al-Athir du kitab (livre) Al-Kamil fi al-Tarikh, p. 116.

Le géographe et historien arabo-andalou al-Bakri (1014-1094), dans sa Description de l’Afrique septentrionale revient sur la fondation par les Banu Hamdun al-Judhami sous suzeraineté fatimide:

« De cala-t-Abi Tawil on ce rend à El-Msila (ou El-Mecila) grande ville située sur une rivière appelé le Seher. Elle eut pour fondateur Abu al-Qasam Ismail, fils d’Ubayd’Allah (le calife fatimide), qui en posa les fondements en l’an 313 (925-926 de notre ère). Ali ibn Hamdoun al-Judhami, mieux connu sous le nom d’Ibn al-Andalusi, fut la personne chargée de faire construire cette ville. Simak ibn Messaud ibn Mansour, l’aïeul d’Ali ibn Hamdoun appartenait à la famille arabe de Djudham (ancêtre de la grande tribus yéménite qahtanite dite « arabe pure »). Nommé par Ismail (fatimide) au gouvernement d’El-Mecila (M’Sila), Ali ibn Hamdoun y passa le reste de sa vie, il fut tué pendent les troubles suscitées par Abou Yezid (le kharijite). Son fils Djafar, qui n’avait pas quitté la ville obtient le commadement du Zab entier (…) »

— Traduction française de Mac Guckin de Slane, de la Description de l’Afrique septentrionale par al-Bakri, pp. 141 et 142.



Madinat az-Zahra la ville arabe construite par les Omeyyades d'Occident
Madinat zahra 936 (omeyyade andalous)

Espagne, Madinat zahra 936 (Les Omeyyades de Cordoue)

Madinat al-Zahra ou medina Azahara (Arabe: مدينة الزهراء) était une cité califale Omeyyade  construite à partir de 936 par les Omeyyades d’Espagne sous le règne de Abd al-Rahman III en l’honneur de sa favorite prénommée al-Zahra (الزهراء, resplendissante).

Des trois terrasses s’étendant au pied de la sierra Morena, des fontaines de mercure et des marbres sertis de rubis et de perles, il ne reste aujourd’hui qu’un vaste espace de ruines. Entièrement détruite et pillée lors d’une invasion de Berbères en 1010 due à une fitna, cette ancienne ville-palais est aujourd’hui un site archéologique en cours de restauration.

La ville nouvelle d’une surface d’environ de 112 ha, avec sa mosquée, ses bains, et ses souks, avait pour fonction la protection des représentants du pouvoir, compte tenu de l’agitation perpétuelle de la cité deCordoue, toute proche (8 km).

Les trois terrasses marquent l’organisation du palais : la terrasse la plus élevée est réservée au palais califal et les deux autres accueillent les bâtiments administratifs, la mosquée, le souk, les habitations des commerçants et fonctionnaires…

La Madinat al-Zahra était embellie par un immense jardin et vergers, fruit des connaissances en botanique et systèmes d’irrigation des arabes à cette époque.

Elle présente une grande enceinte rectangulaire 1 500 × 750 m) enserrant un ensemble d’éléments juxtaposés conçus comme des structures indépendantes. Chaque élément regroupe une série de pièces situées autour d’un patio central, dont une généralement se démarque par sa taille et l’exubérance de la décoration.



Achir 935 (fatimide et ziride)
Achir 935 (fatimide) Selon Lucien Golvin, qui a entrepris des fouilles sur le site en 1954, Achir est composée de deux cités distinctes. Achir, la capitale de Ziri et Benia, construite postérieurement par son fils Bologhine, 2 km plus au sud.

Algerie, Achir 935 (Les Fatimides)

Achir est une ancienne ville Fatimide d’Algérie, lieu d’établissement » des gouverneur Zirides ( la dynastie ziride débute en seulement en 972 elle est donc ville fatimide.) , sous suzerainté Fatimide située à une altitude de 1 280 m  dans les monts du Titteri, dans l’actuelle commune algérienne de Kef Lakhdar (Wilaya de Médéa). La ville est mentionnée par Ibn Khaldoun qui indique que le mont Tetri est le royaume des Zirides, dans lequel se trouvent les ruines d’Achir. Des fouilles archéologiques ont permis de déterminer l’existence de deux sites zirides dans ce secteur.

L’éponyme de la dynastie berbère Sanhadja, Ziri ibn Menad, qui héritait de la domination sur l’Ifriqiya, avait été le lieutenant fidèle et actif des Arabes Fatimides. Dans leurs luttes contre les soldats d’Abou Yazid et contre les Zénètes, qui dominaient à l’ouest de Tiaret, ses interventions avaient joué un rôle décisif.

Aussi, le Calife Fatimide al-Qaim l’avait-il autorisé à affirmer sa jeune puissance par la construction, en 935-936, d’une capitale qui lui servit de place forte .

Georges Marçais, qui a recherché sur place les vestiges des constructions zirides, a montré qu’ils révèlent les progrès du fondateur de la dynastie.

Au début du xie siècle, Al Bakri rapporte que « l’on assure que, dans toute la région, il n’y a pas de place qui soit plus forte, plus difficile à prendre et plus propre à décourager l’ennemi », car dix hommes suffisent à défendre.

Quand, en 972, le calife fatimide Al-Mu’izz quitte le Maghreb pour l’Égypte, il confie l’administration de l’Ifriqya à Bologhine, le fils de Ziri. Celui-ci quitte Achir pour s’installer à Kairouan, mais il va garder des liens étroits avec Achir où sa famille va demeurer.

En 1048, Yusuf Ibn Hammad la prend et la pille ; en 1076, les Zenata l’occupent. Reprise par les Hammadites, elle est dévastée, en 1101, par Tachfine ben Tinamer, le maître de Tlemcen.



File:Palais ElMansour 5.JPG
Ruines du palais fatimide d’Al-Mansur

Tunisie, Sabra al-Mansuriyya 946 (Les Fatimides) 

Al-Mansuriya ou Mansuriyya (arabe : المنصوريه) est une ancienne cité située près de Kairouan en Tunisie. Elle est pendant un siècle la capitale du califat des Fatimides durant le règne des califes Al-Mansur(946-953) et Al-Muizz li-Dîn Allah (953-975).

Bâtie entre 946 et 972, al-Mansuriya est une cité fortifiée abritant des palais entourés de jardins, de bassins artificiels et de canaux. Pour une courte période, elle est le centre d’un État puissant s’étendant sur la plus grande partie de l’Afrique du Nord et la Sicile. Elle continue de servir de capitale provinciale aux Zirides jusqu’en 1057, date à laquelle elle est détruite par l’invasion des tribus hilaliennes.

Tout objet utile ou relique y est pillé durant les siècles qui suivent. De nos jours ne subsistent que de faibles traces.


File:Calascibettadepuisenna.JPG
Calascibetta

Sicile, Calascibetta 951, (Les Kalbides -Fatimides) 

Calascibetta sicile 2km de l’Enna en Sicile, fut construite par les Kalbides en 951 , et elle fut prise par Roger en 1087,  Calascibetta tient son nom de l’arabe Qalat-Scibet fondée lors du siège d’Enna par les Kalbides en 951. Selon Joseph-Antoine de Gourbillon  dans son livre  « Voyage critique à l’Etna » (p208) en 1819, disait sur Calascibetta « petite ville dépendante encore du val Nôto. Cette ville comme son nom l’indique  fut fondée par les Sarrasins qui en firent d’abord une place forte » 

« Presque tous les lieux dont le nom commençait par Rahal et Menzil n’existent plus ceux qui sont encore debout tels que Misilmeri Realbutô et quelques autres sont de simples villages les lieux au contraire dont le nom commence par Calaat et Cassar quoique bien moins nombreux que les précédents si à l aide des anciens documents on en dresse une liste comparative se trouvent en bien plus grand nombre encore existant sur le sol Ils indiquent en général des villes de troisième ordre bâties sur des hauteurs telles sont Galtanissetta Caltagirone Calascibetta Caltabelotta et bien d’autres » introduction  « Histoire de l’Afrique sous la dynastie des Aghlabites et de la Sicile »



(fatimide), photo du Caire fatimide

Egype, Le Caire 969 (Les Fatimides) 

Conquérant de l’Égypte à la tête des troupes fatimides, Jawhar al-Siqilli ou al-Siqilli installe en 969 sa fondation sur 136 hectares, Qâhira, au nord des anciennes fondations. Le site offre l’avantage d’être à l’abri des crues du Nil et à l’écart de Fustât et de ses populations chrétiennes et sunnites. Jawhar fait construire un palais (le palais de l’Est) pour accueillir le calife et la Mosquée al-Azhar, centre de la propagande chiite sur l’Égypte. Les contingents de l’armée, d’origine tribale, furent installés par cantonnements, qui devinrent rapidement des quartiers. Le 10 juin 973, tout était prêt pour accueillir le calife Al-Muizz li-Dîn Allah qui y transféra sa capitale. Qâhira s’affirma alors comme la capitale administrative, culturelle et religieuse de la dynastie fatimide, tandis que Fustât demeurait le cœur économique et concentrait l’essentiel de la population.

Le calife Abu Mansur Nizar al-Aziz Billah, qui succède à al-Mu’izz fait construire à Qâhira pour sa fille aînée un second palais, en face du palais de l’est ou Grand Palais qui s’étend sur 9 hectares, le petit palais de l’Ouest qui s’étend sur 4,5 hectares. Les deux palais s’étendent de part et d’autre de la rue principale de Qâhira. Tracée par al-Mu’izz elle traverse la ville du nord au sud, de la porte, en son milieu elle forme une grande place appeléeentre-les -deux-palais. Le palais du vizirat (Dâr al-Vizâra), résidence des vizirs est construit à partir de 1094. Les palais de Qâhira, et particulièrement le Grand Palais, font l’admiration des voyageurs. Les palais ne forment pas une structure compacte, mais sont constitués de multiples pavillons, de places, de jardins. Le quartier des palais de Qâhira est le cadre des cérémonies et processions de cour. Son accès est strictement réglementé. Autour de celui-ci les zones d’implantations des contingents militaires évoluent rapidement. De nouvelles populations occupent les espaces laissés libres entre les implantations. Qâhira se transforme en véritable ville. Réservée au départ au calife, à sa cour et à son armée, Qâhira attire cependant une population nombreuse pour servir aux palais ou les construire. Du fait de l’éloignement avec Fustât les activités commerciales et artisanales se développent à Qâhira qui commence à s’entendre hors des limites fixées par Gawhar. Au Nord, ‘Azîz puis Al-Hakim bi-Amr Allah font construire la grande mosquée al-Hâkim, à l’ouest, des jardins et des pavillons forment une zone de promenade appréciée, au sud, des quartiers apparaissent sur la route menant à Fustât. Ces extensions, encore modestes, amènent le grand vizir Badr al-Gamâlî, à construire entre 1087 et 1092 une nouvelle enceinte qui porte la superficie de Qâhira à 160 hectares. (images portes Bâh al-Futûh 1087 et Bâh al-Nasr)



Bust, Afganistan, était la capitale militaire d'hiver de la dynastie des Ghaznevides, fondé en 976 comme campement
Bust, Afghanistan,source 

Afghanistan, Bust, 976 (Les Ghaznévides)

Bust, Afghanistan, était la capitale militaire d’hiver de la dynastie des Ghaznevides, fondé en 976 comme campement au tout début de la dynastie. (Stéles arabes de Bust (Afghanistan) Janine Sourdel-Thomine -« Arabica », III, 1956, 285-306.)

La ville antique de Bust sur la rive est de la rivière Helmand, dans le sud de l’Afghanistan a été peuplé dès le septième siècle avant JC mais n’ a vécu son âge d’or que sous les Ghaznévides, qui y ont établi leur capitale d’hiver en 976. Un camping militaire, situé à six kilomètres au nord de la capitale, sur la rive orientale de la rivière Helmand, est devenu leur site de prédilection pour y  installer les palais et a grandi jusqu’au XIe siècle, dans une banlieue royale fortifiée. Son nom arabe, Lashkari Bazar, rejoint le mot militaire « Al-‘Askar » avec « Bazaar », en référence à la rue du marché sur le long menant à la porte sud de la banlieue. (L’équivalent persan est « Lashkargah, ou la place du soldat.) Lashkari Bazar a été brûlé en 1150-1151 lors de la conquête du ghouride ‘Ala al-Din Jahansuz (ou Husayn II, reg. 1149-1161) et a été restauré dans le cadre de la dynastie ghoride

Bazar et de la Mosquée

Le Palais du Sud a été précédée au sud par une vaste court fortifiée, dont la grille se trouvait à l’extrémité sud d’une rue d’un  bazar – avec quatre cent cinquante mètres de long avec plus d’une centaine de stands – qui a donné son nom à la royale banlieue. Les fondements d’une mosquée publique ont été excavées le long du bord ouest de l’esplanade du palais. Archnet source

Subuktugîn — transcrit aussi par Sabuktagin ou Sebük Tigin — (né vers 942 et mort en août 997) est le fondateur de l’empire et de la dynastie des Ghaznévides dans ce qui est l’Afghanistan aujourd’hui.

Subuktugîn naquît à Barskhan. Esclave, il épousa la fille de son maître Alptegîn, le gouverneur des Samanides de Ghaznî, lui succéda comme gouverneur en 977 et se libéra bientôt de la suzeraineté des Samanides en décadence. En 986, il défît le râja Jayapâlaqui régna sur Kaboul, Lâhore et Bathinda.

Le reste de sa vie fut occupé à la conquête d’un territoire correspondant à la majeure partie de l’Afghanistan moderne. Subuktugîn mourut à Balkh pendant une campagne, après avoir désigné son deuxième fils Ismail comme successeur. Ce dernier fut rapidement renversé par son frère ainé Mahmoud qui s’empara du pouvoir.

Articles connexes :



L’île de Malte. Histoire de la domination musulmane :

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Vue aerienne de Mdina, Malte
Vue aérienne de Mdina, Malte ville fortifié par les Aghlabides. Selon al-Qantara « Les Aghlabides prennent à leur tour possession de la ville  de Mdina en 879 et vont marquer l’héritage architectonique de la citadelle. »

La dynastie arabe des Aghlabides de 800 à 909, elle prend fin en ifriqiya et en sicile en 909 et la lignée aurait quant à elle régné jusqu’en 948 jc à Malte avant de passé aux arabes Kalbides de Sicile (948 -1053), la dynastie Kalbide prend fin en Sicile en 1053 mais elle reste jusqu’en 1091 à Malte. (source The Spread of Islam Throughout the World publié par Idris El Hareir,Ravane Mbaye) .

Miege (« Histoire de Malte » p87) disait : « Du reste on ignore quelle fut la forme de gouvernement introduite à Malte et au Goze. On sait seulement que ces deux îles furent gouverné par un émir dépendant de celui de Sicile « 

Ibn al-Athir (1160-1233) nous explique la prise de Malte en 869 par les Aghlabides : « A la suite de la mort de Khafâdja, son fils Mohammed, désigné par la population pour lui succéder, fut confirmé dans cette situation par Mohammed ben Ahmed ben el-Aghlab, prince de K’ayrawân. En 256 (8 décembre 869), il envoya une armée à Malte, dont les chrétiens levèrent le siège en apprenant l’arrivée de ces troupes. »

Ibn Khaldoun (1332-1406) reviens sur la prise de Malte par les Aghlabides : « Ziadet Allah el Asghar eut en mourant pour successeur son frère Mohammed surnommé Abou el Gharanik le Père des Grues 122 qui était adonné au jeu et à la boisson Il y eut de son temps des guerres et des révoltes en 255 de l’hégire il s empara de Malte, mais les Grecs reprirent sur lui plusieurs places de la Sicile  »

Al-Nowaïri dit que le chef de l’expédition dans laquelle Malte fut prise était Ahmed ibn Omar ibn Ubayd Allah ibn al-Aghlab (Nowairi Ms 7o2 A fol 52 recto).

Al-Himyari (1350) sur la prise de Malte par les Aghlabides : « Elle fut attaquée par Halaf al-Hādim (ingénieur renommé), le mawlā de Ziyādat Allāh b. Ibrāhīm du temps d’Abu ‘Abd Allāh Muḥammad b. Aḥmad (864-875), neveu de Ziyādat Allāh, avec l’aide de Aḥmad (Habashî) b. ‘Umar b. ‘Abd Allāh b. al-Aġlab, et ce fut lui (Halaf) qui souffrit pour elle. » plus loin toujours sur Halaf :  « Et ce Halaf est bien celui qu’on connaît pour la construction de mosques, de ponts et de citernes. Il l’assiégea et mourut durant le siege. Et ils écrivirent à Abu ‘Abd Allāh à propos de sa mort, et Abu ‘Abd Allāh écrivit à son ‘āmil dans l’île de Sicile, Muḥammad Ibn Hafāğa (869-71), de leur envoyer un wāli ; et il leur envoya Sawāda Ibn Muḥammad (‘âmil de Sicile 884-887). »

« Et ils capturèrent la forteresse de Malte et capturèrent son Commandeur, ‘Amrûs (Ambrosios) dont ils démolirent la forteresse, et ils pillèrent et capturèrent tout ce qu’ils ne pouvaient pas emporter. »

Al-Himyari (1350) sur la construction du Ribat de Sousse avec le butin de Malte :  «Et il prit pour Aḥmad, à partir des églises de Malte, ce qui lui permit de construire le Château de Sousse sur mer et le viaduc qui y mène, par un pont à arches, ce qui se produisit en l’an 255 (869).»

Ibn al-Jazzar (898-980), la dédicace du ribat de Sousse mentionnant le raid de Malte :

“Chaque dalle polie, chaque colonne de marbre de ce fort furent rapportées d’une église/du raid de Malte par Ḥabaši ibn ‘Umar dans l’espoir de mériter l’approbation et la gentillesse de Dieu, le Puissant, le Glorieux”

Selon Al-Himyari (1350) l’île resta inhabité par la suite : « Après celà, l’île de Malte demeura une ruine (khirba) inhabitée, mais elle était visitée par les constructeurs de vaisseaux, car le bois y était des plus solides, et aussi par les pêcheurs, en raison de l’abondance et du bon gout des poisons auprès de ses côtes, et par les collecteurs de miel, parce que c’est chose bien commune là-bas. »

En 1048  selon Al-Qazwīnī, (1203- 1283) dans Atār al-bilād, eu lieu le siège byzantin de Malte :

« Les Rûm l’envahirent après l’an 440/1048, ils leur firent la guerre et exigèrent d’eux propriétés et femmes. Les musulmans se réunirent et se dénombrèrent, le nombre de leurs esclaves était supérieur à celui des hommes libres. Ils dirent alors aux esclaves :
« Combattez avec nous, et si vous êtes victorieux, vous serez libre, et tout ce qui est à nous sera à vous. Si vous hésitez, nous serons tués et vous serez tués. » Lorsque les Rûm arrivèrent, ils attaquèrent comme un seul homme, Dieu leur vint en aide et ils les défirent, tuant un grand nombre des Rûm. Les esclaves rallièrent les hommes libres et les renforcèrent. Après cela, jamais les Rûm ne purent les maîtriser. »

Al-Himyari (1350), sur le siège Byzantin de Malte (1053) :

Après l’an 440 (1048-9) les Musulmans la peuplèrent et ils édifièrent une cité, et elle devint alors un meilleur lieu qu’elle n’avait jamais été.

En l’an 445 (1053-4) les Rûm l’attaquèrent avec force navires et en grand nombre, et ils assiégèrent les Musulmans dans la cite et le siege leur devint insupportable et ils espéraient vivement l’emporter.

Alors les Musulmans leurs demandèrent grâce, ils s’y refudèrent, à part pour les femmes et les biens. Et les Musulmans recensèrent le nombre de combatants parmi eux et ils trouvèrent qu’ils étaient environ 400 ; puis ils dénombèrent leurs esclaves et les trouvèrent plus nombreux qu’eux même. Ils les supplièrent et leur dirent :

« Si vous nous restez loyaux dans notre combat contre notre ennemi, et que vous allez aussi loin que nous, et que vous finissez où nous finissons, vous serez des Libres, et nous vous éleverons à notre niveau et et nous vous donnerons nos filles en mariage, et nous ferons de vous nos associés dans la richesse; mais si vous hésitez et nous abandonnez, votre sort sera la même captivité et servitude que pour nous, et même bien pire parce qu’avec nous on peut être affranchi par un tendre ami, libéré par son Mawlâ ou sauvé grâce au soutien de sa communauté. »

Et les esclaves, d’un commun accord, promirent plus encore que ce qu’ils pensaient, et ils les trouvèrent plus rapides et agressifs contre leurs ennemis qu’eux meme, et lorsque l’armée se réveille le second jour, les Rûm étaient venus au petit matin, comme de leur coutume, espérant en ce jour les surpasser et les capturer. Mais les Musulmans s’étaient préparés fort bien pour les contrer, et ils se réveillèrent de bon matin, comme par prémonition, et ils demandèrent le secours de Dieu le Tout Puissant, et ils marchent et les encerclèrent, les piquant de leurs lances et les frappant de leurs épées, sans craindre ou faiblir, confiant d’obtenir au moins un de deux grands buts : une victoire rapide ou leur triomphe dans l’au-delà. Et Dieu l’Exalté leur accorda son aide et leur donna la patience, et Il incrusta la peur au cœur de leurs ennemis, et ils s’enfuirent, défaits, sans regarder en arrière, et la majorité d’entre eux fut massacrée. Les Musulmans prirent possession de leurs navires et seul l’un d’entre eux pu s’échapper. Et leurs esclaves furent élevé au rang d’homme libre (mawla), et ils leur fut donné ce qui leur avait été promis. Et après cela, l’ennemi les craint tant qu’aucun d’entre eux ne s’est plus remontré durant quelques temps. »

Ibn al-Athir reviens sur la conquête normande de Malte par Roger I en 1091:

« Rujâr tenait en grande estime les musulmans, usant avec eux de familiarités et les défendait contre les Francs si bien qu’ils l’aimaient. Puis, montant une puissante armada, il s’appropria les îles qui sont entre al-Mahdiya et la Sicile comme Mâlita, Qurça, Jerba et Qerqena. »

M Bonavita affirme que en 994 JC Malte renfermait 13,161 musulmans et 3,606 chrétiens et le Goze 1,811 musulmans et 2,733 chrétiens y compris les femmes et les enfants.

Le dernier Émir de Malte selon M Bonavita  s’appelait Maimone (al-Mamun), ce fut lui que Roger trouva dans l’ile.

Le prêtre abbé Gilbert en 1240 JC fait un recensement à Malte, soit 150 ans ans après la conquête normande, il décompta environ 9 000 habitants à Malte et à Gozo, dont 836 familles musulmanes, 1250 familles chrétiennes (chiffre rond, très certainement arrondi à la hausse et comprenant les musulmans convertis) et 33 familles juives.Tandis qu’un an avant ils était majoritaire (Malte, p345 Nathalie Bernardie).

Ibn Khaldoun (hist,p.335)  reviens sur la fin de l’Islam en Sicile et à Malte (1250) : 

« En Sicile les musulmans de Palerme jouissaient des mêmes droits que les chrétiens tant dans la ville que dans les campagnes, avantage qu’ils devaient à un traité que le sultan hafside avait négocié en leur faveur avec le seigneur de cette île. Depuis lors la bonne harmonie s’était maintenue entre les deux peuples mais la mort d’Abou Zékérïa (en 1249) vint tout déranger. Les chrétiens se portèrent à de graves excès contre les vrais croyants et les forcèrent à se réfugier dans les châteaux et lieux escarpés de l’île. Les fuyards prirent pour chef un aventurier appartenant à la tribu arabe d’Abs (Banu Abs) mais ayant été cernés et bloqués dans leur montagne ils firent leur soumission. Le vainqueur les déporta dans le pays situé à l’autre côté du détroit de Messine et les établit auprès de Melfi berceau de sa puissance au milieu d’une contrée riche et populeuse. Il passa ensuite dans l’île de Malte et après avoir rassemblé tous les Musulmans qui s y trouvaient encore il les envoya joindre leurs coreligionnaires dans la Pouille. Devenu ainsi maître de la Sicile et des îles voisines le tyran en fit disparaître l’islam et le remplaça par les doctrines de l’infidélité (al-Kufr) »

Az-Zarakhshi (1475) , relate l’attaque Hafside contre Malte en 1428 :

« En 832/1428, une escadre fut envoyée de Tunis (par Abû Fâris al-Ḥafṣî) contre l’île de Malte. Le Sultan mit à sa tête son Mamlûk, le Qâ’id Riḍwân, à qui il ordonna de l’assiéger 3 jours seulement et de se retirer s’il ne la prenait pas. Il y débarqua et la serra de près. Puis il se retira alors qu’il était sur le point de s’en emparer »

Faris Ahmad Ash-Shidyaq (1805-1887), remarqua sur Malte, en 1868, que « les noms de tous les villages et les caractéristiques topographiques sont purement arabes« 

Pierre tombale kufique au nom de Mimuniya Bint Hassan, Malte, Shûkiya, en 1174 Traduction : «Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux. Que Dieu fasse miséricorde au Prophète Muhammad, à sa famille et leur accorde le Salut. A Dieu la puissance et l’immanence, pour ses créatures la mort fut prescrite. Et vous avez un bon exemple en le Prophète de Dieu. Voici la tombe de Maymuna bt. Hassan b. ‘Ali al-Hudalī, dit Ibn as-Susi ; morte, que la miséricorde de Dieu soit sur elle, le jour du jeudi 16 Ša’bān année 569 (1174), attestant qu’il n’y a pas d’autre Dieu que le Dieu unique, et qu’il n’a aucun associé. Regarde avec tes yeux ! Y a-t-il sur terre quelque chose qui protège ou qui éloigne de la mort, ou qui enchante la mort ? La mort me prit dans un palais et, hélas, je ne fut sauvé ni par ses portes, ni par ses gonds. Je suis devenu l’otage des œuvres que j’ai réalisées et qui seront décomptées de mon compte et de ce que j’ai laissé derrière moi reste. «Oh, celui qui regarde la tombe ! Je suis déjà installé à l’intérieur de celle-ci et la poussière a adhéré à mes paupières et à mes pupilles. Sur ma couche, et dans mon état de malheur, et à ma résurrection, quand j’irai devant mon Créateur, il y aura des remontrances. Ô mon frère, soit sage et repens-toi. »
Pierre tombale kufique au nom de Maymuna bint Hassan as-Susi, Malte, Shûkiya, en 1174 , Gozo Archaeological Museum

Traduction  de la pierre tombale 1174 : «Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux. Que Dieu fasse miséricorde au Prophète Muhammad, à sa famille et leur accorde le Salut. A Dieu la puissance et l’immanence, pour ses créatures la mort fut prescrite. Et vous avez un bon exemple en le Prophète de Dieu.
Voici la tombe de Maymuna bint. Hassan ibn. ‘Ali al-Hudalī, dit Ibn as-Susi ; morte, que la miséricorde de Dieu soit sur elle, le jour du jeudi 16 Ša’bān année 569 (1174), attestant qu’il n’y a pas d’autre Dieu que le Dieu unique, et qu’il n’a aucun associé.
Regarde avec tes yeux ! Y a-t-il sur terre quelque chose qui protège ou qui éloigne de la mort, ou qui enchante la mort ? La mort me prit dans un palais et, hélas, je ne fut sauvé ni par ses portes, ni par ses gonds. Je suis devenu l’otage des œuvres que j’ai réalisées et qui seront décomptées de mon compte et de ce que j’ai laissé derrière moi reste.
«Oh, celui qui regarde la tombe ! Je suis déjà installé à l’intérieur de celle-ci et la poussière a adhéré à mes paupières et à mes pupilles. Sur ma couche, et dans mon état de malheur, et à ma résurrection, quand j’irai devant mon Créateur, il y aura des remontrances. Ô mon frère, soit sage et repens-toi. »

Pièce frappé à Malte un quart dinar fatimide frappées à Malte au cours de la période arabe à ajouter à sa collection numismatique. L'importance de cette acquisition réside dans le fait que, jusqu'à ce trimestre dinar a été découvert, aucune pièce musulmane portant le nom de la menthe de Malte a été connue pour exister, conduisant les numismates de croire qu'aucune monnaie musulmane n'a jamais été frappée sur l'île. La découverte de cette pièce peut donc être considéré comme l'un des développements les plus significatifs de l'histoire numismatique de Malte. Le trimestre dinar a été frappé en 1080 à 1081 sous le règne d'al-Mustansir (1036-1094), l'un des califes fatimides plus long règne.
Pièce frappé à Malte en 1080 à 1081 sous le calife Fatimide al-Mustansir (1036-1094),

« Les Aghladides s’attaquent à Malte en 869 sous la direction d’Ahmed, fils d’Aghlab émir d’Ifriqiya », mais ce n’est qu’en 878 qu’ils prennent le contrôle de l’archipel maltais grâce à des renforts venus de Sicile. En 879, Mohamed ibn Hafagah, gouverneur aghlabide de Sicile, dirige Malte dont il devient entièrement maître le 29 août 870, jusqu’à la reconquête de l’île par l’Empire byzantin en 1048.

L’occupation arabe  de Malte dure jusqu’à la conquête normande en 1091, soit plus de deux siècles. Ils introduiront dans l’archipel maltais, en plus de la langue arabe et l’Islam, l’irrigation, la culture du coton et plusieurs variétés de fruits. Dans les faits, cette conquête ne change pas grand-chose dans l’archipel. Les Normands s’installent en Sicile et gèrent Malte à distance par l’intermédiaire de leurs barons. La « tolérance normande permet aux musulmans de rester sur place. Les îles maltaises continuent ainsi à pratiquer l’arabe maltais, ce dialecte arabe, qui va évoluer indépendamment de sa langue mère.

Malte a produit nombres de poètes arabes en ce temps comme, Abd ar-Rahmâm ibn Ramadân, Abd Allâh ibn as-Samanti, Utman Ibn Ar-Rahman, surnommé As-Susi ou Abu Al Qasim Ibn Ramdan Al Maliti.

Finalement, entre 1240 et 1250, Frédéric II du Saint-Empire expulse les musulmans.

File:Piri Reis - Malta - Walters.jpg
Carte de l’archipel maltais de l’amiral Ottoman Piri Reis – 1525

Le texte  qui va suivre est extrait de « Histoire des invasions des sarrazins en Italie du 7. au 11. siecle, vol1, il porte sur la prise de Malte :

« Tandis que le continent de l’Italie était ainsi troublé par la guerre intestine le wali Aghlabide de Sicile Mohammed fils de Khafaja songeait à mettre à profit ces tristes querelles des princes chrétiens Par ses ordres une armée de Siculo-Arabes vint débarquer à Malte où déjà depuis l’an de Jésus Christ 533 Bélisaire avait rétabli la domination de l’empereur grec. Les premiers établissements des Arabes dans cette île datent de l’an 829 c’est à dire vers le temps de la mort d’Euphémius qui avait livré la Sicile à ces étrangers A cette époque ils s emparèrent des îlots de Gozzo et Comino qu’ ils appelaient en leur langue Ghaudesc et Kemmona ils débarquèrent également à Cossyra désignée par eux sous le nom de Kausra c’est de nos jours l’île de Pantellaria..

La chronique arabe de Cambridge porte au mois d’août de l’an 87o la prise de Malte par les Arabes Basile le Macédonien étant empereur de Constantinople.

La garnison grecque se défendit héroïquement et les assaillants découragés étaient sur le point de renoncer à cette entreprise lorsqu’un secours inespéré leur fut apporté par ceux là même qui auraient dû le plus contribuer à leur anéantissement les Maltais passèrent en masse du côté des Arabes Musulmans (Sarrazins).

Depuis longtemps ces insulaires souffraient impatiemment le joug pesant que les officiers byzantins faisaient peser sur eux vainement ils avaient à plusieurs reprises fait parvenir leurs doléances aux pieds du trône que pouvait en leur faveur un monarque circonvenu par tant d ‘ambitions livré lui même à tant de désordres et perdu dans un dédale d’intrigues et d’embarras de toute sorte.

Les gouverneurs payaient régulièrement la redevance annuelle exigée par la cour impériale mais ce devoir une fois rempli ils avaient tout pouvoir de tirer le parti le plus avantageux de leur position sans crainte sans ménagement sans pudeur et le pauvre Maltais déjà en lutte contre une nature marâtre sur son rocher stérile se voyait impunément dépouillé du fruit de ses sueurs et livré sans défense au caprice d’une soldatesque insolente.

Tant que la Sicile avait appartenu à l empereur d’Orient Malte n avait pas songé à se donner un autre maître mais depuis que les Arabes y avaient formé un établissement définitif les Maltais certains de l impunité n attendaient plus qu une occasion favorable pour se débarrasser de l’odieuse domination des Grecs Il y avait d ailleurs dans la langue punique usitée à Malte dans les mœurs et les traditions de ce peuple une sympathie d origine une affinité secrète avec la langue les mœurs et les traditions des Africains qui n existaient pas chez les Siciliens.

La défection des indigènes ne pouvait manquer d’entraîner la chute de la place la garnison fut passée au fil de l épée à l exception de 3oo soldats grecs qui se retranchèrent dans la cité noble bien résolus à s y défendre jusqu à la dernière extrémité.

Le siége aurait pu traîner en longueur et compromettre même le succès de l’entreprise mais la populace se précipita tumultueusement vers le quartier où s’étaient retranchés ces nouveaux Spartiates et y mit le feu tous périrent dans l’incendie. Alors les portes de la ville sont ouvertes aux vainqueurs le peuple se précipite au devant d eux les reçoit comme des frères et les conduit en triomphe dans l’intérieur de la cité dont les Arabes prennent possession au nom du wali Aghlabide  de Sicile.

Celui ci leur donna l’ordre de relever à la hâte les fortifications que le siége et l’incendie avaient détruites et d’en construire même de nouvelles car il savait que les Grecs attachaient une grande importance à la possession de cette île et qu’ils ne manqueraient pas d’y revenir bientôt .

Ce fut en cette occasion que fut élevée sur un rocher placé au milieu des ports de la ville de Malte la forteresse appelée aujourd hui château Saint Ange.

On y voyait encore à l’époque où écrivait l’historien Abela une partie des constructions sarrazines c’était de grosses tours circulaires plantées sur la cime du rocher dans l’ordre et avec la forme usités chez les Arabes.

Ces mesures de précaution étaient sages et nécessaires les Grecs n’abandonnèrent jamais l’espérance de rentrer dans cette île et ils y opérèrent de nombreuses descentes plusieurs fois même ils parvinrent à refouler les Sarrazins dans l’intérieur du pays mais sans pouvoir se maintenir longtemps en possession de leur conquête. L histoire de cette alternative de bons et de mauvais succès offrirait peut être quelque intérêt mais nous manquons de documents à cet égard. S’il fallait en croire Boisgelin les Grecs auraient repris île de Malte dans le courant de l’année même où ils l’avaient perdue 87o et ils l’auraient conservée encore pendant 34 ans mais cette assertion est évidemment fausse puisqu’en 874 ainsi que nous le dirons plus bas une armée grecque vint débarquer à Malte où se trouvaient encore les Musulmans.

La conquête de Malte fit peu de diversion aux troubles intérieurs qui agitaient la Sicile arabe Le wali Mohammed éprouva le même sort que son père il fut assassiné par un de ses eunuques le 4 de rajab l’an 257 (28 mai 871 ère chrétienne)

Un autre Mohammed fils d’Hossaïn fut mis à sa place en attendant les ordres de l’émir qui donna le gouvernement de l’île à Rabbakh fils de Yakoub et celui de la Grande Terre c’est à dire de l’Italie continentale à Abd Allah frère de Rabbakh.

Celui ci mourut dans le mois de moharram 258 novembre décembre 871 et son frère dans celui de safar de la même année. On choisit pour lui succéder Abou al Abbas qui mourut au bout d’un mois et fut remplacé par son frère Ahmed.

Ces morts prématurées ces changements subits racontés par le Nowaïri et la Chronique de Cambridge avec le laconisme et le flegme des écrivains de l’Orient laissent deviner les querelles intestines qui divisaient les conquérants et les crimes sans nombre qui en signalaient le conflit. Nous venons de voir quatre préfets successivement élus dans la seule année 871 et le nombre n’en est pas complet encore. L’émir africain aghlabide refusa de confirmer la nomination d’Ahmed frère du dernier wali c’était sans doute de sa part un acte de politique pour retarder le moment où cette charge importante deviendrait héréditaire Il donna le commandement de l île à Hossain ebn Rabbakh an 872.  »

« Les Arabes dont la domination dans les îles eut 220 ans de durée élevèrent en 973 le château Saint Ange qui 592 ans plus tard sauva Malte du joug des Ottomans et dont les fortifications renouvelées font encore aujourd hui l’une des principales défenses «  Miege, Histoire de Malte, p88

Le Grand Siège de Malte a été mené par les Ottomans en 1565 pour prendre possession de l’archipel et en chasser l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Malgré leur supériorité numérique, les Ottomans ne viennent pas à bout de la résistance des chevaliers croisés et doivent lever leur siège après avoir essuyé de lourdes pertes. Cette victoire de l’Ordre assure sa présence à Malte et renforce durablement son prestige dans l’Europe chrétienne.

Le siège de Malte, arrivée de la flotte Ottomane peint Matteo da Leccio
Le siège de Malte, l’arrivée de la flotte Ottomane,  peint par Matteo da Leccio

Cet épisode s’inscrit dans la lutte pour la domination de la Méditerranée entre les puissances chrétiennes, notamment l’Espagne, appuyées par les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, et l’Empire Ottoman. Les chevaliers sont installés depuis 1530 à Malte après avoir été chassés de Rhodes par les Turcs Ottomans en 1522. Face aux activités de corsaires des chevaliers qui harcèlent les navires ottomans en Méditerranée et dans l’optique de s’assurer une base navale stratégique, Soliman le Magnifique décide d’envoyer son armée contre l’archipel.

File:Malta ali 2009224 lrg.jpg
Image satellite de Malte
Leurs noms respectifs viennent de l’arabe : Mdina " la cité " et Rabat " camp militaire et religieux ".
Leurs noms respectifs viennent de l’arabe : Mdina  » la cité  » et Rabat  » camp militaire et religieux « .

La princesse Abbasside Zubayda Bint Jafar ibn al-Mansur

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Photo de l'Ain Zubaida à La Mecque construit par Harun al Rashid
Photo de Ain al-Zubaida à La Mecque (Arabie Saoudite)  construit au temps du calife abbasside Harun al Rashid (763-809), par Zubaida bint Jafar ibn al-Mansur

Zubayda bint Jafar ibn al-Mansur (arabe: زبيدة بنت جعفر ابن المنصور) (né en 763? morte le 26 Joumada I 216 AH / 10 Juillet 831 jc) est la plus connu des princesses abbassides . Elle est particulièrement connu pour la série de puits, de réservoirs et bassins artificiels qu’elle fit construire pour fournir de l’eau pour les pèlerins musulmans (al-Hajj) le long de la route de Baghdad à la Mecque et Médine, qui a été rebaptisé le « Darb Zubaidah » [1] [2] [3] en son honneur.

Les exploits de son mari, Harun al-Rashid et ainsi que les siens,ont inspirés les contes des Les Mille et Une Nuits.

La date de naissance de Zubayda est inconnue ,  pense-t-on, qu’elle aurai eu lieu un an de moins avant son époux et cousin Harun al-Rashid.
Son père, Ja’far est un demi-frère du calife abbasside al-Mahdi . Sa mère, Salsal, est une sœur aînée d’ al-Khayzurane , seconde et la plus puissante épouse d’al-Mahdi, et mère des futurs califes Musa al-Hadi et Haroun ar-Rachid 
La tombe présumé de  Zubayda Bint Jafar  ibn Mansur al-Abbassi Baghdad
La tombe présumé de Zubayda Bint Jafar ibn Mansur al-Abbassi Baghdad

Zubaidah est un nom d’animal de compagnie, donné par son grand-père, le calife Abu Jafar al-Mansur. Le nom signifie «petite boule de beurre ». Le vrai nom de Zubaidah à sa naissance était Sukhainah ou Amat al-Aziz « . [4] Plus tard, Zubaidah avait obtenu une kunya celle de Umm Ja’far (ce qui signifie Mère de Ja’far), [5] qui reflète sa lignée royale comme une petite-fille de calife Abu Ja’far al-Mansur et une épouse du calife Abu Ja’far Harun al-Rashid.

Elle était la petite-fille du calife abbasside Al-Manour, à travers son fils Ja’far, et cousin de Harun al-Rashid (c.763 ou 766-809), qui, plus tard, elle épousera (165 AH / 781-782 jc). Le calife abbasside Muhammad al-Amin, qui avait une lignée  doublement abbasside, était le fils de Zubaidah. Son beau-fils était ‘Abdullah al-Ma’mûn, qui est également devenu calife après la guerre civile avec al-Amin.

Il est dit que de Zubaidah que son palais « sonnait comme dans une ruche », car elle employait une centaine de femmes servantes qui avait mémorisé le saint Coran. [6]

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Tombe attribuée à Zubayda bint Jafar bint al-Mansur femme du calife Haroun al-Rashid 786-809 (Baghdad)
Tombe attribuée par les Baghdadi à Zubayda bint Jafar bint al-Mansur femme du calife Haroun al-Rashid 786-809 (Baghdad)

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http://www.muslimheritage.com/scholars/zubayda-bint-jafar-al-mansur

Notes

  1. Safadi XIV. pp. 176–8.
  2.  al-Baghdadi, Al-Khatib. Tarikh Baghdad xtv. pp. 433–4.
  3.  Bidaya X. p. 271.
  4. :a b Abbot, Nabia. Two Queens of Baghdad. p. 30.
  5.  Abbot, Nabia. Two Queens of Baghdad. p. 150.
  6. Ibn Khallikan I. p. 533.

La dynastie arabe des Dulafides (Jibal, Iran) 840 -897

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Carte du Jibâl au10e terme qui sert à désigner, dans la géographie arabe médiévale, une zone de montagne frontière entre l'Irak et l'Iran sur le versant ouest du Zagros correspondant à peu près aux provinces iraniennes de l’Azerbaïdjan de l'ouest, du Kermanshah, du Kurdistan et du Lorestan.
Carte des Jibâl au 10e terme qui sert à désigner, dans la géographie arabe médiévale, une zone de montagne frontière entre l’Irak et l’Iran sur le versant ouest du Zagros correspondant à peu près aux provinces iraniennes de l’Azerbaïdjan de l’ouest, du Kermanshah, du Kurdistan et du Lorestan. Dans la deuxième moitié du xie siècle, avec l’arrivée des Seldjoukides au pouvoir, la région est morcelée en plusieurs unités administratives, elle change de nom et devient l’Irak `Ajamî2 (L’Irak des Perses ou des non-arabes)

La dynastie Dulafide ou Dolafide est une  dynastie arabe  sunnite qui a servi de gouverneurs des Jibal (plurielle de Jabal) pour les califes abbassides dans le 9ème siècle. Au cours de l’affaiblissement de l’autorité des califes après 861, leur domination dans la région des Jibal est devenu de plus en plus indépendante du gouvernement central de Samarra.

Dans la dernière décennie du 9ème siècle, cependant, ils ont été défaits par les Abbassides qui ont procédé à réincorporer les Jibal (en français ont peut aussi dire « la région du Jibal ») dans leur empire. 

La famille de Abū Dulaf décend  des  Banū ‘Ijl, une branche des Banū Bakr ibn. Wail.

Ces derniers sont dit avoir combattu aux côtés des Banū Shaybān (une autre branche) dans la bataille de Dhū Qar (610 CE). et à la conquête de l’Irak par le califat Rashidun.

La ville moderne de karaj en Iran

Importante tribu dont les possessions formaient au 3e/9e s. un district spécial connu sous le nom d’al-Īg̲h̲ārayn («les deux fiefs») dans les Jibāl. à l’Est de Nihāwand, entre Hamadān et Iṣfahān.

Īsā ibn. Idrīs posa les bases de la fortune dulafide en pratiquant le brigandage sur une telle échelle qu’il put se retirer et construire une forteresse à al-Karad̲j̲, laquelle fut employée par son fils et successeur, al-Ḳāsim ibn. ʿĪsā al-ʿId̲j̲lī, connu sous le nom d’Abū Dulaf, à la fondation de la dynastie dulafide.

Abū Dulaf al-‘Ijlī, al-Qasim ibn ‘Īsā ibn Idrīs ibn.Ma’qil al-‘Ijlī al-Karaji (d. 225/840 ou 226/841) fut un s̲h̲īʿite hautement cultivé, un poète de talent , et un émir distingué du début de la période ‘abbāside, célèbre pour son courage, la générosité et les talents dans les domaines de la poésie, de la littérature et de la musique.

Mohammadan Dyn:Orientalism Par Stanley Lane-Pool
source : « Mohammadan Dyn: Orientalism »  Par Stanley Lane-Pool

 La lignée exacte de la famille est contestée entre les différentes sources, mais les premiers membres sur nous pouvons remonté historiquement d’une manière datés était le commerçant Idris et son frère Isa, fils de Ma’qel (Maqil), résidant à Koufa dans le temps du calife  omeyyade Hisham ibn Abd al-Malik (724-743). [1]

Les frères ont été emprisonnés par les autorités omeyyades , mais la raison exacte n’est pas clair: soit un différend commercial, ou, selon al-Baladhuri, le soutien à la cause abbasside en serrai la raison.

Diverses sources indiquent même que Abu Muslim al-Majusi, le chef  militaire de la Révolution abbasside, était à l’origine un serviteur des Dulafides jusqu’à ce qu’il fut racheté par la famille abbasside, mais ces revendications peuvent bien être des inventions ultérieures pour accroître leurs prestige, leur situation et légitimité. [1]  

La mosquée Jameh la ville de Burujird en Iran, fut construite par Hamullah, le vizir de la famille arabe Abu Dulaf au 9eme siècle et elle était décrite par le geographe arabe Ibn Hawkal au 4eme de l’hégire (10e JC) comme une belle ville, de bonne taille, ses fruits étaient exportés vers Karaj, beaucoup de safran y était cultivé, ce qui témoigne de son importance Lorsque al-Mustafi écrivait au 14e siècle, il y avait deux mosquée l’ancienne et la nouvelle, mais la ville, dit-il, était alors déjà en décadence allant vers la ruine.
La mosquée Jameh la ville de Burujird en Iran, fut construite par Hamullah, le vizir de la famille arabe Abu Dulaf au 9eme siècle et elle était décrite par le geographe arabe Ibn Hawkal au 4eme de l’hégire (10e JC) comme une belle ville, de bonne taille, ses fruits étaient exportés vers Karaj, beaucoup de safran y était cultivé, ce qui témoigne de son importance Lorsque al-Mustafi écrivait au 14e siècle, il y avait deux mosquée l’ancienne et la nouvelle, mais la ville, dit-il, était alors déjà en décadence allant vers la ruine.

Idris a finalement amassé une grande richesse, et plus tard dans la région du Zagros, il procéda à  l’achat de terres près de Hamadan pour s’y installer. [1] Son fils Isa, a cependant, déménagé avec ses fils à Ispahan, où ils ont eu recours au  banditisme selon al- Sam’ani.

Finalement, dans le courant du règne du calife abbasside al-Mahdi (r. 775-785), ils ont adopté un mode de vie plus respectable et ce sont installés dans la région de Karaj. Au fil du temps leurs exploitations autour de Karaj pris de l’ampleur, et au 9ème siècle, ils possédaient de vastes étendues de terres cultivées, des palais et forteresses. [1] [2]

Le premier Dulafide à devenir gouverneur de la région al-Jibal était le fils d’Isa Abu Dulaf al-Qasim, qui a été nommé à ce poste par le calife Abbasside Haroun al-Rashid (r. 786-809). [1]

La ville historique d'Ispahan Iran
La ville historique d’Ispahan Iran

Abu Dulaf c’est distingué par sa formation, ses compétences et sont intégrité, de sorte que bien qu’il se rangea du coté  du successeur de Harun al-Rashid :  al-Amin (r. 809-813) dans la guerre civile contre le frère de ce dernier al-Ma’mûn (r. 813-832), et en dépit de ses croyances chiites qui était connus de tous, il a été gracié  par al-Ma’mûn après la défaite d’al-Amin et a conservé son poste. [1] [2]

Il a soutenu en particulier de bonnes relations avec le successeur du calife al-Ma’mûn Al-Motasim (r. 832-842 ),il le servi en tant que commandant militaire contre la secte ‘Khurramiya  mené par Babak l’athée et comme gouverneur (avec une possible nomination à Damas), et est même devenu le « compagnon de soirée » du calife, et de mourir dans la ville de  Baghdad en 839/40. [1]

Son frère Ma’qel fut  également un membre de la cour abbasside, et servi comme commandant militaire et gagna certaine distinction comme poète. [1]

Le long règne d’Abu Dulaf a fermement établi l’autorité de sa famille dans la région du al-Jibal; les Dulafides ont reçu la possession héréditaire de leurs domaines connu comme al-Igharayn, « les deux fiefs» -et c’est perpétué, au pouvoir presque indépendamment du gouvernement califal, sauf pour un tribut annuel, et avec le droit de battre leur propre pièces. [2 ]

Pièces (Dinar et Dirham)  Dulafides époque Abbasside
Pièces (Dinar et Dirham) Dulafides époque Abbasside

Après la mort d’Abu Dulaf, son fils Abd al-Aziz lui a succédé à son poste de gouverneur de la région du Jibal, tandis qu’un autre de ses frères, Hisham, servi la cour du calife comme général en. 865/66. Comme l’autorité abbasside dans les provinces périphériques c’est affaibli dans les années 860 au cours de la période appélé  « l’anarchie de Samarra », les Dulafides ont commencé à agir en dirigeants de plus en plus indépendants, incitant le gouvernement abbasside à lancer deux campagnes punitives en 867, dont le bastion meme des Dulafides qu’est la ville de Karaj. [1]

Le sort d’Abd al-Aziz n’est pas claire, mais il est probablement demeurée à son poste jusqu’à sa mort en 873/74, après quoi les Abbassides ont reconnu le fils d’Abd al-Aziz :  Dulaf, et, après la mort de Dulaf à Ispahan 878/9, son frère Ahmad, le remplaça comme gouverneur. [1] [2]

Ahmad avait une relation instable et ambivalente avec le gouvernement central abbasside de Baghdad, et a joué un rôle majeur dans la montée en puissance de la dynastie Saffarides. [1] Ahmad ibn ‘Abd al-Aziz (‘879-893) a joué un rôle politique important dans le conflit entre les Abbassides et les Saffarides du Sistan, soutenant généralement les abbassides. Plus tard, le nouveau calife abbasside, al-Mou’tadid (r. 892-902) lui ordonna de prendre Rayy sur le général renégat Rafi ibn Harthama. [4]

Jame La partie la plus ancienne de la mosquée  de qazvin  en iran aurait été construite par les ordres de Harun al-Rashid en  807CE.
La partie la plus ancienne de la mosquée de Qazvin en iran aurait été construite par les ordres de Harun al-Rashid en 807 JC.

Après la mort d’Ahmad en 893, al-Mou’tadid  était rapidement intervenu (arbitré)  dans les querelles de succession entre les fils d’Ahmad, Bakr et Omar, pour rétablir l’autorité califale: en 894, le calife visité avait la région des Jibal en personne, et divisé les territoires Dulafide, donnant le gouvernorat de Rayy, Qazvin, Qom et Hamadan à son propre fils, Ali al-Muktafi, tout en confinant Umar au coeur de la région « Dulafide » autour des  villes de Karaj et Ispahan.

Après sa mort, cependant, ses fils se battaient entre eux pour le pouvoir, Les Abbassides ont récupérer les Jibal. Malgré une forte résistance, les Dulafides ont ont finalement perdu la province. 

En 896 la dynastie des Dulafides furent  déposé et un gouverneur Abbasside a été installé à Ispahan.   

Les frères d’Umar avait lancé une guerre de guérilla contre les Abbassides pendant un certain temps, mais sans succès. [1] [5]

Le dernier Dulafide, Abou Layla al-Harith, a été tué accidentellement avec sa propre épée dans une bataille en 897/98, mettant la dynastie à son terme[2]

La grande mosquée d’Ispahan (771), Iran , dite aussi mosquée du vendredi ou vieille mosquée, par opposition à la mosquée du Shah, est une mosquée édifiée en 771 de type arabe mal orienté sur le site d’un temple du feu sassanide. Puis vers 841, les Abbassides en corrigèrent la direction et durent en conséquence la reconstruire en partie , Iran
La grande mosquée d’Ispahan (771), Iran , dite aussi mosquée du vendredi ou vieille mosquée, par opposition à la mosquée du Shah, est une mosquée édifiée en 771 de type arabe mal orienté sur le site d’un temple du feu sassanide. Puis vers 841, les Abbassides en corrigèrent la direction et durent en conséquence la reconstruire en partie , Iran

 

Liste des émirs Dulafides selon CE Bosworth, dans « Les Nouvelles dynasties-islamique:

  • Abu al-Qasim Abu Dulaf (? jusqu’à c. 840)
  • Abd al-Aziz ibn Abu Dulaf (c. 840-874)
  • Dulaf ibn Abd al-Aziz (874-879)
  • Ahmad ibn Abd al-Aziz (879-893)
  • Umar ibn Ahmad (893-896)
  • Abou Layla al-Harith (896-897)

Bibliographie :

1) Le vizirat ʻabbāside de 749 à 936 (132 à 324 de l’hégire): Bibliographie (p. [xxiii]-lxxviii) Introduction. Les débuts du vizirat, 132 pp.331

2) Bosworth Les Nouvelles dynasties-islamique: 1 975, pp. 118-120.

3) Marin, E.. « Dulafides. » Encyclopédie de l’Islam. Brill Online, 2015. Reference. 01 September 2015

4) Sceaux D’Orient Et Leur Emploi. Volume 10 de Res Orientales

5) Islamologíe, Félix M. Pareja Casañas

Références 

  1. ^ a b c d e f g h i j k l m n Donner 1995, pp. 476-477.
  2. ^ a b c d e Marin 1,991, p. 623.
  3. ^ Bosworth 1 975, pp. 118-120.
  4. ^ Bosworth 1975, p. 120.
  5. ^ Kennedy 2,004, p. 182-183.
  6. ^ Bosworth 1996, p. 153.

Sources

  • Bosworth, C.E. (1975). « The Ṭāhirids and Ṣaffārids ». In Frye, R.N. The Cambridge History of Iran, Volume 4: From the Arab Invasion to the Saljuqs. Cambridge: Cambridge University Press. pp. 90–135.
  • Bosworth, C.E. (1996). The New Islamic Dynasties: A Chronological and Genealogical Manual. New York City: Columbia University Press. 
  • Donner, Fred M. (1995). « DOLAFIDS ». Encyclopaedia Iranica, Vol. VII, Fasc. 5. pp. 476–477. Retrieved 22 September 2014.
  • Kennedy, Hugh N. (2004). The Prophet and the Age of the Caliphates: The Islamic Near East from the 6th to the 11th Century (Second ed.). Harlow, UK: Pearson Education Ltd. ISBN 0-582-40525-4.
  • Marin, E. (1991). « Dulafids ». The Encyclopedia of Islam, New Edition, Volume II: C–G. Leiden and New York: BRILL. p. 623. 

La dynastie arabe des kaysites d’Arménie issue des Banu Sulaym 860 -964 Jc :

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Erzurum (Karin ou Garin) est une ville d'Anatolie orientale (ancienne Arménie occidentale), en Turquie elle fut conquise par le général Omeyyade Abdallah ibn Abd al-Malik en 700/701., et est devenu la capitale de la émirat de Ḳālīḳalā et a été utilisé comme une base pour les raids en territoire byzantin
Erzurum (Karin ou Garin) est une ville d’Anatolie orientale (ancienne Arménie occidentale), en Turquie elle fut conquise par le général Omeyyade Abdallah ibn Abd al-Malik en 700/701., et est devenu la capitale de l’émirat de Ḳālīḳalā et a été utilisé comme une base pour les raids en territoire byzantin

La dynastie Kaysite était une dynastie musulmane arabe qui régna sur  un émirat centré sur Manzikert de 860 jusqu’à 964. Leur état ​​était l’émirat arabe le plus puissant d’Arménie après l’effondrement des ostikan Abbasside d’Arminiya (Arménie) à la fin du 9ème siècle.

Les Kaysites étaient des membres de la tribu arabe des Banu Sulaym, qui s’étaient installés dans la Jazira après la conquête musulmane.

 (avant la migration ver l’Afrique du nord du 11e siècle).

Sous le règne du calife abbasside Haroun al-Rachid (786-809) les Banu Sulaym avait déjà probablement avancé dans la région autour du lac de Van .Toutefois, Manzikert et les régions environnantes, n’étaient pas aux mains des Arabes jusqu’à la rébellion des Arméniens contre le ostikan Arabe (gouverneur Abbasside) en 850. Cette rébellion a incité le calife al-Mutawakkil (842-861) d’envoyer le Turk Bugha al- Kabir en Arménie avec une armée.

Carte des principautés arméniennes chrétienes et musulmanes dans le 10ème siècle
Carte des principautés arméniennes chrétienes et musulmanes dans le 10ème siècle, l’émirat Kaysite est au milieu avec Karin au nord

Bugha défait les grands princes d’Arménie et a fait plusieurs prisonniers, avant de quitter le pays en 855. La défaite des princes arméniens avait permis aux Arabes des Banu Sulaym de surgir dans le domaine d’Apahunik ‘, qui comprenait la ville de Manzikert. En 860 la région était tombé sous le contrôle du premier émir Kaysite :  Abu’l-Ward al-Sulaymi.

La dynastie des Kaysites,  étaient relativement indépendante. 

Lorsque Abu’l-Ward a pris le contrôle d’Apahunik ‘, le ostikan Abbasside d’Arminiya était encore existant. Par conséquence Abu’l-Ward, comme avec tous les autres dirigeants arabes et arméniens en Arménie, ils ont été soumis au ostikans du calife Abbasside. Les ostikans servait en tant que « protecteurs » de la dynastie Kaysites qui eux était établis sur ce poste frontière depuis le début des conquêtes, et les relations entre eux étaient dans l’ensemble plus-tôt sympathique. Quand une coalition pan-arabe dirigée par les ostikans contre les plus puissants princes chrétiens de l’Arménie à la fin de l’année 870 a été formé, Abu’l-Ward a été l’un de ses membres les plus puissants. 

Guerriers des Frontière du califat Abbasside <br /> 1) Guerrier des frontières Arabe Anatolien <br /> 2) Fantassin Abbasside <br /> 3) Cavalier PersanGuerriers des Frontière du califat Abbasside
1) Guerrier des frontières Arabe Anatolien 
2) Fantassin Abbasside 
3) Cavalier Persan

 

L’échec ultime de la coalition contre les Arméniens chrétiens préfigure la fin des ostikan d’Arminiya dans la prochaine décennie. [5] 

Au ixe siècle, Achot Ier de la famille des Bagratouni, fondateur de la dynastie des Bagratides, obtient des Abbassides  en 885 du calife al-Mu’tamid (870-892)  le titre de « prince des princes » . En 885, il est reconnu roi d’Arménie à la fois par Byzance et le califat abbasside. Après sa mort, son fils Smbat Ier devient roi d’Arménie (890).

Son règne est une longue lutte contre les Nakhararqs. L’émir de la dynastie Sajide  d’Azerbaïdjan, Youssouf, s’allie à l’un de ceux-ci, Gagik Arçrouni, prince du Vaspourakan. Smbat est fait prisonnier et exécuté après avoir été torturé. Ce meurtre unit les princes chrétiens  arméniens autour de son fils Achot II (913-928)

En 940 le Hamdanide l’émir Sayf al-Dawla al-Taglibi venu d’Akhlat, obtenir des Kaysites leurs allégeance [6] Donc à partir de ce point ​​les Kaysites étaient devenu les vassaux  des arabes Hamdanides, et le sont resté jusqu’à la fin de leur règne en 964. 

Notes 

  1. ^ Ter-Ghewondyan , p. 54
  2. ^ Ter-Ghewondyan, pp. 65-6
  3. ^ Ter-Ghewondyan, p. 74
  4. ^ b c Ter-Ghewondyan, p. 81
  5. ^ Ter-Ghewondyan, p. 82
  6. ^ Ter-Ghewondyan, pp. 85-6

L’armée al-Ushrusaniyya du califat Abbasside issue de la région de Ushrusana en Transoxiane.

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La Garde armée du calife Abbasside 9-10eme siècle
1) émir senior
2) Cavalier lourd Ghulam
3) garde-Fantassin Perse .(Opsrey graham turner)

La Ushrusaniyya ( Arabe : الأشروسنيةal-Ushrūsaniyyah ) était un régiment régulier de l’ armée du califat Abbasside. Formé au début du 9e siècle JC, l’unité était composée de soldats qui étaient à l’origine issue de la région de Ushrusana en Transoxiane.

Les Ushrusaniyya ont d’abord servi sous l’éminent général al-Afshin , et  sont restés actifs après sa chute, et sont fréquemment mentionnés pendant la période connue sous le nom  de « l’Anarchie de Samarra ».

La Al-Ushrusana était une province frontalière en Asie centrale , en bordure des terres de l’Islam (dar al-islam) au cours des périodes du califat omeyyade et au début des abbassides.
Cette province était situé entre la région de Samarkand (Shamir-Qand) ver  l’ouest et Khujand à l’est, et était un peu au sud de la rivière Syr-Daria.
En raison de son emplacement stratégique, plusieurs routes passait à travers elle , faisant de la province un arrêt fréquent pour les voyageurs de la route de la Soie.
Le terrain du pays est composée d’un mélange de plaines et de montagnes; certains districts de Ushrusana avaient des villes, mais l’ensemble de la région était très peu urbanisée.
La ville principale était Bunjikath , qui a été souvent désigné comme la ville de Ushrusana. [1]
Ruines de la forteresse de Bunjikath, Tajikistan
Ruines de la forteresse de Bunjikath, Tajikistan

Avant la conquête musulmane de la Transoxiane au début du 8ème siècle, Ushrusana été gouvernée par ce qui était probablement une dynastie persane, dont les princes étaient connus sous le titre de Afshin . [2]

Au cours du 8ème siècle Ushrusana était parfois nominalement soumis au califat, mais elle est resté effectivement indépendante.

Plusieurs gouverneurs omeyyades ont effectuées des expédions dans le pays et ont reçu la soumission de ses dirigeants, mais ce ne fut pas une conquête permanente,  sans colonisation, et ni garnison comme ce fut le cas en Afrique du Nord, Egypte, Sham, Khorasan, ou Arménie, etc. [3]

Après l’arrivée des Abbassides au pouvoir en 750, les princes de Ushrusana ce sont soumis devant les califes  Abbasside en particulier pendant les règnes d’al -Mahdi (r. 775-785) et d’Harun al-Rashid (r. 786-809), mais encore une fois ce fut qu’une suzeraineté nominale[4] et les gens de cette région ont continué de résister à la domination musulmane. [5] 

"Les Abbassides" source ; Larousse Encyclopedie
« Les Abbassides » source ; Larousse Encyclopedie

Ushrusana a été plus fermement mis sous contrôle arabe abbasside à la suite d’une querelle qui a éclaté au sein de la dynastie régnante, lors du califat d’ al-Ma’mûn (r. 813-833) fils d’Haroun al-Rashid. En 822, une armée musulmane sous Ahmad ibn Abi Khalid al-Ahwal conquis Ushrusana et capture son chef Kawus ibn Kharakhuruh ; il fut envoyé à Baghdad , où il fut  présenté devant le calife et s’est converti à l’islam. [6] 

Dès ce moment, al-Ushrusana a été considéré comme faisant partie intégrante de l’état abbasside, bien que les Afshin  ait été autorisés à conserver leur contrôle dans leurs fiefs mais c’est  en tant que sujets du calife. [7]

Ruines de Bunjikath au Tajikistan . dans les trous dans la pierre vous pouvez toujours trouver des morceaux calcinés, qui sont les restes des poteaux de bois qui ont été brûlés par les envahisseurs arabes abbasside  il ya plus d'un millénaire années
Ruines de Bunjikath au Tajikistan . dans les trous dans la pierre vous pouvez toujours trouver des morceaux calcinés, qui sont les restes des poteaux de bois qui ont été brûlés par les envahisseurs arabes abbasside il ya plus d’un millénaire 

Kawus a été succédé par son fils Khaydhar , qui avait assisté le général arabe  Ahmad ibn Abi Khalid  al-Ahwal dans sa campagne contre Ushrusana.

Khaydhar, qui est cité dans les sources simplement par le titre d’al-Afshin, [8] a décidé d’entrer au service des Abbassides et a fait le chemin vers la cour d’al-Ma’mûn.

Là, il s’est lancé dans une carrière militaire, et est devenu un commandant dans l’armée califale. [9]

Avec l’arrivée d’al-Afshin un certain nombre de ses disciples, un certain nombre de proches qui étaient natifs de Ushrusana ce sont intégrés dans l’armée Califale et, servant sous leur émir al-Afshin, l’unité a donc pris le nom d’al-Ushrusaniyya. [10]

 Babak demande des pourparlers au général abbasside  Afshin Haydar, envoyé par le calife al-Mu'tasim
Babak l’athée demande des pourparlers au général abbasside al-Afshin, envoyé par le calife al-Mu’tasim tiré du TarikhNama d’al-Balami

La Ushrusaniyya sous al-Afshin

La formation du régiment Ushrusaniyya faisait partie d’une politique générale lancé par al-Ma’mûn et élargies par Al-Motasim (r. 833-842) pour recruter des soldats des différents districts frontaliers de la Transoxiane . En conséquence, la al-Ushrusaniyya furent rejointes par d’autres régiments nouvellement formés d’Asie centrale, comme les Turcs , la al- Faraghina , et al-Ishtakhaniyya. Ces soldats formèrent bientôt la majorité de la garde du calife et ont remplacés les anciens arabes et Abna Khurasani comme épine dorsale de l’armée Abbasside. Les décennies qui suivirent, ces unités sont restés  fortes collectivement et dominante dans l’armée du calife, à Baghdad d’abord et, après 836, à Samarra . [11]

Après avoir rejoint la cour califale, al-Afshin est rapidement devenu l’une des figures de proue de l’establishment militaire abbasside. [12]

Pendant le califat d’al-Ma’mûn, il a été envoyé à al-Barqa (Libye) et, en 831, en l’Egypte , afin de réprimer l’activité des rebelles arabes de la tribu des Banû Modlej de Barqa.

L'avenue menant au palais de la abasside général turc Ashnas
L’avenue menant au palais du  général Abbasside al-Afshin à Samara, en Iraq. 

Lorsque Al-Motasim est devenu calife, il a reçu un commandement important lors  de la guerre contre al-Babak al-Khurrami l’athée dans Adharbayjan (Azerbaïdjan) , et après une campagne de deux ans (835 à 837), il a réussi à détruire la rébellion .

Suite à cela, il a été mis en charge d’une partie de l’armée musulmane pendant l’expédition de 838 lancé par le calife Al-Motasim contre les Byzantins et a joué un rôle de premier plan au cours du siège d’Amorium (Amouriya) . [13]

La composition exacte de ses forces au cours de ces campagnes est inconnue, mais il semble que des Ushrusani et des non Ushrusani servaient sous Al-Motasim au milieu des années 830. [14]

En 836 la Ushrusaniyya, avec le reste de l’armée centrale, ont été transférés dans la nouvelle capitale de Samarra.

Eux et d’autres unités qui était rattachées à al-Afshin leurs ont été accordées des attributions dans le cantonnement al-Matira, dans la partie sud de la ville [15] 

Et al-Afshin à construit un palais pour lui-même; [16] sur les ordres du calife, il également construit un petit marché pour ses disciples, avec salles de bains et des mosquées. [17]  

Carte de Samarra. Le Ushrusaniyya ont été initialement installés dans le cantonnement d'al-Matira, dans la partie sud de la ville
Carte de Samarra. Les Ushrusaniyya été initialement installés dans le cantonnement d’al-Matira, dans la partie sud de la ville de Sammara

Les chiffres et les équipements 

Pas de chiffres spécifiques ne furent données en ce qui concerne la force globale de la al-Ushrusaniyya à Samarra, malgrès les fréquentes références faisant allusion à eux dans les sources arabes, cependant, il est peu probable qu’ils étaient l’un des plus grands régiments de la capitale. [18]
D’autre part, ils étaient certainement pas plus nombreux que les Turcs, et probablement moins encore que la  al-Faraghina ainsi que la al-Maghariba. [19] Les sources suggèrent également que toutes les troupes sous le commandement d’al-Afshin étaient de la al-Ushrusaniyya, [14]  mais que le quartier de Samara al-Matira été peuplé en partie par des non-Ushrusani. [17]
Ushrusana n’est pas un grand pays et sa population n’était pas très dense et assez grande pour fournir de nombreux soldats au califat. [15] 
Deux épées Abbasside à lame droite, au musée du Tokpapi, Istanbul, Turquie.
Deux épées Abbasside à lame droite, au musée du Tokpapi, Istanbul, Turquie.

Les estimations modernes sur la taille et la composition de l’armée de Samarra varient largement, mais la al-Ushrusaniyya sont généralement considérés comme ayant fait de la plus petite partie de l’armée.

L’historien Helmut Tollner, par exemple, suppose qu’il y avait  entre 20 000 à 30 000 soldats à Samarra; de ce nombre, la moitié étaient des Turcs, [20] et le reste ce partageait entre la Ushrusaniyya, al-Maghariba, al-Faraghina etc et n’aurait donc constitué qu’une fraction seulement du reste de l’armée de Samamra.

L’archéologue Derek Kennet, après avoir examiné les restes des cantonnements militaires à Samarra, a estimé que al-Matira était « la maison » de 11 847 soldats (Ushrusaniyya et non-Ushrusaniyya) pendant le règne d’al-Mu’tasim, sur une taille totale de l’armée de 94 353 soldats; [21] .d’autres historiens, ont cependant, considéré ces chiffres comme étant trop grand [22]

Hugh N. Kennedy , en s’appuyant sur ​​les chiffres fournis dans les sources littéraires, croyaient qu’il ya peut-être dans l’armée centrale autour de 5 000 non-Turcs de Transoxiane, y compris la Ushrusaniyya. [23]

La Grande Mosquée de Samarra, ou mosquée al-Mutawakkil est une des plus importantes œuvres architecturales de l'Islam. Elle fut la plus grande mosquée de la civilisation islamique pendant ses siècles dans l'éphémère capitale des califes abbassides à Samarra durant le ixe siècle et demeure un joyau de l'art abbasside. Son minaret en spirale hélicoïdale (Malwiya1) en fait aussi un exemple unique
La Grande Mosquée de Samarra, ou mosquée al-Mutawakkil et son minaret en spirale hélicoïdale (Malwiya)

L’équipement utilisé par la Ushrusaniyya au combat est décrit en détail dans un passage de l’historien et imam al-Tabari .

Au cours d’une émeute à Samarra, dans lequel la Ushrusaniyya fut envoyés pour rétablir l’ordre, les troupes ont combattu les émeutiers avec plusieurs armes, tirant des flèches (nushshāb) dans la foule hostile et les engageant avec des épées ( Souyouf ).

Pour la défense, ils étaient équipés de boucliers (durū’) et portaient des cottes de mailles ( jawāshan ).

Ils ont également reçu des montures  (dawābb), mais il ne est pas spécifié si celle-ci étaient destinés à être montés dans la bataille ou tout simplement utilisé pour le transport. [24]

L'armée Islamique du califat Abbasside en Asie central et en Inde 1) Cavalier du Sindh (inde-pakistan) 9eme siècle 2) Cavalier archer de Transoxian 9eme siècle 3) Porte étendard Abbasside 9eme siècle  4) Fantassin Azerbaïdjanais 10eme siècle
Larmée Islamique du califat Abbasside en Asie central et en Inde
1) Cavalier du Sindh (inde-pakistan) 9eme siècle
2) Cavalier archer de Transoxian 9eme siècle
3) Porte étendard Abbasside 9eme siècle
4) Fantassin Azerbaïdjanais 10eme siècle

La fin 

La carrière d’Al-Afshin  pris fin quand il a été emprisonné pour trahison et apostasie en 841, et cela probablement provoqué la fin de l’importance de la Ushrusaniyya. [25] 

L’hisrtorien Al-Ya’qubi nous dit qu’après la mort d’al-Afshin , le commandant turc Wasif al-Turki et ses disciples s’installa à al-Matira pendant le califat d’ al-Wathiq (r. 842-847), [26] et il est possible que la Ushrusaniyya ai été déplacées de cette région et forcé de s’installer ailleurs dans la ville. [27] Le régiment a survécu, cependant, et a continué à être utilisé dans les campagnes militaires.

En 847, par exemple, ils ont participé à l’expédition de Bugha al-Kabir contre le désordre de la tribu arabe des Banu Numayr (Numayrides) dans l’ouest de l’Arabie , au cours de laquelle ils étaient sous  le commandement de l’ancien lieutenant d’al-Afshin, al- Wajin al-Ushrusani . [28]

Le palais Abbasside   d'al-Ashiq à  Samarra, ver 870-883.
Le palais Abbasside d’al-Ashiq à Samarra, ver 870-883.

Après l’assassinat du calife Jafar al-Mutawakkil en Décembre 861, le califat est entré dans une période d’instabilité, connu sous le nom « l’Anarchie de Samarra » . [29]

Au cours de cette période, la Ushrusaniyya, avec les autres régiments militaires, ont joué un rôle important dans les affaires de la capitale.

Le fils d’Al-Mutawakkil; al-Muntasir (r. 861-862), qui aurait été le complice de la mort de son père, aurait cherché à se faire des alliés de la Ushrusaniyya dans les jours qui ont précédé l’assassinat d’al-Mutawakkil, et beaucoup d’entre eux ont jeté leur soutien pour ce  al-Muntasir. [30]

Après la mort d’ al-Muntasir en Juin 862, la Ushrusaniyya, avec les Turcs et les Maghrébins, ce sont concerté pour désigné al-Musta’in comme le successeur d’al-Muntasir, et ils étaient présents lors de la cérémonie d’inauguration pour le nouveau calife .

Lorsque les émeutes ont éclaté dans la capitale en faveur du rival d’al-Musta’in,  al-Mu’tazz , ils furent déployés pour aider à réprimer les dissidents, mais ont subi de lourdes pertes au cours des combats. [31]

Stuc mur revêtement, le style I. Samarra ou 'Style C'  Berlin, Musée d'art islamique (SMB)  Irak, Samarra, allemand Samarra Expediton 1911, «Maison III ' Période abbasside, au milieu de 3 / 9ème siècle  Photo: Ernst Herzfeld 1911  E. Herzfeld, Erster vorläufiger Bericht über die Ausgrabungen von Samarra (Berlin 1912) pl. 4.
Mur abbasside de Sammara Dar al-Khilafa  avec revêtement en stuc  milieu du 9ème siècle
Photo: Ernst Herzfeld 1911
E. Herzfeld, Erster vorläufiger Bericht über die Ausgrabungen von Samarra (Berlin 1912) pl. 4.

Au cours de la guerre civile qui a éclaté entre al-Musta’in et al-Mu’tazz en 865, un grand contingent des Ushrusaniyya était présent à Baghdad pour se battre pour al-Musta’in; ceux-ci ont été placés sous le commandement du fils d’al-Afshin  du nom d’al-Hasan . [32]

D’autres officiers Ushrusani, furent également au côté d’al-Musta’in, et ont été assignés à diverses commandement, telles que escorter les convois des revenus ficaux à Baghdad et de garder et surveillé la ville et la banlieue. [33]

Après la fin de la guerre au début de l’an 866  qui ce soldat en faveur d’al-Mu’tazz, la Ushrusaniyyaest  retourné à Samarra, et au cours des prochaines années, ont occasionnellement participé à des émeutes dans la ville de Samara. [34] 

En Juin 870, la Ushrusaniyya s’est rallié à défendre le calife al-Muhtadi (r. 869-870) quand les Turcs sous Musa ibn Bugha al-Kabir se sont  révoltés, mais ils furent vaincus et le calife al-Mustadi a été tué. [35]

Cet événement semble entraîné le déclin du régiment; après ce moment , ils disparaissent des sources arabes. [36]

Notes 

  1. ^ Le Strange, pp 474-75. Kramers, pp 924-25. Bosworth, p. 589
  2. ^ Kramers, p. 925; Bosworth, pp 589-90. Barthold et Gibb, p.241
  3. ^ Kramers, p. 925; al-Tabari, v. 24: p. 173; v. 25: p. 148; v. 26: p. 31; al-Baladhuri, pp. 190, 203
  4. ^ Al-Ya’qubi, Historiae, p. 479; al-Tabari, v. 30: p. 143
  5. ^ Par exemple, rejoindre la rébellion de Rafi ‘ibn Layth et revenir sur les accords d’hommage: al-Ya’qubi, Historiae, p. 528; al-Baladhuri, pp. 203-04
  6. ^ Bosworth, p. 590; Kramers, p. 925; Kennedy, p. 125; al-Baladhuri, pp 204-05. al-Tabari, v. 32: pp. 107, 135
  7. ^ Kramers, p. 925. La dynastie est resté au pouvoir jusqu’en 893, quand la Ushrusana est devenue une province directement administrée par les Samanides .
  8. ^ Barthold et Gibb, p. 241
  9. ^ Bosworth, p. 590; Kennedy, p. 125
  10. ^ Kennedy, p. 125; Gordon, p. 43; Northedge, p. 169
  11. ^ Kennedy, pp 118-22, 124-25. Gordon, pp. 15 et suiv .; al-Baladhuri, p. 205
  12. ^ Kennedy, p. 125
  13. ^ Bosworth, p. 590
  14. ^  Gordon, p. 43
  15. ^  Northedge, p. 169
  16. ^ Al-Tabari, v. 33: p. 200 et n. 581
  17. ^ al-Ya’qubi, Buldan, p. 259
  18. ^ Gordon, p. 37
  19. ^ Kennedy, pp 126-27. Gordon, p. 37
  20. ^ Tollner, p. 48
  21. ^ Kennet, p. 177
  22. ^ Gordon, pp 72-73. Kennedy, pp. 205-07
  23. ^ Kennedy, pp. 127-28
  24. ^ Al-Tabari, v. 35: p. 4
  25. ^ Crone, p. 319
  26. ^ Al-Ya’qubi, Buldan, pp. 264-65
  27. ^ Northedge, pp. 169-70, interpréter la référence de al-Ya’qubi(Buldan, p. 263) que certains des officiers Ushrusaniyya étaient situés dans la Shari ‘al-Khayr al-Jadid. Alternativement, Wasif peut avoir assumé la responsabilité pour la Ushrusaniyya dans al-Matira, entraînant leur subordination au commandement turc;Gordon, p. 78
  28. ^ Al-Tabari, v. 34: p. 50. Le texte lit « al-Ushrusaniyyah al-Ishtikhaniyyah; » de l’avis de Kraemer, «peut-être le mot« et »devrait être inséré entre les deux noms. Kraemer, n. 186
  29. ^ Sur cette période, voir Gordon, pp. 90 et suiv.
  30. ^ Al-Mas’udi, v. 7: p. 273
  31. ^ Al-Tabari, v. 35: pp. 1-5
  32. ^ Al-Tabari, v. 35: p. 43
  33. ^ Al-Tabari, v 35: pp. 58, 92.
  34. ^ Al-Tabari, v. 35: p. 146
  35. ^ Al-Tabari, v 36: pp. 93, 107.
  36. ^ Par exemple al-Tabari, Index: p. 79. Kennedy, p. 150, spécule que le Ushrusaniyya peut avoir été déclassé après Abu Ahmad al-Muwaffaq est devenu commandant en chef de l’armée pendant le califat d’ al-Mu’tamid (r. 870-892).

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