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Ibn Manzur al-Lughawi

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Le Loughawi Ibn Mandhur
Le Loughawi Ibn Mandhur

Abul-Fadl Jamal ad-Din Muhammad Ibn Manzur ou Ibn Mandhur al-Ansari al-Khazraji al-Ifriqi al-Misri, encyclopédiste arabe, né en 1233, en Ifriqiya, mort au Caire (Egypte) en 1311. En 1308, il achève un dictionnaire arabe en plusieurs volumes, le Lisàn al-‘arab.Son nom complet : Muhammad ibn Mukarram ibn `Alî ibn Ahmad ibn Manzur al-Ansari al-Ifrīqī al-Misri Al-Khazraji Jamal al-Dîn Abû al-Fadl (arabe محمد بن مكرم بن علي بن أحمد بن منظور الأنصاري الإفريقي المصري الخزرجي جمال الدين أبو الفضل)

Ibn Manzur est né en 1233. Il était d’Afrique du Nord, d’origine arabe, des Banu Khazraj al-Ansar comme son nom l’indique et il est dit qu’il est né en Ifriqiya. 

Son ancêtre est Ruwayfi’ ibn Thâbit al-Ansârî radi Allah anhu, lequel participa à la bataille de Khaybar au côté du Prophète (paix et bénédiction sur lui), il posa la fondation de la première mosquée sur le futur site de Kairouan (La mosquée Ansar), il fut nommé par le calife  Mu’âwiyya ibn Abî Sufiyân radi Allah anhu, cadi de la ville de Tripoli en l’an 46 de l’Hégire et fini ces jours à Bayda comme émir de Cyrénaïque (Barqa en Libye), et si la plupart de ceux qui ont écrit une biographie sur ’Ibn Manzûr ne remontent pas son ascendance jusqu’à ce Compagnon, il faut néanmoins rappeler qu’Ibn Manzûr en personne affirme et démontre dans l’introduction de son dictionnaire Lisân al-’Arab qu’il descend bel et bien de lui.

La ville de Al-Marj de nos jours, au temps du califat Rashidun, Omeyyade et abbaside c'était al-Barqa, Libye
La ville de Al-Marj de nos jours, au temps du califat Rashidun, Omeyyade et abbaside c’était al-Barqa, Libye

Par ailleurs, les historiens ont divergé au sujet du lieu de sa naissance, certains d’entre eux pensent qu’il est né dans la ville du Caire, quant aux autres ils disent qu’il a vu le jour à Tripoli (Lybie) d’ou le « al-Ifriqi » ; en tout cas ce qui est sûr est qu’il a grandi en Egypte.

 Ibn Hajar rapporte qu’il était un juge (cadi) à Tripoli (Ifriqiya orientale), Libye et en Egypte et a passé sa vie comme commis dans le Diwan « al-Incha » ‘, un bureau  responsable, entre autres des correspondances, de l’archivage et des copies.[1] 

La mosquée fatimide al-Husayn du Caire en Egypte, elle date de 1154jc
La mosquée fatimide al-Husayn du Caire en Egypte, elle date de 1154jc

Johann Fück suppose d’être en mesure de l’identifier avec Muḥammad b. Mukarram, qui était l’un des secrétaires de cette institution (lKuttab al-Inshā’) sous le sultan Mamelouk al-Qalawun. D’après Brockelmann, Ibn Manzur a étudié la philologie et a consacré la plupart de sa vie à rédigé des œuvres sur la philologie historique. Il est dit avoir laissé 500 volumes de cet ouvrage. Il est mort au tournant des années 1311/1312 dans la ville egyptienne du Caire.

Le Lisân al-‘arab (arabe : لسان العرب, littéralement la Langue des Arabes) est le dictionnaire encyclopédique de la langue arabe, qui englobe la lexicologie arabe depuis le ixe siècle. Ce lexique existe depuis le ixe siècle et sa rédaction semble avoir été achevée par Abul-Fadl Jamal ad-Din Muhammad Ibn Manzur (12321311) en 1290.

Éditions publiées du Lisan al-Arab 

notes:

  1. ^ Cf. H.L. Gottschalk: Art. Dīwān ii. Egypt, in: ²Encyclopaedia of Islam II (1965), p.327-331, here: 328.
  2. ^ Kees Versteegh, The Arabic Language, pg. 63. Edinburgh: Edinburgh University Press, 2001. Paperback edition. ISBN 9780748614363
  3. ^ Cf. for the arrangement of arabic lexikographical works J. Kraemer: Studien zur altarabischen Lexikographie, in: Oriens 6 (1953), p.201-238.
  4. ^ Cf. C. Brockelmann: Geschichte der arabischen Literatur. Volume II, p. 21 u. Georg Jacob: Altarabisches Beduinenleben: Nach den Quellen geschildert. Mayer, Berlin ²1887, p. XXXV, who both refer to I. d’Ohsson: Allgemeine Schilderung des Othomanischen Reichs. Volume I, p. 573.
  5. ^ Raid Naim. « الباحث العربي: قاموس عربي عربي ». Baheth.info. Retrieved 2014-03-05.
  6. ^ « downloadable ». Archive.org. Retrieved 2014-03-05.

Les plus grands généraux à travers l’histoire :

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Map du monde à la mort d’Alexandre le Grand, 323 av JC

Alexandre le Grand né le 21 juillet 356 av. J.-C. à Pella, mort le 11 juin 323 av. J.-C. à Babylone, est un roi de Macédoine et l’un des personnages les plus célèbres de l’Antiquité et conquérant de l’empire Perse achéménide.


L'empire antique sémitique de Carthage -en 218-av J C
L’empire antique sémitique de Carthage -en 218-av J C

Hannibal Barca (en phénicien Hanni-baal signifie « qui a la faveur de Baal » et Barca, « foudre »), généralement appelé Annibal ou Hannibal, né en 247 av. J.-C. à Carthage (au nord-est de l’actuelle Tunisie) et mort par suicide entre 183 et 181 av. J.-C.3,4,5 en Bithynie (près de l’actuelle Bursa en Turquie), est un général et homme politique phénicien carthaginois , généralement considéré comme l’un des plus grands tacticiens militaires de l’histoire.


L’Empire Romain dans sa plus grande extension en 117 avant JC

Sylla Lucius Cornelius Sulla  homme d’État romain né en 138 av. J.-C. et mort à Cumes en 78 av. J.-C. Il est le chef de file des optimates, qui s’opposent aux populares de Marius ; il vainc ces derniers et tout ces opposants lors des guerres civiles suivantes, il ne subbira aucune défaite.


Khalid ibn al-Walid al-Makhzumi dans la série arabe
Khalid ibn al-Walid al-Makhzumi dans la série arabe « Omar »

Khalid ibn Al Walid ( né en 584 à la Mecque -est mort en 642 au Sham) est un quraychite principal général du prophète de l’Islam (sws) et du premier calife Abu Bakr radi allah Anhu conquérant de l’Arabie face au arabes apostats et de l’Iraq et de la Syrie face au Byzantins et Sassanides


Mussa ibn Nucayr al-Lakhmi sur le cheval et tarik ibn Zyad à pied
Mussa ibn Nucayr al-Lakhmi sur le cheval et tarik ibn Zyad à pied

Musa ibn Nusayr né en Arabie en 640-716 fut gouverneur et général du calife omeyyade Al-Walid Ier, il participa à la prise de l’île de Chypre. Il régna sur l’ Ifriqiya (Tunisie, Algerie et Libye), il captura le Maghreb al Aqsa actuelle Maroc et à dirigé la conquête islamique Omeyyade du royaume wisigoth en Hispanie (Espagne, Portugal, Andorre et une partie de la France).


 Ibn `Âmir Al-Mansûr portrait ancien mais imaginaire du Champion du Jihad des Omeyyades d'Al-Andalus ()
Ibn `Âmir Al-Mansûr portrait ancien mais imaginaire 

Hajib, Ibn Abi Amir  al-Maaferi al-Mansûr dit Almanzor, né à Algésiras vers 937-938 et mort à Medinaceli le 11 août 1002, est un chef militaire et homme d’État arabe d’al-Andalus. Al-Mansûr signifie « le Victorieux » en arabe et est devenu « Almanzor » en espagnol. Les très nombreuses expéditions lancées contre les chefs chrétiens lui valent même le surnom de « champion du djihad ». Vizir du palais du calife omeyyade de Cordoue, Hichâm II (976-1013) il mena plus de 50 expéditions toute victorieuse contre les princes et rois chrétiens et les chites fatimides d’Afrique du Nord qu’il repoussera ver l’est, et il ira jusqu’à mettre en esclavage les chrétiens de St jaques de Compostelle et leurs faire porter les cloches de la cathédrale de ce haut lieu du christianisme ver Cordoue.


Salahudin al-Ayyoubi peint par Cristofano DelAltissimo
Salahudin al-Ayyoubi peint par Cristofano DelAltissimo

Ṣalāḥ ad-Dīn Yūsuf dit Saladin né à Tikrit en 1138 et mort à Damas le 4 mars 11933 est le premier dirigeant de la dynastie ayyoubide, qui a régné en Égypte de 1169 à 1250 et en Syrie de 1174 à 1260. Lui-même dirige l’Égypte de 1169 à 1193, Damas de 1174 à 1193 et Alep de 1183 à 1199. Il est connu pour avoir été le principal adversaire des Francs installés durant le dernier tiers du xiie siècle et l’artisan de la reconquête de Jérusalem par les musulmans en 1187


Gengis Khan né vers 1155/1162 dans l’actuelle province de Hentiy (Mongolie), mort en août 12272 dans l’actuel Xian de Qingshui (Chine), est le fondateur de l’Empire mongol, le plus vaste empire contigu de tous les temps


File:Imperio Ruso.PNG

Alexandre Vassiliévitch Souvorov , né le 24 novembre 1730 et mort le 18 mai 1800, comte de Rymnik, prince d’Italie, comte du Saint-Empire romain germanique, est un généralissime au service de l’Empire russe.


Description de cette image, également commentée ci-après

Louis Nicolas Davout né le 10 mai 1770 à Annoux (Yonne) et mort le 1er juin 1823 à Paris est un militaire français ayant tout d’abord servi comme sous-lieutenant dans les armées de l’Ancien Régime et général de Napoleon, il fut le principal artisan des conquêtes napoléonienne .

La description de l’Andalousie sous les Almoravides par le savant arabe al-Idrissi

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La carte du monde par al-Idrissi
La carte du monde par al-Idrissi al-Hassani al-Qurayshi

Le livre des voyages agréables dans des pays lointains ou Le plaisir de celui qui aspire à franchir les horizons

« kitab nouzhat al moushtaq fī dhikr al amsar wa al aqtar wa al bouldan wa al jouzour wa almadhin wa al afaq » par

Abou ‘AbdAllah Muhammad al-Idrisi al-Qourtoubi al-Hassani as-Sabti

Muhammad al-Idrisi  est un géographe arabe musulman, cartographe, égyptologue et voyageur qui vécut en Sicile, à la cour du roi Roger II.

Al-Idrisi naquit en l’an 493 de l’Hégire (1100) dans la ville de Ceuta (sabta) qui était alors sous le contrôle des Mourabitine.

Il mourut en l’an 559 de l’Hégire (1166) en Sicile.

Il visita un grand nombre de ville musulmane d’Andalousie de l’époque dont voici un résumé de ses descriptions.

Reconstitution d'al-Jazira al-Khadra au 12eme siècle. Elle a été fondée par les Omeyyades en 711 sur les ruines de l'ancienne ville romaine de Iulia Traducta . Les Omeyyades après avoir atterri à Gibraltar et fini sur une petite île à l'ouest de la baie d'Algésiras, ils ont établi une base provisoire. Ils ont du la quitté pour faire face aux troupes wisigothiques de roi Roderik, sur l'île il ne restais donc qu' un petit détachement avec la femme de Tarik ibn Ziyad, Umm Hakim, Tarik nomma l'endroit Jazirat Umm Hakim, ou l'île de Umm Hakim. Après la bataille de Guadalete les troupes arabes ont poursuivi la conquête de la péninsule et la petite base temporaire sur l'île a déménagé ver la côte, là une vraie ville appelée Al-Jazira Al-Khadra (الجزيرة الخضراء) fut créé. La médina est construite rapidement une mosquée et un palais; et un port qui a servi de tête de pont dans l'arrivée des nouvelles troupes omeyyades stationné en Ifriqiya et à Ceuta, il y avais un mur avec des tours qui encerclais le vieux bourg, qui a du être reconstruit entre 852 et 886 JC pour éviter les attaques des Vikings comme celle de 859 ou 62 navires au large de la ville, ont attaqué et détruit la mosquée fondé en 711 (donc aucun vestige). Comme on le sait dans le Vieux Village, il y avait au moins deux mosquées, la Grande Mosquée et la Mosquée à la bannière, une citadelle fortifiée et un chantier naval ou arsenal. Selon des sources médiévales la mosquée Al-Jama d'Algésiras à été construit par Abd ar-Rahman I l'Omeyyade lors de son arrivée en Andalousie après la révolution Abbasside (756) et l'architecte étais Abd-Allah ibn Khalid.
Reconstitution d’al-Jazira al-Khadra au 12eme siècle. Elle a été fondée par les Omeyyades en 711 sur les ruines de l’ancienne ville romaine de Iulia Traducta . Les Omeyyades après avoir atterri à Gibraltar et fini sur une petite île à l’ouest de la baie d’Algésiras, ils ont établi une base provisoire. Ils ont du la quitté pour faire face aux troupes wisigothiques de roi Roderik, sur l’île il ne restais donc qu’ un petit détachement avec la femme de Tarik ibn Ziyad, Umm Hakim, Tarik nomma l’endroit Jazirat Umm Hakim, ou l’île de Umm Hakim. Après la bataille de Guadalete les troupes arabes ont poursuivi la conquête de la péninsule et la petite base temporaire sur l’île a déménagé ver la côte, là une vraie ville appelée Al-Jazira Al-Khadra (الجزيرة الخضراء) fut créé. La médina est construite rapidement une mosquée et un palais; et un port qui a servi de tête de pont dans l’arrivée des nouvelles troupes omeyyades stationné en Ifriqiya et à Ceuta, il y avais un mur avec des tours qui encerclais le vieux bourg, qui a du être reconstruit entre 852 et 886 JC pour éviter les attaques des Vikings comme celle de 859 ou 62 navires au large de la ville, ont attaqué et détruit la mosquée fondé en 711 (donc aucun vestige). Comme on le sait dans le Vieux Village, il y avait au moins deux mosquées, la Grande Mosquée et la Mosquée à la bannière, une citadelle fortifiée et un chantier naval ou arsenal. Selon des sources médiévales la mosquée Al-Jama d’Algésiras à été construit par Abd ar-Rahman I l’Omeyyade lors de son arrivée en Andalousie après la révolution Abbasside (756) et l’architecte étais Abd-Allah ibn Khalid.

Algésiras (jazirah al-khadrah ou l’île verte)

Algésiras est une ville bien peuplée. Ses murs sont en pierres et consolidés avec de la chaux.

Elle a trois portes et un arsenal à l’intérieur de la ville.

Algésiras est traversé par un ruisseau appelé la rivière de miel (nahr al-‘assal), dont les eaux sont douces et servent aux besoins des habitants et à l’arrosage des jardins et des vergers.

C’est un lieu de travail, d’embarquement et de débarquement et un détroit maritime le séparant de Ceuta.

En face se trouve l’île de la Mère de Hakim (jazirah oumm hakim) de surface plate, à tel point que peu s’en faut qu’elle ne soit submergée par la mer.

Algésiras fut la première ville conquise par les Musulmans en Andalousie.

Elle fut prise par Moussa Ibn Noussayr de la tribu de Marwan et par Tarik Ibn Ziyad Ibn ‘Abdallah az-Zinati accompagnés de tribus berbères.

Il s’y trouve la Mosquée des Etendards (masjid ar-rayat). On rapporte que ce fut là où les Musulmans venus par Gibraltar (jibal tariq) déposèrent leurs étendards.

Vue générale sur la Giralda de Seville (Ishbiliya) Au 9eme siècle, sous le règne de l'émir Omeyyade Abd al-Rahman II, fut édifiée la première grande mosquée de Séville, à l'emplacement actuel de l'église du Salvador, situé non loin de la cathédrale. Il faut en réalité attendre les Almohades pour que soit bâtie la grande mosquée dont la Giralda constitue l'héritage le plus précieux. Au xiie siècle, les Almohades, fraîchement débarqués du Maghreb, décident de faire de la cité leur capitale, laquelle se peuple de plus en plus généreusement et renforce sa splendeur et son prestige.
Vue générale sur la Giralda de Seville (Ishbiliya) Au 9eme siècle, sous le règne de l’émir Omeyyade Abd al-Rahman II, fut édifiée la première grande mosquée de Séville, à l’emplacement actuel de l’église du Salvador, situé non loin de la cathédrale. Il faut en réalité attendre les Almohades pour que soit bâtie la grande mosquée dont la Giralda constitue l’héritage le plus précieux. 

Séville (ashfillia)

Séville est une ville grande et bien peuplée.

Les édifices y sont hauts, les murailles solides, les marchés vivants et animés par une population considérable.

Le principal commerce de cette ville consiste en huiles qu’on expédie à l’est et à l’ouest par terre et par mer.

Ces huiles proviennent d’ash-Sharf (Il se nomme ash-Sharf parce que c’est la partie la plus haute du district de Séville ; il se prolonge du nord au sud, formant une colline de couleur rouge) qui est entièrement planté d’oliviers et de figuiers ; il se prolonge depuis Séville jusqu’à Niebla (labla).

Il y existe, huit mille villages florissants, un grand nombre de bains et de maisons de plaisance.

Séville est bâtie sur les bords du Guadalquivir (wadi al-kabir) ou fleuve de Cordoue (nahr qortoba).

Le pont de Niebla province de Huelva al-Andalus
Le pont de Niebla province de Huelva al-Andalus

Niebla (labla)

Niebla est une ville ancienne, jolie, de moyenne grandeur, et ceinte de fortes murailles, à l’orient de laquelle coule une rivière venant des montagnes, et traversée par un pont

Shanta Mariya al-Gharb qui est de nos jours Faro la ville principale de la région portugaise de l'Algarve .
Shanta Mariya al-Gharb qui est de nos jours Faro la ville principale de la région portugaise de l’Algarve .

Santa-Maria (shanta mariya al-gharb)

Santa-Maria est une ville bâtie sur les bords de l’Océan.

Ses murs sont baignés par le flot de la marée montante.

L’île est de petite grandeur et très jolie.

Il y a une grande et une petite mosquée où l’on y fait la prière du Vendredi.

Il y aborde et il en part des navires.

Le pays produit beaucoup de figues et de raisins.

Remparts de la forteresse Omeyade de Silves al-Gharb al-Andalus Portugal À l'époque musulmane, la principale ville de la région (Gharb al-Ândalus, الغرب الأندلس en arabe) est Silves. Au début du xie siècle, le califat de Cordoue éclate en plusieurs petits royaumes ou taïfas. L'Algarve est partagée entre le taïfa d'Algarve et celui de Silves. Ces deux royaumes sont conquis par le taïfa de Séville en 1051 et 1063, respectivement. Après la chute des Almoravides en 1147, le taïfa de Silves retrouve brièvement son indépendance avant de tomber sous le joug des Almohades en 1151.
Remparts de la forteresse Omeyade de Silves al-Gharb al-Andalus Portugal À l’époque musulmane, la principale ville de la région (Gharb al-Ândalus, الغرب الأندلس en arabe) est Silves. Au début du xie siècle, le califat de Cordoue éclate en plusieurs petits royaumes ou taïfas. L’Algarve est partagée entre le taïfa d’Algarve et celui de Silves. Ces deux royaumes sont conquis par le taïfa de Séville en 1051 et 1063, respectivement.
Après la chute des Almoravides en 1147, le taïfa de Silves retrouve brièvement son indépendance avant de tomber sous le joug des Almohades en 1151.

Silves (shalb)

Silves est une ville bâtie dans une plaine, entourée de murs et défendue par une citadelle.

Ses environs sont cultivés et plantés en jardins ; on y fait tourner des moulins.

Les montagnes environnantes produisent une quantité considérable de bois qu’on exporte au loin.

La ville est jolie composées d’élégants édifices et des marchés bien fournis.

Sa population ainsi que celle des villages environnants se compose d’Arabes du Yémen et autres, qui parlent une pur arabe et qui savent aussi réciter de la poésie et sont en général éloquents et habiles.

Les habitants des campagnes de ce pays sont extrêmement généreux ; nul ne l’emporte sur eux sous ce rapport.

Alcácer do Sal (en arabe : القصر أبي دانس Al-Qaser Abu Danis) est une municipalité (en portugais : concelho ou município) du Portugal, située dans le district de Setúbal et la région de l'Alentejo.
Alcácer do Sal (en arabe : القصر أبي دانس Al-Qasr Abu Danis) est une municipalité du Portugal, dans la région de l’Alentejo sur le bord du Shatwir de nos jours le Sado

Alcassar (al-qasr)

Alcassar est une jolie ville de grandeur moyenne, bâtie sur les bords du Chetawir (shatwir de nos jours dit le Sado) grand fleuve qui est remonté par quantité d’embarcations et de navires de commerce.

La ville est de tous côtés entourée de forêts de pins dont le bois sert à de nombreuses constructions.

Le pays, naturellement très fertile, produit en abondance du laitage, du beurre, du miel et de la viande de boucherie.

Les murailles d'Évora, vestiges de l'ancien château arabe, actuel Portugal en arabe Yaborah
Les murailles d’Évora, vestiges de l’ancien château arabe, actuel Portugal en arabe Yaborah

Evora (yaborah)

Evora est une grande ville bien peuplée.

Entourée de murs, elle possède un château fort et une grande mosquée.

Le territoire qui l’environne est d’une fertilité singulière ; il produit du blé, des bestiaux, toute espèce de fruits et de légumes.

C’est un pays excellent où le commerce est avantageux soit en objets d’exportation, soit en objets d’importation.

La ville de Badajoz a été fondée par Abd al-Rahman Ibn MarwanIbn Yunus al-Yilligi al-Maridi , connu comme Ibn Marwan al-Yilliqui , Ibn Marwan, «le fils du galicien
La ville de Badajoz a été fondée par Abd al-Rahman Ibn MarwanIbn Yunus al-Yilligi al-Maridi , connu comme Ibn Marwan al-Yilliqui , Ibn Marwan, «le fils du galicien » , en l’an 875 l’émir régnant Cordoue Muhammad Ier

Badajoz (batalios)

Badajoz est une ville remarquable, située dans une plaine et entourée de fortes murailles.

Elle possédait autrefois vers l’orient un faubourg plus grand que la ville même, mais il est devenu désert par suite des troubles.

Cette ville est bâtie sur les bords de la Guadiana (nahr yanah), fleuve qui porte aussi le nom de fleuve des Précipices parce qu’après avoir été assez grand pour porter des vaisseaux il se perd ensuite sous terre, au point qu’il ne reste pas une goutte de ses eaux.

Construite par Abd al-Rahman II pour éviter les attaques de l’extérieur et les révoltes internes, elle contient les vestiges de plusieurs époques : romaine, wisigothe et arabe.
Construite par Abd al-Rahman II  les murs de Mérida servait à éviter les attaques de l’extérieur et les révoltes internes, elle contient les vestiges de plusieurs époques : romaine, wisigothe et arabe.

Merida (marida)

Merida à un pont situé à l’occident de la ville, remarquable par sa hauteur, la largeur et le nombre de ses arches.

Au-dessus de ce pont on a pratiqué des arceaux voûtés qui communiquent de l’extrémité du pont à l’intérieur de la ville, et qui sont destinés à y conduire les eaux, sans être visibles.

Les hommes et les animaux passent au-dessus de cet aqueduc dont la construction est des plus solides et le travail des plus curieux.

Il en est de même des murs de Merida qui sont en pierres de taille et d’une grande solidité.

On avait élevé quantité de colonnes nommées qui subsistent encore sans avoir souffert en aucune façon du temps.

Il y en avait de plus ou moins hautes, selon les exigences du niveau du sol au-dessus duquel elles avaient été placées.

Elles étaient toutes construites sur une ligne droite.

L’eau y arrivait au moyen de conduits pratiqués sous terre.

Ces colonnes étaient construites avec tant d’art et de solidité qu’on pourrait croire (encore aujourd’hui) qu’elles sont d’une seule pierre.

Au centre de la ville on voit une arcade au-dessous de laquelle peut passer un cavalier tenant un drapeau.

isbonne est prise par les Maures vers 71921 et est rebaptisée al-ʾIšbūnah, الأشبونة en arabe, sous le gouvernement desquels la ville prospère. Les Maures, qui étaient des musulmans du nord de l'Afrique et du Proche-Orient, construisent plusieurs mosquées, des habitations et les murailles de la ville, actuellement appelées Cerca Moura22. La ville abrite une population mélangée de chrétiens, de berbères, d’arabes, de juifs et de saqālibas. L'arabe est imposé comme langue officielle. Le mozarabe reste parlée par la population chrétienne. L'islam est la religion officielle, pratiquée par les Maures et les muladís, alors que chrétiens et juifs peuvent pratiquer leur religion, en qualité de dhimmis', à condition d’acquitter la djizîa. Cerca Moura de Al-Usbuna. Le nom de l'Alfama, le quartier le plus ancien de Lisbonne, dérive de l'arabe al-hamma. En 858, Lisbonne est pillée pendant treize jours par le chef viking Hasting23. Pendant la période dite des taïfas, Lisbonne appartient à la taïfa de Badajoz, et est dirigée par Sabur al-Saqlabi. En 1147, pendant la Reconquista, un groupe de chevaliers français, anglais, allemands, et portugais, conduits par Alphonse Ier, assiègent et prennent Lisbonne. La reconquête du Portugal et le rétablissement du christianisme forment un des événements les plus significatifs de l'histoire lisbonnaise. L'arabe ayant son statut de langue officielle cesse peu à peu d'être utilisé dans la vie quotidienne. La population musulmane est expulsée, tandis que les mosquées sont transformées en églises. Seul le quartier de la Mouraria, qui tire son nom des Maures, conserve une population musulmane jusqu’au xvie siècl
Lisbonne est prise par les omeyyades vers 719 rebaptisée al-ʾIšbūnah, الأشبونة en arabe, sous le gouvernement desquels la ville prospère. Le nom de l’Alfama, le quartier le plus ancien de Lisbonne, dérive de l’arabe al-hamma. En 858, Lisbonne est pillée pendant treize jours par le chef viking Hasting23. Pendant la période dite des taïfas, Lisbonne appartient à la taïfa de Badajoz, et est dirigée par un perse Sabur al-Saqlabi. En 1147, pendant la Reconquista, un groupe de chevaliers français, anglais, allemands, et portugais, conduits par Alphonse Ier, assiègent et prennent Lisbonne. La population musulmane est expulsée, tandis que les mosquées sont transformé en églises. Seul le quartier de la Mouraria, qui tire son nom des Maures, conserve une population musulmane jusqu’au 16e siècles

Lisbonne (Al-Ushbuna)

Lisbonne est bâtie sur le bord d’un fleuve qu’on nomme le Tage ou fleuve de Tolède ; sa largeur auprès de Lisbonne est de six milles, et la marée s’y fait ressentir violemment.

Cette belle ville s’étend le long du fleuve, est ceinte de murs et protégée par un château fort.

Au centre de la ville est une source d’eau chaude en été comme en hiver.

Située à proximité de la mer Ténébreuse (ou de l’Océan), cette ville a vis-à-vis d’elle, sur la rive opposée et près de l’embouchure du fleuve, le fort de la Mine (al’ma’adan), ainsi nommé parce qu’en effet la mer jette des paillettes d’or pur sur le rivage.

Durant l’hiver les habitants de la contrée vont auprès du fort à la recherche de ce métal, et s’y livrent avec plus ou moins de succès, tant que dure la saison rigoureuse. C’est un fait curieux dont nous avons été témoins nous-mêmes.

Appelée à l’origine Scalabis par les Romains, puis Shantarin شنتر lors de la période musulmane, elle devint une importante cité-forteresse durant les guerres entre les maures et les chrétiens et fut finalement fut conquise par les portugais en 1147.
Appelée à l’origine Scalabis par les Romains, puis Shantarin شنتر lors de la période Omeyyade , elle devint une importante cité-forteresse durant les guerres entre les musulmans et les croisés et fut finalement fut conquise par les portugais en 1147.

Santarem (shantarine)

Santarem est une ville bâtie sur une montagne très-haute, au centre de laquelle est un vaste gouffre.

Il n’y a point de murailles, mais au pied de la montagne, il y a un faubourg bâti sur le bord du fleuve (du Tage) ; on y boit de l’eau de source et de l’eau du fleuve.

Il y a beaucoup de jardins produisant des fruits et des légumes de toute espèce.

La collégiale Sainte-Talavera de la Reina est une commune d'Espagne de la province de Tolède dans la communauté autonome de Castille-La Manche.
Talavera de la Reina est une commune d’Espagne de la province de Tolède dans la communauté autonome de Castille-La Manche.

Talavera (talbira)

Talavera est une grande ville bâtie sur les bords du Tage, parfaitement bien fortifiée et remarquable par sa beauté comme par l’étendue de son territoire et la variété de ses productions.

Les bazars sont curieux à voir, et les maisons agréablement disposées ; un grand nombre de moulins s’élèvent sur le cours du fleuve.

Capitale d’une province importante, Talavera est environnée de champs fertiles et de riants paysages.

Ses édifices sont solidement construits, et ses monuments très anciens.

Vue générale de Tolède Tulaytulah en arabe
Vue générale de Tolède Tulaytulah en arabe

Tolède (toleytela)

La ville de Tolède, à l’orient de Talavera, est une capitale non moins importante par son étendue que par le nombre de ses habitants. Entourée de bonnes murailles, elle est défendue par une enceinte bien fortifiée. L’époque de sa fondation est très ancienne (littéral, remonte aux temps des Amalécites). Elle est située sur une éminence, et l’on voit peu de villes qui lui soient comparables pour la solidité et la hauteur des édifices, la beauté des environs, et la fertilité des campagnes arrosées par le grand fleuve qu’on nomme le Tage.

On y voit un pont très curieux, composé d’une seule arche au-dessous de laquelle les eaux coulent avec une grande violence et font mouvoir une machine hydraulique qui fait monter les eaux à 90 coudées de hauteur ; parvenues au-dessus du pont, elles suivent la même direction et pénètrent ensuite dans la ville.

Les jardins qui environnent Tolède sont entrecoupés de canaux sur lesquels sont établies des roues à chapelet destinées à l’arrosage des vergers qui produisent, en quantité prodigieuse, des fruits d’une beauté et d’une bonté incomparables. On admire de tous côtés de beaux domaines et des châteaux bien fortifiés.

A quelque distance, au nord de la ville, on aperçoit la chaîne des hautes montagnes dites Sierra (al-sharrat), qui s’étend depuis Medinat as-Salim jusqu’à Coïmbre (qolimria), à l’extrémité de l’occident.

On trouve également dans les montagnes de Tolède des mines de cuivre et de fer. Au nombre des dépendances de cette ville et au pied des montagnes est Makhrit la petite ville et château fort ; au temps de l’islam, il y existait une grande mosquée où l’on faisait toujours le sermon du vendredi (khoutbah). Il en était de même d’al-Bahmayn, une jolie ville, bien habitée, pourvue de beaux bazars et d’édifices où l’on voyait une grande mosquée.

Tout ce pays aujourd’hui est, ainsi que Tolède, au pouvoir des chrétiens dont le roi, d’origine castillane, est connu sous le nom d’Alfonsh.

Al-Qalat Ayyoub de nos jours Calatayud s'étend au pied d'un dispositif défensif arabe Omeyyade datant du 9e siècle. Il s'y concentre les vestiges de cinq châteaux : celui de Ayub à l'image , de la Torre Mocha, de la Reloj, de la Peña et celui de la Doña Martina. Les deux premiers sont les plus hauts. Le dernier est le plus ancien. La muraille de quatre kilomètres qui unit l'ensemble est en partie conservée. Calatayud (en arabe,قلعة أيوب, qala`at 'ayyûb : forteresse d'Ayyoub) est une commune espagnole de la province de Saragosse
Al-Qalat Ayyoub de nos jours Calatayud région de Sarragosse s’étend au pied d’un dispositif défensif arabe Omeyyade datant du 9e siècle. Il s’y concentre les vestiges de cinq qsour : celui de Ayyub à l’image , de la Torre Mocha, de la Reloj, de la Peña et celui de la Doña Martina. Les deux premiers sont les plus hauts. Le dernier est le plus ancien. La muraille de quatre kilomètres qui unit l’ensemble est en partie conservée.

La Forteresse d’Ayyoub (Calatayud (قلعة أيوب, qala`at ‘ayyûb : forteresse d’Ayyoub) )

Qal’ah Ayyoub est une ville considérable, forte et bien défendue, et dont le territoire est planté de beaucoup d’arbres et produit beaucoup de fruits.

Des sources nombreuses et des canaux fertilisent cette contrée où l’on peut se procurer de tout à bon marché.

On y fabrique le Ghizar (sorte d’étoffe tissée d’or) qu’on exporte au loin.

 

23) La mosquée omeyyade de Saragosse (714) Espagne, al-Andalus construite par le tabi3i Hanas ibn Abdallah as-San’ani radi ALLAh anhu (- 718), lors des début de la conquête omeyyade elle fut « capitale régionale » sous Abd al-Aziz fils de Musa ibn Nusayr al-Lakhmi
La mosquée omeyyade de Saragosse (714 jc) Espagne, al-Andalus construite par le tabi3i Hanas ibn Abdallah as-San’ani radi ALLAh anhu (- 718), lors des début de la conquête omeyyade elle fut « capitale régionale » sous Abd al-Aziz fils de Musa ibn Nusayr al-Lakhmi

Saragosse (sarqasta)

Saragosse est une des villes capitales de l’Espagne. Elle est grande et très peuplée. Ses édifices publics sont considérables, ses rues larges, ses maisons belles et contiguës. Elle est entourée de vergers et de jardins. Les murailles de cette ville sont construites en lourdes pierres ; elle est bâtie sur les bords d’un grand fleuve qu’on nomme l’Ebre.

Ce fleuve provient en partie du pays des Romains (bilad roum) en partie des montagnes de Qal’ah Ayyoub et en partie des environs de Calahorra (qalahourra). La réunion de ces divers cours d’eau s’effectue au-dessus de Tolède.

Le fleuve coule ensuite vers Saragosse, puis vers le Fort Rouge (hisn hamra) ou il reçoit les eaux de la rivière de la Cinea (zaytoun), puis vers Tortose (tartosha), ville à l’occident de laquelle il se jette dans la mer. Saragosse porte aussi le nom de la Ville Blanche (al-baydah) à cause de ses fortifications revêtues de chaux.

Une particularité remarquable, c’est que l’on n’y voit jamais de serpents.

Lorsqu’un reptile de cette espèce y pénètre ou y est apporté du dehors, il périt aussitôt. Il existe à Saragosse un très grand pont sur lequel on passe pour entrer dans la ville dont les murailles et les fortifications sont d’une grande hauteur.

Vue de la cathédrale de Tortosa qui occupe le site de l'ancienne mosquée.
Vue de la cathédrale de Tortosa qui occupe le site de l’ancienne mosquée de Turtusha.

Tortose (Turtusha)

Tortose est une ville bâtie au pied d’une montagne et ceinte de fortes murailles.

Il y a de beaux édifices, un château, des bazars et de l’industrie.

On y construit de grands vaisseaux avec le bois que produisent les montagnes qui l’environnent et qui sont couvertes de pin d’une grosseur et d’une hauteur remarquables.

Ce bois est employé pour les mâts et les antennes des navires.

Il est de couleur rouge, d’excellente qualité, très solide et il n’est pas, comme les autres bois sujet à être détérioré par les insectes.

C’est un bois très réputé.

Selon la description nous a donné le géographe Al-Udri , le mur a été d'une grande perfection et avait sept portes. Il a été construit de ciment et de tours semi-circulaires eu travaux au dernier niveau, qui se est ouverte dans une pièce fermée. Aujourd'hui, vous pouvez toujours voir les restes de certains de ces tours, en particulier dans le courant barrio del Carmen , dans la vieille ville de Valence
Vestiges d’une  tour du mur arabe de Balansiya Valence, al-Andalus

Valence (bolensia)

Valence, l’une des villes les plus considérables d’Andalousie, est bâtie dans une plaine et bien habitée.

Sa population se compose (surtout) de marchands.

Il y des bazars, et c’est un lieu de départ et d’arrivée pour les navires.

Cette ville est située à trois milles ou environ de la mer où l’on parvient en suivant le cours d’un fleuve qui se nomme Guadalaviar (djar), et dont les eaux sont utilement employées à l’arrosage des champs, des jardins, des vergers et des maisons de campagne.

Le chateau arabe de Dénia du 11e siècle
Le chateau arabe de Dénia du 11e siècle

Dénia (daniya)

Quant à Dénia, c’est une jolie ville maritime avec un faubourg bien peuplé.

Elle est ceinte de fortes murailles et ces murailles, du côté de l’orient, ont été prolongées jusque dans la mer, avec beaucoup d’art et d’intelligence.

La ville est défendue par un château fort qui domine les habitations.

Elle est entourée de vignobles et de plantations de figuiers.

Il s’y fait des expéditions de navires pour les contrées les plus lointaines de l’orient ; il en part aussi des flottes et des armements pour la guerre.

Il s’y fabrique des navires, car c’est un chantier de constructions.

Au milieu de cette ville est une montagne ronde du sommet de laquelle on aperçoit les hauteurs d’Ivice (Ibiza) (yabissa) en pleine mer. Cette montagne s’appelle Qa’oun.

Le chateau d'Alicante (al-Laqante) du 9e siècle du temps du califat Omeyyade de Cordoue
Le chateau d’Alicante (al-Laqant) du 9e siècle du temps du califat Omeyyade de Cordoue

Alicante ( AL-Laqant )

Alicante est une ville peu considérable, mais bien peuplée. Il y a un bazar et une grande mosquée régulière (ou toutes les prières sont établies). On fait venir d’Alicante, pour tous les pays maritimes, des hommes habiles dans l’art de calfater (les navires). Le pays produit beaucoup de fruits et de légumes, et particulièrement des figues et du raisin. Le robuste château qui défend cette ville est construit sur une montagne que l’on ne peut gravir qu’avec beaucoup de peine. Malgré son peu d’importance, Alicante est un lieu où l’on construit des vaisseaux pour le commerce et de petites embarcations. Dans le voisinage, à un mille de distance il y a un très-beau port nommé Blanes (ablnasa), qui sert à abriter les navires destinés à la guerre.

Ruines du chateau arabe de Qartajannat al-Halfa
Ruines du chateau arabe de Qartajannat al-Halfa

Carthagène (Qartajannat al-Halfa

Carthagène est le port de la ville de Murcie.

C’est une ville ancienne possédant un port qui sert de refuge aux petits comme aux plus grands navires, et qui offre beaucoup d’agréments et de ressources.

Il en dépend un territoire connu sous le nom d’al-Qandouna d’une rare fertilité.

On rapporte que les grains qu’il produit, arrosés seulement par les eaux pluviales, sont d’une qualité parfaite.

La
La « Muraille arabe de Murcie »

Murcie (marsiya)

Murcie est la capitale du pays de Théodoric (tadmir).

Elle  est située dans une plaine sur les bords de la rivière blanche (nahr baydah).

Il en dépend un faubourg qui, ainsi que la ville, est entouré de murailles et de fortifications très-solides.

Ce faubourg est traversé par des eaux courantes.

Quant à la ville, elle est bâtie sur l’une des rives de la rivière ; on y parvient au moyen d’un pont de bateaux.

Il y a des moulins construits sur des navires comme les moulins de Saragosse, qui peuvent se transporter d’un lieu à un autre, et quantité de jardins, de vergers, d’habitations et de vignobles complantés de figuiers.

On y trouve divers châteaux forts, des maisons de plaisance et des fermes d’une beauté admirable.

Vue sur Almeria
Vue sur Almeria de fondation Omeyyade

Almeria (al-mariya)

Almeria était une ville musulmane à l’époque des Mourabitine (Les Almoravides).

Elle était alors très industrieuse et on y comptait, entre autres, huit-cents métiers à tisser la soie, où l’on fabriquait des manteaux précieux, des brocarts, les étoffes connues sous le nom de Saqlatoun, d’Isfahani, de Mourjani (ou couleur de corail) ; des voiles ornés de  fleurs, des vêtements riches et épais, le Hamd, le ‘Athabi, le Mouqajir et divers autres tissus de soie.

Avant l’époque actuelle, Almeria était également renommée pour la fabrication des ustensiles en cuivre et en fer parfaitement travaillés. La vallée qui en dépend produisait une quantité considérable de fruits qu’on vendait à très bon marché.

Cette vallée, connue sous le nom de Badjana est située quatre milles d’Almeria.

On y voyait nombre de vergers, de jardins et de moulins, et ses produits étaient envoyés à Almeria.

Le port de cette ville recevait des vaisseaux d’Alexandrie et de toute la Syrie, et il n’y avait pas, dans toute l’Espagne, de gens plus riches, plus industrieux, plus commerçants que ses habitants, ni plus enclins, soit au luxe et à la dépense, soit à l’amour de thésauriser.

Cette ville est bâtie sur deux collines séparées par un fossé où sont des habitations.

Sur la première est le château connu sous le nom de Hissana. Sur la seconde, dite Jabal al-Amim, est le faubourg : le tout est entouré de murs et percé de portes nombreuses.

Du côté de l’orient est le faubourg nommé al-Houdh, cernée de murs, renfermant un grand nombre de bazars, d’édifices, de caravansérails et de bains.

En somme Almeria était une ville très importante, très commerçante et très fréquentée par les voyageurs.

Il n’y en avait pas en Andalousie de plus riche et de plus populeuse.

Le nombre des caravansérails enregistrés à la douane était de mille moins trente (970).

Quant aux métiers à tisser, ils étaient, comme nous venons de le dire, également très-nombreux.

Le terrain sur lequel est bâtie cette ville est, jusqu’à un certain rayon de tous côtés, fort pierreux.

Ce ne sont que roches amoncelées et que cailloux roulés comme des dents molaires sous la terre végétale ; c’est comme si on avait passé au crible ce terrain et qu’on eût fait exprès de n’en conserver que les pierres.

A l’époque où nous écrivons le présent ouvrage, Almeria est tombée au pouvoir des Romains.

Ses agréments ont disparu, ses habitants se sont dispersés, les maisons, les édifices publics ont été détruits et il n’en subsiste plus rien (preuve que les mécréants et les haineux des arabes et de l’Islam détruisirent systématiquement toutes les traces de présence des Musulmans).

'Alcazaba de Malaga (de l'arabe al-Qasbah, en arabe : قصبة, signifiant
‘Alcazaba de Malaga (de l’arabe al-Qasbah, en arabe : قصبة, signifiant « citadelle ») est un palais et une forteresse bâtie par la Taifa des arabes alides Hammudites au 11e siècle dans la ville andalouse de Malaga al-Mallaqa en arabe.

Malaga (malaqa)

Malaga est une ville très-belle, très peuplée, très-vaste et très-célèbre.

Ses marchés sont florissants, son commerce étendu et ses ressources nombreuses.

Le territoire environnant est planté en vergers de figuiers, produisant des fruits qu’on expédie en Egypte, en Syrie, en Irak et même en Inde ; ces figues sont d’une qualité parfaite.

Auprès de la ville sont deux grands faubourgs ; l’un se nomme Qassala et l’autre al-Tabanin.

Les habitants de Malaga boivent de l’eau de puits, et cette eau, prise à la source, est d’une douceur extrême.

Près de la ville est un torrent dont les eaux ne coulent que durant l’hiver et le printemps, et qui est à sec le reste de l’année.

Vue d'ensemble de Alhama de Almería avec le Gádor l'arrière-plan.
Vue d’ensemble de Alhama de Almería

Al-Hama

Al-Hama est une forteresse située sur le sommet d’une montagne.

Les voyageurs dans les pays lointains rapportent qu’il n’en est point au monde de plus solidement construite et qu’il n’est point de lieu dont les eaux thermales soient plus efficaces.

De tous côtés il y vient des malades, des infirmes ; ils y restent jusqu’à ce que leurs maux soient soulagés ou totalement guéris.

Comme les habitants de la ville, dans la belle saison, prennent ces bains avec leurs femmes et leurs enfants, dépensent beaucoup d’argent, soit pour leur nourriture, soit pour leur entretien, il arrive que le loyer d’une habitation s’y élève quelquefois jusqu’à trois dinars (mourabite) par mois.

Les montagnes voisines d’al-Hama sont en totalité formées de gypse.

On en extrait cette substance, on la brûle et on la transporte à Almeria pour être employée à la construction des édifices. Elle s’y vend à très bon marché à cause de son abondance.

 

al-Qasba Wadi Ash de nos jours Guadix Al-Andalus
al-Qasba Wadi Ash de nos jours Guadix Al-Andalus

Wadi Ash (Guadix)

Wadi Ash est un point où aboutissent plusieurs routes.

Le voyageur qui (par exemple) veut se rendre de là à la ville de Basa (basat), gravit le mont ‘Assim, passe au bourg de Beroua (qarba baroua) et parvient à Basa après avoir fait trois milles.

Cette dernière ville est de grandeur moyenne, agréablement située et bien peuplée ; elle est entourée de fortes murailles et possède un bazar très propre et de belles maisons.

Il s’y fait du commerce, et il y a des fabriques de divers genres.

Non loin de là est le château de Tashqar, qui par sa hauteur, la solidité de ses fortifications, la bonté du sol et la pureté de l’air, est préférable à tous les forts d’Andalousie.

Il n’est possible d’y gravir que par deux points distants entre eux de l’espace de deux milles et par des sentiers très étroits.

Au sommet de cette montagne sont des champs cultivés, extrêmement fertiles et parfaitement arrosés.

Mur médiévale arabe de Jaen
Mur médiévale arabe de Jaen

Jaén (jiyan ou jayan ou Khayyam )

Jaén est une jolie ville dont le territoire est fertile, et où l’on peut se procurer de tout à bon prix, principalement de la viande et du miel.

Il en dépend trois milles villages où l’on élève des vers à soie.

La ville possède un grand nombre de sources qui coulent au-dessous de ses murs, et un château des plus forts où l’on ne peut parvenir que par un sentier étroit.

Elle est adossée contre la montagne de Qour, entourée de jardins, de vergers, de champs où l’on cultive du blé, de l’orge, et toute sorte de céréales et de légumes. A un mille de la ville coule la rivière de Haloun (nahr haloun) qui est considérable et sur laquelle on a construit un grand nombre de moulins.

Jaén possède également une grande mosquée très honorée et à laquelle sont attachés de savants docteurs.

Fort Alhambra, Grenade, Espagne (13ème et 14ème siècle)
Fort Nasride Alhambra, Grenade, Espagne (13ème et 14ème siècle)

Grenade (gharnata)

Grenade fut fondée à l’époque de la conquête musulmane d’Andalousie.

La principale ville de ce pays était auparavant Elvira (madina Ilbira) dont les habitants émigrèrent et se transportèrent à Grenade.

Celui qui en fit une ville, qui la fortifia, l’entoura de murs et fit construire son château, fut Habous as-Sanhaji, auquel succéda Badis son fils.

Celui-ci acheva les constructions commencées et l’établissement de la population qui y subsiste encore aujourd’hui.

Cette ville est traversée par une rivière qui porte le nom de Hadrou.

Au milieu de la ville coule la rivière salée qu’on appelle Shanil, et commence la chaîne de montagnes dites Shalir, ou les montagnes de neige.

Cette chaîne s’étend sur un espace de deux journées.

Sa hauteur est considérable et les neiges y sont perpétuelles.

 

El Castillo del Moral, à Lucena (Alissana)la ou été emprisonné dernier roi  nasride Abu Abd Allah al-Khazraji dit Boabdil.
El Castillo del Moral, à Lucena (Alissana)la ou été emprisonné dernier roi  nasride Abu Abd Allah al-Khazraji dit Boabdil.

Lucena (alissana)

Il se trouve à Lucena un faubourg habité par des Musulmans et par quelques Juifs.

La ville est pourvue d’une grande mosquée, mais point entouré de murs.

Quant à la ville, elle est ceinte de bonnes murailles et de toutes parts environnée par un fossé profond et toujours plein d’eau.

Les Juifs habitent l’intérieur de la ville et n’y laissent pas pénétrer les Musulmans.

La population juive y est plus riche qu’en aucun des pays soumis à la domination musulmane ; elle y est à l’abri de toutes entreprises hostiles.

 

Ecija, qui s'appelait sous les Omeyyades de Damas Istichcha parfois Isichcha pour , finir sous le califat de Cordoue sous le nom d'Asichcha.
Ecija, qui s’appelait sous les Omeyyades de Damas Istichcha parfois Isichcha pour , finir sous le califat de Cordoue sous le nom d’Asichcha.

Ecija (esija Istichcha

Ecija est une ville bâtie sur les bords du fleuve de Grenade, qu’on appelle le Xenil (shanil).

Cette ville est jolie ; elle possède un pont très remarquable, construit en pierres de taille d’excellente qualité, des bazars très fréquentés où il se fait beaucoup de commerce, des jardins et des vergers où la végétation est très dense, des enclos où croissent des arbres fruitiers.

La porte de Seville à Carmona, qui était une ville Carthaginoise à l'origine
La porte de Seville à Carmona, qui était une ville Carthaginoise à l’origine

Carmona (qarmouna)

Carmona est une grande ville et ses murailles sont semblables à celles de Séville.

Elle était précédemment au pouvoir des Berbères, et ses habitants actuels sont encore très méchants. Située sur le sommet d’une montagne très haute.

La campagne qui l’environne est extrêmement fertile et produit en abondance de l’orge et du froment.

Vue aérienne du centre historique de Cordoue
Vue aérienne du centre historique de Cordoue

Cordoue (Qurtubah)

Cordoue est la capitale et la métropole de l’Andalousie et le siège du califat parmi les Musulmans. Les tribus qui composent sa population sont trop nombreuses et trop connues pour qu’il soit nécessaire d’en faire mention, et les vertus qui caractérisent les habitants sont trop évidentes pour qu’il soit possible de les passer sous silence. Ils possèdent au plus haut degré l’élévation et la splendeur. Sommités intellectuelles de la contrée, sources de savoir et de piété, ils sont renommés par la pureté de leur doctrine, l’exactitude de leur probité et la beauté de leurs coutumes, soit en ce qui concerne leur manière de se vêtir et leurs montures, soit en ce qui touche l’élévation des sentiments qu’ils apportent dans leurs assemblées et dans l’assignation des rangs, ainsi que dans le choix des aliments et des boissons. Joignez à cela qu’ils sont doués du caractère le plus aimable, des qualités les plus dignes d’éloges, et que jamais Cordoue ne manqua de savants illustres ni de personnages distingués.

Quant aux négociants, ils possèdent des richesses considérables, des ameublements somptueux, de beaux chevaux, et ils ne sont mus que par une noble ambition.

File:Cordoue - Mosquée - arcature 2.JPG
Les arcatures de la mosquée Omeyyade de Cordoue

Cordoue se compose de cinq villes contiguës les unes aux autres, entourées chacune en particulier de murailles et possédant en quantité suffisante des marchés ouverts, des marchés fermés, des bains et des édifices pour toutes les professions.

La ville s’étend en longueur de l’occident à l’orient, sur un espace de trois milles. Quant à sa largeur, depuis la porte du pont jusqu’à celle des Juifs, située vers le nord, on compte un mille. Elle est bâtie au pied d’une montagne qu’on appelle la montagne de la Nouvelle Epouse (jabal al ‘arous). C’est dans le quartier central que se trouvent la porte du pont et la grande mosquée qui, parmi les mosquées musulmanes, n’a pas sa pareille, tant sous le rapport de l’architecture et de la grandeur des dimensions, que sous celui des ornements.

La longueur de cet édifice est de 100 toises (380 mètres) et sa largeur de 80 toises (304 mètres). Une moitié est couverte d’un toit, l’autre est à ciel ouvert. Le nombre des nefs couvertes est de dix-neuf. On y remarque des colonnes (je veux dire des piliers chacun portant un cintre qui s’étend d’une colonne à l’autre en face), grandes et petites. En y comprenant celles qui soutiennent la grande coupole, elles sont au nombre de mille.

On compte dans cette mosquée cent-treize candélabres destinés à l’illumination. Le plus grand de ces candélabres supporte mille lampes, et le moindre douze.

La charpente supérieure de cet édifice se compose de pièces de bois fixées au moyen de clous sur les solives de la toiture. Ces bois proviennent des énormes pins de Tarsus. La dimension de chaque pin est, à savoir : en épaisseur, sur une face, d’un grand choubra (de 9 à 10 pouces ou 25 cm) ; sur l’autre face, d’un choubra moins 3 doigts (de 8 à 9 pouces ou 20 cm) ; et en longueur, de 87 choubras (environ 20 pieds 3 pouces environ 4m). Entre une solive et l’autre il existe un intervalle égal à l’épaisseur d’une solive.

La charpente dont je parle est entièrement plate et revêtue de divers ornements hexagones ou treillages ; c’est ce qu’on appelle chatons, cercles ou peintures.

Ils ne sont point semblables les uns aux autres, mais chaque charpente forme un tout complet sous le rapport des ornements qui sont du meilleur goût et des couleurs les plus brillantes.

On y a employé en effet le rouge de cinabre, le rouge orangé, le blanc de céruse, le bleu lapis, le vert de gris, le noir d’antimoine ; le tout réjouit la vue à cause de la pureté des dessins, de la variété et de l’heureuse combinaison des couleurs.

La mosquée Omeyyade de Cordoue vue du ciel
La mosquée Omeyyade de Cordoue vue du ciel , fut principalement l’oeuvre d’Abd al-Rahman Ad-Dakhil en

La largeur du pavé de chaque arcade cintrée est de 33 choubras (environ 23 pieds 11 pouces ou un peu moins de 5m). La distance qui sépare une colonne de l’autre est de 15 choubras (11 pieds 3 pouces environ un peu plus de 2m).

Chaque colonne s’élève sur un piédestal en marbre et est surmontée d’un chapiteau de même matière.*

Les entrecolonnements consistent en arceaux d’un style admirable au-dessus desquels s’élèvent d’autres arceaux portant sur des pierres de taille très dures ; le tout est recouvert en chaux et en plâtre, et disposé en compartiments ronds et en relief exécutés en mosaïques de couleur rouge. Au-dessous (et dans l’intérieur) des arceaux sont des ceintures en bois, contenant (inscrits) divers versets du Qur’an.

La Qiblah de cette mosquée est d’une beauté et d’une élégance impossibles à décrire, et d’une solidité qui dépasse tout ce que l’intelligence humaine peut concevoir de plus parfait. Elle est entièrement couverte d’émaux dorés et coloriés envoyés en grande partie par l’empereur de Constantinople à ‘AbderRahmane Nasr- ad-Dinoullah l’Omeyyade.

De ce côté, je veux dire du côté du sanctuaire du Mihrab, il y a 7 arcades soutenues par des colonnes ; chacune de ces arcades se fait remarquer par une délicatesse d’ornements supérieure à tout ce que l’art des Grecs et des Musulmans a produit en ce genre de plus exquis. Au-dessus de chacune d’elles sont des inscriptions encastrées dans des cartouches formés d’émaux dorés sur un fond bleu d’azur. La partie inférieure est ornée d’inscriptions semblables, c’est-à-dire composées d’émaux dorés sur un fond d’azur. La surface même du Mihrab est revêtue d’ornements et de peintures variées.

Mirhab et plafond de la mosquée Omeyyade de Cordoue
Mirhab et plafond de la mosquée Omeyyade de Cordoue

Sur les côtés sont quatre colonnes dont deux sont vertes et deux jaunes d’or d’une inestimable valeur. Au-dessus du sanctuaire est une coupole en marbre d’un seul bloc, ciselée, sculptée et enrichie d’admirables ornements d’or, d’azur et d’autres couleurs ; tout autour règne un encadrement en bois orné de précieuses peintures.

A droite du Mihrab est le Minbar (ou chaire à prêche) qui n’a pas sa pareille dans tout l’univers. Elle est en ébène, en bois et en bois de senteur. Les annales des califes omeyades rapportent qu’on travailla à la sculpture et à la peinture de ce bois durant sept ans ; que six ouvriers, indépendamment de leurs aides, y furent employés, et que chacun de ces ouvriers recevait par jour un demi-mithqal mahmoudi d’or.

Au nord est un édifice contenant quantité de vases d’or et d’argent destinés à l’illumination de la nuit du 27 du mois de Ramadan.

Intérieur de la mosquée Omeyyade de Cordoue avec un guerrier représenté dans le style d'Al Mansur
Intérieur de la mosquée Omeyyade de Cordoue

On voit dans ce trésor un exemplaire du Qur’an que deux hommes peuvent à peine soulever à cause de son poids, et dont quatre feuillets sont écrits de la main de ‘Uthman Ibn ‘d’Affan (qu’Allah soit satisfait de lui) ; on y remarque plusieurs gouttes de son sang. Cet exemplaire est extrait du trésor tous les vendredis. Deux d’entre les gardiens de la mosquée, précédés d’un troisième portant un flambeau, sont chargés du soin d’apporter l’exemplaire renfermé dans un étui enrichi de peintures et d’ornements du travail le plus délicat. Une place particulière (littéral, un trône) lui est réservée dans l’oratoire. L’Imam, après avoir lu la moitié d’une section du Qur’an, le remet à cette place.

A droite du Mihrab et de la tribune est une porte servant à la communication entre la mosquée et le palais (al-qasr) et donnant sur un corridor pratique entre deux murailles percées de huit portes, dont quatre s’ouvrent du côté du palais et quatre du côté de la mosquée.

Cet édifice a vingt portes recouvertes de lames de cuivre et d’étoiles de même métal. Chacune de ces portes tourne sur deux gonds très solides ; les murs qui leur font face sont ornés de mosaïques travaillées avec art en terre cuite rouge et formant divers motifs.

Vue sur Cordoue, son Oued et sa Mosquée
Vue sur Cordoue, son Oued et sa Mosquée

Les parties extérieures des ouvertures ou des fenêtres qui règnent tout autour et au haut de l’édifice pour donner passage à la lumière, et l’intérieur (de ces fenêtres) sont soutenus jusqu’au plafond de la toiture par des entablements de marbre dont la longueur est d’une toise, la largeur de 36 pouces et l’épaisseur de 4 doigts. Tous ces entablements sont travaillés en hexagones et en octogones sculptés, taillés en creux de diverses manières, de sorte qu’ils ne se ressemblent point entre eux.

Au nord de la mosquée, il existe une tour dont la construction est singulière, le travail curieux et la forme d’une beauté rare. Elle s’élève dans les airs à une hauteur de 100 coudées (45m). De la base au balcon où se place le muezzin (celui qui appelle à la prière) on compte 80 coudées (40m), et de là jusqu’au sommet de la tour 20 coudées (9m). On monte au haut de ce minaret au moyen de deux escaliers dont l’un est situé à l’ouest et l’autre à l’est de l’édifice, de sorte que deux personnes parties chacune de son côté du pied de la tour et se dirigeant vers son sommet, ne se rejoignent que lorsqu’elles y sont parvenues. La façade de cet édifice se compose de pierres dures jointes ensemble, et revêtues, à partir du sol jusqu’au sommet de la tour, de beaux ornements, produits des divers arts de la dorure, de l’écriture et de la peinture.*

Sur les quatre côtés de la tour règnent deux rangs d’arcades reposant sur des colonnes du plus beau marbre. Le nombre des colonnes existantes dans l’intérieur ou à l’extérieur de l’édifice s’élève à trois-cents en y comprenant les grandes et les petites.

En haut est un pavillon avec quatre portes destiné au logement des muezzins qui doivent y passer la nuit. Ces muezzins sont au nombre de seize employés chacun à son tour, de telle sorte qu’il y en a toujours deux de service par jour. Au-dessus de la coupole qui couvre ce pavillon on voit trois boules d’or et deux d’argent. La plus grande de ces boules pèse 60 rotls (ou livres de l’espèce de celles dont on se sert pour le pesage de l’huile). Le nombre total des personnes attachées au service de la mosquée est de soixante. Elles sont sous l’inspection d’un intendant chargé de veiller à leurs intérêts. Lorsque l’Imam a commis quelque faute ou négligence, il ne fait point ses invocations avant le Taslim, mais bien après.

Mur extérieur de la mosquée Omeyyade de Cordoue (al-Andalus)
Mur extérieur de la mosquée Omeyyade de Cordoue (al-Andalus)

A l’époque où nous écrivons le présent ouvrage, la ville de Cordoue a été écrasée sous la moule du moulin de la discorde ; les rigueurs de la fortune ont changé sa situation, et ses habitants ont éprouvé de très grands malheurs, en sorte que sa population actuelle est peu considérable. Il n’est pas (cependant) de ville plus célèbre dans toute l’Andalousie.

On voit à Cordoue un pont qui surpasse tous les autres en beauté et en solidité de construction. Il se compose de dix-sept arches. La largeur de chaque pile et celle de chaque arche même est de 50 choubras (environ 44 pieds 3 pouces ou 14m). Ce pont est couvert de tous côtés de parapets qui s’élèvent à hauteur d’homme.

La hauteur du pont, à partir du plancher sur lequel on marche, jusqu’au niveau des plus basses eaux dans les temps de sécheresse, est de trente coudées. Lors des fortes crues, l’eau atteint à peu près à la hauteur des ouvertures.

En aval du pont et au travers de la rivière est une digue construite en pierres de l’espèce de celles dites Qoubtiyah et portant sur de solides piliers de marbre. Au-dessus de cette digue sont trois édifices contenant chacun quatre moulins. En somme la beauté et la «grandeur (des édifices) de Cordoue sont au-dessus de tout ce qu’il est possible d’imaginer.

Madinat az-Zahra la ville arabe construite par les Omeyyades d'Occident
Madinat az-Zahra la ville arabe construite par les Omeyyades d’Occident détruite par les berbères

Az-Zahirah

Cette dernière ville subsiste encore avec ses murailles et les vestiges de ses palais habités par un petit nombre d’individus et de familles. C’est une ville considérable bâtie en étages (littéralement ville sur ville), en sorte que la ville supérieure est parallèle (ou correspond) à celle du milieu, et celle-ci à l’inférieure.

Toutes sont entourées de murs. Dans la partie supérieure il existait un château dont il est impossible de donner la description. Dans la partie moyenne étaient des jardins et des vergers, en bas les maisons et la grande mosquée. Mais cette ville est en ruines et en état de décadence.

Le savant géographe arabe ash-Sharif al-idrissi travaillant dans son atelier
Le savant géographe arabe ash-Sharif al-idrissi travaillant dans son atelier

al-Idrissi de son nom complet tel que rapporté par la littérature arabe, Abu Abdallah Muhammad ibn Muhammad ibn Abdallah ibn Idriss ibn Yahya ibn Ali ibn Hammud ibn Maymun ibn Ahmad ibn Ali ibn Obeid-Allah ibn Omar ibnIdriss ibn Idriss ibn Abdallah ibn Hassan ibn Hassan ibn Ali ibn Abi-Talib (radi ALLAH anhu) , indique une ascendance alide par le biais des Idrissides et des Hammudites. Le laqab al-Qurtubi désigne une originecordouane, géographe et botaniste, né à Sebta, l’actuel Ceuta, vers 1100. Il a grandi à Cordoue sous l’empire Almoravide 2, et serait mort vers 1165 en Sicile. Il doit sa renommée à la rédaction d’un ouvrage de géographie descriptive intitulé Kitâb Nuzhat al Mushtâq – « Livre de divertissement pour celui qui désire parcourir le monde »3 ou Kitâb Rudjâr – Le « Livre de Roger ». Ce livre fut rédigé à la demande de Roger II, roi normand deSicile, pour illustrer et commenter un grand planisphère en argent construit par Al-Idrīsī, qui est probablement mort en Sicile.

Le classement des plus vieilles université/centres-scolaires islamique :

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Le classement des plus vieilles universités/centres scolaires au monde :  


– 1 Al-Zitouna Omeyyade de Tunis en Tunisie, 737

dar-Sulaymaniya az-Zitouna Tunis
La Zitouna de Tunis qui date du califat Omeyyade de Damas .Selon l’historien Hassan Hosni Abdelwaheb, la Zitouna serait le plus ancien établissement d’enseignement du monde arabe puisqu’une médersa y est fondée dès 737 sous le gouvernement de l’émir Omeyyade Obeid Allah ibn al-Habhab al-Mawsili al-Makhzumi al-Qurayshi , 734-41 Parmi ses enseignants ou étudiants illustres du Moyen Âge figurent Sidi Ali Ben Ziyad, le théologien malékite Ibn Arafa, le précurseur de la sociologie Ibn Khaldoun et son frère l’historien Yahya Ibn Khaldoun ou le voyageur Abdallah Tijani qui rédigea un récit de voyage satirique au xive siècle ; plusieurs savants andalous viennent y donner des cours comme Ibn al-Abbar (mort en 1259), Ibn Usfur (mort en 1270), Hazim de Carthagène (mort en 1285), Ibn al-Gammaz (mort en 1293) ainsi que le mathématicien Al-Abili (mort en 1356). Mohamed Tahar Ben Achour, Tahar Haddad, Abdelaziz Thâalbi, le réformateur algérien Albelhamid Ben Badis, l’historien algérien Abou El Kacem Saâdallah ou encore Abou el Kacem Chebbi y étudient également à l’époque moderne. Fondée en l’an 120 de l’hégire (soit l’année 737), cinq ans après la fondation de la mosquée du même nom, la médersa de la Zitouna était un lieu de science où l’on dispensait un enseignement à la fois religieux (fiqh de rite malékite, hadiths et Coran) mais aussi littéraire et scientifique

-2 L’université Abbasside de Harran construite par Harun al-Rashid (786-809) en Turquie :

La première université au monde Harran (Turquie) faite par le calife Abbasside Harun al-Rashid pour la traduction des textes grecs etc.
L’une des premières université au monde Harran (Turquie) faite par le calife Abbasside Harun al-Rashid (786-809) pour la traduction des textes grecs etc. Au cours de la fin du 8ème et 9ème siècles sous les Abbassides Harran était un centre pour la traduction d’œuvres de l’astronomie, la philosophie, les sciences naturelles et la médecine du grec au syriaque et de là à l’arabe. Beaucoup de savants importants de la science naturelle, l’astronomie et la médecine proviennent de Harran.

3- L’université de Zabib Yemen 815 820 des Ziyyadides

Fichier: Zabid, Yemen.jpg
Zabid a été fondée par Mohammed Ibn Ziyad en 819. C’est aussi la date de fondation de l’université, et le début de remarquables réalisations académiques en algèbre dans le monde arabe. Zabid a rapidement acquis une réputation de ville de chercheurs. À son apogée, sous les Rassoulides, elle offrait 5 000 places d’étudiants. C’est jusqu’à aujourd’hui le siège de l’université religieuse des Shâfi’ites, l’une des quatre écoles sunnites de droit.

– 4 Al-Bayt al-Hikma Abbasside de Baghdad en Irak ver 832  : 

Penture de Madinat al-Salam Baghdad au temps du califat Abbasside, fondé par le calife Abu Jafar al-Mansur en 762
Penture de Madinat al-Salam Baghdad au temps du califat Abbasside, fondé par le calife Abu Jafar al-Mansur en 762 . La plus ancienne de ces maisons de la sagesse véritable première université , particulièrement active, est la bibliothèque personnelle du calife abbasside Haroun ar-Rachid de Bagdad qui s’ouvre aux savants en 832, sous le règne d’Al-Mamun. Astronomes, mathématiciens, penseurs, lettrés, traducteurs, la fréquentent, et parmi eux, les Banu Moussa al-Khwarizmi, Al Jahiz, al Kindi, Al-Hajjaj ibn Yusuf ibn Matar et Thābit ibn Qurra etc. La maison continue de se développer sous les califes Al-Mutasim et Al-Wathiq, mais semble décliner sous le règne d’Al-Mutawakkil. En effet, elle devait alors servir de tribunal islamique lors de la crise mutazilite qui optait pour un Coran créé, et non incréé. Ce sont finalement les partisans de la Sunna qui devaient l’emporter. Une fois le Mutazilisme défait, la maison fut appelée à fermer . Sous le nom d’Hizanat al-Ma’mun, elle restera cependant ouverte jusqu’à la destruction des bibliothèques de Bagdad, en 1258 par les armée Mongole de Hulague Khan

– 5  Al-Qarawiyin Idrisside de Fès au Maroc, 859 : 

Al Quaraouiyine (en arabe : القرويين) est une université située à Fès, au Maroc. Selon la tradition, sa construction débute en 859 sous le règne de la dynastie idrisside.
Al Quaraouiyine (en arabe : القرويين) est une université située à Fès, au Maroc. Selon la tradition, sa construction débute en 859 sous le règne de la dynastie idrisside. Elle a été fondée par Oum Al Banine Fatima Al Fihriya, héritière arabe d’un riche kairouanais de l’actuel Tunisie. Tout au long des siècles, la mosquée voit son architecture évoluer et s’agrandir. Elle devient, du xe siècle au xiie siècle, un important centre d’enseignement et une des premières universités au monde. Au xiie siècle, toute une série de noms parmi s Ibn Hrizim, Abou Madyane, Abdeslam Ben Mchich Alami, les savants Avenpace et Averroès, le géographe Al Idrissi mais aussi le juif Maïmonide et le sociologue et historien Ibn Khaldoun al hadrami pour ne citer que ceux-là.

– 6 L’université Omeyyade de Qurtuba à al-Andalus ver 916 (al-Hakkam)

Vue sur Cordoue, son Oued et sa Mosquée
L’université de Cordoue, attirait des savants de tous les coins du monde. Le calife Omeyyade Al-Hakam II a créé une bibliothèque, symbole de cette culture andalouse, pluraliste, tolérante et universaliste, avec plus de 400 000 volumes qui comprenaient toutes les branches du savoir. Elle avait en annexe un atelier de greffe avec des copistes, miniaturistes et des relieurs, et on connaît les noms des deux copistes les plus importantes : Lubna, la secrétaire Al-Hakam II, et Fatima. Selon des chroniqueurs, dans un seul faubourg de la ville, il pouvait y avoir quelque cent soixante-dix femmes consacrées à la copie des livres, ce qui donne une idée du niveau culturel à laquelle est arrivée la femme andalouse à cette époque. Il avait aussi des agents pour chercher et acheter des livres au Caire, à Bagdad, à Damas et à Alexandrie. Il subventionnait non seulement les auteurs et les étudiants d’Al-Andalus, mais ceux d’autres pays : quand il a su qu’Abū al-Faraǧ al-Is̩fahānī avait commencé son recueil anthologique de poésie et chansons arabes Kitab al-Aghani (« Livre des chansons »), il lui envoya mille monnaies d’or pour en avoir une copie. L’Isfahani lui a envoyé un exemplaire spécial, avec la généalogie des Omeyyades, car Al-Hakam II, qui a lu et annoté beaucoup des milliers de livres de sa bibliothèque, était un généalogiste renommé, le plus important qu’il y eut dans cette discipline, qui fait encore aujourd’hui autorité en la matière. Il s’est passé des siècles avant qu’une bibliothèque semblable à la sienne voit le jour en Espagne. Il était l’écrivain, le mécène et le protecteur des philosophes et des poètes, même les plus polémiques.

– 7  Al-Azhar Fatimide du Caire en Egypte 970-972

L’université d'al-Azhar au Caire faite sous les fatimides
Dès son arrivée en Égypte, Jawhar ben Abdalah al-Siqilli, le général d’origine sicilienne qui venait de conquérir le pays en 969, pour le quatrième calife fatimide Al-Muizz li-Dîn Allah, entama la construction d’une nouvelle capitale, Al-Mansûriyyah, au nord d’Al-Fustât, l’ancien fleuron de l’Empire abbasside. Lorsque Al-Muizz se rendit sur place pour visiter sa nouvelle conquête, il décida que la capitale s’appellerait Al-Qâhirah (c’est-à-dire « la victorieuse », actuel Le Caire) plutôt qu’Al-Mansûriyyah. Lorsque Jawhar al-Siqilli posa la première pierre de la nouvelle capitale, il avait prévu la construction d’une grande mosquée où serait célébrée la prière sous le règne de son maître fatimide Al-Muizz. L’université al-Azhar (ou « La Splendide ») a été fondée au Caire après la construction de la mosquée en 969 selon le calendrier chrétien (358 selon le calendrier musulman). Trois ans et demi après sa construction, la mosquée commence à jouer son rôle dans la diffusion et l’enseignement des sciences islamiques. Al-Azhar est une des principales universités d’étude de l’islam.

– 8 Al-Dar al-Hikma Fatimide  du Caire en Egypte en 1004 : 

En 1005 E.C., le 6éme calife fatimide, Al-Hâkim bi Amrillâh, ordonna de construire une mosquée. La mosquée porta son nom, mosquée Al-Hâkim, et son école, Dâr Al-Hikmah fut chargée de propager les croyances chiites-ismaélites. Alors que l’enseignement était public à Al-Azhar, il était destiné à Dâr Al-Hikmah à des étudiants spécialement sélectionnés pour recevoir les croyances propres à la secte ismaélite. Cela dit, le système éducatif de Dâr Al-Hikmah présenta un large éventail de disciplines incluant la langue arabe, la philosophie, l’astronomie, les mathématiques, et la médecine.
En 1005 E.C., le 6éme calife fatimide, Al-Hâkim bi Amrillâh, ordonna de construire une mosquée. La mosquée porta son nom, mosquée Al-Hâkim, et son école, Dâr Al-Hikmah fut chargée de propager les croyances chiites-ismaélites. Alors que l’enseignement était public à Al-Azhar, il était destiné à Dâr Al-Hikmah à des étudiants spécialement sélectionnés pour recevoir les croyances propres à la secte ismaélite. Cela dit, le système éducatif de Dâr Al-Hikmah présenta un large éventail de disciplines incluant la langue arabe, la philosophie, l’astronomie, les mathématiques, et la médecine.

 

– Al-Nizamiyya Seldjoukides Abbasside de Baghdad en Irak 1065 : 

Madrasa-i al-Nizamiyy Khargird, Iran 11e siècle abbasside source . Dans le monde islamique, une Nizamiyyah est un établissement médiéval d’éducation supérieure qui s’inspire du modèle de la première institution de ce type fondée à Bagdad en 1065 par le célèbre vizir khorassanien et homme d’État (ghaznévide et seldjoukide) Nizam al-Mulk, qui lui a donné ce nom. Les Nizzamiyya se sont multipliées dans les principales villes : Amol, Nichapur, Balkh, Herat et Isfahan ; du vivant même de Nizam al-Mulk, les sultans Nur al-Din (mort en 1174) et surtout Saladin en fondèrent un grand nombre. Elles étaient situées dans ce qui est aujourd’hui l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan. Fondées au début de l’Empire Seldjoukide, les Nizamiyyah sont considérées comme un modèle de madrassa — écoles religieuses islamiques. Les Nizamiyyah ont été les premières universités bien organisées dans le monde musulman. Elles y bénéficiaient d’un enseignement de la plus haute qualité et étaient même renommées en Occident. Elles étaient soutenues financièrement, politiquement et spirituellement par les classes régnantes et les élites. La Nizamiyyah la plus renommée restait celle de Bagdad (la première de ce type), où Nizam al-Mulk nomma comme professeur le théologien et philosophe Al-Ghazali. Le poète perse Saadi ou encore l’écrivain et biographe de Saladin, Imad al-Din al-Isfahani y furent étudiants. Les matières enseignées à la Nizamiyya de Bagdad concernaient les sciences coraniques et le Hadit, ou traditions prophétiques, la jurisprudence shafi’ite, la dialectique ash’arite, le droit shafi’ite, la philologie de la langue arabe, la littérature, la géographie, l’histoire, l’ethnographie, l’archéologie, l’astronomie, les mathématiques, la chimie, la musique et le dessin géométrique

La Nur al-Din Madrasa de Damas 1167

File:Kuppel Nur ad-Din Madrasa.JPG
La Nur al-Din Madrasa (arabe: المدرسة النورية, al-madrasa un-Nuriyya) est une funéraire madrasa dans Damas, Syrie. Il est dans le Suq al-Khayattin, à l’intérieur des murs de la ville. Il a été construit en 1167 par Nur ad-Din Zangi, atabeg de la Syrie, qui est enterré là. Le complexe comprend une mosquée, une madrasa et le mausolée du fondateur. Il était le premier complexe pour être construite à Damas

.

La Madrassa Al-Adiliyah de Damas 1215

Fichier:. المدرسة العادلية الكبرى jpg
La Madrassa Al-Adiliyah de Damas 1215  (arabe: المدرسة العادلية) est une construite en 1215 située dans la ville de Damas, Syrie.

 Al-Mustansiriyyah de Baghdad en irak 1222

Mustansiriya-madrasaen-i-Bagdad,-Irak.-HMH THE LATE ABBASIDS
La Médersa Al-Mustansiriyyah porte le nom de son fondateur, le calife abbasside Al-Mustansir Billâh. Celui-ci la fit construire dans la cité de la Paix et la capitale du califat, Bagdad, sur la rive est du Tigre. Al-Mustansir Billâh, un calife pieux et honnête qui régna pendant 17 ans entre 1226 et 1243, démarra les travaux de sa Médersa en 1228. La construction dura cinq ans et nécessita un budget de sept cent mille dinars. Lorsque les travaux furent achevés, une grande cérémonie d’inauguration fut organisée. On saigna près d’un millier de moutons en l’honneur des convives, on prépara des pâtisseries et des mets que les chroniqueurs de l’époque décrivent comme aussi succulents les uns que les autres. Les plus grands notables de Bagdad et d’Irak étaient présents : le vizir, les gouverneurs de provinces, les secrétaires du calife, les cadis, le corps professoral, les juristes, les maîtres des confréries soufies, les prédicateurs, les lecteurs de Coran ainsi que les poètes. Le calife participa lui-même à cette inauguration, dans un opulent cortège de hauts dignitaires de l’Etat. On veilla à ce que tout Bagdad pût profiter de la fête, en acheminant dans chaque quartier de la ville une part de cet opulent festin.

La madrassa Ayyoubide al-Firdaws d’Alep, en Syrie 1236 
Al-Firdaws Madrasa ( arabe : مدرسة الفردوس) est une médersa complexe situé sud-ouest de Bab al-Maqam à Alep , en Syrie . Il est le plus grand et le plus connu des madrasas ayyoubide à Alep. [1] En raison de son emplacement à l'extérieur des murs de la ville, la madrasa a été développé comme une structure autonome.
al-Madrassa Al-Firdaws est un  complexe scolaire ayyoubide  situé au  sud-ouest de Bab al-Maqam à Alep , en Syrie . Elle est la plus grande et la plus connu des madrasas ayyoubide d’Alep. Construite en 1236 sous le patronage de Dayfa Khatun régente  ayyoubide d’Alep 


La Madrasa Karatay  de Konya, Turquie  1251-1252

Karatay Medresesi 2.jpg
La Madrasa Karatay  de Konya, en Turquie date/ de l’an 1251-1252

La bibliothèque Az-Zahiriyah de Damas, Syrie 1277

File:Az-Zahiriyah Library.jpg
La bibliothèque Az-Zahiriyah (arabe: المكتبة الظاهرية) à Damas, en Syrie remonte à 1277, prenant son nom de son fondateur Sultan Baybars (1223-1277). La construction de cette bibliothèque était une idée de son père, mais il est mort avant d’avoir pu l’atteindre. Initialement Az-Zahiriah était une école publique en charge de l’enseignement coranique sciences. Les décorations, sculptures, et l’écriture sur les murs du bâtiment, en plus de la porte qui porte des dessins et des motifs géométriques, faire de la bibliothèque un des bâtiments les plus importants à Damas. Il est situé à Bab el Barid dans le Al-Amara quartier

Madrasa du complexe du sultan Qalâ’ûn Egypte, Le Caire1283 – 1285

Madrasa du complexe du sultan Qalâ’ûn Nom : Madrasa du complexe du sultan Qalâ’ûn Lieu : Egypte, Le Caire Date/période de construction : 1283 – 1285

La Madrassa Yakutiye de Erzurum Turquie, 1310

File:Erzurum,Yakutiye-W.jpg
La Madrassa Yakutiye de Erzurum, en Turquie date de  l’an  1310 par ordre de l’émir local des Ilkhanides , Hoca Yakut,et nommé d’après lui.  

La  Madrasa al-Qartâwîyya de Tripoli au Liban 1316-26

:Madrasa al-Qartâwîyya Lieu : Tripoli, Liban Date/période de construction : 1316-1326

Al-Madrasa al-Yusufiyya de Grenade al-Andalus 1333

Al-Madrasa al-Yusufiyya de la  Grenade Nasride. par Yusuf Ier 1333 au 1354 Cet édifice selon al-qantara est l’une des principales constructions nasrides du XIVe siècle. Cette « maison de la science » a été fondée par le sultan nasride Yûsuf I (1333-1354). Ibn al-Khatîb, le grand vizir de Grenade, en parle déjà l’année de sa construction : « (Yûsuf I) construisit cette admirable madrasa, à la tête de toutes les madrasa de sa capitale et on y établit des biens de mainmorte ». Il s’agit de l’unique madrasa hispano-musulmane conservée en Espagne. Connue sous le nom de madrasa yûsufiyya, cette ancienne université arabe a été la seconde créée en al-Andalus et l’unique institution d’enseignement étatique qui ait réellement fonctionné. Une autre madrasa avait été fondée quelques années auparavant à Málaga, mais il s’agissait d’une institution privée de moindre envergure localisée près de la mosquée principale et du marché. La construction de la madrasa de Grenade, réalisation tardive, semble avoir répondu à des impératifs politiques marqués par le désir du souverain nasride de faire montre de son pouvoir dans l’Occident islamique, face aux autres établissements existant au Maghreb. On sait que le fameux prédicateur Ibn Marzûq enseignait déjà dans cette madrasa en 1354, ainsi que plusieurs savants et juristes prestigieux, andalous et magrébins.

La medersa Al Khaldounia de Tlemcen en Algérie 1347

File:Medersa Al Khaldounia 6 (Algérie - Tlemcen).JPG
La medersa Al Khaldounia est une médersa de la ville de Tlemcen en Algérie qui fut construite en 1347 sous l’ordre du sultan Abou Al Hassan elle porte le nom de Ibn Khaldoun inventeur de la sociologie, qui travailla ici. Elle fait partie du complexe religieux de Sidi Boumediene avec la mosquée Sidi Boumediene, le palais du Sultan(Dar es Sultân), la zaouïa et le hammam.

La médersa Bou Inania,1350 et 1355 à Fès Maroc

La médersa Bou Inania, plus grande médersa mérinide, construite par le sultan Abou Inan entre 1350 et 1355 à Fès.
La médersa Bou Inania, est la plus grande médersa mérinide, construite par le sultan Abou Inan entre 1350 et 1355 à Fès .La Médersa Bou ‘Inania (arabe المدرسة أبو عنانية بفاس) est une médersa édifiée à Fès, au Maroc, entre 1350 et 1355 pour le sultan Abou ‘Inan Faris (r. 1348 – 59), soit sous la dynastie des Mérinides. Elle est la seule médersa de la ville comportant un minaret, et elle jouxtait aussi des boutiques permettant son financement, ainsi que de vastes latrines, qui témoignent de son caractère public. En effet, la médersa fonctionnait aussi bien comme une école que comme mosquée du vendredi.

La Medressa Kasimiye  à Mardin, en Turquie 1407-69.

File:Kasımiye medrese, Mardin, Turkey.JPG
Kasimiye est une ancienne médersa à Mardin, en Turquie La medersa est dans le tissu urbain de Mardin, au sud-ouest du centre-ville. Le premier patron de la medersa était d’Isa Bey de Artuklu  du beylik d’Anatolie. Mais il a été tué dans une bataille contre les Karakoyunlu en 1407, avant que le bâtiment ne soit entièrement construit. La construction a repris et a ouverte en 1469.

Articles connexes :

La manière de ce vêtir des arabes, Gustave Le Bon (1841-1931)

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Une rue arabe a Biskra, Constantinois par Gustavi Simoni
Une rue arabe a Biskra, Constantinois par Gustavi Simoni

Le célèbre sociologue Français (un scientifique comme Carette pas un orientaliste) Gustave Le Bon (1841-1931) reviens sur la manière de ce vêtir des arabes en général dans son célèbre livre « La civilisation des Arabes (1884). » :

« Lorsqu’on suit dans un journal illustré quelconque les variations du costume, en Europe seulement, depuis un siècle, on constate des transformations qui donnent une singulière opinion de la mobilité des idées européennes et des alterna¬tives bizarres que peut subir le goût à certains moments. Si nous étudions, au contraire, les changements de costumes chez les Arabes depuis douze siècles, nous rencontrons une uniformité qui suffirait déjà, à défaut d’autres preuves, à révéler à l’observateur la force des traditions dans cette race. Sans doute le costume des arabes est loin d’être identique dans toutes les parties de l’Afrique, de l’Égypte, de la Syrie et de l’Arabie ; mais sous la variété des formes, il est facile de constater une grande parenté. L’habillement se ramène toujours à une robe et à un manteau. Ce dernier est bleu ou noir en Égypte, blanc en Algérie, à raies blanches et noires en Syrie, etc.

La coiffure est peut-être ce qui a le plus varié et cependant ces variations sont comprises dans les limites bien étroites. En Égypte, on trouve le fez et le turban, en Syrie le kouffiéh, mouchoir à couleurs vives attaché autour de la tête avec une corde de poil de chameau, en Algérie le voile blanc fixé également par une corde de même nature.

Le costume des femmes ne présente de variété que dans les classes aisées. Dans les classes pauvres, il se compose généralement d’une longue robe de toile serrée à la ceinture et d’un voile qui cache les traits et ne laisse voir que les yeux. La robe est, en Égypte, une simple tunique de coton bleu sans traces de corset ou d’éléments analo-gues. Ces artifices sont inconnus et au surplus inutiles dans tout l’Orient. Les paysannes des bords du Nil ont cependant, malgré cette toilette bien sommaire, une démarche fière et majestueuse qui fait songer aux allures des déesses de la Grèce antique et frappe d’admiration les artistes. Quand on les voit s’avancer gravement, la poitrine bombée, les épaules effacées, portant gracieusement sur la tête une amphore ; on ne peut s’empêcher de songer que nos couturiers les plus habiles n’ont jamais réussi, avec leurs plus coûteux artifices, à donner à une Européenne une allure sem¬blable.

Pour ne pas avoir à revenir sur ce qui concerne le costume lorsque j’étudierai les Arabes des villes, j’ajouterai que, dans les classes les plus aisées, les vêtements sont plus compliqués mais toujours fort gracieux : chemises de soie ou de gaze, petites vestes brodées d’or, larges pantalons, etc. Lorsque les femmes sortent, le corps est toujours recouvert d’un long manteau et la figure d’un voile.

Il serait inutile, du reste, d’insister davantage sur ce qui concerne le costume chez les Arabes. Les nombreuses gravures disséminées dans cet ouvrage sont préférables à toutes les explications. Qu’il s’agisse de costumes, de types, de monuments, de choses quelconques susceptibles d’être représentées, c’est en les représentant, bien plus qu’en les décrivant, que j’espère réussir à évoquer devant le lecteur l’image fidèle de ce monde oriental, si différent du nôtre et auquel on ne peut songer sans voir surgir dans l’esprit une lumineuse vision de formes séduisantes et de couleurs éclatantes  »
sources:

Gustave Le Bon (1841-1931) : La Civilisation des Arabes Livre IV Coutumes, nourritures, et costumes des arabes

Manuscrits de Tombouctou (Mali)

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fameux manuscrit de Tombouctou (Mali) de mathématique et d'astronomie
fameux manuscrit de Tombouctou (Mali) de mathématique et d’astronomie

wikipedia Les Manuscrits de Tombouctou sont un ensemble de manuscrits médiévaux datant de la période impériale ouest-africaine, pour la plupart rédigés et conservés depuis des siècles à Tombouctou et dans sa région. Ces lettres qui datent du xiiie siècle pour les plus anciens1 forment un corpus hétéroclite comprenant aussi bien des documents d’enseignement que de courtes lettres.

La majorité de ces manuscrits sont écrits en arabe, dans une langue africaine ou dans une version africanisée de l’alphabet arabe, ensemble généralement désigné par « Écriture Ajami ». Les langues écrites pratiquées localement et utilisées dans ces manuscrits sont notamment le Songhaï et le Tamasheq2. Ces textes comprennent une grande variété de sujets incluant les mathématiques, les sciences, la philosophie3, l’islam, l’astronomie, ledroit et même la rédaction de contrats4.

Transmis d’une génération à l’autre au sein de familles de Tombouctou (Mali), ces manuscrits sont souvent conservés dans des conditions médiocres5. En octobre 2008, notamment, une de ces bibliothèques domestiques fut inondée et 700 manuscrits furent alors détruits6.

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Manuscrits de Nasir al-Din Abu al-Abbas Ahmad ibn al-Hajj al-Amin al-Tawathi al-Ghalawi’s Kashf al-Ghummah fi Nafa al-Ummah de la Bibliothèque commémorative Mamma Haidara à Tombouctou.

Avec la disparition du système d’éducation arabe au Mali pendant la colonisation française, la reconnaissance de la valeur de ces manuscrits médiévaux a diminué et certains d’entre eux ont été vendus7. Le magazine Time a ainsi relaté qu’un imam a vendu certains d’entre eux 50 $US pièce.

Un corpus d’environ 30 000 textes est conservé à l’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba (IHERI-AB), fondé à Tombouctou par le gouvernement malien en 19738.

Julian Johansen et Sidi ʿUmar Wuld ʿAlī publient en 1995 un premier volume d’inventaire des manuscrits du centre Ahmed Baba9 traitant de 1500 manuscrits, principalement en arabe, incluant Corans, hadiths, fiqh, grammaire, théologie scolastique, soufisme, biographies du Prophète, vers de louange du Prophète, prières, supplications, logique, philosophie, astronomie, médecine, mathématiques, rhétorique, traités sur la transcendance et l’occulte, œuvres diverses en vers, sermons, homélies, testaments, traités sur le djihad, textes historiques, et textes n’entrant dans aucune catégorie simple10. Ils proviennent du Mali, mais aussi du Niger, de Mauritanie, du Maroc, ainsi que de pays du Proche ou Moyen-Orient10.

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Tables d’astronomies

Des collections de manuscrits sont également présentes dans des bibliothèques privées de Tombouctou : Fondo Kati, Al-Wangari et Mamma Haidara.

Au Mali, des collections de manuscrits sont également présentes à Djenné, Gao, Kayes et Ségou11.

Il existe des collections de manuscrits d’origine malienne en Égypte et au Maroc11. Plus généralement, des manuscrits d’Afrique francophone subsaharienne sont présents dans diverses collections d’Europe et des États-Unis11.

Il existe aussi des manuscrits similaires préservés précairement dans des bibliothèques privées à Chinguetti en Mauritanie, et des collections de textes islamiques sahariens sont conservées à Niamey au Niger10.

On estime à environ 300 000 le nombre de manuscrits présents dans les régions nord du Mali, dont peut-être 50 000 à Tombouctou12, et à 900 000 ceux d’une région plus vaste englobant une partie de la Mauritanie et du Niger13.

Ali ibn Ziyad « l’introducteur au Maghreb du Muwattâ de Malik »

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Les toits de la médina de Tunis au début du XXe siècle  fondé par le général arabe du califat omeyyade hasan ibn Numan al Ghassani en 698
Les toits de la médina de Tunis au début du XXe siècle fondé par le général arabe du califat omeyyade hasan ibn Numan al Ghassani en 698

Sidi Ali Ben Ziyad ou Sidi Ali Ben Zayed1 est  jurisconsulte ifriqiyen né à Tripoli, il passe sa jeunesse à Kairouan, où il entreprend des études de théologie et de droit islamique, avant de se fixer à Tunis où il enseigne jusqu’à sa mort survenue à la fin du viiie siècle.

Traditionaliste, c’est auprès de lui que les oulémas kairouanais les plus illustres apprennent les hadiths. Parmi eux figurent Imam Sahnoun, al-Bahloul Ibn Rachid, Sajara Ibn Issa al-Maârifi et Assad ibn al-Furat,théologien et homme de guerre qui entreprendra la conquête de la Sicile.

Sa modestie est telle que lorsque le gouverneur de l’Ifriqiya le fait demander à Kairouan, Ben Zayed entre dans la ville monté sur son âne. Il refuse alors le poste de grand cadi qui lui est offert et repart le soir même pour Tunis, accompagné jusqu’à la nuit tombante par les plus illustres oulémas de Kairouan.

Sa réputation de sainteté, forgée après sa mort, lui confère une aura telle que plusieurs notables et gouvernants désirent se faire enterrer à ses côtés. Son mausolée se trouve toujours au bout de la rue qui porte son nom, derrière le Dar El Bey, dans la médina de Tunis.

Ali Ibn Ziyad  tiré de « Histoire generale tunisie tome2« 
 H. H. Abdulwahab range Ali Ibn Ziyâd at-Tûnisî parmi la première génération d’Ifrïqiyens ayant relayé le développement et la propagation de la science islamique dans le Maghreb. Ali Ibn Ziyâd appartient à une famille de Tunis. Il entreprend ses études à Tunis auprès du maître Khâlid Ibn Abi Imràn et d’autres et, en Orient,auprès de Sufyân at-Thawrï, al-Layth Ibn Sa’d, Ibn Lahi’a et d’autres. Il fut le premier à introduire dans le Maghreb le Muwattâ de Malik Ibn Anas ainsi que le « Jâmi’» de Sufyân al-Thawrl. Sa version du Muwattâ est l’une des plus réputées ; il en subsiste une partie utilisable dans l’ancienne bibliothèque de Kairouan. Parmi les élèves ifriqiyens qui ont suivi son enseignement : Asad Ibn al-Furât et Sahnûn.Voici un témoignage de Sahnûn : « Lorsque des savantsà Kairouan s’opposent sur une question, ils écrivent à ‘Ali Ibn Ziyâd afin detrancher ». ‘Ali Ibn Ziyâd est mort en 183/ 799. Son mausolée,bien connu à Tunis, est situé à l’entrée de la rue qui porte son nom tout près de la Kasbah » (D’après H. H. Abdul-Wahab,Warakat, III, éd. Al Manar, Tunis 1972)